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11. Précarité du Psychisme Humain
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "PRECARIEDAD DEL
PSIQUISMO HUMANO (La fantasía de creerse Uno)"
Paix Invérentielle ! Ce soir, il y a eu, ici, des
numéros artistiques merveilleux, extraordinaires.
Le
dernier fait allusion, de manière emphatique, à
la Libération de l'Homme. Depuis cette tribune de
l'éloquence, j'adresse mes plus sincères félicitations
aux frères gnostiques qui ont assuré la représentation
de tout ce drame. Je dois aussi remercier les étudiants
pour leurs accords si merveilleux avec lesquels ils nous
ont divertis ce soir.
Pour
résumer, de manière précise, le drame
que vous venez de contempler sur cette scène de théâtre,
je vais faire une conférence courte, mais claire
et concise.
Certainement,
à l'intérieur de chaque personne (comme vous
avez pu en voir ici l'allégorie), à l'intérieur
de chacun de nous existent beaucoup de personnes. Ceci,
et précisément ceci, appartient à la
Psychologie Révolutionnaire (dans peu de temps, mon
oeuvre intitulée « Traité de Psychologie
Révolutionnaire » sera mise en circulation).
Au
nom de la vérité, nous devons reconnaître
que nous N'AVONS PAS UNE INDIVIDUALITÉ définie.
Je dirais clairement qu'à l'intérieur de chaque
personne habitent beaucoup de personnes. Ceci pourrait être
rejeté par les fanatiques de la Dialectique Matérialiste,
mais ne pourrait jamais être rejeté par les
hommes véritablement intelligents.
La
colère, la convoitise, la luxure, l'envie, l'orgueil,
la paresse, la gourmandise, avec toutes leurs ramifications,
constituent, au fond, une série de Mois successifs
qui vivent à l'intérieur de nous-mêmes,
ici et maintenant.
À
l'intérieur de nous, il n'y a pas actuellement d'Individualité
authentique ; personne n'est le même ne serait-ce
qu'une demi-heure. Si je pensais que l'un d'entre vous est
le même pendant une demi-heure, il est évident
que non seulement je vous abuserais, mais en plus et ce
qui est pire, je m'abuserais aussi moi-même.
Ainsi
donc, nous n'avons pas d'Individualité authentique.
Le Moi qui, aujourd'hui, jure un amour éternel à
une femme, est remplacé, plus tard, par un autre
Moi qui n'a rien à voir avec un tel serment. Le Moi
qui, aujourd'hui, jure un amour éternel pour une
cause est remplacé, plus tard, par un autre Moi qui
n'a rien à voir avec cette cause.
J'ai
souvent dit que notre Mouvement Gnostique est un train en
marche ; des passagers montent dans une gare et descendent
à l'autre ; rare est celui qui parvient au terminus...
C'est
parce que véritablement, en réalité,
les gens N'ONT PAS DE CENTRE DE GRAVITÉ PERMANENT
; à l'intérieur de chaque personne, il y a
beaucoup de personnes. Cela explique aussi la Doctrine des
Multiples ; cela explique aussi, de manière emphatique,
les contradictions multiples qui se succèdent à
l'intérieur de notre psyché.
Si
nous pouvions nous regarder de la tête aux pieds,
tels que nous sommes, dans un miroir, nous deviendrions
fous. Nous sommes remplis de terribles contradictions :
à peine avons-nous affirmé une chose que nous
la nions ; à peine avons-nous offert notre amitié
à quelqu'un que nous devenons son ennemi ; à
peine sommes-nous enthousiasmés pour une affaire
que nous la mettons de côté.
NOUS
N'AVONS PAS DE CONTINUITÉ DE PROPOS ; quelquefois
nous disons : « Je vais faire des études de
Médecine ou d'Avocat » et ensuite nous nous
rétractons et disons : « Non, finalement non,
cette médecine-là ne m'intéresse vraiment
pas, je vais essayer d'étudier autre chose ».
Quelquefois nous disons : « Je vais militer dans les
rangs de la Gnose, je vais travailler pour la Révolution
de la Conscience »... Malheureusement, si on nous
offre un verre ou si une personne du sexe opposé
apparaît sur notre chemin, le château de cartes
s'effondre. Ou bien, si quelqu'un nous dépeint la
possibilité d'obtenir beaucoup d'argent et de faire
de bonnes affaires, les magnifiques intentions que nous
avions sont alors détruites.
