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122.
Évènements extraordinaires à la lumière
de la gnose (métaphysique transcendantale)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "SUCESOS EXTRAORDINARIOS
A LA LUZ DE LA GNOSIS (Metafísica Trascendental)"
[...]
de manière emphatique sur l'énigme de l'homme.
Assurément,
l'heure est venue de savoir qui nous sommes, d'où
nous venons, où nous allons, quel est le but de notre
existence, pourquoi nous existons, pour quelle raison nous
existons.
Le
CORPS PHYSIQUE n'est pas tout. Le corps est formé
d'organes, les organes de cellules, les cellules de molécules
et les molécules d'atomes ; si nous désintégrons
un atome de notre corps, nous libérons de l'énergie
nucléaire. Ainsi, en dernière synthèse,
notre corps physique se résume à DIFFÉRENTS
TYPES ET SOUS-TYPES D'ÉNERGIE.
C'est
à juste titre qu'Einstein a dit : « L'énergie
est égale à la masse multipliée par
la vitesse de la lumière au carré ».
Il a dit aussi : « La masse se transforme en énergie,
l'énergie se transforme en masse »...
Ainsi,
la VIE entière est une ÉNERGIE DÉTERMINÉE
ET DÉTERMINATRICE ; déterminée par
les anciennes ondulations, déterminatrice de nouvelles
ondulations.
Au-delà
du corps physique, il existe, en réalité,
quelque chose que les Russes ont découvert en ces
temps modernes. Je veux me référer, de toute
évidence, au CORPS BIOPLASTIQUE.
Il
existe actuellement, en Union Soviétique, un certain
appareil d'optique électronique très sophistiqué,
au moyen duquel il a été possible non seulement
de percevoir le Corps Bioplastique ou Assise Vitale de la
vie organique, mais, de plus, il a permis de le photographier
; et ça c'est quelque chose de très important.
Le
Corps Bioplastique est ce même « CORPS VITAL
» dont nous a parlé l'hindouisme, le «
LINGA SHARIRA », la « MUMIE » de Paracelse.
Monsieur
Emmanuel Kant lui-même, le philosophe de Königsberg,
admet que le corps physique possède un « NEXUS
FORMATIVUS ».
Il
est évident que les éléments purement
biochimiques n'expliquent pas, à eux seuls, l'existence
de la vie. Il faut qu'il y ait, je le répète,
un Nexus Formativus. Heureusement, on l'a photographié,
et on l'a appelé, je le répète, Corps
Bioplastique.
Mais,
allons un peu plus loin : l'assise de la vie organique et
un corps physique n'expliquent pas réellement tous
les processus psychologiques qui existent à l'intérieur
de nous-mêmes, ici et maintenant.
Évidemment,
il y a beaucoup de phénomènes extraordinaires
dans le [...] de notre existence, réellement inexplicables
pour les physiciens.
Nous
avons besoin d'analyser certains aspects transcendantaux,
ce soir, dans le but de nous soucier de la question de l'énigme
de l'homme...
Il
y a quelque temps, à Naples, on fit des expérimentations
extraordinaires avec la médium EUSAPIA PALLADINO.
En présence de cette femme, des tables se soulevèrent
toutes seules dans les airs, violant totalement la Loi de
la Gravité.
Des
mains invisibles jouaient des instruments de musique : une
mandoline qui se trouvait sur le sol du laboratoire fut
soulevée par des mains invisibles et elle fit résonner
des mélodies extraordinaires. Un instrument de musique,
enfermé dans une boite en fer, vibra doucement en
émettant les plus extraordinaires symphonies. Cependant,
cette boite était chargée d'électricité
à haute tension.
Beaucoup
de phénomènes extraordinaires se succédèrent
en présence d'Eusapia Palladino de Naples. Des savants
vinrent de toute l'Europe étudier le phénomène
: des hommes incrédules, des matérialistes,
des athées, des ennemis de l'Éternel. «
Ils venaient - disaient-ils - dans le but de démasquer
la fraude », c'est ce qu'ils disaient, ce qu'ils affirmaient
haut et fort.
Ils
commencèrent par analyser l'organisme physique de
la médium : ils analysèrent les matières
fécales, l'urine de la présumée patiente,
le sang, etc. Pendant les sessions, ils la firent asseoir
sur une chaise très sécurisée ; de
chaque côté, il y avait des poteaux en acier
auxquels elle était liée avec des fils de
fer électrique ; il n'y avait donc pas de possibilité
de fraude ; de plus, des scientifiques placés de
chaque côté la surveillaient attentivement.
La
médium tomba en état de transe et, en sa présence,
arrivèrent des choses insolites : par exemple, la
MÈRE DE BOTAZZI, morte depuis plusieurs années,
avança au milieu du laboratoire, visible et tangible
pour tous, et elle embrassa naturellement son fils.
Ils
prirent des photographies, ils prirent des moules en plâtre
qui créèrent des preuves avant la photographie,
des moules de mains, de visages invisibles, etc.
C'était
donc un laboratoire dûment organisé, comme
l'on disait, pour étudier le cas ou pour démasquer
clairement toute fraude éventuelle.
Le
résultat de ces expérimentations fut que ces
matérialistes athées, ennemis de l'Éternel,
incrédules à cent pour cent, retournèrent
dans leurs pays d'origine, parfaitement convaincus de ce
type de phénomènes psychiques.
J'ai
entendu dire que tous ces événements furent
dûment consignés par les Sociétés
d'Investigations Psychiques. Ainsi, cela vaut la peine d'investiguer
sur toutes ces choses.
Et
que dire de WILLIAM CROOKES ? Nous savons bien que cet homme
fut le premier à présenter la matière
radiante dans ses tubes en verre ; un grand scientifique.
En présence des DEMOISELLES FOX, de Hydesville, il
arriva d'insolites évènements...
Ces
demoiselles furent enfermées dans deux pièces
dûment sécurisées avec des cadenas,
dans le but d'éviter toute fraude. Une fois qu'elles
furent en état de catalepsie, survinrent des événements
extraordinaires... Par exemple : il y eut le cas merveilleux
de KATIE KING, c'était une jeune femme morte depuis
de nombreuses années ; elle paraissait avoir environ
25 ans.
Katie
King se matérialisa physiquement au milieu du laboratoire
; et une fois matérialisée physiquement, elle
se prêta à toutes sortes d'examens rigoureux
: photographie, pesée, analyse de substances, etc.
William
Crookes n'avait rien d'un charlatan. William Crookes était
un savant qui voulait seulement investiguer sur ces questions.
Katie King se matérialisa physiquement dans un laboratoire
durant trois ans [...]
