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124.
Eschatologie gnostique (l'énigme de l'homme)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "ESCATOLOGÍA
GNÓSTICA (El Enigma del Hombre)"
Mesdames
et Messieurs, très bonne soirée. Nous allons
maintenant étudier le thème en rapport avec
l'ÉNIGME DE L'HOMME. L'heure est venue d'investiguer,
de nous renseigner, d'enquêter sur nous-mêmes.
Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous
? Quel est le but de notre existence ?...
En
réalité, nous ne nous connaissons pas nous-mêmes.
Un jour, je parlais avec un monsieur assurément très
distingué. Il s'agissait d'un érudit, avec
de grandes connaissances. Quand je lui dis, d'une manière
emphatique, qu'aucun d'entre nous ne se connaît lui-même,
il objecta en disant :
-
Si, moi je me connais, je sais qui je suis.
-
Monsieur - lui dis-je -, excusez-moi de vous déranger,
mais dites-moi, savez-vous, par hasard, combien d'atomes
a un poil de votre moustache ? Réponse :
-
Je ne sais pas.
-
Alors, si vous ne savez pas combien d'atomes contient un
poil de votre moustache et que vous ne connaissez même
pas un seul poil de votre organisme, encore moins devez-vous
vous connaître vous-même.
L'homme
ne put rien moins que garder le silence. Réellement,
l'énigme de l'homme est terrible : les gens naissent
sans savoir pourquoi ; ils meurent sans savoir à
quelle heure. Qu'existait-il avant la naissance ? Où
étaient ceux qui sont ici présents avant de
naître ? Où étaient-ils il y a environ
500 ans ? Qu'y aura-t-il après la mort ? Mystères
!
On
a fait beaucoup d'expériences de type psychique.
Quelques-unes de ces expériences se sont avérées
remarquables : il y a quelques années, à Naples,
se produisit un événement réellement
insolite. En présence d'une femme ordinaire appelée
EUSAPIA PALLADINO, survinrent des faits insolites : des
tables qui étaient sur le sol flottaient dans l'air
; d'étranges visages apparaissaient et disparaissaient
; des mains invisibles jouaient d'instruments musicaux,
etc.
Des
savants vinrent de toute l'Europe dans le but de démasquer
la fraude, comme ils disaient. Évidemment, tous ces
scientifiques qui vinrent à Naples étaient,
dans le fond, sceptiques à cent pour cent. On soumit
Eusapia Palladino de Naples à des examens médicaux
: on lui examina l'urine, le sang, le coeur, le foie, etc.
Il en résulta que c'était une femme normale...
On
organisa tout un laboratoire pour les expériences.
On fit asseoir Eusapia Palladino sur une chaise d'acier
dûment fixée au sol avec des vis sécurisées
; on mit des fils électriques dans les trous de ses
oreilles ; on entoura tout son corps physique de fils électriques
; même les doigts des mains furent vraiment entourés
de fils métalliques. Ainsi, toute fraude qu'elle
aurait tenté de faire aurait suffi à faire
immédiatement sonner une alarme...
Deux
scientifiques la surveillaient étroitement (l'un
d'un côté, et l'autre, de l'autre côté)
; pourtant, les phénomènes survinrent. En
présence d'Eusapia Palladino, et devant les savants
stupéfaits, une table qui se trouvait face à
elle, violant la Loi de Gravité, s'éleva doucement
dans l'espace...
On
prit des photos. Si les scientifiques eurent des hallucinations,
les plaques photographiques n'en eurent pas et ce fait concret
fut enregistré. Une mandoline qui se trouvait sur
le sol flotta soudain dans l'air ambiant, suspendue par
des mains mystérieuses, et de douces harmonies remplirent
l'espace du laboratoire...
On
prit des empreintes en plâtre de mains, de visages,
etc. La mère de BOTAZZI, morte 25 ans auparavant,
se rendit visible et tangible en plein laboratoire et, avançant
au milieu des scientifiques, elle embrassa son fils. Celui-ci
la reconnut : elle était la même, sa même
petite mère morte depuis quelque temps !...
«
Mon fils ! » - dit la défunte -, et le fils,
ému, l'attira sur sa poitrine et tous deux pleurèrent
terriblement.
Ceci
resta enregistré sur des plaques photographiques.
Botazzi qui était sceptique, qui n'y croyait pas,
cessa évidemment de l'être...
Ainsi
les scientifiques d'Europe purent constater, par eux-mêmes,
qu'au-delà de cette Région Tridimensionnelle
d'Euclide, il y a de la vie ; cela a été démontré
et est resté ainsi enregistré sur les plaques
photographiques...
