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108. Les Trois Gunas dans la Matière Cosmique (L'Univers
et les Trois Gunas)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "LAS TRES GUNAS
EN LA MATERIA CÓSMICA (El Universo y las Tres Gunas)"
Mes
amis, nous allons parler un peu des TROIS GUNAS : Sattva,
Rajas et Tamas. SATTVA, donc, est sans aucun doute l'harmonie,
la beauté, la félicité authentique.
Quant à RAJAS, c'est la passion animale, l'action.
TAMAS, à proprement parler, est l'inertie.
Ainsi,
Sattva, Rajas et Tamas sont les trois qualités fondamentales
de la PRAKRITI. Et qu'est-ce que la « Prakriti »
? - pourrait-on me demander -. La Prakriti, c'est le Grand
Alaya de l'Univers, la MÈRE COSMIQUE, Maha-Kundalini,
etc. En tous cas, c'est l'Éternel Principe Féminin.
Avant
que commence l'Aurore du Mahamanvantara, il est clair que
Sattva, Rajas et Tamas, les Trois Gunas, se trouvaient en
parfait équilibre ; il n'y avait aucun déséquilibre
; alors régnait le Mahapralaya, la Nuit Cosmique.
Dans
le sein de l'Éternel Père Cosmique Commun,
pendant le Mahapralaya, les Elohim sont de simples atomes
divins submergés dans Cela qui n'a pas de nom. L'ALTÉRATION
DES TROIS GUNAS (Sattva, Rajas et Tamas) est due au fait
que ces atomes primordiaux, divins, ou simplement ces étincelles
virginales, désirent être quelque chose ou
quelqu'un. Alors, comme résultat, survient le déséquilibre
des Trois Gunas sur le grand plateau de la Balance Cosmique
; alors, comme résultat, le Karma entre en activité
: le Premier Logos déclenche le Mouvement Électrique,
le TOURBILLON ÉLECTRIQUE, et les atomes de l'Univers
précédent (qui dormaient auparavant dans LEURS
CENTRES LAYA) s'éveillent pour une nouvelle activité.
C'est ainsi que commence toujours l'Aurore du Mahamanvantara.
Mais
évidemment, le Logos Causal n'entrerait pas en activité
(en déclenchant le Tourbillon Électrique,
l'Ouragan Électrique dans les Eaux Chaotiques de
la Vie) s'il ne s'était pas produit auparavant un
déséquilibre des Trois Gunas.
Le
fait même que les Trois Gunas se déséquilibrent
sur la Balance Cosmique indique une IMPERFECTION DES ATOMES
PRIMORDIAUX divins ou Monades Virginales qui se trouvent
au repos dans le sein de l'Éternel Père Cosmique
Commun.
Si
ces Monades Primordiales ne désiraient pas être
quelque chose ou quelqu'un, il n'y aurait pas de déséquilibre
des Trois Gunas. Pour que les Trois Gunas soient en déséquilibre,
il doit exister une cause innée, un principe moteur
inné, profond. Cette causa causorum se trouve dans
les propres atomes ou étincelles virginales qui reposent
au sein de l'Éternel Père Cosmique Commun.
Il
doit y avoir une espèce d'imperfection (incompréhensible
pour l'analyse purement intellectuelle) qui en vient naturellement
à se convertir en cette cause innée qui, à
son tour, induit les Monades submergées dans le sein
de l'Éternel Père Cosmique Commun à
désirer être quelque chose ou quelqu'un.
Si
ces Monades jouissaient de la perfection absolue, elles
ne désireraient pas être quelque chose ou quelqu'un
et alors le déséquilibre des Trois Gunas ne
pourrait pas non plus se produire.
Bien
sûr, au sein de l'Éternel Père Cosmique
Commun règne la Félicité. Lorsqu'une
étincelle virginale, quelle qu'elle soit, étant
submergée dans ce bonheur, ne désire pas une
vie de type égoïste, lorsqu'elle ne veut pas
être quelque chose de différent du Père,
alors au-dedans d'elle-même, elle trouvera différents
niveaux ou plutôt Supra-Niveaux de Félicité...
