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127.
Notions essentielles sur l'occultisme pratique (chaire sur
les thèmes ésotériques et occultistes)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "NOCIONES ESENCIALES
SOBRE OCULTISMO PRÁCTICO (Cátedra sobre asuntos
Esotéricos y Ocultistas)"
Nous
allons parler de l'ésotérisme, de l'occultisme,
d'une manière, disons, très large et générale.
Nous allons parler de... analyser un peu le spiritualisme,
la Théosophie, le pseudo-Rosicrucisme, la magie,
la sorcellerie, etc. Il convient vraiment que nous connaissions
toutes ces choses pour savoir avec certitude où nous
allons.
Évidemment,
il existe beaucoup d'écoles dans le monde, personne
ne l'ignore ; mais il est nécessaire d'avoir une
certaine connaissance de ces écoles, de savoir quelque
chose aussi sur les états post mortem, etc. Nous
allons voir tout cela, nous avons besoin d'étudier
toutes ces choses.
Très
jeune, enfant même (pourrait-on dire), j'ai étudié
le SPIRITUALISME ; j'ai même assisté à
de nombreuses « sessions spiritualistes », qu'on
appelle aussi « spiritistes ». J'ai dû
étudier certaines oeuvres sur ce sujet. J'ai connu,
par exemple, les oeuvres d'Allan Kardec, Léon Denis,
Richard Charkof (Jean-Martin Charcot, NdT), Cesare Lombroso,
Camille Flammarion, Luis Zea Uribe, etc. Je peux vous dire
que depuis l'âge de 12 ans jusqu'à 16 ans,
plus ou moins, je me suis dédié à ce
type d'investigations.
Le
spiritualisme a comme instrument les « MÉDIUMS
». Le médium est un sujet passif qui tombe
en état de transe hypnotique ou médiumnique
; alors, n'importe laquelle des entités de l'au-delà
s'introduit dans le corps de celui-ci et/ou parle ou écrit
ou fait bouger des objets, etc.
Il
existe des « MÉDIUMS ÉCRIVAINS ».
Les médiums écrivains écrivent. L'entité
venue de « l'au-delà » s'empare du médium
en état de transe et celui-ci, endormi, écrit.
Qu'est-ce qu'il écrit ? Ce que lui dictent les «
esprits » de l'au-delà.
«
MÉDIUMS MOTEURS » : devant eux, des tables
se déplacent, on entend des coups et il se produit
beaucoup de phénomènes physiques.
«
MÉDIUMS PARLANTS » : à travers eux parlent
les « esprits » venus de l'au-delà.
«
MÉDIUMS DE MATÉRIALISATION » : par leur
intermédiaire, les entités de l'au-delà
se matérialisent.
Maintenant,
je vais vous dire ce que j'ai observé, pas ce que
les autres disent, car il est bon de parler de ce que l'on
a soi-même expérimenté.
Eh
bien, en vérité, je me souviens du cas d'un
monsieur X, dont je ne mentionnerai pas le nom. Quel que
soit l'endroit où j'allais avec lui, il portait toujours
une petite boite dans sa main droite. Sur celle-ci, il y
avait une croix qui était peinte. L'homme ne disait
jamais ce qu'il y avait dans cette boîte, mais un
jour il m'a invité à une session de spiritualisme,
disait-il...
Il
m'a emmené dans son ranch ; il a mis une table au
centre d'une pièce, sur le sol en terre (cela se
passa à minuit), et nous nous sommes assis autour
avec quelques autres personnes... Il a ouvert cette petite
boîte (ça m'intéressait de savoir ce
qu'il transportait dans cette petite boîte, car le
Moi de la Curiosité était en train de «
m'avaler vivant ». Je n'abandonnais pas un seul instant
cet homme, cette boîte toujours avec cette croix peinte
dessus, car j'étais franchement assez intrigué)...
Qu'est-ce qu'il a sorti de cette boîte ? Une tête
de mort ! « La tête de mort d'un indien »,
disait-il. Il l'a mise sur la table. Il a commencé
ensuite à faire quelques prières, et nous,
nous attendions... Le ciel s'est mis à se remplir
de gros nuages noirs, les éclairs et le tonnerre
se sont déclenchés de partout ; la table a
commencé à se balancer et a fini par se tenir
toute seule en l'air, violant totalement les lois de la
Gravité Universelle.
Il
n'y avait pas de truquage, car ça n'intéressait
nullement cet homme de nous soutirer de l'argent. Premièrement,
c'était un homme riche. Deuxièmement, sa foi
religieuse était telle, il était si fanatique
qu'il n'abandonnait jamais la petite boîte. Troisièmement,
il ne racontait ces choses à personne ; ce fut une
chance qu'il me les racontât personnellement. Et,
quatrièmement, c'est de manière très
exceptionnelle qu'il m'invita à sa célébration
religieuse. Ainsi, donc, il n'avait aucune raison de me
tromper ; en plus, je n'avais pas « un sou »
en poche, pour qu'il aille m'escroquer, et ça ne
l'intéressait pas de m'escroquer, car cet homme était
extrêmement riche ; ce n'était pas un «
propriétaire terrien », mais quelqu'un de vraiment
riche.
Ainsi,
le phénomène était, en fait, certain.
En plus, je ne suis pas si bête, je ne suis pas «
très futé », mais je ne suis pas non
plus si « niais », comme on dit. Il est clair
que j'ai bien regardé pour voir si la table était
vraiment dans les airs : elle était dans les airs,
il n'y avait pas de doute ! Cette tête de mort se
déplaçait aussi toute seule et venait vers
moi. J'avais les bras ainsi. Je me suis mis ensuite à
les croiser. Mais bon, la tête de mort se coucha là,
dans mes bras (je la trouvais même sympathique, avec
sa figure « de mort », ses « yeux »
terribles), finalement, en tout cas, cela ne m'a pas franchement
causé de frayeur...
Mais
les éclairs et le tonnerre continuaient. Soudain,
une ombre matérialisée physiquement (c'est
ce que j'ai observé) entra dans cette pièce,
avança et passa près de moi ; elle réussit
à me toucher et je la vis, matérialisée
physiquement... Et la table, soutenue dans les airs... Mais
je vis que cet homme pâlissait. Pour comble des combles,
j'ai noté qu'il était en train de trembler,
rempli de terreur. Quelques éclairs et la terrible
averse là-dessus furent suffisants pour que cet homme
se mette debout et dise : « Assez, c'est trop dangereux
! À minuit, avec cette tempête qui tombe et
ces éclairs, il peut nous arriver quelque chose !
». Je le vis réciter rapidement des conjurations
et des exorcismes pour que cette table revienne sur le plancher.
Après, la tête de mort se remit toute seule
sur la table. Enfin, il prit sa tête de mort, la mit
dans une boîte, mit un cadenas et dit : « Plus
jamais ; allons-nous en ! ». Il n'y a pas de doute
que l'homme était visiblement effrayé, épouvanté,
terrorisé...
En
matière de spiritualisme, j'ai observé cela
; je dis ce que j'ai vu.
Un
autre jour, j'ai vu le cas d'un médium. On m'invita
dans une maison ; ils disaient « qu'il y avait là
une femme qui voyait constamment un fantôme »,
que ce fantôme « arrivait et lui montrait du
doigt un lieu où il y avait un trésor »...
Un
groupe de gens, parmi nous, s'est rendu à ce lieu.
À cette occasion, il me plaisait aussi d'investiguer
sur toutes ces affaires de trésors et autres. Ce
qui est sûr, c'est que lorsque je suis entré
dans cette pièce, cette femme s'est mise à
rire, à se moquer de moi, et il semble que cela ne
plut pas beaucoup à mon « cher Ego ».
Résultat : je me suis proposé de l'hypnotiser
pour lui démontrer, dans sa peau, la réalité
de ces choses. Mais cette femme n'avait jamais été
hypnotisée de sa vie, par personne ; en plus, elle
n'y croyait pas et se moquait de tout cela. Avec ça,
elle finit par « me piquer » davantage, n'est-ce
pas, et je lui dis : « je vais vous démontrer
que ces choses sont sérieuses »... J'étais
encore très jeune, un jeune garçon ; je faisais
donc toutes ces bêtises. Mais il vaut la peine d'investiguer,
sinon, je ne pourrais pas être là, aujourd'hui,
pour vous parler de toutes ces choses, n'est-ce pas ?
Bon,
conclusion : je l'ai regardée fixement entre les
sourcils et je suis resté ainsi un moment en utilisant
toute ma force mentale, dans le but de la plonger dans un
sommeil hypnotique profond. Après, je lui ai fait
de fortes passes magnétiques et, à ma grande
surprise, je la vis « s'effondrer » ; bien qu'elle
s'en moqua, elle « s'effondra » en riant, mais
elle « s'effondra » et, une fois « effondrée
», ce ne fut donc pas difficile de pouvoir la dédoubler
(nous l'avons dédoublée et ensuite l'avons
dédoublée de nouveau). Une fois dédoublée,
je la mis alors en contact avec le fantôme qui apparaissait
dans ce lieu. Le fantôme lui dit « de creuser,
de bien gratter la terre, et qu'en la grattant à
je ne sais quelle profondeur, elle allait trouver rien moins
que « le fric »... Conclusion ? Oui monsieur
! Après avoir fait l'expérience, nous avons
procédé à son réveil et elle
ne voulait plus se réveiller. Ça alors ! Voyez
dans quel problème je me suis mis ! Pour l'endormir,
ce fut facile ; mais ensuite, pour la réveiller,
« pas question » qu'elle veuille se réveiller,
elle ressemblait à une défunte.
