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123.
Phénomènes psychologiques et parapsychologiques
(psychologie et parapsychologie)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "FENÓMENOS
PSICOLÓGICOS Y PARAPSICOLÓGICOS (Psicología
y Parapsicología)"
Chers
messieurs, chères dames, nous allons commencer notre
conférence de ce soir. Dans le domaine de la Psychologie
et de la Parapsychologie, il existe assurément des
surprises extraordinaires. Au moment où je commence
cette conférence, il me vient en mémoire le
cas insolite d'Eusapia Palladino, de Naples. En présence
de cette femme, se produisaient d'extraordinaires phénomènes
parapsychologiques. Des savants de toute l'Europe, sceptiques,
matérialistes, voyagèrent jusqu'à Naples
dans le but de démasquer la fraude, comme on disait
à cette époque. Réellement, ce cas
était étonnant...
Pour
analyser les questions purement parapsychologiques d'Eusapia
Palladino, il fallut organiser tout un laboratoire. Là,
il ne manquait pas de balances très précises,
de papier phosphorescent, de plâtre, de plaques photographiques
très sensibles, d'instruments de musique dans des
coffres en acier dûment électrifiés
sous haute tension, etc. Ce cas parapsychologique était
formidable.
Eusapia
Palladino fut assise sur une chaise très spéciale
: de part et d'autre, on mit des poteaux en acier, on l'entoura
de fils de cuivre, même ses oreilles (les trous des
oreilles, où se mettent toujours les boucles des
femmes) furent traversées par des fils, ainsi que
ses doigts, son corps entier, dans le but de conjurer toute
fraude ; on l'attacha aux poteaux d'acier de telle manière
que n'importe quel mouvement fût impossible. Si elle
essayait, durant les expériences parapsychologiques,
de bouger ne serait-ce qu'un doigt, une sonnette résonnait...
On
examina le corps de la présumée patiente :
l'urée était normale ; on ne trouva pas d'albumine
dans ses urines ; le sang était totalement négatif
; le fonctionnement hépatique était normal
; on ne trouva pas de calculs dans la vésicule biliaire.
L'examen iridologique révéla un organisme
sain. Ce cas était donc formidable... En présence
d'Eusapia Palladino, une table, violant la Loi de la Gravité,
resta suspendue dans l'atmosphère. On en fit des
photographies, on vérifia le phénomène
jusqu'à satiété. Ceux qui y assistaient
étaient des gens sceptiques, matérialistes,
incrédules à cent pour cent, et cependant,
la Loi de la Gravité avait été violée.
Dans
ce cas concret, la patiente présentait uniquement
un certain tremblement nerveux, plutôt de type hystérique,
je ne crois pas qu'elle soit arrivée jusqu'au tremblement
de type épileptique. Elle ne possédait absolument
aucune culture intellectuelle ; c'était une femme
analphabète...
Poursuivons
avec ces expériences de type parapsychologique :
il arriva qu'une mandoline (qui se trouvait sur le sol du
laboratoire) flotta dans l'atmosphère alentour. Le
plus extraordinaire, c'est qu'elle faisait résonner
une musique harmonieuse, comme si des mains métaphysiques
la faisaient vibrer. L'examen, fait sur ce cas, ne démontra
pas de fraude. Ceux qui se trouvaient là n'étaient
pas de type fanatique, car ils étaient absolument
sceptiques, incrédules à cent pour cent, et
la mandoline flottait dans l'atmosphère environnante...
La
mère de Botacci (la mère d'un scientifique,
morte depuis quelques années) apparut au milieu du
laboratoire. Les scientifiques prirent des photographies,
ils ne se laissèrent pas emporter par des émotions
inférieures ; ils utilisèrent leurs plaques,
leurs réflecteurs, etc., et, en outre, les plaques
photographiques n'étaient pas sujettes à l'hallucination.
Nous pourrions accepter le terme « hallucination »,
mais il n'est pas concevable que les plaques photographiques
puissent passer par le processus de l'hallucination. Le
fait était concret et exact. Il s'agissait de questions
scientifiques qui devaient être rigoureusement vérifiées...
La
défunte fut photographiée. Ils obtinrent aussi
des moules de visages en plâtre, des moules de mains,
apparemment invisibles, en plâtre. Tout ce matériel
didactique fut rigoureusement enregistré. Ce sont
donc des phénomènes insolites dans le domaine
même de la parapsychologie...
Les
mouvements nerveux pouvaient signaler l'hystérie
chez la patiente, mais on n'enregistra pas de tremblements
de type épileptique... Tout cela, je le fais relever
ici, devant vous, du domaine exclusivement parapsychologique.
Bien sûr, ces scientifiques incrédules retournèrent
dans leur pays d'origine, absolument convaincus de ce qui
est métaphysique. Soudain, ils ne purent plus établir
des théories ; ils se limitèrent à
enregistrer les phénomènes, et je crois que
cela est plus que suffisant pour réfléchir.
Que l'on puisse déduire de ces phénomènes
quelques théories intéressantes, c'est indéniable.
« Théorie » signifie « procession
d'idées », et dans ce cas, chacun est libre
d'établir sa théorie ; moi, je me limite à
citer des phénomènes...
Aux
États-Unis, à Hydesville, il s'est produit
un autre fait, aussi insolite, que je rapporte ici, ce soir,
pour la réflexion...
Nous
avons tous entendu parler de William Crookes, l'homme qui
présenta la Matière Radiante dans ses tubes
à essai, un scientifique de renom. Il arriva aussi,
dans ce village, quelque chose qui s'écarte du normal
: certaines pierres étaient lancées sur la
maison d'une famille distinguée, dans la maison des
demoiselles Fox. Et, le plus intéressant, c'est que
ces pierres entrèrent par une fenêtre et sortirent
par une autre, avec des mouvements hors du commun, hors
norme...
William
Crookes (appelé pour ce type de recherches parapsychologiques)
nota que lorsque ces phénomènes se produisaient
dans cette maison, deux jeunes, deux demoiselles, tombaient
dans une transe psychique très spéciale. Il
résolut de les examiner attentivement. Il nota, dans
ces cas, des mouvements nerveux de type épileptique,
et cela est assez intéressant. Ces dames atteignaient
non seulement l'hypnose, mais aussi un stade plus avancé,
elles entraient en état de catalepsie.
Ceux
qui ont un peu étudié l'hypnose à l'Université
savent très bien faire la différence entre
une transe hypnotique et une transe de type cataleptique.
Je pourrais vous dire que je considère la transe
hypnotique comme l'introduction à l'état cataleptique.
Il est habituellement assez difficile d'amener un patient
jusqu'à l'état de catalepsie.
Dans
le domaine de la vie réelle, on a souvent enterré
et on enterrera un individu en état de catalepsie.
Et il me vient en mémoire, en ce moment, quelque
chose qui arriva à Puebla. Il existait là
un fossoyeur très intéressant, ou un gardien
de cimetière, pour être plus clair, très
intéressant. Avant de permettre l'enterrement de
quelqu'un, il exigeait donc qu'on lui laisse le cercueil
avec le défunt une nuit à l'intérieur
de la chapelle, dans le but de lui donner l'opportunité,
« au cas où » - comme on dit -, de «
revenir à lui ». Cet homme déclara finalement
à la radio, « qu'au moins cinquante pour cent
des candidats avaient ressuscité du sépulcre
». Son opinion était un peu audacieuce. Et
plus encore : il osa citer les noms et les prénoms
de docteurs qui avaient fait, qui avaient signé des
certificats de décès. À cette époque,
naquit un gros problème à Puebla, à
cause de ces déclarations. On finit par interdire
à cet homme de continuer de parler. Cela doit nous
inviter à réfléchir...
Que
dire des « momies de Guanajuato » ? Beaucoup
apparaissent dans des attitudes insolites, comme si elles
essayaient d'ouvrir une caisse, ou comme si elles s'étaient
retournées. On voit donc que l'on a enterré
beaucoup d'entre elles en état de catalepsie.
