|
12. Le Problème de la Multiplicité Psychologique
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "EL PROBLEMA DE
LA MULTIPLICIDAD PSICOLÓGICA (La Doctrina de los
Muchos Yoes)"
Que tous les frères gnostiques du Zulia, au Venezuela,
reçoivent mes salutations : Paix Invérentielle
!
Chers
frères gnostiques, nous avons ressenti beaucoup de
plaisir avec la visite des frères qui sont venus
nous voir ici, ces jours-ci. Il est certain que nous nous
souvenons du Zulia avec une immense affection car il est
évident que le Zulia est une très belle région
en elle-même...
Nous
trouvons extrêmement intéressant que chacun
de nos frères se préoccupe, avant tout, d'obtenir
un changement radical, absolu, de lui-même. CHANGER
EST FONDAMENTAL, mais il n'est pas possible, véritablement,
de changer, au sens le plus complet du terme, si on ne s'AUTO-OBSERVE
pas soi-même.
La
vie pratique est le GYMNASE PSYCHOLOGIQUE où nous
pouvons nous AUTO-DÉCOUVRIR ; dans la relation avec
nos semblables, que ce soit à la maison, dans la
rue, à l'école, au Temple, à l'usine,
ou au bureau, etc., si nous sommes en constante auto-observation,
nous nous auto-découvrirons.
Dans
n'importe quelle circonstance de la vie, les défauts
psychologiques qui se trouvent cachés, bien à
l'intérieur de nous-mêmes, affleurent.
Si
on ne les auto-observe pas, on ne peut pas non plus les
auto-découvrir ; mais si on est en Auto-observation
Psychologique constante, d'instant en instant, alors ces
défauts peuvent être découverts.
Ils
affleurent de façon si naturelle, si spontanée,
que, réellement, cela ne nous coûte pas d'effort
de pouvoir les découvrir si nous sommes en État
d'Alerte perception, d'Alerte nouveauté.
Nous
devons nous diviser en OBSERVATEUR ET OBSERVÉ : une
partie qui observe et une autre partie qui est observée.
Quand on se divise soi-même en observateur et observé,
on peut simplement vérifier, de façon directe,
la crue réalité de ce défaut qui se
trouve caché à l'intérieur de soi ;
mais on doit, avant tout, se diviser en observateur et observé...
Chacun
de nos défauts psychologiques est indubitablement
personnifié par un quelconque « Moi ».
Dans les anciens Mystères de l'Égypte, on
parlait des « DÉMONS DE SETH » ; ceux-ci
représentent - c'est clair - nos SEPT PÉCHÉS
CAPITAUX. Virgile, le Poète de Mantoue, disait :
« Même si nous avions mille langues pour parler
et un palais d'acier, nous n'arriverions pas à les
énumérer tous entièrement »...
Tous
ces défauts que nous avons sont personnifiés
par des Démons Tentateurs, les Démons Bibliques,
les Démons cités dans les textes anciens (Kabbale,
Magie, etc.), sont de véritables Mois et chacun d'entre
eux possède son propre « Mental » et
sa propre « Volonté ».
Ainsi
donc, au nom de la Vérité, nous devons affirmer
que nous avons beaucoup de Mentals et beaucoup de volontés
; si nous ne possédons pas un Moi unique, évidemment
nous devons avoir beaucoup de Mentals, beaucoup de Mois.
Chaque Moi a son « Mental » et chaque Moi est
pourvu de « volonté » et de désir
; chaque Moi est comme une personne à l'intérieur
de nous et, si nous avons beaucoup de Mois, il y a beaucoup
de personnes qui vivent à l'intérieur de nous.
Par
conséquent, À L'INTÉRIEUR DE NOTRE
PERSONNE, IL Y A BEAUCOUP DE PERSONNES (alors nous nous
expliquerons pourquoi nous ne possédons pas une authentique
individualité).
Nous
sommes remplis de TERRIBLES CONTRADICTIONS : le Moi qui,
aujourd'hui, jure un amour éternel à une femme
est, plus tard, remplacé par un autre Moi qui «
n'a pas droit au chapitre » ; ainsi, quand cela se
produit, l'individu s'en va et la femme reste déconcertée,
déçue.