Ce
qui arriva donc, c'est que Katie King demeura avec les scientifiques,
leur parlant de tout ce qu'elle connaissait ; évidemment,
elle leur contait des merveilles.
Tous
ceux qui participèrent à ces sessions en plein
laboratoire étaient des sceptiques, des incrédules
à cent pour cent, et, cependant, ils durent se persuader
de cette réalité.
Au
bout de trois ans, Katie King dit : « Bien, j'ai accompli
la mission qui m'incombait : convaincre les scientifiques
qu'il existe quelque chose au-delà du corps physique
; que l'on continue, en effet, à vivre dans l'au-delà
; je crois que je vous ai donné des preuves suffisantes.
Je prends congé, mais avant de prendre congé,
je vais vous laisser une boucle de cheveux matérialisée
». Bien sûr, elle laissa sur la table la boucle
matérialisée comme témoignage qu'ils
n'avaient été victimes d'aucune hallucination
durant trois ans, et elle se dématérialisa
peu à peu, en présence des appareils photographiques.
Tous lui dirent au revoir en pleurant.
Katie
King était l'une de ces grandes Âmes qui vint
donc de l'Au-Delà pour donner des preuves évidentes
de l'existence d'outre-tombe. Katie King prit congé
en présence de tous les scientifiques. Sa dématérialisation
fut lente et douce, merveilleuse, extraordinaire, et tout
demeura enregistré dans les appareils photographiques.
Après
des expérimentations de ce genre, je ne sais pas
comment le Matérialisme peut encore exister dans
le monde. C'est quelque chose qui semble véritablement
insolite. Ces expériences furent d'un sérieux
à toute épreuve ; on ne les fit pas à
la légère, elles furent faites en présence
d'éminents savants. Ainsi, cela vaut la peine d'étudier
maintenant ces choses.
Quant
à ce à quoi je me réfère, j'ai
également été témoin d'expériences
insolites : j'ai connu une fois un homme qui allait partout
en portant une CAISSETTE en bois. Sur cette caissette, on
voyait toujours une CROIX peinte en NOIR...
Cet
homme était un bon ami (un grand « copain »,
comme nous disons parfois), mais il n'ouvrait jamais sa
caissette. Pour moi, c'était toujours, en soi-même,
une énigme...
Un
jour, il m'invita à son ranch ; j'y suis allé,
évidemment, avec d'autres amis. Là-bas, à
minuit, l'homme ouvrit sa caissette après avoir fait
quelques prières plutôt exotiques et, à
notre surprise, il en sortit un crâne. Il disait que
« ce crâne était celui d'un indigène
», d'un indien très sage...
Nous
attendions donc pour voir ce qui allait se passer. À
cet instant, le ciel se remplit de gros nuages noirs et
la foudre commença à tomber ; les coups de
tonnerre étaient épouvantables ; l'homme continuait
ses prières...
La
table se balança devant nous, mais qu'est-ce qui
la faisait se soulever du sol ? Quelle chose rare, une table
violant la Loi de la Gravité ! Et nous n'étions
ni fascinés, ni fous, ni lunatiques, ni « bourrés
», ni hypnotisés, nous jouissions de toutes
nos facultés ; et la table était, cependant,
suspendue au-dessus du sol...
Le
crâne, qui était sur cette table, s'avança
vers moi, s'arrêta d'un coup et se posa ensuite sur
mes bras. Je n'eus pas la moindre peur...
À
ce moment-là, entra alors dans la maison, dans le
ranch, un étrange fantôme (je compris que c'était
le défunt lui-même, le propriétaire
de ce crâne). Il passa près de moi ; je ne
ressentis aucune peur car j'ai l'habitude de toutes les
investigations de ce type. Mais il continuait à pleuvoir
de façon épouvantable ; les éclairs
devenaient de plus en plus forts ; les coups de tonnerre
auraient fait fuir un mort...
Je
fus très étonné de voir que mon ami
(qui était l'invocateur) palissait de terreur et
je dis immédiatement : « ça suffit,
nous ne devons pas continuer cela, c'est dangereux ; la
nuit est épouvantable »...
Je
le vis prier, prier beaucoup, rempli d'une terreur infinie.
Le crâne se posa de nouveau sur la table ; il prononça
de nouvelles prières et, en fin de compte, il rangea
à nouveau son crâne à l'intérieur
de la caissette, il y mit un cadenas et dit : « Ça
suffit, la session est terminée ! »...
Ce
sont des faits que j'ai constatés par moi-même
et si j'en rends témoignage c'est pour votre bien
à tous. Car il me semble que lorsqu'un homme découvre
quelque chose, il doit le partager avec ses semblables.
L'attitude
égoïste n'est certainement pas la plus indiquée.
Je ressens du plaisir à discuter, ici, avec vous
tous ; vous êtes venus pour m'écouter et je
suis ici pour vous parler, c'est pourquoi je dois donner
un témoignage de ce que j'ai vu et entendu.
J'ai
connu aussi un autre cas qui m'a paru assez intéressant
: un jour, je suis allé dans une maison. On m'avait
appelé là pour m'informer qu'ON AVAIT DÉCOUVERT
UN TRÉSOR ; qu'une certaine dame (dont je ne mentionnerai
pas le nom), voyait une défunte et que celle-ci lui
indiquait le lieu où se trouvait le trésor.
Je
suis arrivé chez eux et je ne pus m'empêcher
d'être surpris en voyant qu'ils avaient fait un énorme
trou dans le sol et que ces gens attendaient que je prenne
une décision à ce sujet. Ce qui était
curieux, dans tout ça, c'est qu'il y avait là
une dame très moqueuse, qui riait et riait sans cesse
à mesure qu'elle expliquait ces choses. Naturellement,
sa moquerie me mettait un peu mal à l'aise ; mais
j'eus de la patience...
Soudain,
je me dis en moi-même quelque chose qui me surprit
réellement : « Je vais hypnotiser cette moqueuse
pour voir si elle arrête une bonne fois pour toutes
de se moquer, car ma patience a des limites ». [...]
la regardant fixement et je fis résolument un effort
pour qu'elle entre en TRANSE HYPNOTIQUE. Son entourage était
perplexe en voyant ce qui arrivait, car personne ne l'avait,
jamais de la vie, hypnotisée, mais elle tomba franchement
en transe, profondément endormie. Et, une fois dans
cet état, elle aperçut la défunte,
celle qui se disait être détentrice d'un riche
trésor et l'avoir laissé enterré là
depuis très longtemps, etc.