On
a beaucoup parlé de l'Être, et tout le monde
désire connaître son propre Être. Une
fois qu'une personne l'a connu, elle est heureuse, mais
elle désire alors connaître plus son propre
Être, et c'est seulement en elle-même qu'elle
peut trouver ce « plus ».
Celui
qui a réussi à passer la Porte 13 de la Kabbale
hébraïque s'immerge au sein de l'Éternel
Père Cosmique Commun. En faisant cela, il y trouve
son Être ; mais lorsqu'il a réussi à
découvrir son Être et à s'intégrer
à lui, il constate que son Être est plus profond
; et lorsqu'il est arrivé, moyennant des efforts,
à se surpasser davantage, il s'aperçoit que
son Être est encore plus profond. Conclusion : L'ÊTRE
N'A NI FIN, NI LIMITES. Comment pourrait-on fixer une limite
à l'Être ? Ce n'est pas possible !
Mais
nous allons concrétiser un peu cela pour pouvoir
mieux comprendre cette question... Regardons la constitution
humaine : nous savons bien que la Kabbale hébraïque
se compose de dix Séphiroths. Si nous commençons
par MALKUTH, c'est la Séphiroth qui correspond au
corps physique. Si nous continuons avec YESOD, nous trouvons
le Siège Vital où se trouve l'Énergie
Créatrice. La troisième Séphiroth est,
naturellement, le corps astral, qui est HOD. Quant à
la quatrième Séphiroth, qui est le Mental,
nous la trouvons avec NETZAH. Bien au-delà, nous
avons la cinquième Séphiroth, qui est l'Âme
Humaine, TIPHERETH, le Causal. Et encore plus loin, se trouve
la sixième Séphiroth qui est GEBURAH : la
Rigueur, la Loi, la Bouddhi, la Belle Hélène,
etc. La septième Séphiroth est GEDULAH ou
simplement CHESED, l'Intime ; mais au-delà de l'Intime,
il y a le Logos : BINAH qui est la huitième Séphiroth,
l'Esprit Saint ; le Christ Intime est la neuvième
Séphiroth : CHOKMAH ; quant à l'Ancien des
Jours, le KETHER, c'est la dixième Séphiroth.
Quand
quelqu'un a reçu l'INITIATION DE KETHER, il est évidemment
arrivé à l'intégration complète
avec l'Ancien des Jours. Mais au-delà, se trouve
la terrible PORTE ONZE, où il est très rare
que quelqu'un ose frapper, et celui qui frappe à
cette porte sans être préparé mourra
(c'est la onzième Séphiroth : L'AÏN SOPH
AUR).
Quand
on réussit, on s'unit avec quelque chose qui est
au-delà de l'Ancien des Jours (je l'ai déjà
dit : Ain Soph Aur). La douzième Séphiroth
est différente : c'est l'AÏN SOPH ; et la PORTE
TREIZE est celle de l'AÏN. Celui qui est arrivé
à s'intégrer à l'AÏN est donc
prêt à s'immerger dans le sein de l'Éternel
Père Cosmique Commun. Mais en s'immergeant dans le
sein de l'Éternel Père Cosmique Commun, il
découvre qu'au-dedans de lui-même, malgré
qu'il soit intégré à l'AÏN, il
y a quelque chose de plus : L'Être, et il travaille
(naturellement) pour arriver jusqu'à LUI ; et lorsqu'il
y parvient, la Félicité change au sein même
de l'Éternel Père Cosmique Commun.
Alors,
en s'immergeant, en ne voulant être rien ni personne,
en sondant ses propres profondeurs, il découvre que
son Être est plus profond, et quand il le découvre,
de nouveaux changements d'harmonie et de beauté sans
fin apparaissent dans le processus de Celui qui n'a pas
de nom (et ce que je suis en train de dire n'a ni fin, ni
limites).