Un
instrument musical, enfermé dans une caisse en acier,
résonna délicieusement avec une mélodie
cosmique qui fit trembler les coeurs de tous ; et pourtant,
cette caisse métallique était chargée
d'électricité à haute tension. Quiconque
aurait seulement tenté de toucher physiquement cette
caisse aurait été immédiatement électrocuté
; des balances, qui se trouvaient dans le laboratoire, enregistrèrent
des poids étranges de corps étranges. Le cas
d'Eusapia Palladino ébranla toute l'Europe...
Beaucoup
plus tard, quelque chose survint à Hydesville, aux
États-Unis : dans une étrange demeure coloniale,
des pierres tombèrent. On chercha partout l'origine
de ces corps et on ne trouva pas. Une plainte fut déposée
à la police ; cette dernière ne vit aucun
inconvénient à occuper les domiciles voisins,
mais rien ! On ne trouva pas l'origine de ces pierres.
Le
pire de tout, c'est que ces pierres entraient par une fenêtre
et ressortaient par l'autre (mouvement rare, hors du commun
; mouvement qui échappe aux lois physiques connues)...
En
plus de tout cela, vivaient à Hydesville deux demoiselles
très intéressantes. Quand les phénomènes
de cette maison avaient lieu, elles tombaient en transe
médiumnique. WILLIAM CROOKES, cet homme qui présenta
la Matière Radiante dans ses tubes à essai,
face au verdict solennel de la conscience publique, cet
homme qui avait ébloui les savants de son temps,
décida de créer un laboratoire pour faire
des expériences avec les DEMOISELLES FOX à
Hydesville...
À
cet effet, il n'est pas superflu de vous dire, mesdames
et messieurs, que le Dr. William Crookes mit les deux demoiselles
dans une chambre spéciale et (comme dans le cas de
la fameuse Eusapia Palladino) il procéda aussi de
façon similaire : il mit des fils électriques
dans les trous des oreilles de ces deux jeunes dames, il
les fixa à des poteaux d'acier, pour éviter
qu'une fois cachées, dans un éventuel moment
d'inattention, elles ne s'échappent pour réaliser
quelque fraude (de nos jours, l'humanité sceptique
ne pense vraiment qu'aux fraudes).
Les
pieds, le corps entier des deux demoiselles, furent aussi
entourés de fils de cuivre. Ainsi, si elles avaient
tenté, de quelque manière que ce soit, de
faire un trucage quelconque, indiscutablement, une sonnette
aurait immédiatement résonné...
Tout
était donc sûr ; et, cependant, en présence
de tous les scientifiques qui vinrent d'Europe, également
toujours sceptiques à cent pour cent, « résolus
à démasquer - comme ils disaient - une fraude
», KATIE KING se matérialisa physiquement.
C'était une dame morte bien des années auparavant...
À
l'évidence, elle semblait d'une singulière
beauté ; son corps nubile resplendissait le mystère.
Son visage était beau, son nez aquilin, ses yeux
bleus, ses oreilles petites et bien attachées ; elle
ressemblait à une nordique. Elle captivait les hommes
de son regard. Tout en elle était harmonieux. Quand
elle parlait, sa parole ressemblait à une symphonie,
chaque lettre dans son larynx créateur résonnait
comme la note délicieuse d'un merveilleux piano.
Ainsi était Katie King...
Elle
se rendit visible et tangible durant trois ans. Les scientifiques
firent de profondes investigations : ils prirent des photos
en quantité, ils la soumirent à des expériences
scientifiques. Ces incrédules voulaient seulement
découvrir une fraude, mais Katie King était
là, devant tous ! Ils pouvaient la voir, la toucher,
la palper, il ne s'agissait pas d'une quelconque supercherie
; cette dame ineffable ressemblait à une personne
réelle en chair et en os, et elle resta parmi ces
savants pendant trois ans ; ils se relayaient pour leurs
investigations...
À
la fin, une fois ce temps passé, la dame ineffable
dit : « Maintenant, j'ai accompli ma mission : je
vous ai démontré qu'il existe bien quelque
chose au-delà du sépulcre ; je vous ai démontré
la réalité de l'Au-delà. Me voici,
prenez les photos que vous voulez parce que je m'en vais
»...
Et,
en présence de tous, elle se dématérialisa
lentement. Elle embrassa ses amis, pleura avec eux, et,
de plus, pour comble, elle laissa dans le laboratoire une
boucle de ses cheveux dûment matérialisée.
Une
fois passés ces événements extraordinaires,
il ne resta aucun doute quant à leur réalité
; Katie King n'avait été le résultat
d'aucune hallucination. Tout était resté enregistré
sur les plaques photographiques, il n'y avait rien de plus
à faire. Les faits sont les faits, et devant les
faits nous devons nous incliner !