J'en
ai vu beaucoup sur ce chemin de la Gnose qui nous écoutaient,
il y a 15, 20, 25 ans et même 30 ans. Soudain, ils
ont disparu et une fois vieux, ils sont revenus en disant
: « Je veux être Gnostique, je souhaite suivre
le Sentier de la Révolution de la Conscience, je
veux lutter pour me libérer »...
Tous
vont et viennent ; ils n'ont pas de Centre de Gravité
Permanent. Nous sommes de véritables marionnettes
animées par des fils invisibles. Chacun de nos Mois
(comme vous avez pu le voir ici sur scène) nous contrôle
au moyen de fils invisibles.
On
a dit que Marie-Madeleine avait en elle Sept Démons
et que Jésus, le Grand Kabire, les a fait sortir
de son corps ; ce sont les sept Péchés Capitaux.
Je
ne veux pas dire qu'il n'existe pas beaucoup d'autres Mois.
Virgile, le Poète de Mantoue, disait : « Quand
bien même nous aurions mille langues pour parler et
un palais d'acier, il nous serait impossible de tous les
énumérer de façon précise !
» Ainsi, nos défauts sont innombrables !
Donc,
ce que vous avez vu ce soir, représenté sous
forme théâtrale, est une véritable réalité...
La
Doctrine des Multiples affirme que nous n'avons pas un Moi
individuel, mais beaucoup de Mois. Il existe le «
Moi, j'aime », le « Moi, je déteste »,
le « Moi, je suis jaloux », le « Moi,
j'ai de la rancune », le « Moi, j'ai du ressentiment
», le « Moi, j'ai de la luxure », le «
Moi, je vais me venger », le « Moi, je suis
commerçant », le « Moi, j'ai besoin d'argent
», etc.
Tous
ces nombreux Mois se battent à l'intérieur
de nous-mêmes ; ils combattent pour la suprématie
; chacun d'eux veut être le maître, le meilleur,
le seigneur.
En
vérité, nous ressemblons à une maison
remplie de nombreux domestiques : chacun d'eux se sent le
maître ; aucun d'eux ne se sent petit ; chacun veut
commander. Par conséquent, où est notre véritable
réalité ? Quelle est notre authentique Individualité
? La pièce de ce soir a été claire,
objective, pour ceux qui étaient vraiment disposés
à comprendre.
La
CONSCIENCE est ce que nous avons de plus digne à
l'intérieur de nous. Malheureusement, elle se trouve
emprisonnée, embouteillée, enveloppée
parmi tous ces Mois qui habitent à l'intérieur
de nous.
Cela
vous explique alors pourquoi les gens ont la CONSCIENCE
ENDORMIE ; cependant, ils croient tous qu'ils sont éveillés.
Si ceux qui sont ici présents se rendaient vraiment
compte qu'ils sont endormis, s'ils arrêtaient d'être
des machines, ils se convertiraient en créatures
éveillées.
Il
y a quelque temps, il m'est arrivé de voir en pleine
rue du District Fédéral un fait insolite.
Je veux me référer à un jeune qui travaillait
dans l'entreprise « Lumière et Force ».
Cet homme marchait tranquillement dans la rue ; en passant
près d'un édifice, situé dans un angle
de rue, un morceau de matériau qui faisait partie
de la corniche tomba comme un éclair sur sa tête.
L'homme, de ce fait, perdit connaissance et je le vis étendu
sur le sol, inanimé, il était probablement
mort. Ses amis le ramassèrent alors qu'il agonisait
et ils l'emmenèrent...
Cela
n'a rien d'étonnant, n'est-ce pas, qu'un morceau
de corniche d'un vieil édifice tombe sur quelqu'un
et l'assomme, au milieu de tant de gens ? Cela peut paraître
normal ; c'est une question d'accident et, en vérité,
ce n'est pas original.
L'originalité
ne se trouve pas ici, non, mes chers Frères Gnostiques,
l'originalité se trouve dans la foule, dans les milliers
de personnes qui se sont accumulées sous les ruines
de cet édifice pour regarder en l'air ; et celles-ci
se mettaient dessous, exactement dessous le morceau de corniche,
pour regarder en l'air, à la verticale. C'est pourquoi
je suis resté étonné. Voilà
l'état d'inconscience dans lequel se trouve l'humanité.