Ce
qui fait que la Gloire au sein de la Séité
pure et Inconnaissable n'a réellement jamais de limites,
jamais, au grand jamais... Qui pourrait fixer des limites
à l'Être ? Si L'ÊTRE EST DIEU MÊME,
qui pourrait limiter Dieu ?
Mais
quand quelqu'un veut être quelque chose de distinct
de l'Être, quand il désire exister, même
en tant que Cosmocréateur, il tombe évidemment,
de ce fait, dans le monde des 3 Lois.
Il
s'avère intéressant [...] mais il [...] les
Monades désirent être quelque chose ou quelqu'un.
La première chose qui se déséquilibre,
naturellement, ce sont les Gunas. Si les Gunas ne se déséquilibraient
pas, la Causa Causorum, le Logos Causal du Premier Instant,
la Loi même du Karma, n'entreraient pas en activité.
Mais il y a un déséquilibre des Gunas et,
au moment où ce déséquilibre commence,
LE KARMA ENTRE EN ACTIVITÉ ET L'UNIVERS VIENT À
LA MANIFESTATION.
Ainsi,
les Gunas sont donc la Causa Causorum de toute activité
logoïque, parce que le Logos Causal n'entrerait pas
en action si les Gunas ne se déséquilibraient
pas. Le fait que les Gunas se déséquilibrent
accuse une imperfection : l'imperfection des Monades (qui
reposent au sein de Cela qui n'a pas de nom), des Monades
qui désirent être quelque chose ou quelqu'un.
Lorsqu'elles sentent et pensent ainsi, il se produit évidemment
un déséquilibre. Ce déséquilibre,
c'est elles-mêmes qui le provoquent et voilà
pourquoi l'Univers devient manifesté et que le Mahamanvantara
commence.
Il
faut distinguer le Mahamanvantara, qui signifie «
JOUR COSMIQUE », du Mahapralaya, qui signifie «
NUIT COSMIQUE ». Une fois cela compris, nous pouvons
continuer...
Les
Trois Gunas, par elles-mêmes, sont assez intéressantes.
On parle clairement des Trois Gunas dans le livre du Seigneur
Krishna, la fameuse « Bhagavad Gita ». Cela
vaut donc la peine que nous commentions un peu cette question
des Trois Gunas...
La
« Bhagavad Gita » dit ce qui suit : «
Ô, Krishna ! Est-ce Sattvique, Rajasique ou Tamasique,
la [...] de ceux qui rendent un culte et adorent, sans obéir
aux Commandements ? » Le Béni Seigneur dit
: « Les [...] qu'amènent, selon leur nature,
les êtres incarnés, est triple : Sattvique,
Rajasique et Tamasique. Écoute ce que je te dirai
sur cela : Ô [...] la [...] de chaque personne, dépend
de sa constitution ; l'homme est le produit de son Saya,
le reflet de sa Shada. Les HOMMES SATTVIQUES (c'est-à-dire
en qui prédomine la Guna Sattva) adorent les Devas,
c'est-à-dire qu'ils rendent un culte aux Devas (des
Êtres Célestes, parce que les Devas sont les
Anges eux-mêmes ou des Êtres Divins). Les RAJASIQUES
rendent un culte (à qui ?) aux Yakshas ou Rakshasas
(des Êtres ayant des Pouvoirs Surnaturels), et les
TAMASIQUES, aux Esprits et aux Élémentaux
»...
Ainsi,
il ne faut pas oublier que les gens complètement
sattviques rendent un culte aux Devas (aux Anges Divins,
aux Êtres Ineffables, aux Elohim). Ceux en qui prédomine
la Guna Rajas (qui est celle de la Passion ou action) rendent
un culte, je l'ai dit, aux Êtres pourvus de pouvoirs
surnaturels ; et les Tamasiques (en qui prédomine,
naturellement, la Guna de l'Inertie) rendent un culte aux
Esprits et aux Élémentaux de la Nature.