Ainsi,
personne n'a une CONTINUITÉ DE PROPOS (ce n'est pas
possible car nous avons une multiplicité de Mois
à l'intérieur de nous). C'est la « DOCTRINE
DES MULTIPLES » qu'il vaut bien la peine d'étudier
et de comprendre. Au Tibet, cela a été dûment
compris et ces Mois, dans l'Orient tibétain, sont
appelés « agrégats psychiques »...
Or,
parmi ces agrégats ou Mois, il n'existe ni harmonie,
ni aucune concordance : ils se disputent entre eux, combattent
pour la suprématie ; quand l'un d'eux domine, il
se croit le maître, l'unique, mais plus tard il est
remplacé par un autre. Par conséquent, c'est
la lutte à l'intérieur de soi-même ;
maintenant nous nous expliquerons, je le répète,
pourquoi chacun de nous est à ce point rempli de
tant et tant de contradictions.
Nous
avons ici « La Doctrine des Multiples » et nos
frères du Zulia doivent se familiariser peu à
peu avec ce Corps de Doctrine.
Malheureusement,
la Conscience (qui est ce que nous avons de plus digne à
l'intérieur de nous) est embouteillée, placée
à l'intérieur de chacun de ces Mois ou Personnes
qui vivent à l'intérieur de notre personne.
Étant
donné que ces Mois ou Personnes Intimes que nous
portons en nous sont subjectifs à cent pour cent,
notre Conscience fonctionne naturellement en vertu de son
propre conditionnement ; c'est-à-dire qu'elle est
devenue subjective ; elle est endormie.
Si
nous broyons n'importe lequel de ces Mois, nous libérons
un certain pourcentage de Conscience et si nous désintégrons
à cent pour cent la totalité de tous les Mois
que nous portons à l'intérieur de nous, la
CONSCIENCE se retrouvera absolument ÉVEILLÉE.
Et
une Conscience absolument éveillée est une
Conscience qui peut voir, entendre, toucher et palper les
grandes réalités des Mondes Supérieurs
; une Conscience complètement éveillée
est une Conscience qui connaît de manière directe
les Mystères de la Vie et de la Mort...
Ce
que je considère vital, mes chers frères du
Zulia, c'est que vous vous préoccupiez tous de L'ÉVEIL
DE LA CONSCIENCE ; et vous ne l'obtiendrez pas si vous n'annihilez
pas tous ces gens qui vivent à l'intérieur
de chacun de vous...
Il
est nécessaire d'apprendre à OBSERVER CES
MOIS en action.
Prenons
le cas où vous ressentez de l'amour pour une personne
du sexe opposé ; portez toute votre attention sur
ce qui se passe dans votre Mental et sur ce qui se passe
aussi dans les Centres Émotionnel Moteur, Instinctif
et Sexuel ; apprenez à observer les Mois dans le
Centre Intellectuel, dans le Centre Émotionnel et
dans le Centre Moteur-Instinctif-Sexuel... Observez-les
!
Il
se peut que vous croyez être amoureux d'une personne
du sexe opposé et que, assurément, vous n'êtes
pas amoureux ; ce qui se passe, c'est que vous êtes
passionnés sexuellement.
Si
on y porte une certaine attention, on peut découvrir
comment un Moi quelconque de luxure peut se manifester dans
le coeur, sous forme d'amour, de sentiment ; dans la tête,
sous forme d'images plus ou moins morbides ou idéales
; mais dans le sexe, si un TEL MOI est DÉCOUVERT
parce qu'il manifeste sa vibration, il nous indique alors
que nous ne sommes pas réellement amoureux, mais
passionnés, ce qui est complètement différent
(la passion animale est quelque chose de dégoûtant,
morbide, sale...).
Pour
continuer cette analyse, après avoir découvert
un Moi quelconque (prenons un Moi de luxure) eh bien, nous
devrons alors le METTRE EN ACCUSATION, le critiquer, l'analyser
; faire appel au bistouri de l'auto-critique, pour l'ouvrir
et voir ce qu'il contient vraiment et, une fois que nous
l'aurons COMPRIS INTÉGRALEMENT (fonction indispensable
pour l'émancipation de la Conscience), alors nous
devrons LE DÉSINTÉGRER, l'annihiler.