Je
n'ai pas manqué de ressentir une certaine peur à
l'intérieur de moi, mais j'ai fait très attention
à ce que les autres ne la voient pas. Je me suis
dis : « Si cette femme finit par rester morte là,
dans « la boîte », que faire ? Que faire
? Répondre pour homicide et qui sait pour quels autres
types de « délits », n'est-ce pas ? »
Mais, heureusement, après beaucoup de luttes, en
lui faisant des « passes » de bas en haut, j'ai
réussi à ce qu'elle se réveille. Pour
l'endormir, je lui ai fait des « passes » de
haut en bas, selon l'hypnotisme védantin. J'ai pris
la « tête éthérique » et
l'ai fait tomber de la tête physique vers le bas ;
mais pour la remettre dans son état normal, il fallait
que je fasse des « passes » de bas en haut,
placer la « tête éthérique »
dans la tête physique.
Bon,
après un moment de lutte, finalement, en lui donnant
de l'eau, en lui jetant de l'eau à la figure et «
cinquante mille choses », nous avons réussi
finalement à réveiller cette femme. Ça
alors ! Quelle peur cela nous a donné ! C'était
« inquiétant », n'est-ce pas ? Que se
serait-il passé si elle ne s'était pas réveillée
? Au moins vingt ans de prison, quoi d'autre ? Mais elle
s'est réveillée... Lorsque cette femme se
réveilla enfin... Ah ! Je fis bien attention de la
laisser se souvenir de tout. Je lui ai dit : « Tu
vas te souvenir de tout ce que tu as vu et entendu, tu n'oublieras
rien ».
Bon,
conclusion : une fois réveillée, elle regarda
de tous côtés, elle me regarda et je vis qu'elle
ne riait plus. Elle dit : « Ah, maudit, je me suis
endormie ! ». Dès lors, la femme devint respectueuse
de ces sciences, elle en finit avec sa moquerie (une moquerie
qu'elle avait, mais qui était vraiment de très
mauvais goût). Et bien sûr, moi, avec cet Ego
de l'amour-propre, je me sentais blessé, je me sentais
« piqué », et je me suis proposé
de faire cette expérience. Heureusement que j'ai
réussi ; sinon, j'aurais été ridicule.
Bon,
vous voyez ce cas. Ce qui est curieux, dans ce cas, ce fut
la question et, immédiatement, tout le monde est
allé gratter, donner du pic et de la pelle, sortir
de la terre, « pour chercher le trésor de Cuauhtémoc
», comme on dit par ici ; tout le monde avait envie
de « fric ». Mais j'ai vraiment vu, parmi les
gens, une terrible convoitise. Quelle atrocité !
Comment se mettent les gens pour de l'argent ! Comment ils
deviennent ! Ils ont la figure transformée, ils ne
sont plus les mêmes ! Cela commençait même
à devenir dangereux !...
Bon,
conclusion : à l'endroit où elle avait dit
qu'il y avait le trésor, on ne trouva rien. Comme
on ne trouva rien, le fantôme est apparu ensuite et
lui a dit que « il n'était pas là, mais
plus loin, dans un autre endroit ». Et tout le monde
« de voler », avec pics et pelles, vers un autre
endroit, jusqu'à ce que je leur dise : « Arrêtez,
ça suffit ; ce qu'elle a vu n'est rien de plus qu'une
forme mentale de vous-mêmes, ce trésor n'est
pas là ; de sorte qu'il serait mieux que nous arrêtions
de gratter cette terre, que nous arrêtions cela pour
la paix »... En effet, si je ne leur avais rien dit,
je vous assure qu'ils auraient fait tomber la maison, ils
l'auraient renversée : les murs et tout le reste
seraient tombés à terre, il ne serait même
pas resté une brique debout. Voilà où
en étaient les choses ; il valait mieux que je les
arrête et que je demande la paix. Bon, ça,
c'est à propos du spiritisme que je vous en ai parlé...
Un
autre cas que j'ai constaté fut celui d'un forgeron.
Cet homme faisait des fers à cheval ; cet homme mettait
des fers aux chevaux ; il le faisait parce qu'il était
forgeron. Il avait une forge où il travaillait le
fer, et là il ferrait les chevaux. On disait qu'il
était médium.
Bon,
je suis devenu son ami et je l'ai invité. Nous nous
sommes donc assis autour d'une table ; soudain, la table
commença à se balancer, cet homme entra en
« transe » (c'était un médium
parlant) et, à travers lui, s'exprima un démon
appelé « BELZÉBUTH », Prince des
Démons. Et il parla, il dit : « Je suis Belzébuth,
Prince des Démons ; Que voulez-vous de moi ? »
Bon, nous avons voulu lui demander de nous parler de quelque
chose, qu'il nous dise quelque chose d'important. Il a dit
« qu'il signerait un pacte avec nous, pour nous aider
» et ensuite, ce médium écrivit sur
le papier, avec le poing ainsi, en tremblant ; il écrivit
:
«
Bel, tengo mental la petra et que al el le andube sedra
; bao, genizar les des »...
Un
langage de là-bas ; alors, je comprends qu'il vient
de la Langue Universelle, n'est-ce pas ? Et il signa ensuite
avec une signature très étrange (une signature
de démon) : « Belzébuth », il
écrivit cela, mais avec un paraphe étrange,
démoniaque...
Bon,
cela nous coûta beaucoup de travail pour pouvoir sortir
le démon de ce pauvre homme. C'était un forgeron
fort, habitué à lutter avec les chevaux. Donc,
ce n'était pourtant pas une « douce brebis
», mais ce démon le jetait par terre, contre
les parois, il le frappait fortement, et moi, je conjurais,
je récitais tout ce que je savais, car il ne me restait
pas d'autre remède, n'est-ce pas ? Nous avons «
lancé » la « Conjuration des Quatre »,
« des Sept », tous les exorcismes présents
et à venir, tout ce qui a été écrit
et qu'on a laissé écrire, etc., car ça
tournait mal, n'est-ce pas ? Cet homme avançait soudain
(en tremblant, car il était possédé
par un démon) vers tous les assistants, et ils partaient
tous en courant, effrayés, horrifiés, avec
les yeux « hors des orbites ». Et il avait déployé
une telle force que je crois que même mille policiers
n'auraient pas pu le dominer. L'affaire était grave
!
Bon,
je fis appel à une tige en fer, et je conjurais et
exorcisais et fis « cinquante mille choses »,
jusqu'à ce qu'il finisse par s'effondrer. Que serait-il
arrivé s'il ne s'était pas effondré
? La chose était grave, il aurait pu tuer quelqu'un
parmi les assistants... Et la manière dont il parlait
était caverneuse, c'était une voix des cavernes
; c'était une voix qui sortait des grottes de la
Terre. Ce n'était pas la voix normale d'un homme
; non, c'était une voix caverneuse.
Finalement,
l'homme « s'effondra », il dormit un moment
et se réveilla. Lorsqu'il se regarda, il était
plein de coups, il avait des ecchymoses sur tout le corps.
On l'emmena finalement jusqu'à sa forge ; je restai
intrigué par cette affaire et un autre jour, très
tôt le matin, je me suis dit : « je vais passer
là-bas pour voir où en sont les choses ».
Quand je suis passé, il avait le « Missel »
d'Allan Kardec, il était en train de lire l'une des
prières d'Allan Kardec, très repenti, le coeur
contrit d'avoir servi de véhicule à un démon.
Ensuite,
il me montra toutes les tâches noires qu'il avait
sur le corps (le démon l'avait frappé très
fort) et il me dit « qu'à partir de maintenant
il allait s'efforcer de ne pas servir de véhicule
aux démons ». Il était tout repenti,
récitant les prières d'Allan Kardec. Je me
suis dit : « Bon, heureusement, cet homme, pour le
moins, a le coeur contrit, il s'est repenti. C'est déjà
pas mal »... Finalement, je ne suis plus retourné
voir ce pauvre forgeron ; qui sait comment il a fini !
Je
vous raconte donc ces aspects qui sont intéressants,
pour que vous connaissiez quelque chose de la « médiumnité
»...