En
ces temps de crise mondiale et de banqueroute de tous les
principes, les recherches scientifiques se rapportant aux
aspects transcendantaux de la psyché se poursuivent
également ; maintenant, on parle d'UNIVERS PARALLÈLES,
et ceux-ci ont pratiquement été démontrés.
Les
scientifiques ont pu découvrir que les MÉSONS-K
ne se comportaient pas assurément comme ils devraient
se comporter. Ils échappent aux règles de
la Physique, ils ne fonctionnent pas en accord avec la Loi
de la Parité ; on a trouvé une force qui intervient
donc dans le cas des MÉSONS-K. Et avec des appareils
optiques très perfectionnés, on commence à
perforer la QUATRIÈME VERTICALE.
Avant
peu, la Quatrième Dimension sera un fait concret
pour tous les hommes de science. Au nom de la vérité,
nous dirons qu'il y a des régions du monde qui attirent,
qui fascinent, par exemple, le « TRIANGLE DES BERMUDES
» ; on a découvert une porte d'accès
à la Quatrième Verticale. Beaucoup d'avions,
de bateaux, etc., se perdent dans cette région, disparaissent,
on ne sait rien sur eux. Qu'il existe là-bas une
entrée dans la Quatrième Dimension, c'est
déjà de notoriété publique.
Et à mesure que l'on avance dans le domaine de la
Science, la Quatrième Dimension devient de plus en
plus claire pour nous, pour notre compréhension.
Les
scientifiques russes ont inventé un appareil grâce
auquel il est possible de voir le SIÈGE VITAL de
l'organisme humain ; ce corps a été baptisé
du nom de « CORPS BIOPLASTIQUE ». C'est avec
cet appareil qu'on a pu vérifier la réalité
du Corps Vital, le Linga Sharira des Hindous.
Assurément,
le corps physique n'est pas tout. Notre corps physique est
composé d'organes, les organes sont faits de cellules,
les cellules sont composées de molécules et
les molécules sont composées d'atomes ; et
si nous fractionnons un atome, nous découvrons des
ions, des électrons, des protons, etc., et, en ultime
synthèse, nous libérons de l'énergie
atomique.
Au-delà
du corps physique purement tridimensionnel, nous avons un
Siège Vital organique, un NEXUS FORMATIVUS grâce
auquel l'existence du corps physique est possible. Ce Nexus
Formativus n'est autre que le Corps Vital.
Autrefois,
lorsqu'on parlait du Corps Vital, beaucoup de scientifiques
souriaient, sceptiques ; ils croyaient que le corps physique
pouvait exister uniquement grâce aux principes de
la cohésion moléculaire, ou grâce aux
processus biochimiques, physiologiques, chimiques, catalytiques,
etc. Aujourd'hui, grâce à l'appareil des Russes,
le Corps Vital est accepté.
On
est en train de l'étudier, soit en relation directe
avec les organes physiques soit en dehors des organes physiques.
On a pris des photos extraordinaires du Corps Vital, de
sorte qu'il n'est maintenant plus possible de le nier. Ceux
qui le nient marchent indubitablement sur le chemin de la
sottise ou de la [...] qui signifie « négation
de la Science ».
Il
est nécessaire de continuer toutes ces recherches
pour connaître notre origine ; il est nécessaire
de dévoiler l'énigme de l'homme.
De
nos jours, on a inventé de puissantes fusées
qui traversent l'espace infini et descendent sur la Lune.
Actuellement, on essaie de faire descendre un vaisseau spatial
sur la planète MARS. On a réussi quelques
photos magnifiques. Cependant, les savants ne savent toujours
rien de la vie sur la planète Mars.
De
puissants navires traversent l'océan ; des bombes
atomiques peuvent faire voler en éclats les cités
en quelques secondes (comme cela s'est produit à
Hiroshima et Nagasaki) ; d'immenses gratte-ciel, à
New-York, frappent les touristes d'étonnement ; des
avions supersoniques traversent l'espace ; mais il paraît
incroyable que l'on n'ait pas encore pu inventer une simple
semence artificielle capable de germer.
De
merveilleuses expériences se font en laboratoire
: une amibe peut être divisée, et une partie
de cette amibe peut servir à une autre partie de
n'importe quel autre micro-organisme. Alors le savant s'exclame
: « Eurêka ! Eurêka ! Eurêka ! Nous
sommes en train de créer la vie dans les laboratoires
! ». Mais il ne se rend pas compte qu'il est seulement
en train de faire une expérience avec ce que la Nature
a fait ; et c'est réellement regrettable.
Il
existe l'insémination artificielle ; on peut faire
passer la semence d'un lieu à un autre. Au moyen
de l'insémination artificielle, on peut féconder
une matrice. Cela amènera beaucoup de savants prétentieux
à dire : « Nous sommes des Dieux, nous sommes
en train de créer des hommes ! ». Mais ils
ne se rendent pas compte qu'ILS SONT EN TRAIN DE JOUER AVEC
CE QUI EST DÉJÀ FAIT.