Selon
ces indications, ils se mirent donc tous à travailler
; cependant, je pus, grâce à l'analyse psychologique
et au sens de l'Auto-observation Intime, c'est-à-dire
en utilisant mon pouvoir clairvoyant, me rendre compte qu'elle
percevait alors (dans cet état de transe hypnotique),
uniquement les FORMES MENTALES des assistants : tous pensaient
qu'il y avait là réellement un trésor,
et ces formes mentales étaient perçues par
cette dame.
Quant
à la défunte, elle était bien réelle,
elle existait, j'ai pu le vérifier par Clairvoyance.
Je leur ai dit ensuite à tous : « Ce que cette
dame en état de transe hypnotique perçoit,
ce sont uniquement vos formes mentales. Je ne vous conseille
absolument pas de continuer les fouilles. Le trou que vous
êtes en train de faire est si grand que, si vous continuez,
de l'eau jaillira bientôt, et alors les murs de cette
maison s'écrouleront. Il vaut mieux que vous renonciez,
car cela n'a rien de sérieux »...
Ensuite,
en faisant de grands efforts, je réussis à
réveiller la dame, à la sortir de la transe
hypnotique où elle se trouvait... C'est une autre
affaire que j'ai également expérimentée
par moi-même, et dont je viens donner le témoignage,
ici, devant vous.
Il
y eut un troisième cas qui m'a paru assez intéressant
: c'est celui d'un forgeron. Cet homme ferrait des chevaux,
c'était un homme très fort...
Un
jour, nous discutions de sujets psychiques et il m'a déclaré
qu'il était MÉDIUM DE SPIRITISME, et il m'a
même invité à une session...
Il
est évident que j'y ai assisté ; je voulais
voir ça, le voir, pour voir à quoi il aboutissait
; je voulais observer des phénomènes pour
faire des investigations, des analyses, car on doit vérifier
clairement toutes ces choses.
Ainsi,
en pleine session, après beaucoup de prières,
cet homme est entré en transe hypnotique spirite.
Il valait la peine d'admirer et de voir l'état dans
lequel était cette créature : cet homme tremblait,
bougeait les bras, les jambes, criait. Soudain, son visage
se transforma totalement, et quelqu'un parla à travers
son larynx d'une voix caverneuse. Nous l'interrogeâmes
:
-
Qui êtes-vous, vous qui venez de prendre ce corps
physique, cette matière ? Il répondit :
-
Je suis Belzébuth, Prince des Démons, que
voulez-vous de moi ? Il prit ensuite la main du médium,
saisit une plume et écrivit une phrase terrible,
il dit : « Bel tengo mental la petra y que a el le
anduve sedra, vao genizar le des ». Il signa ensuite
(la signature de Belzébuth, Prince des Démons)...
Nous
avons dû faire de suprêmes efforts pour conjurer
le Ténébreux qui avait pris possession du
pauvre médium : il le lançait contre les murs,
contre le plafond, il le frappait de façon terrible...
Nous avons fait des efforts surhumains, nous avons prié,
nous avons supplié, et même quelques-uns pleuraient
alors en contemplant la scène dantesque. Il a fallu
faire de grands efforts pour pouvoir sortir le Ténébreux
du corps de ce médium. Cela nous a coûté
beaucoup. À la fin, nous sommes arrivés à
triompher...
Tôt
le matin, je suis allé le chercher dans sa forge.
Diable ! Qu'était devenu ce pauvre homme ! Je l'ai
trouvé couvert de grandes tâches noires sur
tout le corps, terriblement abattu, secoué et endolori.
Et, très repenti, il m'a dit : « Je ne rentrerai
plus dans ces histoires, ce sont des entités ténébreuses
». J'ai pris congé de cet homme, je ne suis
pas retourné pour prendre de ses nouvelles...
Je
suis en train de vous parler de faits, car c'est ça
qui nous intéresse : les faits, les faits concrets,
clairs et décisifs.
Évidemment,
les phénomènes psychiques peuvent être
expliqués [...] quelqu'un se propose d'expérimenter,
il y a des phénomènes qui sautent aux yeux
; c'est évident.
Ici,
il y a un dicton populaire qui dit : « Il ne faut
pas croire aux SORCIÈRES, mais elles existent, il
y en a ». Sur cela aussi, je peux témoigner
de certains cas très intéressants : j'ai connu
un cas, surtout, unique en son genre : un drôle d'oiseau
étrange, qu'il y avait dans une maison, se posait
sur l'arbre du jardin. La maîtresse de cette maison
disait : « Bon, je sais bien qui est ce drôle
d'oiseau »...
Ce
drôle d'oiseau émettait des sons étranges
depuis le toit. Un jour, la maîtresse dit : «
Un jour, tu vas me le payer »...
Elle
mit des ciseaux en croix sur le sol, elle répandit
un peu de moutarde noire tout autour de ces ciseaux. Le
comble, c'est que ce drôle d'oiseau tomba sur les
ciseaux et se transforma en femme nue, entièrement
nue...
La
maîtresse ne vit aucun inconvénient à
la fouetter ; elle lui donna de terribles coups de fouet
et ensuite, elle la jeta ni plus ni moins à la rue.
Une voisine eut pitié de la malheureuse femme et
la vêtit. Voilà un cas concret, extraordinaire.
Des
cas comme ceux-là, il y en a beaucoup, et pourtant
les gens se montrent sceptiques. Mais il vaut la peine de
cesser d'être sceptiques ne serait-ce que cinq minutes,
et d'INVESTIGUER SUR CES CHOSES, car toutes, d'une façon
ou d'une autre, sont en relation avec notre propre existence
; elles sont en relation avec l'énigme de l'homme,
avec ce que nous sommes, etc.
Dans
la littérature occultiste, on parle beaucoup du CORPS
ASTRAL. Il y a PAPUS qui fait la narration d'un aristocrate,
d'un cas précisément en relation avec une
sorcière du sabbat.
Le
Comte Papus, Docteur Encausse (qui fut médecin traitant
du Tsar Nicolas de Russie) nous dit qu'il fut témoin
de la chose suivante : ce monsieur arriva à un village
quelque part en Europe, et là, il se mit alors en
contact avec beaucoup de personnes. Mais soudain, dans un
champ où il était en visite, un chien furieux
vint le mordre ; un sergent rendu furieux, un patient [...]
sauva le Docteur Encausse [...] de cette famille paysanne
qui fut témoin de l'histoire, mais un autre se met
[...] lui donnant des coups de pied...
Mais
il y avait là une femme très fragile, aux
yeux verts, pénétrants. Elle regarda fixement
le sergent, sans cligner des yeux. Dans son regard, il y
avait, à l'évidence, de la colère,
une colère terrible (c'est ce que raconte le Docteur
Encausse, Papus)...