J'ai
tiré une conclusion de tout cela : c'est que les
médiums servent d'instrument, pas proprement à
l'Esprit des défunts, car une chose est l'Être
de quelqu'un, son Être, et autre chose les Mois. N'avez-vous
pas entendu dire que Jésus de Nazareth expulsa Sept
Démons du corps de Marie Madeleine ? Ce sont les
SEPT PÉCHÉS CAPITAUX : Colère, Convoitise,
Luxure, Envie, Orgueil, Paresse, Gourmandise, etc., et tant
d'autres. Conclusion : comme disait Virgile, le poète
de Mantoue : « Même si nous avions mille langues
pour parler et un palais d'acier, nous n'arriverions pas
à énumérer entièrement tous
nos défauts ». Ils sont si nombreux, et chacun
de ces défauts est un démon que l'on porte
à l'intérieur de nous !
Ces
démons que l'on porte à l'intérieur
de soi, ce sont eux qui se mettent dans les corps des médiums
pour parler ; c'est tout. Ce n'est pas l'Âme ni l'Esprit
du défunt qui se met dans le corps d'un médium,
ce n'est pas ainsi. C'est ce que j'ai pu constater beaucoup
plus tard, à travers mes expériences.
Bon,
grosso modo, je vous ai donc parlé de ce que j'ai
observé en matière de Spiritisme.
William
Crookes a réussi à matérialiser des
défunts (William Crookes fut celui qui présenta
la « matière radiante » dans ses tubes
en verre) ; il matérialisa des entités, il
matérialisa une KATIE KING, morte il y a je ne sais
combien d'années auparavant, et la rendit visible
et tangible dans un Laboratoire. Ceci, en soi, est donc
intéressant, n'est-ce pas ? Ils ont attaché
le corps de ce médium dans une chambre hermétique,
ils l'ont entouré, ce scientifique l'a entouré
de fils électriques. Il a fait passer ces fils à
travers les trous des oreilles, de sorte que quel que soit
le mouvement qu'elle aurait essayé de faire, une
sonnette se serait fait entendre ; il n'y avait pas de possibilité,
loin s'en faut, de pouvoir faire une fraude. Et Katie King
se matérialisa en présence d'un médium
qui était la demoiselle Florence Cook.
Elle
resta matérialisée là durant trois
ans, en présence de scientifiques incrédules,
matérialistes, qui ne croyaient pas un iota de ce
qui se passait là. Et cette entité se laissa
photographier ; ils la soumirent à diverses analyses
et, ensuite, en présence de ces mêmes scientifiques,
elle se dématérialisa peu à peu ; elle
se dématérialisa en présence des appareils
photographiques et tout. Et en plus, comme si ce n'était
pas assez, elle leur laissa une boucle de cheveux matérialisée
; cela fut plus que suffisant.
Je
ne pense toujours pas que ce fût l'Esprit ou l'Âme
de Katie King ; je pense que ce qui se rendit tant visible
et tangible, c'était l'un des Mois de Katie King.
Mais, de toute manière, l'expérience s'avéra
intéressante.
Pensons
maintenant à la question de la MAGIE. Indubitablement,
être Magicien est l'un des plus grands désirs
de beaucoup de gens. Je considère qu'il y a eu de
très bons Magiciens, des BLANCS et des NOIRS.
Le
DOCTEUR FAUST, par exemple, était un magicien formidable,
terrible ; je dis que c'était un Magicien Blanc.
Dans l'une de mes oeuvres, précisément dans
« La Doctrine Secrète de l'Anahuac »,
je cite quelque chose d'extraordinaire : un groupe de gens,
à Vienne, au milieu d'un banquet, se mit à
appeler le Docteur Faust alors que celui-ci se trouvait
à Prague. Soudain, quelqu'un frappa à la porte
: c'était le Docteur Faust qui était descendu
de son cheval. Les domestiques informent le maître
de maison ; celui-ci est surpris, il sort, il n'y a pas
de doute : c'est le Docteur Faust. Ils ouvrent la porte
et Faust entre (le cheval fut emmené à l'étable).
Et le Docteur Faust s'assoit à la table des invités,
il partage avec eux le vin ; quel heureux festin !
À
peu près vers trois heures du matin, le cheval hennit.
Le Docteur Faust dit : « je m'en vais ! ». Ils
tentèrent de le retenir. La bête hennit de
nouveau une seconde fois et, à la troisième
fois, (pas plus), le Docteur Faust se lève, prend
congé de tous et s'en va. Ceux qui le virent disent
qu'il monta sur son cheval, qu'il sortit et s'éloigna
dans les airs, comme le cheval de PÉGASE, comme le
fameux Pégase, un cheval mythologique.
Ce
sont des merveilles que les gens sont libres de croire ou
de ne pas croire. Chacun peut penser ce qu'il veut ; cela
me semble très intéressant et je n'y vois
aucun empêchement. Simplement, je comprends que ce
cheval est le LUCIFER même du Docteur Faust, car chacun
de nous a son Lucifer Particulier, individuel. Cette histoire
que Lucifer est un personnage assis sur un trône,
avec une fourche en fer dans sa main droite, unique dans
tout l'Univers, c'est absurde, c'est une fantaisie, cela
n'existe pas ; mais, par contre, chacun de nous a son propre
Lucifer. Qui est Lucifer à l'intérieur de
nous ? Une réflexion du Logos Solaire en nous, l'Ombre
même du Logos en nous.
Pourquoi
l'avons-nous à l'intérieur, dans quel but
? Je dis que le Lucifer, en réalité, c'est
le CHRIST, déguisé à l'intérieur
de nous-mêmes. Mais vous direz : pourquoi se déguise-t-il
sous cette forme ? Eh bien, pour quelque chose ! Dans quel
but ? Pour nous servir d'ÉCHELLE, messieurs, nous
servir d'échelle, pour nous faire monter ! N'avez-vous
pas lu « la Divine Comédie » de Dante
? Je vous conseille de l'étudier, ça en vaut
la peine.
Dans
« la Divine Comédie », Lucifer apparaît
au coeur de la Terre ; en plus, on dit : « qu'il marchait
sur la surface de la Terre et, en descendant verticalement,
se trouve le coeur de la Terre et c'est là, dans
ce coeur, que se trouve Lucifer » ; et Dante Alighieri
dit que « par six yeux pleure Lucifer », c'est
l'ARCANE SIX DU TAROT : TIPHERETH. Dans l'Arcane 6 du Tarot,
apparaît un homme entre le Vice et la Vertu, c'est-à-dire
placé dans le couloir des tentations, entre le vice
et la vertu. Et n'oubliez pas que le nombre de la «
GRANDE PROSTITUÉE », selon ce que dit l'Apocalypse
de Saint Jean, est le six répété trois
fois [666].
Qu'en
dites-vous ? Maintenant, vous allez comprendre pourquoi,
« Par six yeux pleure Lucifer ». Lorsque Virgile
voulut descendre au NEUVIÈME CERCLE DANTESQUE, avec
Dante, il ne leur resta pas d'autre solution que de descendre,
dit-il, « sur le dos de Lucifer » qui leur servit
d'échelle. Chaque poil de Lucifer était comme
une poutre énorme qui leur servait d'échelle.
Ils descendirent par là. Lorsqu'ils voulurent monter,
il ne leur resta pas d'autre solution que d'utiliser aussi
Lucifer comme échelle. Il est bon de comprendre cela,
il est bon d'arriver à le comprendre ; tout cela
est symbolique. Évidemment, « Lucifer est une
échelle pour descendre et une échelle pour
monter ».
Maintenant,
vous comprendrez pourquoi Le Christ se déguise en
Lucifer. Il ne serait pas possible de monter par ailleurs,
nous devons monter par cette échelle ; nous ne pouvons
pas non plus descendre par ailleurs. Non, « Lucifer
est l'échelle pour descendre et l'échelle
pour monter ».
Lucifer
nous donne l'IMPULSION SEXUELLE. Comment pourrait-on travailler
dans la Forge des Cyclopes, dans la Neuvième Sphère
dantesque, sans cette « Impulsion Luciférienne
» ? Il est clair que dans cette impulsion, il y a
de la révolte. Oui, la révolte de Lucifer.
Mais l'impulsion existe, et sans cette impulsion, il n'est
pas possible de travailler dans la Neuvième Sphère.
C'est-à-dire que l'union sexuelle, sans l'impulsion
de Lucifer, n'existerait pas. Lucifer est dans le sexe,
et Lucifer nous donne le coup de pouce.
Maintenant,
si, durant la copulation métaphysique ou Coït
Chimique, on réfrène l'impulsion animale et
que, au lieu de commettre le crime de renverser le vase
d'Hermès, on transmute le sperme sacré en
énergie, on monte indiscutablement par l'échelle
de Lucifer. Et si on continue à répéter
cela chaque fois qu'on veut le faire ou le répéter,
on continuera à monter. Parce que Lucifer veut nous
faire tomber, mais si on ne tombe pas, alors on monte, on
monte et on en profite pour Mourir, car si on donne un coup
de lance à Lucifer (comme le fit Michel) et qu'on
le vainc, alors, sur cette base, on s'élance vers
le haut, on monte, et on va monter de degré en degré,
jusqu'à ce qu'on se convertisse en un véritable
magicien, mais en un magicien blanc, avec des pouvoirs sur
le feu, sur l'air, sur l'eau et sur la terre.
Vous
voyez l'intime relation qui existe entre Lucifer et le Christ.