Que
la science de l'hypnose universitaire forme un professionnel
pour mettre la patiente en état de catalepsie, ce
n'est pas impossible ; mais, avant tout, le professionnel
doit être capable de pratiquer l'hypnose ; dans le
cas contraire, il n'est pas possible d'amener un patient
jusqu'à l'état de catalepsie...
Bon,
pour ne pas trop nous éloigner du sujet, je continuerai
en vous disant que ces demoiselles Fox, de Hydesville, allèrent
jusqu'à l'état de catalepsie. D'après
les analyses, il y avait bien, dans ce cas, un mouvement
nerveux épileptique. Cela nous invite à réfléchir
; souvenons-nous des possédés de l'Évangile
Christique, avec des convulsions de type épileptique.
En tous cas, on nota bien un mouvement nerveux épileptique
chez les demoiselles Fox de Hydesville. Pour le reste, l'analyse
ne révéla aucun organe affecté en particulier.
L'analyse cérébrale donna de bons résultats,
et, en général, toute leur histoire clinique,
pour ainsi dire, était normale...
Lorsque
ces dames tombaient en état de catalepsie, il se
passait une certaine matérialisation fantomatique,
hors du commun. William Crookes, qui était un physicien
extraordinaire, construisit à cet effet ou fit à
cet effet, organisa un laboratoire spécifique. Il
les mit dans une chambre noire, dûment enchaînées,
dans le but de s'assurer qu'aucune fraude ne soit possible...
Une
fois ces dames en état de catalepsie, les phénomènes
survenaient. Cependant, j'ai compris que le docteur William
Crookes faisait appel en partie à l'hypnose pour
les mettre en « transe ». Ensuite, faisant de
plus grands efforts, il obtenait la catalepsie. Et, dans
cet état cataleptique, apparaissait, au milieu du
laboratoire, une dame qui disait s'appeler KATIE KING, morte
depuis je ne sais combien d'années...
Tous
les scientifiques qui sont venus voir les expérimentations
parapsychologiques du docteur William Crookes (éminent
physicien qui découvrit la matière à
l'état radiant) étaient des gens sceptiques.
Il n'y avait là ni religieux, ni fanatiques d'aucune
sorte. La question était exclusivement scientifique.
Les photographies qu'ils prirent furent exactes, on réussit
à photographier Katie King. Elle s'est matérialisée
durant trois ans consécutifs dans le laboratoire
de l'éminent physicien ; elle se prêta à
toutes sortes d'analyses scientifiques et, au bout de trois
ans, en présence de tous les savants, elle se dématérialisa
lentement, laissant cependant une boucle de cheveux comme
témoignage. Elle dit : « J'ai accompli une
mission, j'ai démontré qu'au-delà de
la tombe, il y a quelque chose, quelque chose de distinct,
de différent. C'est pour ça que je suis venue
et maintenant que ma mission est accomplie, je me retire
»... Elle donna l'accolade à tous les savants
et, en présence de tous, elle s'en alla lentement
en se dématérialisant. Pour qu'ils ne croient
pas qu'il s'était agi de simples hallucinations,
elle laissa une boucle de cheveux.
Devant
des faits insolites aussi crus, aussi réalistes,
franchement, je ne conçois pas comment le scepticisme
matérialiste peut encore exister, à plus forte
raison lorsqu'à l'Université de Sciences Psychiques
de Londres il existe une importante documentation parapsychologique.
Il
y a quelque chose qui nous étonne, c'est que, à
notre époque, il arrive maintenant, en provenance
de la sceptique Russie Marxiste-Léniniste, la plus
grande quantité de matériel didactique parapsychologique.
Les Russes ont inventé un appareil extraordinaire,
grâce auquel il est possible de percevoir et même
de photographier le FOND VITAL ORGANIQUE. Ce Fond Vital,
vu au travers de cet appareil, a reçu en Russie le
nom spécifique, défini, de « CORPS BIOPLASTIQUE
».
On
l'a étudié par rapport aux organes, on l'a
étudié en dehors des organes, on a minutieusement
photographié le corps vital. Il n'y a pas de doute
que le Corps Bioplastique ou le corps vital, c'est la même
chose. Ce qui est curieux, dans ce cas, c'est que, dans
l'hindouisme, on connaissait déjà le Corps
Bioplastique avant l'invention de cet appareil, seulement
ils le nommaient « LINGA SARIRA »... Et il me
vient en mémoire, en ce moment, une expérience
parapsychologique notable. Un individu passif, en état
de transe cataleptique, avait pu projeter hors de lui-même,
à quelques mètres, son Corps Bioplastique.
Un journaliste qui se trouvait à cette session scientifique
sortit son pistolet et fit feu sur ce corps qui s'était
rendu visible et tangible à quelques mètres,
en face du sujet cataleptique. Ce qui était intéressant
dans cette affaire, ce fut que la balle ait échoué
exactement dans le ventricule gauche du coeur de l'individu
en état de catalepsie. Évidemment, celui-ci
mourut...
Mais
je me demande et je vous demande à vous, en tant
que personnes cultivées, comment est-il possible
qu'une balle, projetée à distance contre un
objet A, apparaisse soudain sur une personne B située
à côté de celui qui a tiré ?
« Peut-être, me direz-vous, qu'il se pourrait
qu'il ait été victime d'une hallucination
ou que le sujet passif avait essayé un truc, se plaçant
lui-même comme cible pour la balle ». Mais le
fait est que le sujet passif se trouvait à côté
du journaliste, et à côté du sujet passif,
il y avait d'autres personnes qui contrôlaient l'expérience.
Cela
échappe parfaitement aux Lois de la Physique, comme
le MESON K, par exemple, échappe à la Loi
de la Parité. Vous savez bien que le fameux Méson
K a attiré l'attention des physiciens, qu'il se moque
de la Loi de la Parité. Le Méson K semble
interférer avec les lois d'un univers que j'appellerais
« UNIVERS PARALLÈLE ». Je considère
que le concept « d'Univers Parallèle »
résiste à n'importe quelle analyse, surtout
lorsqu'on approfondit les mystères du Méson
K.
Nous
voyons donc, évidemment, que le Corps Bioplastique
a une réalité. Des hommes éminents
qui se sont consacrés à la Science de la Parapsychologie,
poursuivant cette voie des russes, ont découvert
que le corps vital ou Bioplastique avait quatre qualités
spécifiques :
a)
il est intimement relié aux processus biochimiques
de l'assimilation ainsi que de l'élimination.
b)
Il se trouve associé aussi aux processus touchant
à la sexologie, que ce soit dans le domaine de la
fécondation ou de simples accouchements.
c)
Il y a une relation de ce corps avec les processus de la
lumière, de la couleur, du son, des perceptions,
etc.
d)
Il est en relation avec l'Imagination et la Volonté.
Je
crois que Monsieur Emmanuel Kant, le philosophe de Königsberg
(l'auteur merveilleux de la « Critique de la Raison
Pratique » et de la « Critique de la Raison
Pure »), a eu grandement raison quand il a assuré
qu'un NEXUS FORMATIVUS était nécessaire à
l'organisme humain. Ce Nexus Formativus serait indiscutablement
le Corps Bioplastique russe.
Si
nous approfondissons dans cette voie, nous arrivons à
la conclusion qu'un corps purement biochimique, physiologique,
anatomique ne peut exister sans ce Nexus Formativus. Je
ne pourrais pas non plus concevoir l'existence de cet édifice
s'il n'y avait pas eu de fondations pour les murs, pour
les « clôtures ».
Mais
il y a quelque chose que nous n'avons pas encore abordé.
Il me vient en mémoire le cas de Katie King, matérialisée
au milieu du laboratoire ou celui de la mère de Botacci,
le grand scientifique italien, matérialisée
aussi dans cet autre laboratoire de Naples. Il n'y a pas
de doute qu'il existe un Moi psychologique.