«
Les hommes qui pratiquent de sévères austérités
- dit la « Bhagavad Gita » - non recommandées
par les Écritures, seulement par ostentation et égoïsme,
ces hommes concupiscents et pleins d'attachements, dépourvus
de bon sens, torturent tous les organes du corps, et moi
aussi, qui demeure au-dedans du corps. Sachez-le : ils ont
des intentions démoniaques ! »...
Il
vaut bien la peine de commenter cela : « Les hommes
qui pratiquent de sévères austérités
non recommandées par les Écritures (qui souffrent
de la faim de façon terrible, qui se martyrisent,
enfin ceux qui font des choses violentes), seulement par
ostentation et égoïsme, ces hommes concupiscents
et pleins d'attachements, dépourvus de bon sens,
torturent tous les organes du corps et moi aussi qui demeure
au-dedans du corps. Sachez-le : ils ont des intentions démoniaques
»...
Il
y a des démons qui se torturent ; il y a des démons
qui mènent une vie ascétique ; il y a des
démons qui pratiquent le HATHA-YOGA ; et il y en
a une multitude dans les Mondes Infernaux et ils pensent
toujours qu'ils vont très bien...
«
De même, les aliments, les cultes, les aumônes
et les austérités, sont également triples.
Écoutez quelles sont leurs distinctions : les SATTVIQUES
(c'est-à-dire les individus en qui prédomine
la Guna Sattva) aiment les aliments qui augmentent la vitalité,
l'énergie, la force, la santé, la félicité
et l'appétit, et qui sont savoureux, qui sont oléagineux,
consistants, agréables » (les légumes,
les fruits de toute espèce, etc.).
«
les aliments préférés des RAJASIQUES
(c'est-à-dire des gens en qui prédomine la
Guna Rajas qui est celle de la Passion) sont les aliments
amers, acides, salés, très chauds, piquants,
secs, brûlants, et tous ceux qui produisent affliction,
souffrance et maladie »...
Il
vaut la peine de réfléchir à cela,
n'est-ce pas ? Cela vaut la peine que nous pensions que
les aliments rajasiques, c'est-à-dire les aliments
très amers - faites très attention à
cela -, acides, salés, très chauds, piquants
(ceux avec pas mal de chili...), secs et brûlants,
produisent affliction, souffrance et maladie !...
Par
contre, voyez (pour que nous réfléchissions
bien) comme les aliments sattviques sont différents
: tous ceux qui sont « oléagineux, consistants
et agréables » : les légumes, les fruits,
tout cela...
«
Quant aux aliments préférés des TAMASIQUES
- c'est-à-dire de ces gens en qui prédomine
la Guna Tamas -, ce sont les aliments insipides, quasiment
décomposés, malodorants, les restes de la
veille, la nourriture froide et les aliments impurs »...
De
cette manière, les gens en qui prédomine la
Guna Tamas, les gens tamasiques, aiment « les aliments
insipides - voyez quelle chose ! -, les aliments décomposés,
malodorants, les restes du jour précédent
- en trop ou réchauffés -, la nourriture froide
et les aliments impurs »... Ce sont des aliments propres
aux gens tamasiques. Ici, nous ne devons pas oublier cela,
ce commentaire ; cela vaut la peine d'y réfléchir
et, vraiment de choisir nos aliments.
Quant
à moi, franchement, je vous dirais que je n'aime
pas les aliments de type tamasique : je n'aime pas les nourritures
insipides, ni les aliments décomposés, malodorants,
ni non plus les aliments de la veille, ni la nourriture
froide. Les aliments impurs (comme le porc, etc.), me paraissent
désagréables.
Ainsi,
en effet, il vaut la peine d'observer ce que mangent les
gens. Il faut choisir, plutôt, les aliments sattviques
: les fruits, les légumes, tout cela...
«
Le JNANA SATTVIQUE se fait en accord avec les Commandements
: en se concentrant sur le Culte, seulement pour le Culte,
pour les hommes qui ne désirent pas de résultat
» (ce sont des gens qui aiment le Culte, qui l'adorent,
mais qui ne veulent pas de résultats égoïstes).