Je
me rappelle aussi quelque chose d'extraordinaire datant
d'il y a une vingtaine d'années. Je me trouvais dans
un marché appelé « Marché Gomez
», dans la Colonie Fédérale du District,
quand soudain un dépôt de dynamite explosa.
On vit beaucoup de matériaux voler dans les airs
; on aurait dit que la terre avait tremblé ; ce n'était
que poussière, ruines, désolation...
Les
femmes courraient à travers le marché avec
leurs enfants en bas âge. Les marchands abandonnaient
leurs étals sans emporter ni argent, ni marchandises.
Alors, il arriva quelque chose d'extraordinaire : les pompiers
(bons serviteurs de l'humanité, les « avaleurs
de fumée » comme on les appelle toujours, désireux
de donner jusqu'à la dernière goutte de leur
sang pour leurs semblables, car ils sont ainsi ces hommes
résignés qui se sacrifient vraiment pour les
gens) arrivèrent...
Quand
je les vis arriver dans leurs camions, faisant retentir
les sirènes et les cloches, je ne pus que m'exclamer
: « De tous ceux qui se précipitent en ce moment
sur le lieu des explosions, aucun ne va sortir vivant !
»... Aussitôt dit, aussitôt fait ; la
seconde explosion survint et ces hommes se désintégrèrent
atomiquement, on ne les retrouva jamais. L'unique chose
que l'on pût trouver fut la botte d'un sergent...
Bien
sûr, on loua beaucoup leur mérite, leur valeur
(et ils le méritent vraiment), mais il y a quelque
chose de plus : il n'y a pas de doute que ces hommes dormaient
; en effet, leur Conscience était profondément
endormie. Si elle avait été éveillée,
elle ne les aurait jamais fait entrer dans un dépôt
de dynamite.
Ainsi
donc, les pauvres gens sont endormis car ils ont malheureusement
la Conscience embouteillée dans tous ces Mois que
nous portons à l'intérieur de nous et qui
personnifient nos défauts.
Nous
sommes de pauvres machines contrôlées par des
fils invisibles ; ces Mois nous tiennent dans leurs griffes.
Voilà ce qu'a représenté le spectacle
de ce soir, de manière si claire et merveilleuse.
De
nombreuses fois, une catastrophe se produit dans le Cosmos
infini on peut citer le cas d'une planète qui en
heurte une autre et alors LES FORCES COSMIQUES DE CETTE
CATASTROPHE PARVIENNENT A LA TERRE, touchent les machines
humaines, les blessent et des millions d'êtres humains
se lancent dans la guerre contre d'autres millions d'êtres
humains, brandissant des bannières, des devises,
en disant : « Je vais me battre pour la liberté,
pour la démocratie », etc.
Ce
sont des millions de machines qui se battent contre d'autres
millions de machines ; elles sont toutes inconscientes,
toutes endormies ; elles ne se rendent pas compte de ce
qui est arrivé : elles ont été blessées,
touchées par des courants électriques de très
haut voltage.
Et
que dire de SOLIOONENSIUS ? Il arrive parfois que LE SOLEIL
BALEOOTO s'approche de notre Système Solaire. Lorsque
cela arrive, notre Système Solaire réagit
de façon terrible : il déclenche une grande
force électrique, une très haute tension et
toute la Terre, pour ainsi dire, reçoit un voltage
de forces extraordinaires. Comme conséquence ou corollaire,
les machines humaines inconscientes, sans savoir que faire,
sans ressentir de responsabilité morale d'aucune
sorte, se lancent dans de grandes révolutions.
Voilà
comment la Révolution de 1917 a éclaté.
Alors, que se passa-t-il ? Le Tzar et la Tzarine furent
sacrifiés et la tête du Tzar, empalée
sur un bâton, fut exhibée à travers
les rues de Moscou.
De
semblables Solioonensius se produisirent dans l'ancienne
Égypte. D'une dynastie à l'autre, il y eut
de tels Solioonensius et les peuples se lancèrent
violemment contre leurs gouvernements. Nous pouvons encore
nous rappeler le cas insolite d'une de ces révolutions
« où coulaient le sang et l'alcool ».
Durant Solioonensius, le peuple tua tous les dirigeants
et leurs corps furent transpercés par un cable en
fer : un collier macabre qui fut ensuite attaché
à quelques taureaux et jeté dans le Nil.
De
violents Solioonensius produisirent un autre cas semblable.