Si
nous mettons sur une table de laboratoire les substances
chimiques d'un quelconque spermatozoïde et d'un ovule
; si nous disons aux scientifiques d'élaborer une
paire de gamètes, masculin et féminin, je
suis sûr qu'ils pourraient l'élaborer ; ils
détiennent les formules chimiques précises,
c'est indéniable, indubitable, mais est-ce que, par
hasard, il pourrait sortir de là une créature
? Jamais !
Ce
spermatozoïde artificiel et ce gamète féminin
seraient seulement des corps morts ; ils n'auraient jamais
de vie. Nous, les Mexicains, nous avons eu parmi nos paysans
et nos compatriotes, des hommes très savants. Rappelons-nous
de Don Alfonso Herrera qui découvrit la Plasmogénie
; il élabora une cellule artificielle, mais en réalité,
cette cellule n'eut jamais de vie. C'était une cellule
pareille à n'importe quelle cellule organique, mais
ce fut toujours une cellule morte, Don Alfonso ne put jamais
l'animer.
C'est
pourquoi, malgré les puissantes fusées que
nous lançons vers d'autres mondes, nous ne savons
pas même encore créer une simple semence végétale
et encore bien moins humaine.
Un
jour, un sceptique parlait avec un religieux. Le thème
était celui (bien connu) de la poule et de l'oeuf
: « Qui a été le premier, la poule ou
l'oeuf ? Si c'est l'oeuf, alors d'où est-il sorti
? Eh bien de la poule ; et si c'est la poule, d'où
est-elle sortie ? Eh bien de l'oeuf ». Bref, par ce
chemin, on n'arrive jamais à aucune conclusion. Mais
ce qui est intéressant dans tout ça, mes chers
amis, c'est que soudain le religieux dit à l'incrédule
:
-
Pourriez-vous créer un poulet ?
-
Bien sûr que oui, bien sûr que oui ! - dit l'incrédule
-, je suis sûr que je peux le créer.
-
Bon alors, commencez par créer un oeuf.
-
Bien sûr que je vais le créer !...
Et
il le créa : dans son laboratoire, il fit un oeuf
tout à fait pareil à n'importe quel oeuf naturel.
Mais en réalité, c'était un oeuf mort.
Quand le religieux pria instamment le scientifique de mettre
cet oeuf à couver dans un bac de laboratoire, disons,
dans un endroit quelconque, le [...] il se trouve qu'il
n'en sortit aucun poulet. C'était un oeuf mort comme
tous ceux qu'on fabrique aujourd'hui, dans certains pays
d'Europe. Un oeuf synthétique, mais mort !
On
fait des greffes végétales extraordinaires
et il en sort des fruits si merveilleux que c'est une vraie
fête pour les yeux, comme la [...] et vraiment, la
seule chose qu'on est en train de faire, c'est de jouer
avec ce qui est déjà fait et c'est tout. Ainsi,
de quelle autorité les matérialistes nient-ils
la crue réalité du Divin s'ils ne sont pas
capables de démontrer par des fait concrets ce qu'ils
préconisent ?
Évidemment,
la Religion (et je parle de celle-ci d'une manière
transcendantale et supérieure, du point de vue oecuménique
- divin) est à la base de tout ce qui est, de tout
ce qui a été et de tout ce qui sera. Regardons
une fleur. Qu'elle est belle ! Là nous trouvons non
seulement les processus purement [...] mais, de plus, la
Géométrie de celle-ci, les Mathématiques
vivantes, etc.
Est-ce
que, par hasard, la Géométrie pourrait exister
sans géomètre ? Est-ce que, par hasard, les
Mathématiques pourraient exister sans mathématicien
? Indubitablement non ! parce que les Mathématiques
ne sont pas le produit du hasard ; l'existence de toute
Mathématique implique, en fait, l'existence d'un
« ESPRIT MATHÉMATIQUE ». Je ne crois
pas que les opérations mathématiques soient
un jour possibles sans une Intelligence de type mathématique
; que cette Intelligence, nous la dénommions ALLAH,
BRAHMA ou DIEU, peu importe. La crue réalité
des faits est que cette Intelligence se manifeste dans toute
la Création.
C'est
évident : ce qui est Réel, la Divinité,
le Divin, est le fondement même de la Nature. La Divinité
est contenue dans la Nature, la Divinité est contenue
dans ce Grand Laboratoire de la Nature ; mais approfondissons
un peu plus. Si c'est le Divin qui est le Réel, quel
est le lieu qui nous est réservé au-delà
de ce qu'on appelle « la mort » ? Où
aboutirons-nous, finalement, au-delà de la tombe
?