«
Ô toi, le meilleur des Bharatas ! : le JNANA RAJASIQUE
(c'est-à-dire le passionné) se fait par tentation
et en désirant des fruits, du mérite »
(ce sont les gens qui pratiquent les Rites, mais avec un
certain intérêt, pas d'une manière désintéressée).
«
Quant au JNANA TAMASIQUE, il se fait à l'encontre
des Commandements : sans Foi, sans mantras, sans répartir
les aliments entre les pauvres et sans offrir son obole
aux prêtres ». De sorte que les Rites des Tamasiques
sont curieux : « ils ne donnent pas d'obole aux prêtres,
ne prononcent pas les mantras sacrés, violent les
Commandements, n'ont pas de Foi » (ce sont des Rites
pratiquement NOIRS, n'est-ce pas ?).
L'AUSTÉRITÉ
CORPORELLE réside en l'adoration des Devas, des Brahmanes,
des préceptes spirituels des Sages ; en la pureté,
la rectitude, la continence ; et elle consiste à
ne porter tort, à ne porter préjudice à
personne.
L'AUSTÉRITÉ
VERBALE réside en la manière de parler clairement
pour que cela ne produise aucune préoccupation, en
la véracité, en la façon agréable
et bénéfique de parler et en la lecture quotidienne
des textes sacrés...
C'est
très important, mes chers frères. Il me semble
que cela vaut la peine d'avoir l'Austérité
Verbale. J'ai vu comment les gens se lancent des mots, comment
ils se blessent les uns les autres (c'est comme s'ils se
plantaient des poignards, comme s'ils prenaient plaisir
à cela). Quelqu'un dit quelque chose et je suis étonné
de voir comment réagit celui qui écoute et
répond de la pire manière, n'est-ce-pas ?
Cela est douloureux ! On doit être austère
dans la parole : parler clairement, ne pas produire de préoccupations
chez les gens quand on parle ; être sincères,
pas menteurs ; avoir une manière agréable
et bénéfique de parler, et lire quotidiennement
les Écritures Sacrées...
L'AUSTÉRITÉ
MENTALE consiste en la sérénité, la
piété, le silence, l'auto-contrôle et
la pureté de coeur... Il est très intéressant
d'avoir l'Austérité Mentale. Comment ? En
restant serein : si on nous insulte, il faut rester serein
; si on nous fait des compliments, il faut rester serein,
indifférent devant la louange et le blâme,
devant le triomphe et la défaite (« Je ne suis
pas plus parce qu'on me loue, ni moins parce qu'on me blâme,
parce que je suis toujours ce que je suis »)...
Réfléchir
ainsi (de cette manière), être pieux, silencieux,
ne jamais jouer avec la parole, car si on joue avec la parole,
on n'est plus austère dans la parole, et il faut
être austère, toujours s'auto-contrôler
(on doit toujours se soumettre à l'auto-contrôle
et avoir un coeur pur). L'Austérité Mentale
est donc très intéressante.
Cette
triple Austérité pratiquée avec Foi
par l'homme qui ne désire pas de mérite est
considérée comme étant « Sattvique
», c'est-à-dire que là où existe
l'Austérité Verbale, là où existe
l'Austérité Mentale, là où existe
l'Austérité Corporelle, il y a naturellement,
il coexiste naturellement la qualité Sattvique. N'oubliez
pas que l'Austérité corporelle réside
en « l'adoration des Devas, des Brahmanes, des Précepteurs
Spirituels, des Sages ; en la pureté, la rectitude,
la continence ; et elle consiste à ne nuire à
personne »...
De
sorte que les Trois Austérités : la Physique,
la Mentale et la Verbale, sont nécessaires quand
on veut assumer, dans sa nature, la qualité de type
sattvique.
L'AUSTÉRITÉ
RAJASIQUE est différente : elle est passagère,
elle dure peu vu qu'elle est passionnelle ; elle est celle
que les gens « pratiquent par ostentation, pour gagner
respect, honneurs et révérences » ;
pour que les autres disent : « Comme cette personne
est dévote, comme elle est magnifique ! ».