Pour
cela, il est urgent de faire appel à un Pouvoir qui
soit supérieur au Mental ; heureusement, ce Pouvoir
existe : je veux me référer de manière
emphatique, au POUVOIR DE LA DIVINE MÈRE KUNDALINI,
le Serpent Igné de nos pouvoirs magiques.
Le
Mental, par lui-même, ne peut altérer fondamentalement
aucun défaut ; il peut le « sous-titrer »
avec des noms différents, le faire passer d'un département
à un autre, le cacher à lui-même ou
aux autres, mais jamais il ne pourra l'altérer de
manière définitive.
On
a besoin d'un Pouvoir qui soit supérieur au Mental,
qui soit capable de désintégrer n'importe
quel défaut psychologique ; ce Pouvoir existe en
chaque organisme vivant, c'est un POUVOIR FOHATIQUE, individuel
; je me réfère au Pouvoir Serpentin, Annulaire,
qui se développe dans la moelle épinière
de l'ascète ; si nous faisons appel à ce Pouvoir,
nous pouvons désintégrer n'importe quel Moi,
n'importe quel défaut ; ce Pouvoir est personnifié
par la Divine Mère Kundalini : Isis, Adonia, Rhéa,
Cybèle, Ram-Io, Diane, Tonantzin, Marie...
Si
nous l'invoquons d'un coeur pur, si nous l'appelons, elle
viendra ; elle pourra éliminer de notre psyché
ce Moi que nous avons compris, que nous avons compris fondamentalement
[...] et si nous procédons de cette manière,
vous pouvez être absolument certains qu'un tel Moi
sera désintégré, il sera annihilé,
réduit en poussière cosmique...
C'est-à-dire
qu'il faut, premièrement, observer le défaut
pour le découvrir ; deuxièmement, le juger
de manière analytique ; troisièmement, le
désintégrer, le réduire en poussière.
Nous
avons donc, ici, les trois phases qui peuvent nous conduire
à la désintégration de n'importe quel
Moi... Avant tout, je le répète, premièrement
: Observation ; deuxièmement : Jugement et troisièmement
: Annihilation.
Pendant
la guerre, d'abord on découvre les espions, ensuite
on les juge et, troisièmement, on les amène
au poteau d'exécution. On doit procéder de
manière similaire avec les Mois et, en les désintégrant,
en les pulvérisant, la Conscience s'émancipera.
Si
nous continuons à désintégrer les Mois
dans leur totalité, indubitablement la Conscience
s'éveillera dans sa totalité et c'est exactement
ce dont on a besoin pour pouvoir CONNAÎTRE, EXPÉRIMENTER,
SENTIR LA VÉRITÉ. Jésus-Christ a dit
: « Connaissez la Vérité et elle vous
rendra libres »...
La
Vérité n'a rien à voir avec les croyances,
avec ce que certains croient ou ne croient pas, avec les
théories, avec les idées que l'on a sur cette
chose, avec les opinions, avec les concepts que l'on peut
se forger, avec les idées préconçues,
etc. La Vérité c'est l'inconnu d'instant en
instant et on doit l'expérimenter de manière
directe. Seul celui qui arrive à la connaître
par lui-même peut véritablement s'émanciper.
La
Vérité n'a rien à voir avec aucune
École, aucune Secte, aucun Ordre, etc. ; quand on
demanda au BOUDDHA : « Qu'est-ce que la Vérité
? », il tourna le dos et se retira ; quand on demanda
à JÉSUS-CHRIST : « Qu'est-ce que la
Vérité ? », il garda un silence respectueux.
De
cette manière, vous voyez comment ces deux personnages
répondirent à cette question : Bouddha tourne
le dos et se retire ; le Christ garde le silence. Car la
Vérité, on ne peut l'expérimenter que
par soi-même, de manière directe...
Quelqu'un
pourrait dire que « le feu brûle » ; à
priori c'est une vérité, mais c'est autre
chose que d'expérimenter cette Vérité.
Pour
pouvoir l'expérimenter, on doit mettre le doigt dans
la flamme, savoir que cela brûle ; alors on dit :
« Oui, c'est la Vérité, parce que je
l'ai expérimentée »...