Pour
beaucoup, toutes ces considérations sembleront des
sujets utopiques ou fantaisistes de peu d'importance, surtout
pour les érudits, les disciples de Marx ou de Huxley
; mais pour ceux qui ont des inquiétudes spirituelles,
ces études renferment sans aucun doute des vérités
transcendantales et transcendantes.
Si
nous voulons savoir ce qui nous attend au-delà de
la tombe, nous devons commencer par savoir ce que nous sommes
nous-mêmes, d'où nous venons, où nous
allons, quel est le but de notre existence...
Les
savants ont pu constater la réalité de la
vie d'outre-tombe ; aujourd'hui, nous voulons lever le voile,
percer l'énigme de l'homme ; nous voulons, une fois
pour toutes, savoir ce qui nous attend au-delà de
la mort, savoir où nous étions avant la naissance.
Vous
avez vécu une vie intense, vous avez lutté
; chacun de vous doit travailler pour exister sous la lumière
du Soleil ; nous avons des liens de famille, des amours,
des douleurs, des tragédies, nous souffrons, nous
désirons, nous pleurons et, cependant, nous ne savons
pas pourquoi nous devons vivre. C'est très douloureux
de ne pas même savoir pourquoi ou dans quel but on
doit vivre.
Si
on doit tant souffrir pour gagner le pain de chaque jour,
qu'au moins nous soit dévoilée l'énigme
de notre existence, que nous sachions une fois pour toutes
dans quel but nous devons exister. Quand nous frappons à
une [...] il y a des écoles qui exaltent le [...]
avec les savants qui vénèrent le Moi...
Il
y en a qui disent qu'il existe en nous un MOI SUPÉRIEUR
et un autre INFÉRIEUR. Il y en a qui pensent que
le Moi Supérieur doit dominer l'Inférieur.
Certains philosophes nous parlent de l'Alter Ego. Chacun
est libre de penser ce qu'il veut sur tel ou tel Moi. Cependant,
des Sages [...] nous parlent de la « DOCTRINE DES
MULTIPLES » [...] l'existence d'un seul Moi à
l'intérieur de nous. Les [...] disent qu'en chacun
de nous il existe beaucoup de Mois.
En
parlant de ces questions, il me vient à l'esprit
des réminiscences étranges du temps de ma
jeunesse [...] cet homme herculéen jouait devant
une table ; il entra soudain en état de transe médiumnique
et dit d'une voix étrange : « Je suis JUAN
HURTADO, LE GRAND, je suis ici, j'ai le pouvoir de me manifester
dans 1500 matières, c'est-à-dire à
travers 1500 médiums »...
Cet
étrange personnage d'outre-tombe continua de parler
de choses insolites à travers le larynx du forgeron.
Faisant des efforts inhabituels, nous avons réussi
à ramener à lui le bonhomme, à lui
faire retrouver son état normal, et lorsque nous
l'avons interrogé sur ce personnage nommé
« Juan Hurtado, le Grand », il nous dit avec
beaucoup de considérations que « cet esprit
d'outre-tombe était si puissant qu'il pouvait réellement
s'exprimer à travers 1500 individus, à travers
1500 cerveaux, et que, par conséquent, c'était
un véritable « Esprit Divin », un «
Dieu ». Je laissai là le bon forgeron, dans
sa forge, et je continuai mon chemin...
Assurément,
ce qui s'exprimait à travers le bon forgeron n'était
qu'un des nombreux Mois de ce défunt, connu sous
le nom de « Juan Hurtado, le Grand ». Quelque
temps après, j'ai su que ce même défunt
s'exprimait par l'intermédiaire de multiples personnages.
Il s'agissait évidemment de la MULTIPLICITÉ
DU MOI.
Chacun
de nous a un Moi multiple : la colère, par exemple,
est un Moi ; la convoitise est un autre Moi ; la luxure,
un autre ; l'envie, un autre, etc. Chacun de nos défauts
psychologiques correspond à un Moi, appartient à
un Moi différent. Ainsi, en chacun de nous, il n'y
a pas de Moi stable, permanent, mais plutôt une multitude
de Mois.
C'est
la Doctrine des Multiples enseignée par les lamas
tibétains. Il n'y a aucun doute que GURDJIEFF a connu
ce Corps de Doctrine au Tibet. Les Égyptiens nous
parlaient des Démons Rouges de Seth et ils nous incitaient
toujours à annihiler ces démons.
Pour
prolonger ces considérations, nous dirons qu'à
l'intérieur de notre personne il y a beaucoup de
personnes. Si un défaut correspond à un Moi,
combien de personnes y aura-t-il en nous ? Virgile, le poète
de Mantoue, a dit : « Même si nous avions mille
langues pour parler, et un palais d'acier, nous n'arriverions
pas à énumérer entièrement tous
nos défauts »...