Ainsi, pour mettre en place un nouveau gouvernement, c'est
un système barbare qui s'établit. Il était
exigé que ce soit l'homme qui mettrait la plus grande
quantité d'yeux humains dans des vases gigantesques
qui pourrait être proclamé pharaon. Et, bien
sûr, vous pensez combien de victimes, combien de personnes
se sont retrouvées sans leurs yeux si précieux...
Parmi
les dynasties et les dynasties, il arriva des cas insolites,
qui étaient toujours dûs à Solioonensius.
Et que dire de la Révolution Française ? Des
millions de personnes y périrent.
La
tête de Marie-Antoinette et celle de Louis XVI tombèrent.
La guillotine ne respecta personne, pas même Guillotin,
l'inventeur macabre d'une arme aussi épouvantable
; ni même Robespierre qui avait voulu faire une révolution
extraordinaire. Cet homme macabre dut monter à l'échafaud
et, avec son propre sang, il écrivit sur la pierre
du gibet : « Credo Uni Deo » (je crois en un
Dieu unique).
La
Révolution Française n'aurait jamais éclaté
s'il n'y avait pas eu un Solioonensius.
Que
dire également des TACHES SOLAIRES ? Nous savons
bien qu'elles se produisent par périodes. Ce sont
les taches solaires qui ont produit la guerre de 1914-1918
; ce sont les taches solaires, bien visibles, de façon
très claire, depuis tous les observatoires du monde,
qui ont rendu les gens si nerveux et si désespérés
et qui les ont conduits aux batailles de la Deuxième
Guerre Mondiale.
Mais
les gens qui ont la Conscience parfaitement endormie, qui
ne savent rien de ces choses, qui ne croient en aucune manière
à toutes ces choses, brandissent des bannières,
font briller des devises, luttent pour la démocratie,
pour qu'il y ait un monde meilleur, etc.
Ainsi
donc, les gens dorment ; ils dorment profondément
et continueront à dormir jusqu'à ce qu'ils
se décident à en finir avec tous ces Mois
qui personnifient nos erreurs et que nous portons à
l'intérieur de nous, ici et maintenant.
Nous
croyons être des individus alors que nous ne sommes
que des machines. Lorsqu'on nous traite de « machines
», nous ne l'acceptons jamais ; nous ne pouvons pas
accepter qu'on croie que nous sommes endormis. Nous nous
sentons éveillés, très éveillés,
mais, en vérité, nous dormons.
Maintenant
vous comprendrez pourquoi le Christ s'est exclamé
là-bas, sur le Calvaire : « Mon Père,
pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font... »
Si
ceux qui l'ont crucifié avaient été
éveillés, vous pouvez être absolument
sûrs qu'ils ne l'auraient jamais crucifié.
Quelle personne éveillée aurait osé
crucifier le SEIGNEUR DE GLOIRE ? Quel éveillé
aurait osé empoisonner, par exemple, GAUTAMA LE BOUDDHA
SAKYAMUNI ? Quel éveillé aurait osé
apporter du poison à MILAREPA, ce puissant initié
du Tibet Oriental ? Seuls ceux qui dorment sont capables
de faire de telles choses !...
Donc,
pour continuer avec ces analyses, je dis : IL EST NÉCESSAIRE
DE S'ÉVEILLER ! Avant tout, nous devons accepter
la Doctrine des Multiples.
Je
ne veux pas, aujourd'hui, vous obliger à accepter
cette doctrine de manière dogmatique. Je veux uniquement
vous inviter à l'accepter au travers d'une réflexion
analytique profonde. Il suffit de comprendre que nous sommes
REMPLIS DE TERRIBLES CONTRADICTIONS. Il suffit de savoir
que nous ne sommes pas les mêmes ne serait-ce qu'une
demi-heure.
Nous
nous rendons compte nous-mêmes de nos propres contradictions,
mais nous les arrangeons, en essayant de faire des «
tours de passe-passe » avec notre mental dans l'intention
de nous auto-tromper.
Si
nous acceptions nos contradictions, si nous acceptions le
fait qu'à un moment donné nous disons une
chose et qu'à un autre moment nous disons autre chose,
qu'aujourd'hui nous jurons d'aimer et que le lendemain nous
sommes remplis de haine, alors nous finirions par être
franchement fous.