On
pourra ressentir une grande joie à contempler un
coucher de soleil ou à contempler le soleil en train
de se lever, mais ensuite on ne pourra pas transmettre cette
Vérité à quelqu'un d'autre ; aussi
estimable que soit cette autre personne, nous ne pourrons
pas lui faire ressentir la même chose ; c'est quelque
chose que chacun devra expérimenter directement par
lui-même.
Ainsi
donc, prenez en compte que la Vérité doit
être EXPÉRIMENTÉE DIRECTEMENT et qu'elle
ne peut être expérimentée qu'EN L'ABSENCE
DU MOI, en l'absence du moi-même, en l'absence de
l'Ego. Tant que la Conscience sera embouteillée dans
l'Ego, on ne pourra rien connaître de la Vérité
: on pourra avoir des opinions très belles sur la
Vérité, on pourra avoir des croyances que
l'on pense être la Vérité, on pourra
avoir des idées sur la Vérité, des
concepts, mais cela n'est pas la Vérité...
On
doit pulvériser le moi-même, le soi-même,
l'Ego, mourir de manière absolue, si on veut réellement
arriver à savoir ce qu'est la Vérité
: l'expérimenter, mais de manière directe,
pas parce que quelqu'un le dit ou cesse de le dire, à
cause de ce que quelqu'un écrit ou cesse d'écrire...
Pour
nous autres, je considère, mes chers frères
du Zulia, que ce qui est fondamental est d'arriver à
découvrir la Vérité ; et on ne peut
jamais la découvrir en dehors de soi-même.
Celui qui ne la découvre pas À L'INTÉRIEUR
DE LUI-MÊME ne la trouvera dans aucun pays de la Terre,
nulle part dans l'Univers ; mais s'il la trouve en lui-même,
il la trouvera partout. La Vérité vient à
nous ; ELLE ADVIENT QUAND LE MOI EST MORT et c'est là
sa nouveauté...
La
Vérité n'a rien à voir avec le corps,
ni avec les sentiments, ni avec le Mental ; elle est au-delà
du corps, des sentiments et du Mental.
En
désintégrant le moi-même, grâce
aux procédés indiqués dans cette cassette
enregistrée, tous nos frères arriveront un
jour à expérimenter la Vérité.
Quand
on dissout l'Ego de manière absolue, on acquiert
la Liberté, on arrive à connaître ce
qu'est la Liberté. Tant que l'Ego n'est pas dissous,
la Conscience est complètement emprisonnée,
formellement emprisonnée, enfermée dans un
horrible cachot ; ce cachot est l'Ego. Si on détruit
le cachot qui est l'Ego, la Conscience devient libre, et
ça, c'est fondamental : en finir avec ces fers qui
nous maintiennent prisonniers à l'intérieur
du cachot ; si nous y arrivons, la Conscience devient libre.
Une
Conscience libre peut expérimenter le VIDE ILLUMINATEUR
; elle peut se précipiter dans ce « Vide »
sans fond où resplendit la Lumière et écouter
les paroles de son Dieu Intérieur Profond. Dans ce
« Vide », il n'y a ni créature humaine,
ni personne ; là on entend seulement les paroles
de l'Éternel ; mais on doit libérer la Conscience,
l'émanciper...
On
a beaucoup parlé de la Liberté. Combien de
héros ont lutté pour la Liberté de
leur peuple ; mais, ils ne savent pas ce qu'est la Liberté
parce qu'eux-mêmes ne sont pas libres ! On ne peut
pas arriver à savoir ce qu'est la LIBERTÉ
tant qu'on ne libère pas sa Conscience et on ne peut
pas libérer sa Conscience tant qu'on n'en a pas fini
avec le moi-même, avec le moi-je, avec le soi-même.
Tant
que ce qui est Moi, tant que ce qui est moi-même («
ma personne », Moi) existe, je ne saurai pas ce qu'est
la Liberté ; mais si la Conscience parvient à
se libérer du moi-même, si nous réduisons
en poussière le Moi-même, si nous le pulvérisons,
la Conscience se retrouve libre et on en arrive à
savoir ce qu'est vraiment la Liberté, une Liberté
qui ne connaît ni limites, ni contours, une Liberté
sans fin, une LIBERTÉ ÉTERNELLE : Dans cette
Liberté se trouve la Félicité, une
Félicité inépuisable...