Miars
ou Mers nous parle franchement du « MOI SUBLIMINAL
» (chacun est tout à fait libre de penser comme
il veut), mais nous ne trouverions pas réellement
d'explication logique qui résisterait à une
analyse si nous n'acceptions pas le fameux EGO des psychologues.
Il n'est pas possible de concevoir une machine qui puisse,
par elle-même, avoir des processus analytiques définitifs,
avoir des émotions, avoir une psyché, s'il
n'existait pas un sujet de type plutôt psychologique,
métaphysique, diraient les religieux. (Ah ! Les religieux
avec leur Métaphysique ! Je respecte les religions,
mais je ne me lance pas, pour l'instant, dans cela. Je veux
m'en tenir strictement à la question psychologique,
et, en passant, aborder les problèmes de type parapsychologique).
Lorsqu'on
sonde un individu passif dans une session d'hypnose, on
peut découvrir qu'il existe le Subconscient... le
Préconscient...
Il
y a actuellement beaucoup de discussions sur les termes
« SUBJECTIF » et « OBJECTIF », «
CONSCIENT » et « SUBCONSCIENT ». Les psychologues
du siècle passé considéraient comme
« CONSCIENT » tout ce qui est en relation avec
les perceptions physiques ordinaires, les processus de raisonnement,
les processus émotionnels, etc. Ils considéraient
comme « SUBCONSCIENT », les processus qui échappent
à la perception quotidienne. Pour eux, les rêves
étaient dans le Subconscient et les phénomènes
purement télépathiques étaient conscients,
etc.
Mais
la PSYCHOLOGIE RÉVOLUTIONNAIRE va plus loin, elle
considère comme conscient LE RÉEL, ce qui
se trouve en relation avec les fondements mêmes des
processus psychologiques, ce qui est intimement lié
aux « INTUITIONS » de Kant, aux EXPÉRIENCES
DIRECTES DU RÉEL, aux EXTASES DES SAINTS...
Et
je ne veux pas faire, en cela, de la démagogie ni
devenir l'émule de beaucoup de savants, non ! Je
veux uniquement parler de manière concrète
et exacte : le Réel, le Spirituel est objectif. Le
subjectif, c'est ce qui n'a pas de réalité
circonstancielle, ce qui, véritablement, appartient
à la lutte quotidienne pour l'existence.
Ce
que je dis ne peut en aucune manière satisfaire les
académiciens ; ceci est dû au fait concret
qu'à l'académie on tient pour Objectif, Réel,
ce qui est physique ainsi que les perceptions sensorielles
externes ; et Subjectif, ce qui ne peut pas avoir de réalité
physique, concrète. Je fais cette déclaration
pour bien expliquer le sens de cette conférence.
En
tout cas, le MOI de beaucoup de psychologues, le MOI DE
LA PSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE, je ne le considère
pas comme quelque chose de pleinement objectif ; je dis
qu'il est subjectif à cent pour cent, qu'il appartient
aux Régions du Subconscient (il y a association entre
le Subjectif et le Subconscient : le Subjectif est Subconscient,
l'Objectif est Conscient). Je considère que LE MOI
EST SUBJECTIF...
Les
théosophes pensent qu'il existe un MOI DE TYPE SUPÉRIEUR
et ils le dénomment « ALTER EGO » ; ils
acceptent aussi un MOI INFÉRIEUR. Ils croient et
ils disent « que le Supérieur doit dominer
l'Inférieur, que lorsque cela se produit, nous nous
convertissons en quelque chose comme les Mahatmas Hindous,
c'est-à-dire en Hommes de type supérieur ».
Ah, les théosophes avec leurs concepts !
Moi,
je pense simplement que supérieur et inférieur
sont deux sections d'une même chose ; le Moi Supérieur
et le Moi Inférieur sont deux sections de la même
chose : en tout cas, l'Ego, le Moi, est Subjectif ; il a
un début et il a une fin. Le Moi, en lui-même,
n'est en aucun cas quelque chose de permanent, comme le
supposent beaucoup de psychologues ; le Moi est quelque
chose de pluralisé.
Il
vaut la peine de tenir compte de LA DOCTRINE DES MULTIPLES
du Tibet. Les Tibétains croient qu'à l'intérieur
de nous, il existe beaucoup de Mois (cela, la Psychologie
Moderne de type occidental ne l'accepterait jamais).
LA
DOCTRINE DE LA MULTIPLICITÉ DU MOI est tibétaine.
Il ne fait aucun doute que les égyptiens ont, eux
aussi, accepté cette Doctrine, et ils ont nommé
les divers Mois « LES DÉMONS ROUGES DE SETH
». Ainsi, à l'intérieur de nous, il
y a une multitude de Mois. Les Tibétains parlent
des « agrégats psychiques » dans la Doctrine
des Multiples. En considérant les choses de ce point
de vue, nous arrivons à la conclusion que le Moi
n'est pas quelque chose de permanent.
Évidemment,
personne ne pourrait accepter un Moi psychologique s'il
ne l'a pas vu du point de vue sensoriel. Mais si j'ai cité
d'une certaine manière les phénomènes
de la Parapsychologie, les phénomènes qui
se sont produits à Naples et aux États-Unis,
je l'ai fait pour que vous compreniez qu'on a bien prouvé
la réalité d'un Moi qui continue même
après le sépulcre. J'ajoute seulement, à
ce point de vue phénoménologique, la Doctrine
Tibétaine des Multiples ; je considère qu'à
l'intérieur de chacun de nous, il y a beaucoup de
Mois.
Il
est évident que cela peut nous donner une explication
très concrète du pourquoi des CONTRADICTIONS
PSYCHOLOGIQUES chez les êtres humains : « Je
vais manger », dit le Moi de l'estomac. « Non
! ce n'est pas cela que je veux, dit le Moi intellectuel,
je vais lire un peu ». Soudain intervient un troisième
qui n'est pas d'accord et qui assure : « Je vais faire
une trotte au lieu de manger ou de lire » ; c'est
le Moi du mouvement.
Il
y a donc une série de contradictions psychologiques
à l'intérieur de nous et ça vaut vraiment
la peine d'en tenir compte. De plus, vous devez savoir (mesdames
et messieurs) que la machine organique est très bien
faite : nous avons un CERVEAU INTELLECTUEL, nous avons un
CENTRE ÉMOTIONNEL, et cela, personne ne peut le nier.
Si le Centre Intellectuel est situé strictement dans
le Cerveau, l'Émotionnel se trouve situé exactement
dans le coeur et le système nerveux Grand Sympathique,
en général. Nous avons un CENTRE MOTEUR qui
est situé dans la partie supérieure de l'épine
dorsale, nous avons un CENTRE INSTINCTIF qui est situé
dans la partie inférieure de l'épine dorsale
et nous avons le CENTRE SEXUEL. Que chacun de ces centres
ait son mental spécifique, c'est indéniable,
nous le voyons dans les fonctionnements.
Indiscutablement,
la machine organique est un peu complexe. Les IMPRESSIONS
arrivent au cerveau, elles sont transmises par l'Ego ou
par le Moi à n'importe lequel des Centres de la machine.
Il peut arriver que le Moi envoie, par erreur, les impressions
à un centre qui ne leur appartient pas, et nous avons
alors une erreur manifeste dans la personnalité.
Ce
qui se passe généralement, messieurs, c'est
qu'on confond souvent un Centre avec un autre : par exemple,
une femme prête soudain une grande attention à
un homme ; comme elle « le trouve » très
sympathique, elle lui prodigue certaines attentions, etc.