Mais,
dans la nuit, se produisirent des faits qui laissèrent
ce sergent perplexe : une fois couché sur son lit,
il commença à entendre d'étranges bruits
à la porte. Quelqu'un essayait de frapper à
la porte, et, à la fin, le sergent furieux se leva,
il vit une silhouette de femme phosphorescente et, rempli
d'une terrible colère car on l'avait réveillé
de son sommeil, il ne vit aucun inconvénient à
abattre son sabre sur la tête de la malheureuse. Ce
fantôme disparut comme par enchantement.
Mais,
un autre jour, le docteur Papus, qui s'était mis
en contact avec le sergent, reçut une information.
Et tous deux (le sergent et le médecin traitant du
Tsar Nicolas), se rendirent directement à la maison
de campagne où vivait cette femme...
Quel
ne fut pas leur étonnement lorsqu'à leur arrivée
ils la trouvèrent morte, avec une terrible blessure
à la tête. Comment la Science Matérialiste
expliquerait cela ? Quelle explication pourrait-on donner
à des événements de ce type ? Ce sont
des faits évidents et devant les faits nous devons
nous incliner ; il n'y a pas le moindre doute.
Ainsi,
ce soir, nous nous sommes réunis ici dans le but
d'investiguer sur tout cela, faire des investigations, de
savoir quelque chose de plus que le commun.
Vous
avez tous vu, ou du moins quelques-uns d'entre vous ont
vu ce film intitulé « LE COMTE DRACULA ».
L'histoire de Dracula est [...] c'est réel, je peux
vous l'assurer.
La
Maîtresse Helena Petrovna Blavatsky en personne, dans
son oeuvre intitulée « Isis dévoilée
», parle du Comte Dracula. Le cas le plus extraordinaire
s'est alors produit dans l'ancienne ville de Saint Petersbourg,
qui, plus tard, allait s'appeler Stalingrad...
Bien,
il y avait un maire à cet endroit, une autorité
cruelle et [...] un homme très cruel qui frappait
sa femme constamment. Cet homme mourut du jour au lendemain
; on lui donna une sépulture chrétienne, etc.
Mais,
après sa mort, le Comte Dracula se présentait
toujours dans sa maison pour frapper sa femme, et il était
visible et tangible pour sa femme. Et non seulement le Comte
Dracula faisait cela, mais il laissait aussi des victimes
de partout, on disait de lui qu'il était un vampire
qui mordait l'aorte et suçait le sang des victimes...
Les
cas se multipliaient sans cesse et, à la fin, le
clergé (évêques, archevêques,
prêtres) résolurent de l'attendre à
minuit sur un pont, car tous les voisins assuraient que
du caveau sortait une voiture conduite par le Comte Dracula
et qu'elle passait sur ce pont...
Le
clergé attendait ainsi, avec ses exorcismes, ses
croix, etc., et la voiture du Comte Dracula apparut vraiment,
mais les prêtres du clergé furent renversés
par celle-ci...
Les
choses allaient de mal en pis, jusqu'à ce que quelques
prêtres très sages consultent de vieux parchemins.
Ils se rendirent alors au lieu où se trouvait la
sépulture, ils ouvrirent celle-ci, ils trouvèrent
le cercueil, ils ouvrirent le cercueil et trouvèrent
le cadavre du Comte Dracula parfaitement conservé.
Et
ce cercueil était rempli de sang humain ; ils regardèrent
les pieds et ils étaient pleins de boue (ce qui indiquait
donc que ce cadavre s'échappait la nuit). Les prêtres
sortirent le cadavre de la sépulture et lui plantèrent
un pieu exactement dans le coeur [...] Ensuite, le cadavre
fut brûlé et ainsi tout le voisinage fut libéré
des impertinences de ce vampire.
Ainsi,
cela appartient à la réalité, c'est
dans les annales historiques de la Russie Soviétique
elle-même, on ne pourra jamais l'ignorer. Comment
ce défunt aurait-il fait pour s'échapper du
sépulcre ? En utilisant la QUATRIÈME VERTICALE,
la Quatrième Coordonnée ; c'est seulement
ainsi que cela pourrait avoir une explication logique ;
mais le fait se produisait, ce sont des événements
; les faits sont les faits, et devant les faits nous devons
nous incliner.
Pour
continuer sur cette voie des investigations [...] Évidemment,
il existe quelque chose de plus, quelque chose qui est au-delà
de la mort, nous ne pouvons en aucune façon nier
cela, ce serait absurde, n'est-ce pas ?
J'ai
été moi-même le témoin direct
d'événements, disons, d'outre-tombe. Alors
que j'étais jeune homme, j'avais peut-être
environ 18 printemps, j'ai eu une petite fiancée
; je ne l'aimais pas vraiment, je peux vous dire que c'était
uniquement dans le but de passer le temps.
Un
jour, j'ai pris la résolution de m'éloigner
d'elle sans lui dire au revoir. Je suis donc arrivé
à un village, et on m'a donné l'hospitalité
dans une maison (une maison qui [...]). La maîtresse
de cette maison était une vieille femme d'un âge
assez avancé, mais elle m'a donné l'hospitalité.
À
minuit, je dormais donc très tranquillement dans
mon lit. Il y avait un baldaquin pour que les insectes ne
rentrent pas. Soudain, très calme, encore éveillé,
sans avoir trouvé le sommeil, je sentis trois coups
rythmés sur la porte ; je me suis assis [...] dans
le but, donc, d'ouvrir puisqu'on était en train de
frapper à la porte...
Mais,
à l'instant où j'essayais de le faire, deux
mains sont passées pratiquement au travers du baldaquin
et ont touché mes épaules ; ensuite, est apparu
tout le corps d'une femme ; j'ai pu voir évidemment
cette fiancée. Elle pleurait amèrement et
me caressait le visage, elle m'embrassait ; enfin, elle
se plaignait que je sois parti sans lui avoir fait mes adieux
; elle me qualifiait d'homme ingrat. J'ai voulu lui dire
quelque chose, mais, je vous le dis franchement, ma langue
a fourché... L'histoire était plutôt
épouvantable...
Je
fis alors appel au mental, et, mentalement, je dis au FANTÔME
:
-
Retire-toi, va-t-en d'ici !
-
Je m'en vais - répondit le fantôme - oui, je
m'en vais. Ingrat ! [...] moi qui t'aimais tant [...] de
son affection, je lui dis :
-
Du large, du large, hors d'ici !