On dit que le Christ a bu dans un CALICE, lors de la Dernière
Cène ; et ce Calice fut ensuite recherché,
au Moyen Âge, par les Chevaliers des croisades eucharistiques.
Ce Calice n'est autre que le SAINT GRAAL.
Mais,
pourquoi le Christ a-t-il tant souffert en présence
du Saint Calice ?
Je
suis en train de parler d'individus très ésotériques
; si vous y prêtez un peu attention, vous pourrez
vous auto-réaliser, vous libérer ; mais si
vous n'y prêtez aucune attention, vous allez perdre
cette chance. Le tout est que vous y prêtiez attention.
Si vous avez sommeil, eh bien réveillez-vous ; par
une secousse, ainsi, réveillez-vous. Car ce qui se
passe, c'est que l'Ego... L'Ego n'aime pas qu'on parle de
ces choses, car cela met sa vie en danger. C'est grave pour
l'Ego, et il préfère que le corps s'endorme,
qu'il se fatigue, qu'il ressente de l'ennui, ou quelque
chose comme ça. Mais il vaut bien la peine que vous
prêtiez attention à cela...
Pourquoi
Jésus-Christ, en présence du Calice, dit :
« Mon Père, si c'est possible, éloigne
de moi ce Calice, mais que se fasse non pas ma volonté,
mais la tienne »...
Allez-vous
comprendre ce qu'est ce Calice ? Ce Calice Sacré
est le Vase Hermétique lui-même, c'est la COUPE
DE SALOMON, c'est l'URNE SACRÉE des Grands Mystères,
c'est la SAINTE YONI, c'est-à-dire l'organe créateur
de l'Éternel Féminin ; c'est évident.
Sans ce Vase Sacré, personne ne peut arriver à
l'Auto-réalisation Intime de l'Être.
La
légende des siècles dit que « C'est
lors de cette terrible révolte des Anges contre Dieu
que Michel, d'un coup de lance qu'il donna, frappa alors
la tête de Lucifer... avec la Lance, et là,
sur la tête, sur le front, il portait un calice en
forme d'émeraude. Ce calice tomba au sol »,
à ce qu'on dit. Depuis, on assure que ce Calice se
trouve dans le TEMPLE DE MONTSERRAT, en Espagne, en Catalogne.
Comment
ce calice est-il arrivé au Temple de Montserrat ?
Je vais vous le dire : en premier lieu, on affirme que le
Roi du Monde, MELCHISÉDECH, a remis le calice à
ABRAHAM. Mais, comment l'a-t-il remis ? Lorsque Abraham
est revenu de la guerre contre les Rois de Sodome et Gomorrhe
(c'était à l'époque de Mathusalem,
mais cela vaut bien la peine de le citer). Enfin victorieux,
il rencontra une grande forteresse de pierre (là
où, plus tard, fut édifiée Jérusalem),
une forteresse militaire. Dans cette forteresse, il trouva
le Roi du Monde, Melchisédech. La tradition raconte
qu'Abraham célébra la Sainte Onction Gnostique
avec Melchisédech ; et Abraham paya à Melchisédech
les Dîmes et les Prémices. On dit aussi que
Melchisédech remit le Saint Graal, le calice, à
Abraham.
Plus
tard, ce calice, je ne sais pour quelle raison, échoua
chez la REINE DE SABA. La Reine de Saba l'amena à
SALOMON, mais avant de remettre le calice à Salomon,
elle le soumit à de terribles épreuves. Salomon
triompha de toutes les épreuves. La dernière
épreuve fut définitive : la reine de Saba
amena 25 jeunes des deux sexes (hommes et femmes) vêtus
de la même manière, tant les femmes que les
hommes ; tous arrangés de la même manière,
de la même façon. Les hommes avaient pris soin
de très bien se raser et ils étaient même
légèrement maquillés, de sorte qu'on
ne savait pas si c'était des hommes ou des femmes.
Et le Roi Salomon devait dire lesquels étaient des
hommes et lesquels étaient des femmes (ce fut le
petit problème que lui posa la Reine de Saba), mais
le Roi Salomon était très sage et il leur
fit tous se laver les mains, et à la manière
dont ils se lavaient les mains, il sut lesquels étaient
des hommes et lesquels étaient des femmes.
Bon,
je dis que la Reine de Saba manqua d'un peu d'astuce, n'est-ce
pas ? Car si elle les avait un peu entraînés
avant à se laver les mains de la même manière,
qui sait comment aurait fait le Roi Salomon, n'est-ce pas
? Mais elle omit ce détail. De sorte qu'évidemment
chacun se lava les mains à sa manière ; alors,
il dit : « Celui-ci est un homme, celle-ci est une
femme, celui-ci est un homme, celle-là est une femme
»... Bref, il se tira très bien de cette épreuve
et la Reine de Saba lui remit le Saint Graal.
On
dit que JÉSUS DE NAZARETH, lorsqu'il célébra
la Dernière Cène, but alors le vin dedans,
dans cette Coupe Sacrée, et lorsqu'ils l'emmenèrent
au Golgotha, JOSEPH D'ARIMATHIE s'approcha du Calvaire et
il recueillit dans cette coupe le sang qui tombait de la
Croix et il remplit entièrement le vase de ce sang.
Ensuite, il cacha la coupe et il cacha aussi la LANCE avec
laquelle LONGIN blessa le côté du Seigneur.
Lorsque la police romaine envahit la maison, alors, ils
ne trouvèrent simplement ni le calice ni la lance.
Alors, comme il n'avait pas remis ces joyaux, ils le mirent
en prison, il eut une longue détention.
On
dit qu'il a eu quarante neuf ans de détention (moi,
cela me semble franchement exagéré : quarante-neuf
ans en « cabane », c'est beaucoup ? Il me semble
que ceux qui ont raconté cela ont exagéré
; je crois qu'ils l'ont mis en prison quelques temps et
qu'ils l'ont mis dehors ; c'est tout).
Lorsqu'il
est sorti de prison, il a ensuite sorti ces joyaux et il
est parti à la recherche des Chrétiens à
Rome, mais il y trouva la persécution de Néron
contre les Chrétiens.
Il
a suivi les bords de la Méditerranée et une
nuit, en rêve, un Ange lui apparut et lui dit : «
Ce Calice est très sacré ; ce Calice contient
le sang du Rédempteur du Monde ; enterre-le là
». Et il l'emporta au Temple de Catalogne (Temple
de Montserrat, en Catalogne). Depuis, ce Calice se trouve
là.
Au
Moyen Âge, les CHEVALIERS sont partis à sa
recherche (ceux qui sont allés en Terre Sainte) et
ils ne l'ont pas trouvé. Comme souvenir de cette
quête, il existe encore la « coupe » que
l'on remet aux champions olympiques. De sorte que cette
« coupe » que l'on remet aux différents
champions, ce trophée, est un souvenir de l'époque
où on partait à la recherche du Saint Graal.
Ainsi
donc, vous voyez, pour pouvoir triompher et avoir le Saint
Vase en son pouvoir, et parvenir à l'Auto-réalisation
Intime de l'Être, il faut se battre avec le Seigneur
Lucifer. Et il est à l'intérieur de nous-mêmes,
non à l'extérieur de nous ; mais les gens
ne comprennent pas cela, ils considèrent si mal le
pauvre Diable, n'est-ce pas ? Cependant, nous avons besoin
de le blanchir. Il est noir, comme du charbon ; mais c'est
ainsi que nous l'avons. Il est « affreux »,
mais si nous nous proposons d'éliminer l'Ego, nous
allons alors le blanchir et, un jour, il sera revêtu
de la tunique resplendissante, brillante, c'est évident.
Lorsque cela arrivera, il s'intégrera en nous et
nous en lui, et nous nous convertirons en Archanges.
Vous
voyez quel amour a le Christ : se déguiser en Diable
pour pouvoir nous servir d'échelle et nous pousser
vers le haut ! Cela est un peu abstrait, et le mental, la
raison, résiste à le comprendre ; mais si
vous aiguisez un peu votre Intuition, vous réussirez
à très bien le ressentir intuitivement...
C'est fondamental en Magie.
Maintenant,
il y a des MAGES NOIRS, et ça c'est très grave,
n'est-ce pas ? Par exemple, si un individu développe
sa force mentale, supposons, et ne dissout pas l'Ego, il
devient un mage noir, c'est évident... mais c'est
que cela est évident : un individu armé de
pouvoirs de Clairvoyance, Clairaudience, avec une force
mentale terrible, mais qui ne dissout pas l'Ego, qu'est-ce
que c'est ? C'est un mage noir, c'est clair ! De sorte qu'il
faut devenir un mage blanc, pas un mage noir.