Bien sûr, ces impressions arrivent au Centre Intellectuel
de l'homme ; mais il peut arriver que l'Ego, ou le Moi,
transmette ces Impressions au Centre Sexuel, par exemple,
et que le sujet ressente alors une attraction sexuelle pour
cette femme ; ou il les transmet au Centre Émotionnel,
et l'individu va alors croire que, du fait qu'elle lui a
porté de telles attentions, cette femme est amoureuse
de lui. S'étant ainsi trompé, il fait la cour
à la femme, alors que la femme n'a jamais pensé
être amoureuse de lui, mais qu'elle s'est seulement
occupée de lui par simple amitié, par simple
courtoisie et elle se trouve terriblement surprise lorsque
cet individu vient lui faire la cour...
Je
connais quelqu'un, ici, dont je ne mentionnerai pas le nom,
qui vit toujours dans cette erreur ; il s'est trompé
une fois et continue à se tromper des milliers de
fois. L'homme, chaque fois qu'il voit une femme s'occuper
de lui, croit qu'elle est amoureuse, et, de ce fait, il
lui fait la cour et la dame se retrouve, en général,
terriblement surprise, puisqu'elle n'est pas tombée
amoureuse de lui. Ainsi, ce que cet homme a obtenu, c'est
que les gens qui lui portaient de l'estime le détestent
maintenant. Conclusion : il a déjà pas mal
« pris de l'âge » et n'arrive pas à
trouver une femme. Vous voyez comme il est facile d'envoyer
les impressions qui arrivent au travers des sens à
un centre qui ne leur correspond pas.
Si
nous n'avions pas le Moi psychologique, s'il n'existait
en nous que le MATÉRIEL PSYCHIQUE, je suis sûr
que, dans ce cas, les impressions seraient transmises exactement
au Centre correspondant de la machine organique ; mais,
malheureusement, le Moi psychologique a l'habitude de «
prendre des vessies pour des lanternes ».
Indiscutablement,
le Moi psychologique est un paquet de préjugés,
de peurs, de haines, d'appétences, de méfiances,
de fornications, d'adultères, etc. Conclusion : le
Moi psychologique est composé d'une accumulation
de Mois également de nature psychologique. Chaque
Moi a les TROIS CERVEAUX : l'INTELLECTUEL, l'ÉMOTIONNEL
et le MOTEUR-INSTINCTIF-SEXUEL. Conclusion : chacun des
Mois que nous portons à l'intérieur de nous
semble être une personne différente : c'est
une personne différente. Tous ces Mois que nous portons
à l'intérieur de nous se disputent pour la
suprématie, ils veulent être les maîtres,
les seigneurs, et quand l'un d'entre eux réussit
à contrôler totalement la machine organique,
il croit qu'il a triomphé, mais vient, sans tarder,
le moment où un autre le remplace.
Une
fois les choses considérées sous cet angle,
regardées de ce point de vue, il est sûr que
nous n'avons pas encore un véritable SENS DE LA RESPONSABILITÉ
MORALE. Le Moi qui, aujourd'hui, jure un amour éternel
à une femme est remplacé, plus tard, par un
autre qui n'a pas voix au chapitre ; au final, l'individu
se retire et la pauvre femme reste déçue.
Le Moi qui, aujourd'hui, jure son amour pour une grande
cause est remplacé, plus tard, par un autre qui n'a
rien à voir avec ce serment ; l'individu se retire
et ses amis restent plutôt confondus. Nous n'avons
pas véritablement de CONTINUITÉ DE PROPOS.
Combien
d'individus entrent dans une faculté, comme par exemple
la Faculté de Médecine. Je suis sûr
que tous ceux qui y entrent ne vont pas devenir des professionnels.
Certains se fatiguent et ils n'y retournent pas ; d'autres
ne peuvent supporter la matière ; et il est difficile
de trouver quelqu'un qui ait de la Continuité de
Propos (c'est ce qui arrive avec toutes les autres matières
médicales). S'il y avait une Continuité de
Propos, alors, nous pourrions tous arriver au but ; mais,
en réalité, bien souvent nous commençons
à faire quelque chose et nous nous fatiguons, nous
changeons brusquement d'idée. Pourquoi ? Parce qu'un
autre Moi remplace le Moi qui était intéressé
par tel ou tel projet.
La
CONSCIENCE NORMALE n'est pas le Subconscient. Le Moi est
Subconscient à cent pour cent et l'ESSENCE ou matériel
psychique est dans la bouteille du Moi Subconscient. À
cause de cela, le Moi Subconscient (qui est collectif ou
en groupe) s'avère dans le fond satirique, car à
cause du Moi Subconscient, l'Essence, le matériel
psychique ou la Conscience, se trouve embouteillée,
elle agit en vertu de son propre embouteillement, elle devient
Subconsciente et, parfois, Infraconsciente et parvient jusqu'à
l'Inconscient Psychologique.
Nous
avons besoin d'AUTO-EXPLORER ce Moi pluralisé de
la Psychologie ; nous avons besoin de l'AUTO-OBSERVATION
PSYCHOLOGIQUE. Lorsque quelqu'un accepte qu'il a une «
psychologie », il commence à s'AUTO-OBSERVER.
Malheureusement, très rares sont ceux qui acceptent
qu'ils ont une « psychologie » ; ils acceptent
plus facilement qu'ils ont un corps physique, car ils peuvent
le toucher, ils peuvent le sentir, mais ils n'acceptent
pas aussi facilement qu'ils ont une « psychologie
», car cela ne peut se voir à première
vue, cela ne peut se toucher. Mais si quelqu'un accepte
qu'il a une « psychologie », il peut changer.
Lorsque quelqu'un l'accepte, il commence, de ce fait, à
s'auto-observer, il commence à faire usage du sens
de l'Auto-observation psychologique. Lorsque quelqu'un commence
à utiliser ce sens, il se distingue des autres, il
devient différent.
Si
on réussissait à annihiler complètement
le Moi psychologique, le matériel psychique, la Conscience
pourrait s'éveiller, et la Conscience éveillée
développe, de fait, le SENS SPATIAL. Le sens spatial
confère, en soi-même, non seulement les cinq
sens ordinaires, mais aussi beaucoup d'autres Sens que la
science officielle ignore. Une fois la Conscience éveillée,
ce sens spatial se développe ; mais pour que la Conscience
s'éveille, il est nécessaire de DÉSINTÉGRER
LE MOI PLURALISÉ de la Psychologie. Ce Moi pluralisé
peut se désintégrer si nous commençons
l'Auto-observation psychologique.
C'est
dans le domaine de la vie pratique, en relation avec nos
parents, à la maison ou dans la rue, ou à
l'école, ou au temple, ou à la campagne, que
nos défauts cachés affleurent spontanément,
naturellement, et, si nous sommes en état d'ALERTE-PERCEPTION,
d'ALERTE-NOUVEAUTÉ, alors, nous les voyons. Un défaut
découvert doit être JUGÉ DE MANIÈRE
ANALYTIQUE, il doit être ouvert avec le BISTOURI DE
L'AUTO-CRITIQUE ; c'est ainsi que nous pourrons le comprendre.
Lorsqu'on
a compris intégralement un défaut dans tous
les NIVEAUX DU MENTAL, dans tous les recoins de l'entendement,
on peut alors LE DÉSINTÉGRER. Il est facile
de désintégrer un défaut, lorsqu'on
l'a compris intégralement. Un défaut désintégré,
c'est un Moi désintégré ; cela équivaut
à désintégrer un agrégat psychique,
et le pourcentage de Conscience ou matériel psychique
embouteillé dans cet agrégat se retrouve,
de ce fait, libéré.
Normalement,
les gens ont trois pour cent de Conscience Éveillée
et quatre-vingt dix-sept pour cent de Subconscience ; mais
si nous désintégrons quelques agrégats
psychiques, nous augmenterons ce pourcentage. Si l'humanité
avait dix pour cent de Conscience éveillée,
il n'y aurait plus de guerres dans le monde ; et lorsqu'on
parvient à avoir ne serait-ce que soixante pour cent
de Conscience éveillée, on obtient la perception
objective réelle des phénomènes naturels.