Le
fantôme, entre soupirs et angoisses, se dirigea vers
la porte d'entrée ; soudain, il me vint une idée
terrible, je dis : « Au fait, c'est précisément
le moment que j'attendais, c'est maintenant que je peux
savoir ce qu'il y a de sûr dans ces choses sur les
fantômes, s'ils existent ou s'ils n'existent pas ;
enfin, c'est le moment précis »...
Le
seul fait de penser ainsi a dissipé ma peur ; et,
une fois ma peur dissipée, j'ai pu articuler des
mots.
Je
me suis exclamé :
-
N'aie pas peur, reviens !...
-
Bon, je reviens - dit le fantôme -.
-
Oui, je voudrais que tu reviennes...
Je
me suis assis sur le lit, j'ai allumé la lumière
de cette chambre, et j'ai, tout d'abord, investigué
sur mes propres sens pour savoir dans quelle condition ils
étaient. J'ai vérifié mes yeux, mes
oreilles, ma langue, mon odorat, mon toucher, et je me suis
dit : « Je ne suis pas ivre, je ne suis pas hypnotisé,
je ne suis pas fou, je suis en pleine possession de mes
cinq sens, je suis un homme qui a toute sa tête »...
Alors,
une fois mes propres sens révisés, pour m'assurer
de ne pas être victime d'une quelconque hallucination,
j'ai décidé de demander au fantôme qu'il
me donne la main. Le fantôme me la donna [...] de
cette main. Je lui ai pris le pouls ; j'ai vu qu'il avait
des pulsations normales. Quant à [...] une Matière
qui n'appartenait pas au Monde Tridimensionnel, mais c'était
de la Matière, c'est sûr ; une MATIÈRE,
disons, SUPRADIMENSIONNELLE (une matière étrange
et je suis sûr que les matérialistes ne la
connaissent pas). De sorte que la matière a beaucoup
de niveaux, beaucoup de structures que la Science ne connaît
pas.
J'ai
touché son coeur pour voir s'il palpitait, et il
fonctionnait bien ; voir s'il avait un foie, et oui, il
en avait un ; une rate, il en avait une. Il semblait avoir
une anatomie complète [...] pour voir ce qu'il avait
de réel.
Parfaitement
convaincu de la réalité de ce fantôme
et après de multiples analyses, je lui dis :
-
Bon, jeune femme, retirez-vous ! Je suis totalement satisfait
de l'investigation que j'ai faite par rapport à vous.
-
Bon, je m'en vais - dit-elle - Ingrat !... Et elle partit.
J'ai
noté le jour et l'heure de la rencontre. Plus tard,
environ quatre mois après, lorsque je rencontrai
cette dame, je lui racontai ce qui était arrivé.
Elle a cherché dans sa mémoire et s'est limitée
à me dire que la seule chose dont elle se rappelait,
c'était qu'elle avait rêvé de moi ce
jour là et à cette heure, qu'elle avait vu
un lieu qui était chaud, que je m'étais alors
levé du lit et que j'avais [...] tel que c'était,
etc. ; que c'était la seule chose dont elle se souvenait,
rien de plus.
Ensuite,
avec cela, j'ai pu m'expliquer à moi-même tout
le phénomène : évidemment, cette dame,
une fois couchée, s'est concentrée sur moi
et l'Ego, le Moi (comme vous voulez l'appeler) a une telle
force [...] est venu jusqu'à moi et s'est matérialisé
physiquement.
Ce
qui est intéressant dans cette histoire, c'est que
quelque temps après cette dame mourut ; elle mourut,
en effet, [...] La pauvre [...] elle est partie de l'autre
côté. Mais les phénomènes ne
s'arrêtent pas là. Après sa mort, j'étais
bien tranquillement couché (un jour), lorsque quelqu'un
se mit dans mon lit : « Cette femme, une fois de plus
! Allez-vous en par Dieu et Sainte Marie ! - dis-je - Encore
cette femme bien qu'elle soit morte ! ». Bon, cette
fois-ci, ça commençait à me «
donner de l'urticaire », il ne me resta pas d'autres
remèdes que de réciter la « grande litanie
»...
Savez-vous
ce qu'est la « grande litanie » ? Eh bien, je
lui ai dit quelques paroles dures et ce fut suffisant pour
éloigner ce fantôme pour toujours. Ce sont
des faits qui me sont arrivés ; si vous me croyez
c'est bien, si vous ne me croyez pas c'est bien ; j'ai accompli
ma tâche en donnant un témoignage et c'est
tout. Car il me semble qu'on doit partager ses connaissances
avec l'humanité, avec son prochain, avec ses parents.
Ainsi, je considère que je ne fais rien de mal en
donnant le témoignage de tous ces événements
vécus.
Il
y a quelque chose à l'intérieur de chacun
de nous qui mérite des investigations, c'est ainsi
seulement que nous pourrons savoir complètement qu'est-ce
qui nous attend de l'autre côté, après
la mort.
Indiscutablement,
au-delà du corps physique avec l'assise vitale qui
lui correspond, existe le Moi de la Psychologie. Mais CE
MOI EST UNE PLURALITÉ ; je veux dire que le Moi existe
à l'intérieur de nous de manière plu-ra-li-sée.
Ce n'est donc pas un Moi mais de multiples Mois.
Il
semble que c'est un peu dur d'y penser... Quand va-t-on
penser qu'il existe beaucoup de Mois ? Mais ils existent.
Lorsqu'on frappe à une porte, de l'intérieur
quelqu'un demande : « Qui est-ce ? » et on répond
: « Moi ». Bien, mais qui est ce Moi ? C'est
ce que nous allons voir ce soir.
Le
Moi est une multitude de Mois. Nous sommes arrivés,
ce soir, à la DOCTRINE DES MULTIPLES ; et c'est ainsi.
Il se trouve que le Moi est une multitude...
Une
fois, en investigant sur ces phénomènes reliés
au Médiumnisme, au Spiritisme, etc., j'ai rencontré
un médium très curieux.
Celui
qui s'exprimait à travers ce médium était
« JEAN HURTADO LE MAJEUR ». Ce Jean Hurtado
disait qu'il pouvait dominer jusqu'à 1500 matières,
qu'il pouvait parler à travers 1500 médiums
qui étaient en transe ; et ces spirites, naturellement,
lui rendaient un culte. Jean Hurtado le Majeur se prenait
pour un dieu.
Le
temps a passé et j'ai de plus en plus investigué
sur cette question de Jean Hurtado le Majeur, ce défunt
qui pouvait parler à travers plus de 1000 personnes
ou médiums.