«
JINAS » : il y a des JINAS BLANCS et il y a des JINAS
NOIRS... Qu'entend-on par « JINAS » ? Parlons
de Jinas. Qu'entend-on par Jinas ? Si on met son corps physique
dans la QUATRIÈME VERTICALE, on entre en ÉTAT
DE JINAS. Ainsi donc, dans la Quatrième Verticale,
il y a beaucoup de gens qui ont un corps physique. Dans
la Quatrième Verticale, il y a des populations humaines
qui sont en train de vivre : il y a des villes magiques,
avec des gens en chair et en os, des villes qui sont dans
la Quatrième Verticale. Les TUATHA DE DANANN, précisément,
étaient une Race Jinas ; ils étaient venus
de l'Atlantide, ils cheminèrent dans toute l'Europe,
fondant des villes magiques. Ils portaient toujours quatre
symboles : le premier, une ÉPÉE ; le deuxième,
une COUPE, le CALICE ; le troisième, ils portaient
une LANCE ; et le quatrième, une PIERRE CUBIQUE,
la PIERRE DE LA VÉRITÉ...
La
Lance de Longin n'est autre que la HASTE DE MINERVE ou l'ARME
SACRÉE D'ACHILLE, le PHALLUS, sans lequel personne
ne peut s'auto-réaliser. Sans le Pouvoir Viril, Sexuel,
qui peut s'auto-réaliser ? Personne, aucun eunuque
ne peut s'auto-réaliser, aucun impuissant ne peut
s'auto-réaliser.
La
coupe, le calice, la Yoni Sacrée, l'Éternel
Féminin. Qui pourrait se Réaliser sans le
Saint Graal ? L'organe sexuel de la femme est béni,
il est Divin, car c'est le Saint Calice où Jésus-Christ
a bu lors de la Dernière Cène.
Et
ensuite, nous avons la Pierre de la Vérité
qui n'est autre que la PIERRE PHILOSOPHALE (La Pierre de
la Vérité). Le jour où nous aurons
réussi à fabriquer les CORPS EXISTENTIELS
SUPÉRIEURS DE L'ÊTRE, et même plus :
le jour où ces corps auront été perfectionnés
et seront en Or Pur, le Christ Intime les revêtira.
C'est la Pierre Philosophale ou la Pierre Cubique. Celui
qui a cette Pierre en son pouvoir peut réaliser des
merveilles : transmuter le plomb en or, faire des diamants
de la meilleure qualité, déchaîner des
orages, apaiser les volcans, faire trembler la terre, etc.,
s'immortaliser physiquement avec son corps de chair et d'os,
et beaucoup d'autres merveilles. Mais il faut avoir la Pierre
; cette Pierre, on l'obtient en travaillant vraiment sur
soi-même.
Ainsi
donc, ces Tuatha de Danann transportaient ces quatre symboles
et ils fondèrent des villes magiques dans la Quatrième
Dimension. Lorsqu'ils retournèrent en Irlande (car
c'est de là qu'ils étaient d'abord «
sortis »), ils y retournèrent en état
de Jinas et affrontèrent une tribu de mages noirs
qui existait en Irlande. La « Bataille de Madura »
fut terrible ; ils gagnèrent la bataille, ils vainquirent
les ténébreux. Voilà la réalité
sur les Tuatha de Danann. Et croyez-vous que les Tuatha
de Danann sont morts pour toujours ? Rien de tel ! Il est
certain qu'après la submersion de l'Atlantide, les
Tuatha de Danann disparurent ; mais ce qui arriva, c'est
qu'ils s'immergèrent dans la Quatrième Dimension
: ils vivent dans la Quatrième Dimension, ils se
reproduisent dans la Quatrième Dimension, ils ont
un corps de chair et d'os, ce sont des personnes comme nous.
Mais,
ça ne veut pas dire que tout soit rose dans cette
vie ; à côté des roses, il y a toujours
des épines : il existe aussi les Jinas noirs. Je
les connais, je connais les uns et je connais les autres.
Parmi les Jinas noirs se trouve tout ce qui s'appelle les
« SORCELLERIES » et les « SABBATS »...
Il y a une plaisanterie, une blague qui dit : « II
ne faut pas croire aux sorcières, mais elles existent,
elles existent ». Bon, qui sont ces fameuses SORCIÈRES
auxquelles tous font référence ? En fin de
compte, qui sont-elles ?
ELIPHAS
LEVI dit qu'un jour, il blessa une sorcière avec
une pointe métallique. Mais, ce ne fut pas, à
proprement parler, Eliphas Levi qui la blessa, mais PAPUS,
le Comte Papus. Elle est apparue en Astral, elle voulait
occuper sa salle et, un jour, finalement, cet homme ne put
plus la supporter, il eut recours à une lance métallique,
et lorsque la figure brillante apparut dans sa salle, il
lui « flanqua » un terrible coup de lance. Je
m'en souviens mal... ce n'était pas avec une lance
mais avec une baïonnette, il lui « flanqua »
un coup de baïonnette... Ce qui est certain, c'est
que, le jour suivant, on lui communiqua que madame unetelle,
qu'il connaissait, s'était réveillée,
blessée à mort d'un coup d'arme métallique
sur la tête. Conclusion : elle mourut ; bon, c'est
donc ce que fit Papus, ou pour mieux dire, il la «
fit mourir », il l'élimina, la désincarna...
Que cela fut un délit d'homicide ? Oui, mais dans
ces conditions, il considère qu'il n'a pas commis
de faute. Moi je dis qu'il en a commise une, mais lui pense
que non.
Il
vaut la peine de réfléchir à ça
: est-ce que c'était l'Astral de cette sorcière,
comme le dit le comte Papus, qui est apparu là, ou
qu'est-ce qui est apparu ? [...] dit Eliphas Levi, Papus
lui-même dit que « la vibration est arrivée
au corps de cette sorcière et qu'elle est morte »...
Je
me souviens, à cet instant, de quelque chose que
l'on m'a relaté dans le petit village de Santiago
de Tepalcatlalpan ; c'est un cas concret. Santiago de Tepalcatlalpan
est connu pour être la terre des sorciers, là-bas,
près du District Fédéral. Bon, je parle
de cela, qui est « un peu embarrassant », car
s'il y avait ici quelqu'un de Santiago, il réagirait
peut-être furieusement, n'est-ce pas ? Mais nous sommes
heureusement dans ces études ; sinon - que Dieu et
Sainte Marie me protègent ! -, où irions-nous
?
Bon,
ce qui est sûr, (d'après ce que m'a raconté
cet ami, et je le crois, car c'est un homme plutôt
sérieux) c'est que des chiens très grands
causaient toujours des problèmes, ils allaient devant
une porte (ces chiens), devant la porte d'une maison, et
ces chiens abîmaient la porte de cette maison (la
maison de « XX untel »), jusqu'à ce qu'un
jour ce « XX untel » ne supporte plus les chiens
et dise : « comme ici il y a anguille sous roche ;
cela doit être un MAGICIEN NAHUATL » et, «
me retroussant les manches », j'ai frappé fortement
« à coup de machette » l'un de ces chiens,
les autres se sont enfuis.
Eh
bien, le jour suivant, est tombée une assignation
à la « Délégation » de
Santiago de Tecalpatlalpan : « est cité le
monsieur qui a frappé le chien ». Mais le chien
a disparu, qui était-il ? Eh bien, le sorcier lui-même
qui a déposé la plainte : « Monsieur
untel m'a frappé à coups de machette cette
nuit et je suis gravement blessé ». Les autorités
vérifièrent : en effet, il était gravement
blessé de plusieurs coups de machette sur le corps.
C'est en vain que ce monsieur, alors accusé, a dit
: « Je ne savais pas que c'était une personne
; c'était un chien à qui j'ai donné
des coups de machette ». Et alors le sorcier répondit
: « Oui, monsieur, j'étais ce chien et vous
êtes venu me frapper à coups de machette »...
Conclusion
: la chose devint alors très grave et je ne sais
pas, finalement, comment cela s'est terminé. Mais,
il semble que cela ait tourné en procès dans
la « Délégation ». C'est donc
un cas concret, physique.
Maintenant,
il vaudrait la peine que je dise quelque chose que j'ai
constaté, car les récits sont très
bons, mais vous, en êtes-vous sûrs ? Eh bien,
moi j'en suis sûr, je vais vous dire ce dont je suis
sûr.
On
dit qu'il y avait une femme, « à ce qu'on dit
» qui était l'une d'elles, que c'était
une HARPIE, il est sûr qu'elle n'était pas
très belle, puisque c'était une harpie, n'est-ce
pas ? Bon, j'ai essayé de devenir ami de cette harpie,
car j'ai toujours été un investigateur ; il
me plaisait d'explorer directement, je ne m'en tenais pas
uniquement à la question des « petits livres
», mais j'allais voir, voir, voir ce qu'il y a de
vrai dans chaque chose, n'est-ce pas ? Et je vous conseille
la même chose : être audacieux dans l'investigation.
On doit investiguer pour découvrir par soi-même,
n'est-ce pas ? Je suis devenu ami de la harpie (pour ne
pas dire « sorcière », n'est-ce pas ?).
Bon, cela fut laborieux de lui faire dire qu'elle savait
quelque chose, mais à la fin, j'ai réussi
à ce qu'elle me le dise ; pourquoi pas ! J'ai fait
des expériences ; elle m'a dit :
-
Bon, cette nuit, je vous invite... Je lui ai dit : parfait
; où ?