Les
gens communs, ordinaires n'atteignent pas la perception
objective des phénomènes. Je suis absolument
sûr que nous n'arrivons à percevoir que la
millionième partie de tous les phénomènes
physiques qui se passent autour de nous. Il n'y a pas de
doute qu'actuellement notre Conscience se trouve très
embouteillée dans l'Ego.
Si
nous réussissions réellement à annihiler
cent pour cent du fameux Ego ou Moi pluralisé, nous
obtiendrions aussi l'éveil absolu de la Conscience
à cent pour cent. Une Conscience complètement
éveillée est une Conscience Objective, ce
n'est plus une Conscience Subjective ; elle n'appartient
plus au domaine de l'Infraconscience ou de l'Inconscience,
ou du simple préconscient freudien ; c'est une Conscience
véritablement Objective, dans le sens transcendantal
du terme. Hermès Trismégiste, Quetzalcoatl,
Gautama en Inde, Pythagore en Grèce, Zarathoustra
en Perse, etc., furent des Hommes à la Conscience
Objective.
La
Conscience Objective, éveillée à cent
pour cent, nous permet d'expérimenter directement
Cela qui n'est pas du Mental, Cela qui est au-delà
du corps, des affects et de l'entendement, Cela qu'est le
Réel, la Vérité.
Les
gens communs, ordinaires ne perçoivent jamais un
phénomène de façon complète,
intégrale ou unitotale. Pour le percevoir, il est
nécessaire de jouir de la Conscience Objective, car
seule la Conscience Objective atteint la perception intégrale
de tel ou tel phénomène.
Normalement,
nous voyons une fleur, nous admirons sa géométrie,
et si nous avons étudié un peu de chimie,
nous savons la formule chimique de cette fleur, nous l'appliquons
à la fleur pendant notre analyse. En un mot, nous
voyons dans la fleur ce que nous avons étudié,
ce que nous avons appris dans la salle d'étude, ce
que nos professeurs nous ont enseigné, mais nous
ne voyons pas la fleur en elle-même, telle qu'elle
est, mais nos théories déposées dans
la fleur. Cela gêne beaucoup Marx, mais Kant a raison
lorsqu'il affirme que nous ne percevons pas LES CHOSES EN
ELLES-MÊMES.
Comment
pourriez-vous certifier que vous êtes en train de
voir ce vase ? Vous percevez certainement l'image de ce
vase, mais le vase, en lui-même, vous ne le percevez
pas. Je suis sûr que vous ne voyez pas les atomes
de ce vase, les électrons, les ions, les protons,
etc. Je suis absolument sûr que vous ne voyez pas
le mouvement moléculaire ou atomique dans le vase
; vous voyez une image de ce dernier, mais vous ne voyez
pas « la chose en soi », « le vase en
soi ». De sorte que cela déplaît tant
à Marx, dans sa Dialectique matérialiste,
c'est pour lui, malheureusement, quelque chose qu'il ne
pourrait en aucune manière argumenter. Lorsque Monsieur
Emmanuel Kant dit que « nous ne voyons pas les choses
en elles-mêmes », il affirme quelque chose d'une
crue réalité ; nous voyons les images des
choses, mais pas les choses en elles-mêmes.
Dans
le domaine purement parapsychologique, nous devons comprendre
le fonctionnement du Mental de manière plus profonde.
Il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire, parce que
le « je crois » et le « je ne crois pas
», on peut le garder pour les questions de religions
; mais nous, nous ne parlons pas de questions religieuses...
Les
sages de la Parapsychologie avancée et révolutionnaire
classifient le Mental en trois aspects : premièrement,
le MENTAL SENSORIEL ; deuxièmement, le MENTAL INTERMÉDIAIRE
; troisièmement, le MENTAL PROFOND, le MENTAL INTÉRIEUR.
«
Le Mental Sensoriel élabore, comme dit Emmanuel Kant,
le philosophe de Königsberg, ses concepts au moyen
des données apportées par les sens »,
c'est-à-dire au moyen des PERCEPTIONS SENSORIELLES
EXTERNES. Le Mental Intermédiaire contient, en lui-même,
ce qu'on appelle les CROYANCES. Et le Mental Intérieur
est normalement fermé chez les êtres humains.
Quant
au Grand Kabire Jésus, que je cite maintenant ici
de manière opportune, il qualifiait le Mental Sensoriel
de LEVURE DES SADDUCÉENS, matérialistes et
incrédules. Assurément, le Mental Sensoriel
ne peut rien savoir du Réel, de la Vérité,
du Divin, puisqu'il « élabore ses concepts,
comme l'assure Monsieur Emmanuel Kant dans la « Critique
de la Raison Pure » exclusivement avec les données
apportées par les cinq sens » ; il ne peut
rien savoir de ce qui ne sort pas des cinq sens ; c'est
pourquoi on le nomme « Mental Sensoriel » (c'est
la Levure des Sadducéens Matérialistes de
l'époque de Jeshua Ben Pandira).
Quant
au Mental Intermédiaire, il le qualifia, à
cette époque, de LEVURE DES PHARISIENS, car il ne
contient que des croyances, sans plus, sans vérification
scientifique d'aucune sorte. L'individu X assiste à
son rite, à son culte, à sa secte, à
quoi que ce soit, pour tenir ses promesses, car il s'est
engagé ou parce que sa famille appartient à
cette secte, mais il ne s'auto-explore jamais psychologiquement.
Jamais de la vie, il ne se préoccupe d'éliminer
ses défauts de type psychologique : il feint une
chose et il en va autrement. Voilà le pharisien ou
le Moi pharisien.
Quant
au Mental Intérieur, la chose change. Vraiment, le
Mental Intérieur proprement dit, analysé dans
la Parapsychologie Révolutionnaire, est certainement
différent, il est capable - et on a pu corroborer
cela avec des phénomènes parapsychologiques
extraordinaires - il est capable de percevoir directement,
par lui-même, les phénomènes naturels,
dans leur intégralité, leur totalité.
Quelqu'un
peut, par exemple, ne rien savoir en chimie et connaître
immédiatement un phénomène chimique
(bien qu'il n'utilise pas les termes chimiques), à
condition, bien sûr, qu'il ait ouvert son Mental Intérieur.
Quelqu'un peut ne jamais avoir étudié la physique,
mais si son Mental Intérieur est ouvert, il peut
percevoir intégralement un phénomène
physique, bien qu'il utilise d'autres termes, différents
de ceux que nous appelons communément « termes
de physique ». Celui qui a ouvert son Mental Intérieur
peut naturellement expérimenter Cela qui n'appartient
pas au temps, Cela qu'est la Vérité. Mais
pour ouvrir le Mental Intérieur, il est nécessaire,
avant tout, d'avoir éliminé le Moi Subliminal
de Miers, d'avoir détruit tous ces agrégats
psychiques qui, dans leur ensemble, constituent le moi-même,
le soi-même, le Moi psychologique.
Passer
par l'ANNIHILATION BOUDDHIQUE est louable. Celui qui se
résout à passer par la fameuse annihilation
bouddhique, c'est-à-dire par l'Autodestruction de
l'Ego psychologique, atteint l'éveil absolu de la
Conscience. Quand la Conscience s'éveille radicalement,
alors, comme conséquence ou corollaire, s'ouvre le
Mental Intérieur. Ce dernier n'est pas fondé
sur la « foi du charbonnier », ni sur les croyances,
ni sur les concepts matérialistes, etc., il a pour
unique fondement la Conscience Éveillée. Une
Conscience éveillée est une Conscience qui
peut capter tous les phénomènes cosmiques
et les transmettre au Mental Intérieur ; dans ces
conditions, le Mental Intérieur peut articuler...
C'est possible au moyen de l'annihilation bouddhique.