N'est-ce
pas ?
Quant
à l'AUSTÉRITÉ TAMASIQUE, c'est celle
que « l'on fait stupidement, en s'infligeant de la
souffrance ou avec le désir de nuire à son
prochain »...
LA
CHARITÉ SATTVIQUE s'exerce comme un devoir, sans
idée de rétribution, dans un lieu et au moment
propice, envers la personne qui le mérite. LA CHARITÉ
RAJASIQUE s'exerce dans l'attente d'une récompense,
d'un mérite ou à contre-coeur ; et LA CHARITÉ
TAMASIQUE s'exerce à un moment inopportun, dans un
lieu non propice, envers une personne qui ne le mérite
pas et avec dédain...
OM-TAT-SAT...
« OM » (« Cela existe ») a été
déclaré comme la « Triple Dénomination
de Brahma » (Le Suprême). C'est de cette façon
qu'ont surgi, dans un passé lointain, les Brahmanes,
les Vedas et les Jnanas. C'est pourquoi ceux qui suivent
les Commandements Védiques prononcent : « OOMMM
», avant de commencer leurs Jnanas ou Rites, leurs
aumônes et leurs Austérités.
Ceux
qui cherchent le « MOKSA » (l'Émancipation
Spirituelle) prononcent le « TAT » («
Cela »), avant de faire leurs Jnanas ou Rites, leurs
aumônes et leurs austérités (ils ne
désirent aucun mérite pour ces actions). Le
mot « SAT » ou « PARDAT » est employé
dans le sens de « La Réalité »,
« La Bonté » et aussi pour les actes
charitables.
Ainsi,
vous voyez que OM TAT SAT a un grand pouvoir, comme aussi
lorsqu'on dit : AUM TAT SAT... On prononce aussi la parole
« Sat » pour acquérir de la constance
dans le Jnana (c'est-à-dire dans le Rite), dans l'austérité,
dans l'aumône et dans tous les actes faits indirectement
pour le Seigneur. N'importe quel acte ou « Pardat
», que ce soit le Jnana ou Rituel, l'aumône
ou l'austérité, s'il est fait sans Foi, est
considéré comme « ASAT » (inexistant)
; il n'a pas été fait correctement et ne donne
pas de fruit, ni ici ni dans l'au-delà... Nous voyons
donc ainsi ce que sont les Trois Gunas. Elles sont extrêmement
importantes parce que c'est sur elles et par elles qu'existe
cet Univers (ce sont les trois qualités basiques)...
Disciple.
Mais je voudrais vous demander maintenant, à propos
de... Avec toute l'explication que vous nous avez donnée
au sujet des Gunas. Pourrait-on dire que ceci donne une
réponse à la question basique, fondamentale,
sur laquelle est basée la Philosophie, qui est :
« D'où venons-nous » ? Alors, bien sûr,
cela se rapporte aussi intimement à la question :
« Qui sommes-nous et où allons-nous ? ».
Mais je vois que l'explication que vous nous donnez sur
les Gunas donne définitivement une réponse
à la question : « D'où venons-nous »,
n'est-ce pas ? Parce que c'est ainsi que commence notre
origine aussi.
Maître.
Bien sûr !
D.
Maintenant, ce que je voulais vous demander, Maître,
c'est : quand le Jour Cosmique entre dans la Manifestation,
alors est-ce ici, au commencement du Jour Cosmique, que
nos Essences entrent dans la Manifestation ?
M.
Eh bien, l'Essence entre en activité beaucoup plus
tard. Car pour que l'Essence de chaque créature entre
en activité, la descente de la Grande Vie est nécessaire.
Mais il est évident que s'il n'y avait pas le Jour
Cosmique, l'Essence n'entrerait pas alors en activité.
AVEC LE JOUR COSMIQUE, TOUTE ESSENCE ENTRE EN ACTIVITÉ.