-
Bon, ne vous préoccupez pas du lieu ; je vous invite...
-
C'est bien...
Je
me suis couché en décubitus dorsal, le corps
relaxé ; à minuit, j'attendais pour voir ce
qui allait se passer... Minuit !... bon, j'étais
encore réveillé. Une heure !... rien ne se
passait. Les heures passaient et passaient et j'ai dit :
« Ici, je vais arriver au lever du jour. Et tout réveillé,
demain matin j'aurai de terribles cernes, mais nous allons
attendre, pour voir ce qui va se passer ». Comme cette
dame m'avait dit qu'elle avait la réputation d'avoir
des pouvoirs, qu'elle m'invitait pour un de ces étranges
tours, je me dis : « Nous allons voir ce qui va se
passer »... Bon, soudain, j'ai senti, réveillé
tout comme je le suis ici, j'ai senti un poids sur mon corps.
J'avais laissé les lumières allumées,
j'aurais dû les éteindre, n'est-ce pas ? C'était
une bêtise de les avoir laissées allumées
; mais bon, je les avais laissées allumées,
c'est tout ! J'ai senti un poids, ainsi, sur mon corps,
sur ma poitrine ; je voulais respirer et je ne pouvais pas,
je sentais qu'on m'étouffait. Et, ensuite, la voix
de cette femme : « Bon, nous y allons, je suis là,
avance ! ».
Et
ensuite, comme elle s'était couchée sur moi,
je sentais que ses pieds n'étaient pas des pieds
communs et courants ; cela ressemblait à une queue
de poisson qui bougeait sur les parties inférieures
de mon corps, c'est-à-dire sur mes pieds. Comme je
n'ai pas peur, franchement, et que cela me plait d'être
audacieux dans mes investigations, j'ai dit : « Nous
allons voir ce qui arrive, car je n'ai pas peur ; vous me
dites qu'on y va ? ». Bon, je me suis levé
et elle s'est retirée de moi pour que je puisse me
lever, et elle m'a même aidé à me lever.
Je me suis levé, je me suis mis debout pour voir
ce qui se passait. Une fois debout, elle me dit :
-
Allons, n'ayez pas peur ! Je lui dis :
-
Non, je n'ai peur de personne ! Elle me dit :
-
Suivez-moi ! Je lui dis :
-
Pourquoi pas ? Je vais vous suivre immédiatement.
Et je suis allé « juste derrière »
elle en marchant.
J'ai
traversé un patio qui était là, à
minuit. Ce que, par contre, je n'avais alors pas fait, c'est
de quitter mes vêtements ; je les avais gardés,
« au cas où ». Cette histoire d'aller
en « petite tenue » et en pleine rue, par ce
froid... Que Dieu m'en protège ! C'est pourquoi j'avais
fait ça...
Bon,
une fois dans la rue, en franchissant la porte de la rue,
dehors, à cette heure là, vint vers moi un
groupe de dames, des dames très respectables...
-
J'aimerais beaucoup vous présenter cet ami. Elles
sont toutes venues me saluer :
-
Enchanté.
Je
les ai comptées ; c'était un groupe de soixante
personnes en tout, des dames très respectables. Bon,
ensuite ces soixante dames me saluèrent avec beaucoup
de respect et me dirent :
-
Suivez-nous !
-
C'est bien ! Je les ai suivies... Et alors, elles me dirent
:
-
Continuez ! Ensuite, je suis arrivé au bord d'un
précipice. Elles me dirent : « Sautez et n'ayez
pas peur ! ».
Bon,
franchement, j'ai regardé l'abîme, en dessous,
et mon corps de chair et d'os, vêtu ainsi, comme je
suis maintenant et tout, mais j'ai pensé en moi-même,
intérieurement : « Je joue le jeu, je ne vais
pas avoir peur. Si j'ai peur, je peux perdre une chance,
une opportunité ; il vaut mieux ne pas avoir peur
! ». Je me suis jeté dans les airs, et, à
ma grande surprise, j'ai flotté dans l'atmosphère.
Il n'y avait pas de doute : mon corps physique était
entré dans la Quatrième Verticale. Ainsi,
flottant dans l'atmosphère, elles m'ont emmené
à travers l'océan. Je sais que j'ai vu en
bas l'océan Atlantique, il n'y avait aucun doute,
et je flottais dans l'atmosphère, et ces soixante
personnes Jinas m'accompagnaient.
Je
n'ai rien vu de ce qu'on dit : que « les sorcières
vont sur un balai pour voyager » ou quelque chose
de ce style. Là, il n'y avait rien de cela ; j'ai
vu ces soixante dames, toutes vénérables,
très respectables, qui flottaient dans l'atmosphère
alentour et m'encourageaient à ne pas avoir peur
; c'était la crue réalité des faits.
J'ai
dit : « Bon, nous allons voir comment toute cette
histoire va se terminer ». Finalement, je suis arrivé.
Où ?
-
Quel est ce lieu ? Elles m'ont dit :
-
C'est l'Espagne, monsieur...
-
Ah, c'est l'Espagne !
J'avance
un peu plus et je me trouve devant un étrange édifice.
« Cet édifice, qu'est-ce que c'est ? Que Dieu
et Sainte Marie me protègent ! Où suis-je
arrivé maintenant ? ». Eh bien, cet édifice
n'était rien moins que le CHÂTEAU DE KLINGSOR.
Je dis alors : « Voilà ! l'opéra merveilleux
de RICHARD WAGNER, le Château de Klingsor existe.
Alors, Richard Wagner n'était pas un imbécile
: il connaissait tout, tout, tout »...
J'ai
su immédiatement, par intuition, que ce Château
de Klingsor était l'antithèse de cet autre
Château, qui est le CHÂTEAU DE MONTSALVAT, où
se trouve le Saint Graal, rien moins que cela. Bon, j'ai
continué dans ce lieu ; là, j'ai pu voir qu'ils
avaient un Christ, mais ils le mettaient sous une grande
casserole en cuivre... « Sur quoi suis-je tombé
? ». Bon, le Château était entouré
de jardins splendides, tout était merveilleux. Au
centre du Château, il y avait un grand salon avec
un de ces tapis du style XVIIIème siècle.
Que de miroirs en cristal de roche, quel luxe exorbitant
! Tout était splendide : un lustre qui pendait illuminait
le séjour et, sous le lustre, apparaissait une table
!...
Bon,
messieurs, je vous raconte que j'étais là.
J'ai vu qu'il y avait là de joyeux couples qui dansaient
à minuit (hommes et femmes dansaient). J'ai découvert
que c'était une population d'êtres humains
qui mettaient leur corps en état de Jinas et qui
voyageaient dans la Quatrième Verticale. Mais il
y a quelque chose qui me laissa stupéfait : il était
interdit de nommer la DIVINE MÈRE KUNDALINI, il était
interdit de nommer le CHRIST. Alors, je me suis bien rendu
compte que ces gens étaient des Jinas noirs. Si on
nomme le Christ, ils disent [...] « Faites attention
à ces mauvaises paroles ! ». Nommer la Divine
Mère, la Vierge Marie est suffisant pour que ces
gens deviennent immédiatement furieux et que, d'amis
qu'ils étaient, ils deviennent de terribles ennemis
à mort... Alors je me suis dit : « Ce sont
des Jinas noirs. Bon, j'ai déjà connu ça,
pas question »... je suis sorti de cet endroit, seul,
de mon propre chef, et de nouveau, à travers l'atmosphère,
je me suis dit : « Je vais retourner chez moi ».
Je pus revenir sain et sauf, rien ne m'était arrivé,
mais j'avais eu une jolie expérience : j'avais connu
les Jinas noirs.
Ainsi,
donc, s'il y a des Jinas blancs, il y a aussi des Jinas
noirs. Et je connais les Jinas blancs, car je suis allé
personnellement dans le TEMPLE DE CHAPULTEPEC, à
Mexico. Plus encore, je vais vous dire une grande vérité,
je vais vous confesser que je suis membre actif du Temple
de Chapultepec, à Mexico. Dans ce Temple, nous avons
une copie du Saint Graal ; dans ce Temple, nous avons un
autel précieux, nous avons un salon merveilleux où
se réunissent des frères gnostiques. Celui
qui dirige ce Temple maintenant, c'est le Maître RASMUSSEN
et son épouse ; ce sont tous deux des gnostiques.
Là, on suit le Christ, ce sont des Jinas blancs.
De
sorte que vous voyez les deux antipodes : Jinas noirs et
Jinas blancs. Et je connais les deux par expérience
directe, non par ce que les autres disent ou laissent entendre...
INVOCATIONS
: il y a beaucoup de façons de faire des invocations.
Dans mon existence passée, j'ai enseigné à
quelques-uns, par exemple, à appeler LUCIFER-NAHUATL.
Quel Lucifer, ce DIABLE des « curés »
? Non ! Le Lucifier Intérieur de chacun, pour le
rendre visible et tangible. Et alors, notre grand ami Arturo
(qui à cette époque s'appelait Antonio Vargas)
se sauva d'une fusillade, rien moins que cela...