La
crue réalité des faits, c'est qu'en chacun
de nous existent beaucoup de personnes ; le « Moi
de la haine », le « Moi de l'envie »,
le « Moi de la jalousie », sont des personnes
différentes dans notre psyché. Maintenant,
vous vous expliquerez le pourquoi de tant de CONTRADICTIONS
PSYCHOLOGIQUES.
Si
nous pouvions nous regarder de la tête aux pieds dans
un miroir et nous voir tels que nous sommes, en fait, nous
fuirions, terrorisés. Nous sommes remplis d'épouvantables
contradictions.
Soudain,
le Moi stomacal dit : « Je veux manger » ; mais
le Moi intellectuel intervient et dit : « Moi je ne
veux pas manger, je veux lire le journal » ; plus
tard, un troisième entre ensuite en conflit, le Moi
du mouvement, et il dit : « Je vais sortir pour marcher
un moment, ensuite je reviendrai »... Conclusion :
nous sommes remplis de contradictions ; nous essayons, d'une
certaine façon, de trouver un équilibre ;
sans aucun doute, nous essayons par tous les moyens de nous
leurrer nous-mêmes, pour ne pas nous rendre compte
de nos propres contradictions.
Or,
chacun de ces Mois que nous portons à l'intérieur
de nous possède un Centre Intellectuel, Émotionnel
et Moteur ; c'est une personne complète. Chacun de
ces Mois que nous portons à l'intérieur de
notre corps a indubitablement ses propres critères,
ses propres idées, ses propres opinions, ses propres
émotions et passions. C'est pourquoi nous ne sommes
pas, en vérité, des personnes responsables.
Et
qu'arrive-t-il à l'heure de la mort ? « La
mort est un reste de fractions. L'opération mathématique
terminée, la seule chose qui continue, ce sont les
Valeurs ». Et que sont les Mois ? Les VALEURS PSYCHOLOGIQUES
que nous portons à l'intérieur. Il y en a
des bonnes, il y en a des mauvaises ; il y en a d'utiles,
il y en a d'inutiles. Tous ces Mois que nous portons à
l'intérieur de nous se disputent pour la suprématie
; chacun d'entre eux veut être le maître, le
seigneur.
Le
Moi psychologique qui, aujourd'hui, contrôle la machine
et jure à une femme un éternel amour est remplacé,
plus tard, par un autre qui n'a rien à voir avec
ce serment ; alors la Personne se retire et la pauvre dame
est déçue.
Le
Moi qui, aujourd'hui, jure loyauté envers une cause
est, plus tard, remplacé par un autre qui n'a rien
à voir avec ce serment, et l'individu s'en va, laissant
ses compagnons déconcertés. Nous sommes réellement
des machines contrôlées par de multiples Mois.
«
La mort, je le répète, est un reste de fractions
; une fois l'opération mathématique terminée,
la seule chose qui continue, ce sont les Valeurs »
(positives et négatives). Ce sont ces Mois, ces valeurs
qui continuent ; ils s'immergent dans l'Éternité,
ils s'immergent dans la Dimension Inconnue, l'Éternité
les engloutit.
Sans
aucun doute, dans l'Éternité, les valeurs
s'attirent et se repoussent en accord avec les Lois de l'Aimantation
Universelle. L'Éternité engloutit ces valeurs
psychologiques et, après, elle les expulse de son
sein. Conclusion : il est évident que ces valeurs
reviennent pour reconstruire une nouvelle personnalité
; c'est ainsi que ces valeurs de la Nature reviennent à
l'existence.
On
nous a dit, à juste titre, que « nous continuons
dans la semence de nos descendants ». Ainsi, l'existence
que nous possédons actuellement n'est pas la seule.
Dans le passé, nous avons eu une autre existence.
Beaucoup plus en arrière dans le temps, nous avons
eu DIFFÉRENTES EXISTENCES. Si nous ne nous souvenons
pas de nos vies passées, cela est dû au fait
que « nous avons toujours été en dehors
de notre maison »...
Il
faut faire la différence, mes chers amis, entre LE
MOI et L'ÊTRE. Le Moi ou les Mois, pour être
plus clair, et l'Être, SONT DIFFÉRENTS. «
L'Être est l'Être, et la raison d'être
de l'Être est ce même Être »...
Nous
avons l'Ego, c'est-à-dire les Mois, qui sont présents
; l'Être est absent. Et étant donné
que l'Être est le Réel et qu'il est absent,
alors, évidemment, il n'est pas témoin de
ce qui arrive dans notre maison. Ainsi, comment pourrions-nous
nous souvenir de nos vies passées si nous sommes
toujours hors de notre maison ?