D.
Mais, en réalité, l'Essence se manifeste-t-elle
vraiment, dans toute sa grandeur, quand la Création
entre dans sa Manifestation physique ?
M.
BIEN AVANT, L'ESSENCE EST DÉJÀ EN ACTIVITÉ.
Toute Essence entre en activité quand commence l'Aurore
du Mahamanvantara.
D.
C'est là qu'elle commence dans un corps totalement
Mental, n'est-ce pas ?
M.
Si les Essences n'ont pas de corps mental, dans quel corps
vont-elles entrer ? ELLES AGISSENT SIMPLEMENT COMME DES
ÉLÉMENTAUX INNOCENTS dans un processus de
descente jusqu'au Monde Physique. Et comme l'Univers commence
son processus de développement dans le Monde du Mental,
dans la Substance Mentale Concrète, les Essences
elles-mêmes commencent à agir dans la Matière
Mentale ; mais cela ne veut pas dire que les Essences (de
tout le créé) peuvent déjà,
pour autant, posséder un corps.
Que
beaucoup plus tard, cet Univers Mental se cristallise sous
forme Astrale, cela est également certain et totalement
vrai ! Mais cela ne veut pas dire que les Essences aient
un corps astral. Que cet Univers Astral se cristallise sous
forme éthérique, cela aussi est certain !
Mais cela ne veut pas dire que les Essences aient un corps
éthérique.
Et
enfin vient la manifestation de l'Univers sous sa forme
physique ; alors les Essences sont descendues jusqu'au Royaume
Minéral proprement dit. De là, elles entament
des processus évolutifs de Vie Élémentale
; elles continuent vers le Végétal, poursuivent
dans l'Animal et, à la fin, arrivent à l'État
« Humanoïde ». La vie, dans ses processus,
nous amène jusque là (dans ses processus,
disons, de type involutifs et évolutifs) ; à
la fin, la vie nous laisse là, jusqu'à l'état
« d'humanoïde »...
L'humanoïde
est quelque chose d'incomplet : C'est un « Élémental
» avec un corps tricérébré, et
c'est tout. Si l'humanoïde veut avancer un peu plus,
devenir complet, il doit alors créer les Corps Existentiels
Supérieurs de l'Être, pour SE CONVERTIR EN
HOMME. Évidemment, l'humanoïde tombe toujours,
il se transforme en une créature trop animale. Par
lui-même, il est animal, mais il se souille avec les
passions animales, il développe l'Ego dans sa nature.
Cependant, il doit éliminer l'Ego, créer les
Corps Solaires, et il se convertit alors en Homme authentique.
En
tous cas, la vie provient de l'Involution, depuis l'Absolu
jusqu'au Royaume Minéral, et elle évolue depuis
le Royaume Minéral jusqu'à l'humain. Une fois
dans l'humain ou plutôt dans l'humanoïde, s'il
veut SORTIR DE LA ROUE des Involutions et Évolutions,
il doit évidemment faire quelque chose de différent
: il doit travailler sur lui-même, il doit finir de
SE CRÉER PAR LUI-MÊME ; il doit créer
les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être
au-dedans de lui-même ; se convertir en Homme véritable
et en Dieu (au-dedans de lui-même, en travaillant
sur lui-même). C'est la crue réalité
des faits !
D.
Pour ainsi dire, l'Homme Rajasique (de Rajas), c'est lui
qui est dans la « Roue du Samsara » ?
M.
C'est l'homme passionnel, l'homme qui se livre aux passions
animales...
D.
Exact !...
M.
Parce que Rajas est la Passion, Sattva est l'Harmonie, la
Félicité, la Beauté de l'Esprit...
D.
Le Sattvique, c'est celui qui est parvenu au Tetragrammaton,
l'Homme numéro cinq, n'est-ce pas ?
M.
Oui, quand on atteint l'équilibre parfait des Trois
Gunas au-dedans de soi-même, on se convertit en ce
qu'on pourrait appeller un « HOMME SATTVIQUE »
(un Homme Parfait).