La
mère de Botacci, photographiée dans un laboratoire
de Naples, n'est autre que le Moi pluralisé, se rendant
tangible en plein laboratoire. Cette Katie King, photographiée,
étudiée aux États-Unis par le fameux
physicien William Crookes, n'est, au fond, rien d'autre
qu'un agrégat psychique de quelqu'un qui est mort,
un Moi psychologique matérialisé physiquement,
visible et tangible pour les scientifiques.
Pour
ce soir, j'ai terminé. Cependant, celui qui désire
poser une question, qu'il le fasse en toute liberté.
D.
[...]
M.
Que dites-vous ?...
D.
Pourriez-vous être assez aimable pour répéter
la question. Car on n'entend pratiquement rien par ici.
D.
Oui. Vous avez dit que lorsque nous analysons les phénomènes
physiques, nous ne voyons pas le phénomène
en lui-même, mais une image de lui ; vous nous avez
dit cela, n'est-ce pas ? Alors, avec le message que vous
avez remis ce soir, nous pouvons aussi dire la même
chose : nous ne l'avons pas perçu dans sa réalité,
mais uniquement avec ce que nous avons pu percevoir, nous
ne l'avons pas compris, le message n'a pas réussi
à atteindre son but.
M.
Il est certain que savoir écouter est généralement
plus difficile que de savoir parler, car nous avons à
l'intérieur de nous un très mauvais «
SECRÉTAIRE » qui joue le rôle de «
traducteur ». Ce « secrétaire »
est rempli d'idées préconçues, de préjugés,
de théories, de concepts, etc., et ce qu'il écoute,
il le traduit exactement selon ses critères, et alors,
assurément, on n'écoute pas le conférencier,
on écoute l'EGO TRADUCTEUR qui est le très
mauvais « secrétaire » que nous portons
à l'intérieur de nous.
Si
le Mental « s'ouvrait au nouveau », s'il voyait
le présent tel qu'il est et non au travers de la
lentille psychologique du passé, ou des préjugés,
des concepts ou des peurs, il pourrait facilement entendre
le conférencier. Mais, comme je vous l'ai dit, nous
portons tous à l'intérieur de nous un «
traducteur » qui est l'Ego, et il traduit selon ses
propres critères. C'est pourquoi il est très
difficile de pouvoir écouter sagement quelqu'un.
Mes paroles s'arrêtent ici. Une autre personne veut-elle
avoir l'amabilité de poser une question ?
D.
Pour continuer un peu sur la question du collègue,
il me vient à l'esprit les paroles d'Aristote, qui
nous dit : « il n'y a rien dans la connaissance qui
n'entre d'abord par les sens ». Alors, si, par rapport
au thème traité, et dans ce cas traité
par vous, nous ne l'avons pas compris ou nous l'avons très
peu compris, soit par manque d'instruction, soit par un
mauvais approfondissement, voulez-vous dire que nous n'avons
pas mis réellement notre Mental en fonction ? Ou
bien, la théorie d'Aristote n'a pas de sens.
M.
Aristote a donné son opinion, c'est indiscutable
: Aristote fonda la « DIVINE ENTÉLÉCHIE
», c'est-à-dire le SYSTÈME INDUCTIF
qui va du connu à l'inconnu. Il a monté son
école, c'est indiscutable, mais nous ne pouvons l'accepter
comme une autorité absolue, car vous avez aussi entendu
parler de Platon. S'il est bien certain qu'Aristote fut
un disciple de Socrate, il est vrai aussi que Platon fut
un disciple du même Socrate. Et il n'y a pas de doute
que Platon, par opposition au Système Inductif d'Aristote,
a établi son SYSTÈME DÉDUCTIF NÉOPLATONICIEN
qui va de l'inconnu au connu.
Le
Système d'Aristote est complètement relié
au Mental Sensoriel ; il veut, grâce à ce système,
au travers de ses syllogismes, prosyllogismes, etc., amener
l'homme à la Connaissance, à la Vérité,
ce qui s'avère au fond impossible, car, comme l'a
déjà soutenu Monsieur Emmanuel Kant, le philosophe
de Königsberg, « le Mental Sensoriel élabore
ses concepts au moyen des perceptions sensorielles externes
», et rien d'autre, il ne peut donc rien connaître,
en soi-même, rien de ce qui échappe aux cinq
sens.
Le
Système Déductif Néoplatonicien est
supérieur : il veut l'expérience du Réel,
en séparant ce qui est ontologique de ce qui est
purement psychologique et intellectuel. Platon se préoccupe
d'ouvrir le Mental Intérieur de l'être humain,
et on peut déduire cela de l'étude de ses
oeuvres, telles que : « La République »,
« Critias », etc. Ainsi, il considérait
que nous avons besoin d'ouvrir le Mental Intérieur,
si nous voulons connaître le Réel. Et nous
ne pourrons ouvrir ce Mental Intérieur si nous n'acceptons
pas, avant tout, la Doctrine de l'Annihilation Bouddhique
ou cette autre doctrine établie par Fray Diego Molina
(NdT Miguel de Molinos), dans son fameux « Quiétisme
» (de type plutôt nirvanique) qui dérangea
tant les inquisiteurs médiévaux, raison pour
laquelle il fut enfermé dans un cachot à vie.
En tous cas, LA MORT DE L'EGO est la base si on veut éveiller
la Conscience de manière objective. Nous pourrons
maintenant nous expliquer pourquoi les religions de type
orthodoxe se préoccupent, de manière spécifique,
de l'élimination de nos défauts de type psychologique.
Si nous éliminons nos erreurs, si nous ne remettons
pas cette élimination de l'erreur à demain,
nous pouvons obtenir l'Éveil de la Conscience, et
c'est une vérité objective, fondamentale.
Mes paroles s'arrêtent là.
D.
Alors, selon vos réponses, vous nous parlez d'une
connaissance purement pragmatique ? Ou bien faut-il passer
au travers du pragmatique pour arriver à la conclusion
d'une idée, qui est l'objectif direct de notre Mental.
Car si nous ne passons pas par le pragmatique, j'estime
qu'il est très difficile d'arriver à obtenir
l'objectif de notre Mental, qui est l'idée.
M.
Indiscutablement, il est évident, et nous ne pourrons
jamais le nier, que la connaissance doit entrer par les
cinq sens ; mais ce que je veux souligner ici, dans cette
conférence, c'est que nous ne pouvons pas rester
définitivement dans le Mental Sensoriel ; nous avons
besoin d'aller plus loin, de passer au-delà du Mental
Intermédiaire ; nous avons besoin d'ouvrir le Mental
Intérieur, car n'importe quelle doctrine, qu'elle
soit de type bouddhiste ou chrétienne, nous dit que
nous devons éliminer nos défauts psychologiques.
Évidemment, si nous procédons ainsi, nous
ouvrirons le Mental Intérieur, et le Mental Intérieur
ouvert nous permet, évidemment, d'expérimenter
directement la Vérité.
Je
ne nie pas que les cinq sens soient utiles ; ce que j'affirme
est différent : que nous ne devons en aucune manière
rester embouteillés à l'intérieur du
Mental Sensoriel. Je ne nie pas que les connaissances doivent
d'abord passer par les cinq sens ; ce que je veux dire,
c'est que nous devons nous rendre conscients de nos propres
connaissances, qu'il y a des techniques, par exemple, en
relation avec la Méditation, qui nous permettent
de prendre conscience de nos connaissances, qui nous permettent
d'amener nos connaissances à l'expérience
même, directe, du Réel. Mais ces connaissances
doivent être filtrées par le biais de la Méditation.
Je ne nie pas qu'il faille passer par le pragmatique, mais
les connaissances doivent parvenir au Mental Intérieur
; et elles parviennent même au-delà : elles
parviennent à la Conscience ; elles passent au-delà
du Mental Intérieur et parviennent à la Conscience
si nous étudions, si nous pratiquons toutes les TECHNIQUES
DE LA MÉDITATION.