Il
fut « pris dans la mêlée », à
l'époque de la Révolution, et un groupe de
soldats l'amenaient pour le fusiller, lorsqu'il se souvint
de la clé que je lui avais donnée : la CLAVICULE
DE SALOMON, pour invoquer Lucifer-Nahuatl. Il la prononça,
la vocalisa. Conclusion : que se passa t-il ? Il réussit
à se rendre invisible. Il monta sur son cheval ;
tous ont vu partir un cheval, mais sans son cavalier. Les
soldats dirent : « Mais, que s'est-il passé
? ». À cette époque, on fit un énorme
scandale dans les journaux, et on le chercha comme on cherche
une aiguille dans une botte de foin. Jamais on ne le retrouva...
On
raconta partout l'histoire : « Sorcellerie - disait-on
-, sorcellerie, c'est un sorcier ! ». Cela lui donna
un bon résultat ; il se sauva, le pauvre. Sinon,
que serait-il arrivé ? Voyez : « fuisssh, ils
l'auraient tué », ni plus ni moins ! De sorte
qu'il est certain qu'il y a des clés pour se rendre
invisible.
Mais,
en ce moment, il me vient en mémoire quelque chose
d'intéressant : le Docteur Faust enseigna à
un individu XX à invoquer Lucifer-Nahuatl. Le sujet
lui avait demandé qu'il lui donne les « cours
pour débutants » et le Docteur Faust les lui
a donnés, il lui enseigna la Clavicule du Roi Salomon.
Cet individu se rendit dans un lieu où passaient
deux chemins, il s'arrêta au centre, il prononça
la Clavicule du Roi Salomon plusieurs fois, en invoquant
le seigneur Lucifer, et rien n'apparaissait. Finalement,
il apparut : horrible, épouvantablement laid. Pourquoi
? Parce qu'il manquait encore beaucoup de choses à
ce disciple, il était tout nouveau et avait donc
l'Ego bien gros, et Lucifer reflète exactement l'état
dans lequel on se trouve ; il n'est autre que l'état
psychologique dans lequel on se trouve... Bref, le pauvre
homme ne résista pas : il partit en courant, épouvanté.
Il arriva chez lui et boum ! « il est tombé,
inconscient » ! Il mourut dans les trois jours. Le
pauvre homme réussit, tout au plus, à se confesser
et à communier, et il exhala son dernier souffle...
Vous
voyez ? Il s'est mis dans de beaux draps. De sorte que la
première chose qu'il faut avoir, dans la vie, c'est
beaucoup de valeurs pour pouvoir se mettre à faire
une invocation de ce niveau.
Si
on a conscience que c'est son propre Lucifer, on peut déjà
ne pas avoir aussi peur, n'est-ce pas ? Mais, normalement,
les gens sont toujours terrorisés par ces choses.
Ainsi,
ce qui est vraiment certain et tout à fait vrai,
c'est qu'en matière de Magie, il est simplement nécessaire
d'avoir éveillé le Serpent Sacré, d'avoir
foulé fermement le Sentier de la Grande Lumière...
Il
y a des Jinas noirs, il y a des Jinas blancs, etc. Je considère
que les meilleures invocations doivent toujours se faire
en étant hors du corps physique, ou bien en plaçant
le corps physique dans la Quatrième Verticale. Par
exemple, si on met son corps physique dans la Quatrième
Verticale, on peut faire toutes les invocations qu'on veut
et avec un très bon résultat. Mais comment
met-on le corps physique dans la Quatrième Verticale
? Il s'agit d'avoir un peu de foi, messieurs, de foi...
On se couche sur le côté gauche, on met sa
tête sur la paume de la main gauche ; ensuite, on
se concentre sur HARPOCRATE, mais, il faut savoir l'appeler.
On dit : HAR-PO-CRAT-IS (en prononçant le «
H » comme un « J » espagnol) en étant
entièrement concentré sur Harpocrate (on dit
que c'est une Déité qui manie une variante
de la Force Christique).
Si
on invoque Harpocrate... je vais vous mettre ici, comment
se prononce le mantra de Harpocrate : regardez ! (il écrit
sur le tableau). C'est ainsi qu'il se prononce : Regardez
! N'oubliez pas de le noter : HAR-PO-CRAT-IS.
On
se concentre, en invoquant Harpocrate, mais profondément,
et ensuite, lorsqu'on sent que le corps nous démange
beaucoup, ne pas se gratter, car si l'on se gratte, l'expérience
est compromise. On doit se coucher sur le côté
gauche et de la manière dont se mettent les poussins
dans l'oeuf, dans la coquille. On doit le faire de cette
manière et on obtient un très bon résultat...
Il
convient, par exemple, de mettre une coquille (d'oeuf) sur
la table de nuit, peinte en bleu. Mais, pour cela, il faut
faire une opération magique : on épointe l'oeuf
et on sort le jaune et le blanc ; mais, avant de faire cette
opération, on fait passer l'oeuf dans l'eau tiède,
on le fait tiédir ; ensuite, on l'épointe,
on sort le jaune et le blanc, on le peint en bleu, on le
place sur la table de nuit, mais, tout de suite, on imagine,
on voit avec l'imagination qu'on se trouve dans cette coquille,
et on doit prendre la forme du poussin dans la coquille,
bien concentré sur Harpocrate qui est une déité,
un ange de lumière. N'allez pas le confondre avec
une harpie de minuit. Non, monsieur, c'est un ange de lumière.
Alors,
bien concentrés sur Harpocrate, lorsque vous commencez
à ressentir « une démangeaison »,
ne vous grattez pas, car en se grattant, on compromet l'expérience
; on ne doit pas se gratter. Ensuite, lorsqu'on commence
à se voir comme à « moitié gonflé
», comme enflé, c'est le signal qu'on est en
train d'entrer dans la Quatrième Dimension. En se
voyant ainsi, on s'assied doucement sur le lit. On s'assied
doucement, les pieds sur le sol, et on se met debout. Et
une fois debout, il faut faire un petit saut prolongé,
dans l'intention de flotter. Si on flotte dans l'atmosphère
alentour, c'est parce qu'on a réussi, le corps se
trouve dans la Quatrième Dimension. Avec le corps
dans la Quatrième Dimension, vous pouvez voyager
où vous voulez ; il vous est seulement interdit d'emmener
le corps physique vers d'autres planètes (c'est un
facteur inviolable). Contentez-vous alors de voyager sur
la planète Terre, n'allez pas violer les lois.
On
peut voyager, par exemple, pour se rendre dans les villes
magiques que fondèrent les Tuatha de Danann. En Europe,
il y a des villes magiques ; les Mayas, au Yucatan, ont
d'autres villes magiques, et là-bas, on peut recevoir
des instructions. Vous pouvez aussi voyager au Temple de
Chapultepec, à Mexico. Là, par contre, je
ne vous assure pas qu'ils vous laisseront entrer. Vous frappez
pour voir ; frappez par politesse. S'ils vous laissent entrer,
c'est bien, s'ils ne vous laissent pas entrer, eh bien non,
résignez-vous ! Et comme ils ne vous laissent pas
entrer, vous vous rendez compte qu'il faut encore beaucoup
travailler sur vous-mêmes, qu'il faut dissoudre l'Ego
animal, c'est clair. Cela s'appelle, donc, voyager avec
le corps physique en état de Jinas, de JI-NAS, et
cela s'avère extraordinaire...
Disciple.
Maître, puis-je vous poser une question ?
Maître.
Oui, dites-moi...
D.
Dans le cas où on arrive à flotter, sous quelle
forme se déplace-t-on à travers la Quatrième
Dimension ?
M.
Eh bien, franchement, je n'ai jamais pensé à
cela, savez-vous ? J'arrive et je fais un petit saut, et
je sors en volant et je continue ensuite à voler...
D.
Et comment arrive-t-on dans un lieu que l'on ne connaît
pas ?
M.
C'est une question de TÉLÉPATHIE ; peu à
peu, lentement, on capte télépathiquement
le lieu où l'on est en train de se rendre. Ce qui
peut arriver, c'est qu'on frappe et qu'on ne nous ouvre
pas ; car on arrive bien souvent à un certain Temple
de Mystères, par exemple, et comme on n'est pas prêt,
on doit sortir de là « en courant ».
Que va-t-on faire ? Donc, ils nous sortent comme un intrus.
De sorte qu'il faut savoir où on va « mettre
les pieds » car il ne faut pas se mettre là
où on ne doit pas. Dans certains lieux demeurent
de purs Mahatmas, de purs Hiérophantes et lorsqu'arrive
un pauvre débutant, il doit sortir de là «
en courant » car « pas question »...
Ainsi,
tout ce dont nous avons parlé ce soir s'avère
intéressant. Maintenant, à ceux à qui
cela coûte des efforts de sortir du lit avec le corps
physique, ils peuvent le faire (s'ils veulent « se
réjouir »), ils peuvent alors le faire d'une
manière différente : on essaye d'abord de
sortir à volonté en Astral en profitant de
l'état de transition entre la veille et le sommeil.