C'est
pourquoi nous préférons nous auto-tromper
et débiter des phrases brillantes du style : «
Eh bien, mais c'est parce que j'ai réfléchi
», « C'est parce que j'ai pensé que ce
n'était pas bien comme ça et que c'est mieux
de faire autrement » etc. Ainsi, nous nous auto-trompons
: « C'est parce que je suis très réfléchi
», « C'est parce qu'ayant analysé les
choses, il me semble mieux de faire de cette manière
et non comme j'avais pensé au début ».
Que c'est idiot de s'auto-tromper de la sorte !
OÙ
est notre Individualité ? Aujourd'hui nous donnons
notre parole et le lendemain nous en donnons une autre ;
aujourd'hui nous disons une chose et, le lendemain, nous
disons autre chose. Quelle continuité de propos avons-nous
véritablement ? À l'intérieur de nous,
vivent beaucoup de gens, beaucoup de fantômes de nous-mêmes,
beaucoup de Mois.
Chacun
de ces Mois est une personne complète par elle-même.
C'est-à-dire qu'à l'intérieur du corps
humain habitent beaucoup de personnes : il y a le «
Moi, je déteste », le « Moi, j'aime »,
le « Moi, j'ai envie », le « Moi, je suis
jaloux », le « Moi, j'ai de la luxure »,
etc.
Il
y a également les Mois, disons, PRESTIDIGITATEURS,
qui sont capables de produire des bruits, des sons, de soulever
des tables, de faire des tours de passe-passe de toutes
sortes. Les spécialistes de la Magie Pratique, du
psychisme de type expérimental, savent bien cela.
Mais,
si nous n'analysons pas, si nous ne réfléchissons
pas sur la Doctrine des Multiples, si simplement nous la
rejetons parce que c'est comme ça, si nous ne nous
ouvrons pas à ce qui est nouveau, alors aucun changement
ne sera possible.
Quand
nous acceptons la Doctrine des Multiples, nous avons la
possibilité de changer ; quand nous acceptons la
Doctrine des Multiples, nous sommes vraiment décidés
à éliminer toutes ces « foules »
qui vivent à l'intérieur de nous, afin de
libérer notre Conscience et de nous éveiller
radicalement. Avant tout, il est nécessaire d'accepter
la doctrine des Multiples.
C'est
précisément dans la vie pratique que nous
pouvons nous AUTO-DÉCOUVRIR. La vie pratique est
un Gymnase Psychologique merveilleux dans lequel nous pouvons
nous auto-découvrir, en relation avec nos semblables,
avec nos amis, en relation avec nos collègues de
travail, à la maison, au bureau ; si nous sommes
alertes et vigilants comme la vigie en temps de guerre,
nous nous auto-découvrons.
Un
défaut découvert doit être dûment
jugé, analysé, étudié et ensuite
dissous, désintégré.
OBSERVATION,
JUGEMENT ET ÉXÉCUTION sont les trois phases
du Travail pour en finir avec tous ces Mois que nous portons
à l'intérieur de nous et qui, au fond, nous
torturent.
Premièrement
: on a dit qu'on découvre les espions pendant la
guerre ; deuxièmement, on les juge et troisièmement,
on les envoie au poteau d'exécution. C'est ainsi
que nous devons procéder avec ces Mois que nous portons
à l'intérieur de nous. Premièrement,
les découvrir en relation avec nos semblables ; deuxièmement,
les étudier ; troisièmement, les désintégrer.
Quand
nous avons découvert un Moi, cela vaut la peine que
nous l'analysions. Mais POUR le processus de LA DÉSINTÉGRATION,
NOUS AVONS BESOIN D'UNE FORCE QUI SOIT SUPÉRIEURE
AU MENTAL. Le mental par lui-même ne peut éliminer
aucun défaut ; il ne peut pas les changer radicalement
; le mental peut seulement passer les défauts d'un
niveau à un autre, les cacher à soi-même
ou aux autres ou les justifiez etc., mais il ne peut pas
les changer fondamentalement.
Nous
avons besoin d'éradiquer les défauts psychologiques
de notre psyché et ce n'est possible qu'en faisant
appel à un pouvoir qui soit supérieur au mental.
Ce
soir, ici, sur la scène, est apparue LA MÈRE
DIVINE.
Sur
la scène, nous avons vu comment Adam gémit,
supplie, demande à la Mère Divine la désintégration
de tel ou tel défaut psychologique, et elle accourt
avec sa lance, blesse l'erreur et la réduit en poussière
cosmique. C'est ainsi que nous devons procéder.