Grâce
aux Techniques de la Méditation, on arrive à
devenir conscient de ses propres connaissances ; mais si
on reste uniquement dans le Mental Sensoriel, on ne deviendra
jamais conscient de ses propres connaissances. Mais si on
devient conscient de ses propres connaissances, on arrive
indiscutablement à expérimenter la vérité
de celles-ci, et c'est intéressant de pouvoir arriver
à expérimenter la vérité de
telle ou telle théorie, de tel ou tel concept ; et
c'est possible lorsque les connaissances passent au travers
du Mental Central et du Mental Intérieur, jusqu'à
la Conscience même.
C'est
la crue réalité des faits. Mais si nous restons
seulement dans la procession des théories, alors
nous ne parviendrons jamais à expérimenter
la vérité de telle ou telle doctrine, de tel
ou tel concept. Ainsi donc, nous devons aller plus loin
; nous devons aller bien au-delà de l'intellect :
nous avons besoin de devenir conscients de ce que nous étudions,
et c'est tout... Une autre question ?
D.
Vous disiez que le Mental Intérieur est capable de
percevoir directement la Vérité, et, d'autre
part, vous ne niez pas que la connaissance doive entrer
par les cinq sens. Alors, comment est-il possible que quelqu'un
soit capable d'arriver à la connaissance par simple
inspiration ou en utilisant les Méthodes Déductives
ou Inductives, sans rien percevoir par les sens ?
M.
C'est avec beaucoup de plaisir que je donnerai une réponse
à cette question dérangeante qui est, bien
sûr, entre parenthèse, très intéressante.
Au
nom de la Vérité, nous devons dire, nous devons
revenir à ce que j'ai déjà dit au sujet
des deux écoles : la Néoplatonicienne et celle
d'Aristote. L'école d'Aristote est inductive, elle
se base sur la « Divine Entéléchie »
; la Néoplatonicienne est déductive. L'école
d'Aristote, ou inductive, va du connu à l'inconnu
; la Néoplatonicienne est déductive et va
de l'inconnu au connu. Cela signifie qu'on peut accéder
au Mental Intérieur par deux chemins : l'Inductif
ou le Déductif. L'Inductif, comme je l'ai dit, part
du connu vers l'inconnu. Si nous prenons une matière
de connaissance et que nous la soumettons à une rigoureuse
méditation, dans le but de devenir conscients de
tous ses postulats, évidemment, nous la faisons passer
du Mental purement Sensoriel, à travers le Mental
Intermédiaire, jusqu'au Mental Intérieur lui-même
; et même plus : nous pouvons l'amener jusqu'à
la Conscience Superlative et Transcendantale de l'Être,
et ainsi, devenir conscients de la matière que nous
avons prise comme thème de méditation. Mais
si nous voulons arriver aux fameuses « INTUITIONS
», si nous aspirons aux intuitions dont nous a parlé
Monsieur Emmanuel Kant dans la « Critique de la Raison
Pure », il suffit alors de nous mettre en état
de passivité, tant dans le sens purement intellectuel
qu'émotionnel, pour qu'au travers des Centres Supérieurs
de l'Être, ces mêmes Intuitions de l'Être,
elles-mêmes, arrivent au Mental Intérieur,
au travers de la Conscience.
Nous
avons alors deux flèches : l'une qui part de l'extérieur
vers le Mental Intérieur, et l'autre qui vient de
l'intérieur, depuis la Conscience Superlative de
l'Être, jusqu'au Mental Intérieur également.
Ainsi, nous avons les deux systèmes : l'Inductif
et le Déductif, ils peuvent nous amener jusqu'au
Mental Intérieur ; c'est évident, et ainsi
c'est expliqué.
Ce
qui est intéressant, c'est d'aborder ce Mental Intérieur
qui est le véhicule fonctionnel de la Conscience.
C'est possible, mais à condition que nous ne nous
contentions pas uniquement des simples syllogismes ou prosyllogismes
intellectuels d'Aristote, mais que nous pratiquions, d'une
manière efficace, la Technique Scientifique de la
Méditation Intérieure Profonde : car si nous
nous contentions seulement de la Logique formelle, analytique
ou même de la Logique dialectique, nous resterions,
de toute manière, embouteillés dans la Bataille
des Antithèses, qui est une caractéristique
basique du Mental Sensoriel, et, de là, nous ne passerions
pas, nous n'arriverions jamais à expérimenter
la vérité d'une quelconque théorie
ou d'une quelconque hypothèse.
Pour
cela, nous devons cultiver la Technique de la Méditation.
Ainsi, de cette manière, nous pourrons, au moyen
du Système Inductif, arriver au Mental Intérieur
lui-même, en allant du connu à l'inconnu. Nous
pouvons aussi utiliser le Système Déductif
Néoplatonicien. Si, au moyen de la Méditation
elle-même, nous nous mettons en état de passivité,
de réceptivité, les INTUITIONS arriveront
au Mental Intérieur et nous connaîtrons la
Vérité.
D.
Voici ma question : une personne parmi vous qui aurait réussi
(je ne sais comment), à ouvrir le Mental Intérieur
est-elle capable de connaître un phénomène,
sans avoir étudié, à travers les sens,
toutes les circonstances qui ont généré
ce phénomène ?
M.
Il y a eu, il y a peu de temps, un cas comme celui-là
au Costa Rica. Pour parler concrètement, un natif
indigène, peu importe son nom, qui travaillait en
tant que médecin de manière « clandestine
» (non autorisé par la Faculté), fut,
c'est vrai, appelé par les autorités compétentes
: les médecins le mirent dans une impasse. Il disait
connaître toute la science médicale et toute
la pharmacopée existante et à venir. Un groupe
de docteurs a amené différents remèdes,
ils ont même enlevé les étiquettes des
différents flacons ; ils les ont mis face à
lui et lui ont posé des questions... Il a montré
chaque remède, il a donné son nom spécifique,
sa composition chimique, etc. On lui a posé des questions
insolites sur l'Anatomie, la Physiologie, la Pathologie,
la Biologie, et les réponses se sont avérées
exactes. Dans ces conditions, le corps médical ne
put rien moins que rester abasourdi, et j'ai entendu dire
que cet homme a été reçu dans un hôpital,
et là, donc, on lui a donné l'opportunité
d'exercer son métier de médecin.
Ce
cas est historique et il s'est produit il y a peu de temps
au Costa Rica. Cependant, cet homme, cet indigène,
était ignorant, analphabète, et il connaissait
merveilleusement bien toute la science médicale.
Évidemment, il avait ouvert son Mental Intérieur,
c'est évident ; dans le cas contraire, nous ne pourrions
pas donner d'explication logique à cette affaire.
Dans
les Évangiles des différentes religions, qu'on
les appelle chrétiennes, bouddhistes, musulmanes,
ou comme on veut, il ne manque jamais de saints, de mystiques,
etc., qu'on dit « Illuminés ». Ces personnes
en savent beaucoup plus que n'importe lequel d'entre nous,
les intellectuels. En général, ils étonnent
les gens de leur époque. Si nous lisons attentivement
l'histoire de n'importe quelle religion du monde, nous trouverons
des cas comme celui-là.
Nous
pourrions ici nous comporter comme de véritables
sceptiques et nous moquer un peu, mais les faits sont les
faits et devant les faits nous devons nous incliner ; c'est
la crue réalité. Quelqu'un d'autre, homme
ou femme, désire-t-il poser une question ?
D.
[...]
M.
Pouvez-vous répéter ?
D.
Pourrait-on affirmer que la Psychologie est en relation
avec les Lois Psychiques ou Lois de l'Âme ?
M.
Les termes eux-mêmes l'indiquent, n'est-ce pas ?
D.
Comment dites-vous, Maître ?
M.
Les termes eux-mêmes l'indiquent. C'est évident
; les LOIS PSYCHIQUES ou LOIS DE L'ÂME constituent
l'étude de la Psychologie.