Les
gens ne savent pas ce qu'est la FÉLICITÉ :
ils confondent la Félicité avec le plaisir
alors qu'ils sont différents. On peut passer quelques
heures de plaisir ; quelqu'un se réjouira d'une fête
et croira être heureux, mais, en réalité,
la Félicité n'existe pas dans ce monde.
On
ne peut pas connaître réellement la Félicité
tant qu'on ne parvient pas à libérer la Conscience
: tant que la Conscience n'est pas libre, on n'est pas heureux
et pour que la Conscience soit libre, on doit détruire
les fers qui la maintiennent prisonnière dans la
prison de la douleur ; cette prison est le « moi-même
», le « moi-je », « ma personne
», « mes propres sentiments », «
mes désirs », « mon propre Mental tourmenté
», « mes préoccupations », «
mes haines », « ma luxure », « mon
égoïsme », « mon envie »,
« mes ressentiments », « moi-même
», « mes propres sentiments », «
mes projets », « mes propres désirs »...
Tant
qu'on n'arrive pas à détruire « ce »
que je suis, « moi-même », ma Conscience
sera prisonnière. Mais le jour où ce que «
je suis », « moi-même » sera détruit,
alors la Conscience sera libre et elle jouira de l'authentique
Félicité qui n'a rien à voir avec le
plaisir, qui est à l'opposé du plaisir.
La
Félicité est quelque chose que personne ne
connaît et que personne ne peut décrire. Le
Mental ne sait pas ce qu'est la Félicité ;
le Mental ne peut pas reconnaître la Félicité
puisqu'il ne l'a jamais connue. Comment pourrions-nous reconnaître
quelque chose que nous n'avons jamais connu ? Si le Mental
n'a jamais connu la Félicité, comment fera-t-il
pour la reconnaître ?
La
Félicité vient à nous. Elle ADVIENT
de manière naturelle, elle advient quand le soi-même,
le Moi-même est mort... Ainsi donc, ON DOIT ARRIVER
À LA VIVRE, à l'expérimenter de manière
directe.
Les
concepts que l'on peut avoir sur la Félicité
varient à l'infini, comme varient les concepts sur
la Vérité. Mais, l'expérimenter est
différent et l'expérience de la Félicité
n'appartient pas au temps ; elle est au-delà du Mental,
du corps et des sentiments.
LA
FÉLICITÉ APPARTIENT À L'ÊTRE
et « la raison d'être de l'Être, c'est
l'Être »...
Les
plaisirs du monde ne servent à rien, car ils ne laissent
rien d'autre que de la douleur ; la satisfaction du désir
passée, la seule chose qui reste est le désenchantement.
Les titres, les honneurs ne servent à rien ; les
théories ne servent à rien dans le monde,
les différentes écoles, organisations ou conventions
sociales ne servent à rien dans le monde ; la seule
chose qui serve dans la vie, c'est de MOURIR pour que la
Conscience s'émancipe et qu'elle acquière
« Cela » qui s'appelle « FÉLICITÉ
»...
La
Félicité est inépuisable (je le répète
: elle n'appartient pas au Temps). Est-il nécessaire
de l'expérimenter ? Oui ; mais, pour l'expérimenter,
il est urgent de MOURIR RADICALEMENT ici et maintenant.
Ainsi
donc, mes chers frères du Zulia, je veux que vous
écoutiez bien cette conférence, je veux que
vous l'ameniez au fond de votre coeur. Frères Zuliens,
il ne servirait à rien que ce que je suis en train
d'enregistrer pour vous, ici, sur la cassette, reste exclusivement
dans votre Intellect ou dans votre Personnalité ;
si c'était le cas, ma cassette ne vous servirait
pas.
Il
faut que ces mots pénètrent plus profondément
en vous : qu'ils arrivent à l'Essence, c'est-à-dire
à la Conscience et ce n'est possible, mes chers frères
Zuliens, que si vous avez un peu d'AMOUR pour ces enseignements
; si vous n'aimez pas ces enseignements, ils ne pourront
pas non plus pénétrer au fond de votre coeur,
arriver à votre Conscience...