Quand
quelqu'un ÉVEILLE SA CONSCIENCE, il peut se souvenir
de ses vies antérieures ; il peut alors vérifier
par lui-même la LOI DE L'ÉTERNEL RETOUR de
toute chose. Chaque année, le printemps, l'été,
l'automne et l'hiver reviennent ; les jours, les mois et
les années reviennent, tout revient ! La Terre revient
à son point de départ originel ; dans la molécule,
les atomes reviennent à leur point de départ
originel ; la Loi de l'Éternel Retour est la Loi
de [...] toutes les choses...
Pourquoi
les défunts ne devraient-ils pas revenir ? Eux aussi
reviennent ; nous qui sommes ici présents, nous sommes
revenus beaucoup de fois, et nous nous retrouvons ici. Évidemment,
nous avons eu beaucoup d'existences dans le passé
; si nous ne nous en souvenons pas, c'est parce que nous
sommes endormis, nous avons la Conscience endormie.
Il
est certain que la Conscience se trouve encastrée
dans les différents éléments inhumains
qui constituent le Moi-même, le Soi-même, c'est-à-dire,
pour clarifier, la Conscience est plongée dans les
différents Mois qui constituent en nous ce qu'on
appelle l'Ego. Si nous désintégrions ces Mois,
si nous les réduisions en poussière cosmique,
notre Conscience s'éveillerait.
Ainsi,
par ce chemin, nous nous rappellerions toutes nos vies antérieures.
Il est indispensable de désintégrer ces Mois.
Pour ce faire, nous avons besoin d'une didactique. Cette
didactique existe et elle peut être expliquée
avec une dialectique profonde, exacte et mathématique.
Évidemment,
c'est sur le terrain de la vie pratique que nous pouvons
découvrir la totalité de nos propres erreurs
psychologiques. Si nous voulons désintégrer
précisément ces erreurs, ces agrégats
psychiques, ces Mois qui personnifient nos défauts,
nous aurons indubitablement besoin d'un GYMNASE PSYCHOLOGIQUE.
Ce
gymnase existe ici et maintenant : c'est précisément
dans les relations avec nos semblables que nous pouvons
NOUS AUTO-DÉCOUVRIR, dans les relations avec nos
parents, ou dans la rue, ou avec nos collègues de
travail, ou à l'école, au temple, etc. Les
défauts que nous portons, et qui sont cachés,
affleurent de façon spontanée et naturelle,
et si nous sommes alertes et vigilants, comme la sentinelle
en temps de guerre, alors nous pouvons les voir.
UN
DÉFAUT DÉCOUVERT correspond à un Moi.
Un défaut découvert DOIT ÊTRE ANALYSÉ
judicieusement, il doit être ouvert avec le BISTOURI
DE L'AUTOCRITIQUE et il doit être jugé, critiqué,
dans le propos évident de le comprendre profondément,
dans tous les domaines du Mental. Tout défaut qu'on
a préalablement COMPRIS DOIT ÊTRE immédiatement
ÉLIMINÉ.
Le
Mental, par lui-même, ne peut altérer fondamentalement
aucun défaut psychologique ; il peut étiqueter
les différents Mois, les faire passer d'un Département
de la Compréhension à un autre, les fortifier
ou les affaiblir, les condamner ou les justifier, etc.,
mais jamais les éliminer. Nous avons besoin d'un
pouvoir qui soit supérieur au Mental, d'un pouvoir
capable de désintégrer les erreurs psychologiques,
d'un pouvoir capable de les réduire en poussière
cosmique...
Si
nous-mêmes, nous n'ignorions pas ce pouvoir, je suis
absolument sûr que nous éliminerions n'importe
quel défaut de type psychologique ; ce pouvoir a
été appelé « KUNDALINI SHAKTI
» par les Hindous de la Terre Sacrée des Vedas
; en Égypte, on le nomme ISIS, la MÈRE DIVINE
; ici, dans notre ancien pays, le Mexique, on l'appelait
TONANTZIN ; chez les Grecs, c'était la CHASTE DIANE.
Ainsi,
ce grand pouvoir n'est autre que l'Éternel Féminin,
Dieu-Mère. Il existe à l'intérieur
de nous, oui ! Il existe dans notre psyché ; il se
trouve là, à l'état latent. Si nous
nous concentrons intensément sur Dieu-Mère,
sur cet Éternel Féminin, si nous l'invoquons
judicieusement dans le but qu'Elle désintègre
un défaut psychologique que nous avons préalablement
compris, je suis sûr que nous serons assistés
; et la puissance magnétique de Kundalini Shakti,
la super-puissance didactique de type très spécial
qui peut être expliquée avec une Dialectique
Transcendantale et Transcendante [...] à cent pour
cent et profondément divine.