Cette
Mère Divine que toutes les religions aiment (Dieu-Mère),
existe à l'intérieur de nous-mêmes,
ici et maintenant. Il est nécessaire d'appeler cette
Mère adorable, il est nécessaire de la supplier
de nous aider. Elle peut, avec son magnifique Pouvoir, éliminer
de notre psyché les défauts que nous avons
premièrement observés et deuxièmement
jugés.
On
doit premièrement observer et ensuite juger, avant
de supplier la Mère Divine d'éliminer de notre
intérieur tel ou tel Moi Psychologique.
Si
nous voulions, sur la base de l'analyse pure, éliminer
les Mois, nous n'y arriverions pas ; nous avons besoin d'utiliser
le Pouvoir de la Divine Mère ; elle est une partie
de notre propre Être Intérieur Divin, Subliminal,
et si nous l'invoquons d'un coeur pur, elle nous aidera.
Voilà
donc le chemin évident à suivre pour la désintégration
des Mois. Étant donné qu'à l'intérieur
de chacun d'eux existe un pourcentage de Conscience, si
nous les désintégrons, à mesure que
nous allons les désintégrer, la Conscience
qui s'y trouvait embouteillée va se libérer.
Et
quand, enfin, la totalité des Mois aura été
désintégrée, quand l'Adam pécheur
pourra lever son épée bien haut pour crier
: « Vive la Libération » (comme ça
a pu être représenté ce soir, sur cette
scène), alors la Conscience, dans sa totalité,
sera aussi libérée, éveillée.
Avoir
la Conscience éveillée est quelque chose d'extraordinaire.
Quand quelqu'un a la Conscience éveillée,
il peut expérimenter la Vérité directement,
ici même et maintenant ; quand quelqu'un a la Conscience
éveillée, il peut voir, entendre, toucher
et palper les grandes réalités de la vie et
de la mort ; quand quelqu'un a la Conscience éveillée,
il peut se souvenir de ses vies passées ; quand quelqu'un
a la conscience éveillée, il peut expérimenter,
de manière directe, Cela qui est le Réel.
Avant
tout, il nous faut expérimenter la Vérité.
Jésus-Christ a dit : « Connaissez la Vérité
et elle vous rendra libres »... La Vérité
n'est ni une question de théories, ni d'opinions,
ni d'idées. Une opinion, aussi respectable soit-elle,
n'est rien de plus qu'une opinion et jamais la Vérité
; n'importe quelle idée que nous ayons sur la Vérité
n'est pas la Vérité ; n'importe quel concept
logique que nous puissions nous forger sur la Vérité
n'est pas la Vérité.
La
Vérité, on doit l'expérimenter comme
lorsqu'on met le doigt dans une flamme et qu'on se brûle
ou lorsqu'on avale de l'eau et qu'on se noie. La Vérité
est une question d'expérimentation directe, vécue
et non une question de théories.
Le
rationalisme subjectif peut construire de très beaux
concepts, mais ce n'est pas la Vérité ; deux
personnes qui discutent peuvent parler de merveilles...
À quoi sert la raison ? La raison sert à tout.
Avec la raison, nous pouvons faire d'une puce un cheval
ou d'un cheval une puce, et alors ?
La
raison peut édifier des merveilles. Si nous écoutons
deux hommes qui discutent, l'un Spiritualiste et l'autre
Matérialiste, le Spiritualiste pourra exposer n'importe
quelle doctrine avec une logique merveilleuse, extraordinaire
et le Matérialiste, par antithèse, par opposition,
pourra créer aussi une précieuse théorie
analytique, logique, parfaite, et alors ? Laquelle de ces
deux théories (toutes deux logiques, toutes deux
structurées sur la base de la Dialectique de la Raison)
est la Vérité ?
La
raison sert à tout ! Les processus psychologiques
de l'un ou de l'autre peuvent être très judicieux,
respectables et tout ce qu'on voudra... mais ceci n'est
pas la Vérité. La Vérité, il
faut l'expérimenter, je le répète,
comme lorsqu'on met le doigt sur le feu et qu'on se brûle.
«
Connaissez la Vérité et elle vous rendra libres
»... dit le Christ. Désintégrez les
Mois, réduisez-les en poussière cosmique et
la Conscience deviendra libre, éveillée !
Alors,
à ce moment-là et seulement à ce moment
là, on pourra expérimenter de façon
claire, Cela qui est la Vérité, Cela qui est
le Réel, Cela qui peut nous rendre libres ici et
maintenant !
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