Avec
le temps, j'ai pu constater ce qui se passait avec Jean
Hurtado le Majeur : il s'exprimait ainsi, car c'était
un Ego, un Moi, et le Moi est une multitude, c'est-à-dire
que les différents Mois de Jean Hurtado le Majeur
pouvaient s'exprimer à travers différents
médiums, pour parler de façon différente
à travers chacun. Ainsi, c'était tout le mystère
de Jean Hurtado le Majeur...
«
La MORT en soi-même est un reste de fractions »
; lorsque arrive l'heure de la mort, tout ce qui continue
dans l'au-delà est un tas de Mois. Quelqu'un a dit
de manière très franche et dure : «
Ce qui continue après la mort, c'est un tas de Diables
»... Cette personne avait raison...
Trois
choses vont au sépulcre lorsqu'on meurt :
Premièrement,
le CORPS PHYSIQUE [...] dans le caveau ; deuxièmement,
le CORPS VITAL, qui flotte autour du sépulcre et
qui se décompose lentement, à mesure que le
cadavre se décompose ; troisièmement, l'EX-PERSONNALITÉ
du mort.
Personne
ne naît avec une personnalité, il faut la créer.
Elle se crée avec les coutumes, avec les habitudes,
avec ce qu'on apprend à l'école, dans la rue,
avec ce que [...] Elle se crée durant les sept premières
années de l'enfance, elle se renforce avec le temps
et les expériences.
Après
la mort, cette personnalité continue à l'intérieur
du sépulcre ; elle sort pour recevoir les parents
lorsqu'ils apportent des fleurs [...] mais, peu à
peu, elle se désintègre lentement.
C'est
la raison pour laquelle nos ancêtres d'ANAHUAC mettaient,
dans les sépulcres de leurs chers défunts,
tout ce que le défunt aimait : ses aliments, ses
vêtements, etc. Ils savaient que la personnalité
du défunt se sentirait ainsi plus à l'aise
dans le sépulcre.
Mais,
tout ne va pas au panthéon : le Moi de la Psychologie,
le Moi qu'étudient les psychologues, continue dans
l'Éternité, dans l'ESPACE PSYCHOLOGIQUE. Ce
Moi, je l'ai déjà dit et je le répète,
n'est pas quelque chose de permanent, c'est une multitude.
Cela veut dire que ce que nous portons à l'intérieur
de nous est le Moi Pluralisé. Chacun des Mois constitue
le Moi en lui-même, chacun des Mois personnifie une
erreur.
On
raconte que Marie Madeleine vint vers le Maître Jésus
en toute humilité ; alors le Maître sortit
d'elle SEPT DÉMONS. Voilà les SEPT PÉCHÉS
CAPITAUX : colère, convoitise, luxure, envie, orgueil,
paresse, gourmandise. Mais, chacun de ces sept se multiplie
encore par sept, et ainsi de suite ; car chacun des sept
états [...] légion.
Quand
on demanda au possédé de l'Évangile
Christique : « Quel est ton nom ? », il répondit
: « Mon nom est Légion ». Chacun de nous
porte donc des milliers de Mois à l'intérieur
de lui, puisque chaque Moi personnifie un défaut
; nous pouvons dire, de manière emphatique, que chacun
de ces Mois est [...]
Mais,
il y a quelque chose en nous, quelque chose d'autre [...]
je me réfère à l'ESSENCE, à
l'Âme, aux Principes Animiques qui existent au fond
de nous-mêmes. Cette Essence Animique est embouteillée,
malheureusement, parmi tous ces démons qui constituent
le Moi, le « moi-même », le « soi-même
».
L'Essence,
en soi, EST VENUE d'en haut, DES ÉTOILES, d'URANIE,
DE LA VOIE LACTÉE. Elle a traversé le Soleil
avec la note Sol qui vibre dans l'Infini, elle est passée
parmi les mondes du Système Solaire avec la note
Fa, et enfin, elle a pénétré dans notre
organisme avec la note Mi.
Mais,
malheureusement, elle est embouteillée parmi les
multiples éléments inhumains qui constituent
le Moi, le moi-même, le soi-même.
On
doit la libérer complètement de tous ces multiples
Mois, si on veut vraiment retourner aux étoiles,
à la galaxie d'où l'on est venu.
L'Essence
a besoin de faire un voyage [...] de la personnalité
[...]
Malheureusement,
nous avons notre CENTRE MAGNÉTIQUE, notre Centre
de Gravité, exclusivement dans la personnalité.
Nous avons besoin d'extraire ce Centre Magnétique
de nous-mêmes, de notre vie, de le sortir de la personnalité
et de l'établir fermement DANS L'ESSENCE.
Lorsque
l'Essence animique, l'Âme, reçoit ce centre,
elle peut RETOURNER, heureuse, à « L'ÉTOILE
qui lui a toujours souri ». Son retour [...] jusqu'à
l'Étoile s'avère dur, difficile. L'Essence
doit commencer par se dégager de tous ces Mois dans
lesquels elle se trouve.
Chacun
de ces Mois semble une véritable personne ; il a
les Centres Intellectuel, Émotionnel et Moteur dûment
établis. Chacun de ces Mois a ses propres critères,
ses propres idées, ses propres pensées, etc.
Chacun de ces Mois est une personne à l'intérieur
de notre personne.
Si
nous disons qu'À L'INTÉRIEUR DE NOTRE PERSONNE
IL Y A BEAUCOUP DE PERSONNES, nous ne mentons pas, c'est
vrai [...] à l'intérieur de nous, ils se disputent
pour la suprématie, ils se battent pour le butin
; chacun de ces Mois veut être le maître, le
seigneur.
Le
Moi qui, aujourd'hui, jure, par exemple, un amour éternel
à une femme, est remplacé plus tard par un
autre qui n'a pas « voix au chapitre », qui
n'a jamais fait un tel serment. Alors, l'individu se retire
laissant la dame complètement déçue,
trompée.
Le
Moi qui, aujourd'hui, jure un amour éternel à
une cause est plus tard remplacé par un autre qui
n'a rien à voir avec ce serment. Lorsque cela arrive,
la personne se retire et tous ses amis restent véritablement
confondus.
C'est
ainsi que nous n'avons pas le sens de la véritable
responsabilité morale, car, aujourd'hui, nous affirmons
une chose, plus tard, nous en affirmons une autre, etc.
Si
nous pensons qu'une personne est la même ne serait-ce
que pendant une demi-heure, nous commettons alors un abus,
non seulement contre la personne, mais aussi contre nous-mêmes.
En réalité, on change à chaque instant.