D.
Maître, le processus de l'Essence est-il intimement
relié au RAYON DE LA CRÉATION ?
M.
Et bien, oui, l'Essence (naturellement, comme je te l'ai
dit) descend d'abord de région en région.
Aussitôt qu'existe la Voie Lactée, l'Essence
commence ses processus de descente, jusqu'au Minéral
; depuis le Minéral, elle commence ses processus
d'ascension jusqu'à l'état humanoïde.
D.
Elle doit arriver, disons, jusqu'au niveau le plus bas ?
M.
Bien sûr !
D.
Parce que, pour retourner une autre fois dans l'Absolu,
elle doit commencer le processus inverse, n'est-ce pas ?
M.
Inverse, oui ! RETOURNER UNE AUTRE FOIS : sortir du Monde
des 48 Lois et passer à celui des 24, ensuite à
celui des 12, puis à celui des 6, et de là
à celui des 3 Lois, jusqu'à aborder l'Absolu.
D.
Est-ce pour cela qu'on dit que « pour pouvoir monter,
il faut d'abord descendre », c'est-à-dire que
l'on descend d'abord jusqu'au Monde minéral pour
pouvoir remonter ?
M.
Bien sûr !
D.
Bien sûr !...
D2.
« Pour pouvoir monter, il faut d'abord descendre »
et travailler dans la Neuvième Sphère ?
M.
Bon, voilà, ceci est plus profond. Je suis en train
de vous parler d'une Première Descente, quand est
créé l'Univers où la Grande Vie est
venue depuis l'Absolu jusqu'au Monde Physique. Alors, l'Essence
a du venir d'en haut jusqu'au Monde Physique, pour grimper
les échelons, dans le Végétal et l'Animal
jusqu'à l'Humanoïde. Mais, jusque là,
c'est la Première Descente de la Vie jusqu'au Monde
Physique.
Qu'ensuite,
une fois dans le Monde Physique, l'Essence soit soumise
à la Roue du Samsara, c'est autre chose ! Dans cette
Roue qui tourne sans cesse (3000 cycles comportant chacun
108 existences), c'est bien différent : il y a des
Élémentaux, actuellement dans le Règne
Minéral, qui sont en train de passer pour la première
fois par le Règne Élémental Minéral
; et il y a des Élémentaux du Règne
Élémental Minéral qui sont déjà
passés par le Minéral il y a beaucoup de temps
; ils y sont déjà passés et ils continueront
à y passer...
D.
Maintenant, j'entrevois un détail ; c'est seulement
avec le déséquilibre des Trois Gunas, à
l'heure où commence l'Aurore de cette Création,
que doivent apparaître les Trois Forces pour qu'il
y ait cette Création : la Sainte Affirmation, la
Sainte Négation et la Sainte Conciliation, n'est-ce
pas ? C'est la Force Positive, Négative et Neutre,
précisément pour qu'existe cette Création.
D2.
Bien sûr ! Ce sont elles qui nous créent (ces
Trois Forces).
D.
Et ces Trois Forces existant au début, à cette
Aurore, c'est alors que commence le Rayon de la Création
(bien connu, non ?), que commence précisément
le Troisième Logos.
M.
C'est le Troisième Logos.
D.
Bien sûr ! Il est le Créateur ; tout en harmonie...
D2.
C'est d'abord l'Absolu ?
M.
Exactement !
D.
Disons que tous les Mondes tombent... Ensuite viennent tous...
M.
Eh bien, ce Troisième Logos, c'est tous les Soleils.
D.
Mais après l'Absolu viennent tous les Mondes, maintenant
?
M.
Il y a l'Absolu, ensuite vient tout l'Infini (ce que l'on
connaît comme l'Infini) ; puis ce que l'on connaît
comme toutes les Galaxies ; puis comme tous les Soleils
; puis comme le Monde ; et ainsi... Bon, maintenant, je
vais vous laisser là, mes chers frères, parce
que je vais entrer en Méditation...
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