Et lorsqu'on se trouve juste entre l'endormissement et l'éveil,
on se lève « doucement » du lit, on met
ses pieds sur le sol et on se met debout, on se lève.
Si on se retourne pour voir ce qui est resté dans
le lit, c'est notre corps qui est resté là.
Mais, on doit profiter de l'état de transition existant
entre la veille et le sommeil. Alors on « se dédouble
», comme nous l'avons dit, « en astral ».
Et si, ensuite, on veut prendre notre corps, alors qu'on
se retire de notre corps, qu'on sorte en allant en Astral,
mais on doit appeler notre Corps. L'appeler, l'appeler !
: « Corps physique, viens, viens derrière moi,
marche derrière moi ; viens, corps, obéis-moi
! ». Une solution est de se concentrer sur ce corps.
Il commence à se lever et il vient derrière
nous, sans que nous sachions à quel moment ce corps
pénètre en nous, et on se retrouve alors avec
le corps physique dans la Quatrième Verticale.
Après
cela, on va vous permettre d'être très joyeux,
vous allez, comme on dit en ésotérisme, «
vous allez partir dans la bonne direction » (c'est
une manière ésotérique de parler) et
on va avec le corps physique et tout, on va, comme nous
avons dit, avec le corps de chair et d'os, et tout, dans
la Quatrième Verticale, étudier les merveilles
de la Nature et du Cosmos.
Je
l'ai fait, je sais le faire ; cela ne m'a coûté
aucun effort, cela m'a paru plutôt facile. Maintenant,
avec le corps dans la Quatrième Verticale, on peut
faire de grandes invocations. Si on appelle, par exemple,
l'ANGE ANAEL, supposons, on prononce le nom de l'Ange Anael
et le mantra AUM plusieurs fois, il se peut qu'il tarde.
Il arrive parfois qu'un de ces Maîtres soit très
occupé et tarde à venir, mais lorsqu'il arrive,
on est étonné de voir ce Maître : sa
chevelure blonde sur ses épaules, sa tunique blanche,
remplie d'une beauté extraordinaire (l'ANGE DE LAMOUR)
et d'une grande Sagesse. En présence d'Anael, on
se sent comme si on retournait en enfance, on se surprend
à jouer innocemment, on se sent heureux. Si on demande
quelque chose à l'Ange Anael, il nous répond
avec une Sagesse exacte, il ne se trompe jamais, jamais.
D.
Maître, me permettez-vous de vous poser une question
?
M.
Oui !
D.
Voyez : Il y a peu de temps, j'ai rencontré une personne
qui n'a pas voulu me parler, mais qui avait un dessin ressemblant
à celui-ci que je vous montre, avec un oeil très
laid, de couleur bleue. Et il a dit « que c'était
son Dieu ». Je lui ai demandé : Qui est-ce
? Et il n'a pas voulu me répondre. Il a seulement
dit : « Cela ne t'intéresse pas ; c'est mon
Dieu ! » C'est ce qu'il m'a dit [...]
M.
Bon, Zenon, là, c'est Zenon Zanoni, n'est-ce pas
? Mais dans ce cas je dirais... et la forme de l'oeil n'est
pas très bonne.
D.
Non, c'est très laid...
M.
C'est un peu sinistre. Car il n'y a pas de doute qu'il s'agissait
d'un mage noir...
D.
Je crois...
M.
Parce que l'OEIL DE LA DIVINITÉ, avec lequel on représente
Dieu, est une chose très bien faite et avec treize
rayons, c'est-à-dire que cet Oeil de la Vérité
symbolise « l'Ancien des Jours ». De sorte que
celui qui a fait ce mauvais tour était un mage noir...
Ainsi,
vous voyez donc que le travail de la Haute Magie est intéressant.
De façon pratique, on a besoin de patience. Moi,
au nom de la vérité, je vous le dis, pour
pouvoir apprendre à mettre mon corps physique en
état de Jinas, cela m'a pris toute une année
: je me couchais, par exemple, en invoquant Harpocrate,
et en m'endormant légèrement, en surveillant
attentivement mon sommeil ; mais bien des fois, je me levais,
je sortais pour marcher, je faisais le saut et rien, je
me remettais dans le lit à nouveau. Et, parfois,
il pleuvait, je sortais dans la cour de la maison, très
convaincu que ça avait marché, et je faisais
le saut, mais rien. Au lieu de cela, « je prenais
une bonne douche », n'est-ce pas ? Et, pendant l'hiver,
savez-vous ce que c'est ? Toute une année ; miraculeusement,
je n'ai pas attrapé de broncho-pneumonie !
Bon,
ce qui est curieux dans cette histoire, ce fut, oui monsieur,
qu'un jour, je m'étais levé du lit quelque
chose comme quatorze fois, en faisant la même expérience.
Vers la quinzième fois, je suis sorti, j'ai fait
un long saut dans l'intention de flotter, et, finalement,
cela fonctionna. Je me suis dit : « Merveilleux !
». Bon, une fois dans cet état, j'ai pu aller
où je voulais. Ensuite, j'ai continué à
le faire et j'ai continué à le faire ; bref,
cela me donna un très bon résultat de profiter
du moment précis du réveil. Si on est en train
de dormir profondément et qu'on se réveille
soudain, on doit immédiatement faire un grand saut,
mais sans y penser, parce que si on y met un tant soit peu
de raison, on échoue. On doit faire le saut instantanément,
automatiquement, sans une seule pensée, par pur instinct,
et on va voir ce que ça donne : on se retrouve à
flotter, en état de Jinas. Moi ça m'a donné
de très bons résultats.
Bon,
ce qui est certain, c'est qu'avec le corps placé
dans la Quatrième Verticale, on peut véritablement
invoquer les Maîtres. Par exemple, si on veut, on
peut invoquer ORIFIEL, MICHAEL. On peut invoquer qui on
veut : le Maître KOUT-HUMI, le Maître MORIA,
parler avec les Êtres Ineffables, apprendre d'eux,
directement, les grandes vérités, la Grande
Sagesse. Mais on doit aussi se méfier des ténébreux,
parce que les ténébreux attaquent, oui. Je
ne dis pas qu'ils n'attaquent pas ; si ils attaquent. Alors,
on doit apprendre à former un cercle magique autour
de soi, un cercle bien fait, que l'on imagine de couleur
blanche, autour de soi, bien fait. On combine l'Imagination
et la Volonté en vibrante harmonie et on forme son
cercle autour de soi. Avec ce cercle, on se protège
des ténébreux pour qu'ils ne puissent pas
nous attaquer. Et en plus, on doit apprendre de mémoire
les CONJURATIONS DES QUATRE ET DES SEPT qui servent à
se défendre. Avec ces Conjurations, on se défend
très bien ; les ténébreux fuient devant
les Conjurations. Mais il faut « les lancer »
avec force, au moment du danger.
Il
y a beaucoup d'autres mantras que je vous enseignerai par
la suite, à mesure que vous avancerez dans ces études.
Aujourd'hui, j'ai voulu vous indiquer comment mettre le
corps physique dans la Quatrième Coordonnée
; je vous ai expliqué qu'il y a des Jinas blancs,
qu'il y a des Jinas noirs et qu'il y a des terres de Jinas.
Les terres de Jinas sont des terres de la Quatrième
Dimension, c'est le Paradis terrestre dont parle la Bible,
les « Champs Elysées », comme on dit,
l'Eden.
On
y trouve des humanités très belles, en chair
et en os, qui vivent à côté de nous
(et cependant, les gens ne les voient pas), qui mangent,
qui boivent, qui se reproduisent ; ce sont des personnes
; l'unique avantage, c'est qu'elles n'ont pas l'Ego. Vous
voyez ? Quel avantage formidable : elles n'ont pas l'Ego,
elles sont innocentes, pures, très belles ! Des Races
en chair et en os, des êtres humains. Ils savent ce
qu'il y a ici, ils connaissent les gens qui vivent dans
le monde à trois dimensions et ils regardent ces
gens avec horreur. Ce sont des races qui ne sont pas sorties
de l'Eden, qui vivent dans l'Eden.
De
sorte que les gens qui vivent ici, dans ce monde à
trois dimensions, ne sont pas les seuls sur la planète
Terre ; il y a d'autres races qui vivent actuellement dans
la Quatrième Verticale ; ce sont des personnes humaines,
mais on peut le constater, le vérifier lorsqu'on
apprend à entrer dans la Quatrième Verticale.
Avant, non ; avant, cela peut même donner matière
à une croyance ou à l'incrédulité,
ou à un éclat de rire, ou à un sarcasme,
ou à un conte pour petits enfants ; mais lorsqu'on
s'est bien entraîné pour apprendre à
entrer dans la Quatrième Dimension, cela devient
une terrible réalité pour nous.
En
tous cas, c'est de l'Ésotérisme pratique.
Il vaut mieux être pratique et ne pas perdre son temps
à tant de théories au contenu insubstantiel
qui ne mènent nulle part. Il faut être pratique
; c'est tout !
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