Il
est nécessaire, avant tout, que nos chers frères
Zuliens AIMENT CES ENSEIGNEMENTS ; s'ils les aiment, ils
ne resteront plus jamais dans leur Personnalité ;
je le répète : ils arriveront à l'Essence.
Et
si, dans cette existence, ils n'arrivent pas à dissoudre
la totalité du soi-même, du moi-même,
de toute façon l'enseignement restera dans leur Conscience
et, dans leur future existence, ils se souviendront de ces
enseignements et ils leur serviront pour travailler une
autre fois sur eux-mêmes, pour travailler dans le
but d'atteindre la Liberté tant aimée...
Comme
la Liberté est grandiose ! Tant de gens se sont sacrifiés
pour la Liberté ! Tant de champs de bataille ont
été baignés du sang des martyrs ! Mais
comme cette liberté est loin pour les êtres
humains !
Les
libérateurs de tous les pays du monde n'ont pas connu
eux-mêmes la Liberté. Ce n'est pas possible
de la connaître, parce qu'elle est intérieure
et non pas extérieure ; et on ne peut la rencontrer
nulle part sinon à l'intérieur de soi-même.
Quand
la Conscience arrive, je le répète, à
s'émanciper des oubliettes où elle se trouve
et qui s'appelle « moi-même », «
moi-je », elle expérimente la Liberté
et jouit de la véritable Félicité en
Dieu.
Ainsi
donc, mes chers frères, je veux que vous entriez
dans la compréhension, que vous réfléchissiez
profondément à mes paroles, que vous vous
préoccupiez plus de MOURIR EN VOUS-MÊMES.
Je
vois avec douleur, je ressens beaucoup de douleur en sachant
que les frères de notre Mouvement Gnostique se préoccupent
peu de la mort du moi-même. Cela ne les intéresse
pas, il semble que ce type d'Enseignement ne les attire
pas : et c'est ainsi parce que l'Ego n'aime aucune Doctrine
qui menace son existence ; l'Ego veut s'auto-défendre
; l'auto-défense est le propre de l'Ego. Maintenant,
nous comprendrons pourquoi beaucoup de gens ne se préoccupent
pas de MOURIR EN EUX-MÊMES ; l'Ego n'est pas attiré
par ce qui concerne la « Mort » ; l'Ego veut
vivre, coûte que coûte, mais vivre...
Frères
Zuliens, ici, au Mexique, nous vous estimons beaucoup ;
nous nous souvenons de vous avec une très grande
affection ; nous aspirons à ce qu'un jour tous ceux
qui le désirent soient ici, avec nous.
Nous
devons célébrer un événement
extraordinaire auquel je pense que vous devriez venir. Les
27, 28 et 29 octobre, nous aurons un événement
à Guadalajara. Vous y êtes invités.
Nous
pensons donner quelques conférences ; nous aurons
quelques ensembles artistiques durant trois jours. Nous
avons donné un nom à un tel événement
; nous l'avons appelé « La Grande Rencontre
de la Culture Hermétique » parce que là,
dans cette rencontre de la Culture Hermétique, nous
pourrons tous partager amicalement.
Nous
vous recevrons tous avec une grande considération
et une grande affection ; c'est à tous que nous lançons
un appel. J'espère que des groupes Zuliens s'organiseront
pour assister à cet évènement. Cet
évènement est magnifique puisqu'il va s'y
produire une véritable rencontre de la Culture Hermétique.
Cet
évènement devra donc avoir lieu les 27, 28
et 29 Octobre à l'Hôtel Hilton de la ville
que nous avons déjà mentionnée ; ne
l'oubliez pas.
C'est
clair qu'il serait préférable que nos frères
arrivent ici, dans la capitale de Mexico, le 23 ou le 24,
pour participer aussi à nos R., à nos salutations,
à nos promenades, soit aux pyramides, soit aux grottes
de Cacahuamilpa, soit à Chapultepec, etc.
Bon,
j'ai parlé à votre intention, mes chers frères
du Zulia. J'ai enregistré cette cassette et j'espère
que vous l'étudierez !
|