D.
Pourriez-vous, s'il vous plaît, étayer un peu
votre explication ?
M.
Eh bien, je dis que les termes eux-mêmes l'indiquent
: nous savons bien que « LOGOS » est «
LOI » et que « PSYCHÉ » se traduit
par « ÂME ». De sorte que si nous disons
: « LOI DE LA PSYCHÉ ou DE L'ÂME »,
nous donnons alors la traduction du mot « PSYCHOLOGIE
». Maintenant, le purement PARAPSYCHOLOGIQUE est aussi
défini par le terme. Rappelons-nous le terme «
PARALLÈLE », par exemple. Le Parapsychologique
marche alors de manière parallèle avec le
Psychologique ; seulement, dans le domaine parapsychologique,
on va plus au fond, on étudie certains phénomènes
qui ne sont normalement pas étudiés en Psychologie
: on étudie des phénomènes psychologiques
que j'appellerais « extraordinaires ».
Dans
le purement parapsychologique, nous pourrions inclure, par
exemple, les phénomènes cataleptiques ; nous
pourrions inclure jusqu'à l'Hypnose même ;
nous pourrions inclure certaines transes mystiques qu'on
remarque chez certains individus psychiques réceptifs.
Tout cela est dûment en corrélation avec le
physiologique et même le pathologique, etc.
D.
Puis-je poser une question ?
M.
Naturellement !
D.
La Psychologie Moderne est acceptée comme matière
scientifique, alors que la Parapsychologie n'est pas considérée
de la même manière. Quel est votre opinion
à ce sujet ?
M.
Elles marchent en parallèle, évidemment...
Ceci est un domaine un peu épineux, car ce qui est
arrivé, ces derniers temps, dans les diverses écoles,
c'est qu'il y a eu une certaine lutte entre la Psychologie
et la Parapsychologie. Certains ont réussi à
cataloguer la Parapsychologie de « pseudo-science
», de « quelque chose qui n'a pas de véritable
valeur scientifique », ce qui est absurde.
Pour
le savant, et je ne parle pas seulement pour le savant,
mais aussi pour ceux qui aspirent à la réelle
connaissance académique, la Psychologie est aussi
importante que la Parapsychologie. Nous ne pouvons absolument
pas surestimer une quelconque ligne du savoir. Évidemment,
aucun de nous n'est savant, mais, si nous aimons la culture,
la science, comme des personnes sérieuses que nous
sommes, nous ne devons sous-estimer aucun chapitre du savoir.
C'est mon humble avis.
D.
Je pense que le problème réside dans le fait
que la Parapsychologie n'est pas encore perfectionnée
et que les recherches réalisées dans ce domaine
manquent de validité scientifique. Ne croyez-vous
pas ?
M.
J'ai justement cité ici aujourd'hui des phénomènes
parapsychologiques, dans le but de parler avec des faits
concrets et de consigner des différences. Indiscutablement,
la Parapsychologie en elle-même, à elle seule,
est considérée actuellement, par beaucoup
de psychologues, comme une espèce de « pseudo-science
». Évidemment, il existe encore beaucoup de
psychologues qui ne la prennent pas pour une « science
sérieuse ». Mais je me demande : si les psychologues
n'avaient pas fait leurs études analytiques, leurs
observations, au cours des siècles et du temps, aurions-nous
aujourd'hui, par hasard, une science sérieuse ? Cela
a coûté beaucoup de travail : arriver à
avoir la matière psychologique perfectionnée.
Dans
le domaine de ce qui est purement parapsychologique, je
dis évidemment qu'il faut aussi beaucoup se perfectionner.
Si on veut réussir à ce que la Parapsychologie
devienne une matière solide, il faut continuer à
observer les phénomènes extrasensoriels et
dûment se documenter avec les éléments
sérieux de procédure qui existent, non seulement
dans le monde occidental, mais aussi dans le monde oriental.
Il vaut bien la peine que nous approfondissions les Textes
Sanscrits, que nous étudions tous les phénomènes
des Derviches du Turkestan (Derviches extraordinaires),
que nous fassions de profondes recherches dans la Grande
Tartarie où il existe une documentation extraordinaire
sur les phénomènes parapsychologiques.
Avec
ces documents et ces observations, je suis sûr que
la Parapsychologie contemporaine pourra se transformer totalement
et devenir une formidable matière d'étude.
En tout cas, les données que possède maintenant
la Parapsychologie s'avèrent formidables, extraordinaires,
nous ne pouvons les laisser tomber dans l'oubli. Il me semble
que l'heure est venue de continuer nos recherches...
D.
Bien que la Parapsychologie se trouve à l'état
embryonnaire, peut-on la considérer comme une science
?
M.
La Parapsychologie est une science. Que la Parapsychologie
ne soit pas arrivée à la perfection, c'est
autre chose. Un jour, à force de rigoureuses observations
et de profondes études analytiques, la Parapsychologie
deviendra une merveilleuse science parfaite. Aujourd'hui,
nous ne nions pas que la Parapsychologie se trouve à
l'état embryonnaire ; nous ne pouvons pas le nier.
Mais, elle peut se développer grâce à
l'observation et à l'étude.
D.
Si les phénomènes parapsychologiques qui ont
été observés jusqu'à présent,
s'avèrent convaincants et définitifs, pourquoi
alors leur nie-t-on une validité, même scientifique
?
M.
Bon, indiscutablement, les phénomènes parapsychologiques
ne peuvent être niés. Cette fois, je m'en remets
exclusivement à la question « phénomène
»... Qu'un individu, par exemple, en état d'hypnose,
dise ce qui est en train de se passer à cinq kilomètres
de distance, et que ce qu'il dit est en train de se produire
réellement et se retrouve dûment vérifié
par l'observation exacte, c'est un phénomène
que personne ne peut nier. Que l'on obtienne la matérialisation,
par exemple, de « quelque chose » (peu importe
le nom que nous donnons à cette « chose »)
dans un laboratoire, comme dans le cas de Eusapia Palladino
de Naples ou celui de William Crookes, l'éminent
physicien, c'est un phénomène parapsychologique
qui ne peut être nié.
De
sorte que les phénomènes extrasensoriels,
au fond, sont parapsychologiques, et s'ils s'avèrent
exacts, ils constituent donc naturellement des éléments
de jugement très sérieux. Évidemment,
avec ces données analysées et rigoureusement
étudiées, on peut enrichir la Parapsychologie,
et elle s'enrichira de plus en plus.
Maintenant,
ce qui reste à savoir, c'est sous quel angle nous
allons nous placer pour porter un jugement sur ces phénomènes.
Nous pourrions les juger d'un point de vue purement psychologique
; nous pourrions les juger d'un point de vue exclusivement
matérialiste ; mais, dans ce cas, la Dialectique
Matérialiste échouerait devant les phénomènes
parapsychologiques exacts.
Évidemment,
si nous ne nous plaçons pas sous un angle judicieux,
sous un angle précis, pour juger ce type d'éléments,
nous irons indiscutablement à l'échec, nous
ne pourrons pas élaborer une réelle science
parapsychologique.
En
tous cas, s'il est bien certain que la Psychologie est grandiose,
que c'est une science extraordinaire, nous ne pouvons nier
non plus que la Parapsychologie est en train d'avancer à
pas de géants et qu'un jour, elle parviendra à
constituer une chaire précieuse. Voilà donc
mon opinion.
Chers
Messieurs Dames, comme il se fait déjà tard,
je vous remercie d'avoir assisté à cette conférence
et, de manière très judicieuse, je vous invite
à nos études, au 626 de la rue Mariano Otero.
Nous serons là pour vous recevoir. Nous avons aux
alentours d'une soixantaine d'oeuvres, ainsi que du matériel
didactique suffisant pour vos études. Très
bonne nuit ! [Applaudissements].
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