Même
[...] vous êtes tous entrés ici, vous êtes
assis, en train de m'écouter. Mais je suis sûr
que le Moi qui est entré et s'est assis, n'est déjà
plus ici ; il y a maintenant un autre Moi qui est en train
de m'écouter et qui voit les choses de manière
différente.
Lorsque
vous vous êtes assis, vous pensiez d'une certaine
manière. Maintenant qu'un moment de discussion est
passé, je suis absolument sûr que vous êtes
en train de penser d'une autre manière. Pourquoi
? Parce que le Moi qui s'est assis a changé ; maintenant,
c'est un autre Moi qui est en train d'écouter.
Ainsi,
nous sommes REMPLIS DE TERRIBLES CONTRADICTIONS. Si nous
pouvions nous voir dans un miroir tels que nous sommes,
nous resterions véritablement horrifiés de
nous-mêmes. Nous portons à l'intérieur
de nous une grande quantité de Mois ; à l'intérieur
de notre personne vivent de très nombreuses personnes.
La
CONSCIENCE de chacun de nous est ENDORMIE pour un seul motif
: parce qu'elle se trouve embouteillée parmi tous
ces Mois.
De
tous les phénomènes physiques qui ont lieu
autour de nous, nous n'en percevons qu'un millionième.
Je suis absolument sûr que nous n'en percevons pas
plus. Lorsqu'on éveille sa Conscience, on peut percevoir
tous les phénomènes qui se produisent autour
de nous.
Il
y a de multiples PHÉNOMÈNES PHYSIQUES qui
ont lieu autour de nous et que nous n'avons jamais vus,
bien qu'ils soient physiques (je ne suis pas en train de
parler de Phénomènes Psychiques, mais Physiques)
; cependant, ils passent inaperçus, non seulement
pour vous, mais même pour les scientifiques eux-mêmes,
car la Conscience de chacun est endormie.
Ainsi
donc, il est urgent de l'éveiller. Mais, pour l'éveiller,
il faut détruire tous ces Mois qui vivent à
l'intérieur de nous. Nous avons besoin de PASSER
PAR L'ANNIHILATION BOUDDHIQUE. Maintenant, si nous pensons
au fait que chacun de ces Mois représente un défaut
psychologique déterminé, alors nous avons
des milliers de défauts. C'est à juste titre
qu'un poète a dit (je crois que c'était Virgile,
le poète de Mantoue) : « Même si nous
avions mille langues pour parler et un palais d'acier, nous
n'arriverions pas à énumérer totalement
tous nos défauts »...
[...]
Nous avons besoin de les détruire, de les annihiler,
si nous voulons l'éveil de notre Conscience. Nous
devrions [...]
C'est
précisément dans la relation avec nos semblables
que nous pouvons annihiler tous ces Mois que nous portons
à l'intérieur de nous. Dans la relation avec
notre famille à la maison, dans la relation avec
les gens dans la rue ou au travail ou à la campagne,
etc., nos défauts qui sont cachés affleurent,
et si nous sommes alertes et vigilants comme la vigie en
temps de guerre, alors nous les voyons.
UN
DÉFAUT DÉCOUVERT doit être soumis à
une ANALYSE RIGOUREUSE. Un défaut découvert
doit être compris au moyen de la TECHNIQUE DE LA MÉDITATION.
Lorsqu'on a compris un défaut, au travers de la réflexion
et de la Méditation, on peut s'offrir le luxe de
l'ANNIHILER.
L'annihilation
de n'importe quel défaut est très exigeante,
car le MENTAL, par lui-même, NE PEUT altérer
fondamentalement aucun défaut. Il peut l'étiqueter
sous différents noms, le faire passer d'un département
à un autre de l'intellect, le cacher à soi-même
ou aux autres, mais jamais l'annihiler. Nous avons besoin
de faire appel à un pouvoir qui soit supérieur
au Mental.
Heureusement,
ce Pouvoir existe au fond de chacun de nous. Je veux me
référer expressément à DIEU-MÈRE,
à « DEVI KUNDALINI » comme le diraient
les Orientaux, à la Tonantzin de nos ancêtres
d'Anahuac, à l'Isis de la Vieille Égypte des
Pharaons, à la Chaste Diane des Grecs, à la
Divine Marie, Maïa des Chrétiens, Marah, etc.
Indiscutablement,
ce Principe Divin Féminin existe au fond de notre
Être. Dieu-Mère est une réalité
au fond de notre Être.
Si
nous appelons Dieu-Mère, notre « Divine Mère
Kundalini », comme on dit dans l'hindouisme, nous
pouvons désintégrer n'importe quel Moi défaut.
En tout cas, nous avons besoin de supplier Devi Kundalini,
DIEU-MÈRE, pour qu'elle DÉSINTÈGRE
elle-même LE MOI QUE NOUS AVONS profondément
COMPRIS.
Lorsqu'un
Moi se désintègre, LA CONSCIENCE SE LIBÈRE
; la Conscience qui se libère s'éveille et,
lorsque la Conscience s'éveille, nous connaissons
alors, directement par nous-mêmes, les Mystères
de la Vie et de la Mort. Nous savons alors qui nous sommes,
d'où nous venons, où nous allons, quel est
le but de notre existence.
Dans
le monde, quand on écoute ce type de conférences,
on découvre naturellement qu'il y a différentes
personnes et différents critères : il y a
ceux qui croient en ces choses, il y a ceux qui n'y croient
pas, etc.
En
réalité, la question n'est pas de croire ou
de ne pas croire ; il faut aller plus loin. Un homme peut
dire qu'il croit au Soleil ; et alors ? Ou il peut ne pas
croire au Soleil ; et alors ? Le cours de l'Univers va-t-il
changer pour autant ? Le Soleil va-t-il cesser d'exister
pour autant ? Donc, la question n'est pas qu'on croie ce
que nous disons ou qu'on n'y croie pas.
Jésus-Christ
nous avertit afin que nous nous méfiions des DOCTRINES
DES SADDUCÉENS ET DES PHARISIENS. Qu'est-ce que la
Doctrine des Sadducéens ? C'est ce que nous allons
voir :
Il
existe TROIS MENTALS chez l'être humain. Le premier
est le MENTAL SENSORIEL, il fonctionne uniquement avec les
données qu'apportent les cinq sens, par conséquent,
il ne peut rien connaître de la Réalité,
de la Vérité, de Dieu, etc. Il connaît
uniquement le monde sensoriel externe. Il élabore
ses concepts avec les Perceptions Sensorielles Externes.
Monsieur
Emmanuel Kant, le philosophe de Königsberg, a écrit
à propos de ce Mental dans la « Critique de
la Raison Pure » et il est arrivé à
la conclusion logique que le Mental Sensoriel, par lui-même,
ne peut rien savoir de la Vérité. C'est cela
la Doctrine des Sadducéens.