Dieu-Mère
est ce qui est, ce qui a toujours été et ce
qui toujours sera. Des mystiques de toutes les époques
ont rendu un culte à la Mère Cosmique, mais
ils n'ont jamais pu comprendre que ce Principe Divin Éternel
réside au-dedans de nous-mêmes. Ce qui est
important, c'est de faire appel à cette Mère
Divine dans le but de désintégrer les Mois
que j'ai cités dans cette conférence.
C'est
par cette voie et en continuant avec cette didactique que
nous pouvons éliminer de notre Mental tous ces agrégats
psychiques que nous portons à l'intérieur
de nous. Lorsqu'un agrégat psychique, c'est-à-dire
lorsqu'un de ces Mois se désintègre, l'ESSENCE,
c'est-à-dire la CONSCIENCE plongée, encastrée
dans ce Moi, s'émancipe, SE LIBÈRE.
Normalement,
les gens ont 3% de Conscience éveillée et
97% [...] mais en désintégrant ces Mois, ces
agrégats [...] Gautama, le BOUDDHA Sakyamuni (qui
mourut en Asie, empoisonné par ses ennemis), a eu
aussi cent pour cent de Conscience Cosmique. Et que dire
de QUETZALCOATL, le Christ mexicain ? Il a joui évidemment
d'une Conscience splendide, il a joui aussi de cent pour
cent de Conscience éveillée.
Lorsque
quelqu'un éveille sa Conscience, il peut voir, entendre,
toucher et palper les grandes réalités des
Mondes Supérieurs ; lorsque quelqu'un éveille
sa Conscience, il peut connaître immédiatement
et de façon directe les Mystères de la Vie
et de la Mort ; lorsque quelqu'un éveille sa Conscience,
il peut entrer directement en contact avec les Êtres
Ineffables qui vivent au-delà du sépulcre
; lorsque quelqu'un éveille sa Conscience, il peut
se mettre directement en contact avec le Roi du Monde.
Je
vous dis, mes amis, qu'il existe véritablement un
Roi du Monde. Je veux me référer expressément
à « MELCHISÉDECH, Roi de Salem, sans
père ni mère, ni aucune lignée connue,
qui demeure prêtre à tout jamais ». Cet
homme vit dans l'Agartha, à l'intérieur de
la Terre. « Fantaisies ! - diront les profanes et
les profanateurs -, utopies, absurdités de cet homme
qui parle en pleine conférence »...
Mais
le Grand Kabire Jésus ne pensait pas ainsi. Il rendit
témoignage de Melchisédech, et en parla avec
une profonde vénération. L'histoire dit que
« Quand Abraham, le Prophète, rentra de la
défaite des Rois de Sodome et Gomorrhe, il rencontra
Melchisédech. Celui-ci habitait - dit-on dans l'histoire
- dans une forteresse. Plus tard, à l'endroit où
se trouvait cette forteresse militaire, se dressa Jérusalem,
la cité chérie des Prophètes ».
Abraham célébra l'Onction Gnostique, c'est-à-dire
le partage du Pain et du Vin, avec Melchisédech,
et il lui donna aussi les Prémices. Melchisédech
remercia Abraham en lui offrant une coupe merveilleuse :
LE SAINT GRAAL !
Cette
coupe fut emmenée, beaucoup plus tard, par Abraham
en d'autres lieux ; la Reine de Saba la posséda,
et la tradition raconte que « La Reine de Saba l'apporta
au Roi Salomon ; mais voulant avant tout connaître
la Sagesse de ce Sage, cette Reine le soumit à des
épreuves ». Salomon sortit vainqueur de toutes
les épreuves.
Une
épreuve fut décisive : un jour, la Reine amena
25 jeunes, hommes et femmes, tous pareillement vêtus,
pareillement apprêtés, et du même âge.
Les jeunes hommes étaient bien rasés et même
maquillés ; bref, on ne savait qui était qui
(qui étaient les hommes, qui étaient les femmes).
La Reine de Saba exigea de Salomon, comme condition de base,
qu'il distingue immédiatement les hommes des femmes.
Salomon,
avec une terrible Sagesse, comme toujours, ordonna aux 25
jeunes de se laver les mains, et à la façon
dont chacun se lavait les mains, il les reconnaissait et
disait : « Celui-ci est un homme, celle-ci est une
femme », etc. C'est ainsi que le sage Salomon sortit
vainqueur et qu'il reçut la sainte coupe.
La
tradition raconte que « ce fut dans cette coupe bénie
que Jeshua Ben Pandira - c'est-à-dire le Grand Kabire
Jésus - célébra la Dernière
Cène ». Évidemment, après, durant
la crucifixion, il arriva quelque chose d'insolite. Joseph
d'Arimathie [...]
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