En
Terre Sainte, précisément à l'époque
de Jésus de Nazareth, a existé la Caste des
Sadducéens INCRÉDULES et MATÉRIALISTES.
Mais les Sadducéens Matérialistes incrédules
n'ont pas existé seulement à cette époque
à Jérusalem, il y en a aussi maintenant :
nous savons bien [...] l'incrédulité mondiale
et la plus [...]
Le
Premier Mental ne peut donc rien savoir de la Vérité,
puisqu'il se nourrit exclusivement des données qu'apportent
les cinq sens. Voilà la levure des Sadducéens.
Que
dire du Second Mental où se trouve la levure des
Pharisiens ? Le Mental Sensoriel ne croit pas ; par contre,
le MENTAL INTERMÉDIAIRE, où se trouve la Levure
des Pharisiens, lui, il croit. De sorte qu'il y a deux Mentals
en nous, celui qui ne croit pas et celui qui croit.
Certaines
personnes se trouvent embouteillées dans le Mental
qui ne croit pas, c'est-à-dire qu'elles sont bloquées
par la Levure des Sadducéens. D'autres, celles qui
croient, sont bloquées par la Levure des Pharisiens.
Le Mental Intermédiaire est le Mental de ceux qui
croient.
Jésus-Christ
nous met en garde contre ces deux Mentals, il dit : «
Prenez garde à la levure des Sadducéens et
à la Levure des Pharisiens ». C'est-à-dire
que la question n'est pas de croire ou de ne pas croire
; là n'est pas la question, il faut aller plus loin.
Dans
le Mental qui croit, c'est-à-dire dans le Mental
Intermédiaire où se trouve la Levure des Pharisiens,
nous rencontrons différentes religions et croyances,
des gens qui VONT À LEUR RITE, qui se montrent en
public pour que d'autres personnes les voient [...] MAIS
ILS NE TRAVAILLENT JAMAIS SUR EUX-MÊMES, ils ne se
préoccupent jamais DE LA DISSOLUTION DE L'EGO ; ils
sont contents d'être comme ils sont, ils ne veulent
pas changer, ils ne désirent pas libérer leur
Conscience, s'éveiller.
Ce
sont eux, les « Pharisiens hypocrites », contre
lesquels se prononce le Divin Rabbi de Galilée lorsqu'il
dit : « Pharisiens Hypocrites ; sépulcres blanchis,
perverse civilisation de vipères, qui nettoyez l'extérieur
du vase et du plat, mais qui, à l'intérieur,
êtes remplis de toutes sortes de pourritures et d'os
de cadavres », etc. Des paroles dures, mais qui sont
la vérité. Ainsi, il ne s'agit pas de croire
ou de ne pas croire.
Il
nous faut ouvrir le Troisième Mental qui est le MENTAL
INTÉRIEUR. Le Mental Intérieur est merveilleux.
Lorsqu'on ouvre le Mental Intérieur, on peut VOIR,
ENTENDRE, TOUCHER et PALPER LES RÉALITÉS DE
LA VIE ET DE LA MORT. Lorsqu'on ouvre le Mental Intérieur,
on peut voir ce qui s'appelle « l'Au-delà »,
on peut le toucher, on peut le palper comme on veut, à
son aise ; on peut savoir ce qu'il y a au-delà du
sépulcre, non parce qu'on nous le dit, mais par soi-même,
directement ; le voir, comme on voit cette table, comme
on voit cette maison, ces verres d'eau, etc.
Mais
pour ouvrir ce Mental Intérieur (qui, lui, peut VOIR,
CONNAÎTRE LA VÉRITÉ directement, sans
qu'on le lui dise), il faut, inévitablement, détruire
tous les Mois que nous portons à l'intérieur
de nous. En les détruisant, on éveille la
Conscience, et quand on éveille la Conscience, le
Mental Intérieur s'ouvre.
Alors
ADVIENT LA FOI. La Foi Véritable, pas la foi du charbonnier
; la Foi qui connaît, la Foi qui sait. Car, lorsque
le Mental Intérieur s'ouvre, on peut connaître
les Mystères de la Vie et de la Mort. Si on vous
dit qu'il y a des Anges, alors vous pouvez les voir, les
toucher ; si on vous parle de Dieu, alors vous pouvez voir
la réalité divine de Dieu.
Vous
ne dépendez plus des croyances, vous ne dépendez
plus de ce que les autres disent, vous êtes devenu
un véritable Sage. Ici prend fin notre exposé.
Notre
Association veut, de manière claire, que chacun de
vous se transforme, qu'il arrive un jour à ÉVEILLER
SA CONSCIENCE pour ouvrir son Mental Intérieur.
Ce
Mental Intérieur fonctionne avec les ressorts de
la Conscience. La Conscience capte les Mystères de
la Vie et de la Mort, capte la réalité des
phénomènes, transmet ses données au
Mental Intérieur et celui-ci fonctionne.
Ainsi,
ce qui importe, c'est de DÉCOUVRIR LA VÉRITÉ,
coûte que coûte. C'est pourquoi je suis venu
ce soir. Je veux que vous assistiez tous à nos exposés...
Paix Invérentielle !...
[...]
Tous ces éléments inhumains que l'on porte
à l'intérieur de soi dans le but évident
d'éveiller la Conscience, pour retourner aux Étoiles
d'où on est venu ; on peut indubitablement le faire
en une seule existence, en travaillant intensément
sur soi-même, ici et maintenant.
[...]
Que la Gnose a suffisamment d'enseignements scientifiques
pour pouvoir procréer des enfants géniaux.
Au moyen de la Gnose, il est possible, naturellement, de
mettre au monde des enfants intelligents et sages. Nous
avons la Doctrine, les fondements scientifiques pour faire
cela.
Disciple.
[...]
Maître.
Bon, avant tout, je dois expliquer que ce qui va au sépulcre
n'est pas la totalité, mais une partie. Au sépulcre,
je le répète, vont trois choses : en premier,
le corps physique ; en second, le corps vital, qui se désintègre
lentement à mesure que le corps physique lui aussi
se désintègre : on le voit habituellement
dans les cimetières avec une lumière phosphorescente
; en troisième, l'ex-personnalité du mort.
Personne ne naît avec une personnalité, il
faut la fabriquer.
La
personnalité est fille de son temps, elle naît
en son temps, elle meurt en son temps, et lorsqu'arrive
le décès, elle va au sépulcre. Cette
personnalité, au moyen de la [...] par exemple, donne
[...]
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