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107. Les Trois Calcinations Alchimiques (Les Trois Purifications)
Samaël Aun Weor
conférence intitulée "LAS TRES CALCINACIONES
ALQUÍMICAS (Las Tres Purificaciones)"
Maître.
[...] Parce que ce n'est pas vers le haut qu'il faut chercher,
il faut aller vers le bas, car si on ne descend pas, on
n'a pas non plus le droit de monter.
Disciple.
[...] Tout tremble et tout prend fin ?
M.
Ceci est accompagné de tremblements de terre ; celui
qui doit descendre descend ; il plonge dans l'Enfer, dans
la supra-obscurité et le silence auguste des Sages,
là où il faut forger l'Or, fabriquer l'Or
de l'Esprit. Qui veut aller en haut, doit aller en bas.
Quand on descend au Neuvième Cercle Dantesque, tout
se remplit de ténèbres, c'est « l'heure
des ténèbres » et on reste là,
comme un démon parmi les démons, et celui
qui ne sait pas dit : « l'Initié Untel est
tombé ». Ce n'est pas qu'il soit tombé
: il est descendu.
«
Lucifer est une échelle pour descendre et Lucifer
est une échelle pour monter ».
Ce
sont les TROIS PURIFICATIONS, à base de Fer et de
Feu. L'expérience de la purification, c'est la croix.
Nous savons bien que le phallus vertical s'insère
dans le Ctéis formel et qu'ainsi il forme une croix
; de sorte que la croix est en relation avec les Mystères
du Sexe, elle est sexuelle. Et quand l'Initié descend,
alors il doit travailler avec la Sainte Croix dans la Forge
des Cyclopes. Si nous regardons la Croix, nous verrons qu'elle
a TROIS CLOUS ; ces trois clous signifient les Trois Purifications.
Nous voyons également sur la croix, le mot INRI qui
signifie, dans sa traduction correcte, Ignis Natura Renovatur
Integra ( le feu renouvelle sans cesse la Nature ). INRI
!
On
doit travailler avec le fer et avec le feu dans la Forge
des Cyclopes et avec la Sainte Croix. C'est donc dans les
ténèbres qu'on doit faire le Grand Oeuvre.
Il faut arracher la lumière aux ténèbres.
Le trésor que nous cherchons tant, LA TOISON D'OR,
ce n'est pas en haut, dans les cieux, qu'on le trouve, mais
dans les Enfers. On doit descendre le chercher dans le NEUVIÈME
CERCLE Dantesque ; c'est en bas, à l'intérieur
de la Terre, dans l'Enfer, que se trouve la Toison d'Or
et elle est très bien gardée par le Dragon.
Le Dragon est LUCIFER ; n'allez pas penser que Lucifer est
un lointain démon terrible, unique et souverain ;
non Monsieur, chacun porte son propre Lucifer intérieur
profond ; c'est indubitable, personne ne peut le nier. Ce
Lucifer est terrible ; il est une échelle pour descendre
et il est aussi une échelle pour monter. Lucifer
est une échelle ; c'est pourquoi il est grandiose
; il est évident que sans l'impulsion luciférienne,
rebelle, révolutionnaire, sexuelle, personne ne descend,
personne ne peut travailler dans la Forge des Cyclopes ;
c'est pourquoi il est une échelle pour descendre
et aussi une échelle pour monter (parce qu'il y a
des échelles qui descendent et des échelles
qui montent).
Lucifer
apporte l'impulsion sexuelle ignée, mais il faut
le frapper de la LANCE et le briser ; si l'Alchimiste ne
répand pas le VASE D'HERMÈS et utilise la
lance pour rompre la cuirasse de Lucifer, il le blesse d'une
manière terrible et, chaque fois qu'il en est ainsi,
il monte d'un degré sur le dos de Lucifer. Et ainsi,
quand il est parvenu à monter par tous les degrés
de l'épine dorsale, il se trouve sur le Mont des
Têtes de Crânes où le Seigneur fut crucifié.
Plus tard, vient la MORT et la RÉSURRECTION du Seigneur.
Ainsi
donc, il y a trois purifications par lesquelles il faut
passer. La première, dans la PREMIÈRE MONTAGNE
de l'Initiation, quand on reçoit les 8 Initiations.
La deuxième, quand on travaille intensivement dans
les NEUF SPHÈRES de Lune, Mercure, Vénus,
Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune. Et la troisième
purification est au SOMMET DE LA DEUXIÈME MONTAGNE,
à la veille de la Résurrection.
D.
De la troisième ?
M.
[...] Moi, je suis dans la Troisième Purification,
à la veille de la Résurrection, mais je travaille
en bas, avec les démons, pour pouvoir détruire
les démons que j'ai dans la Lune Noire.
Ainsi,
comme vous pouvez le voir, il y a une Lune Blanche ; en
d'autres termes, il y a une Lune qui nous donne la Lumière
dans la nuit et elle a DEUX FACES : celle qui se voit et
celle qui est occulte, cachée ; il en va de même
avec la LUNE PSYCHOLOGIQUE ; chacun porte sa lune psychologique
à l'intérieur de lui-même et elle est
gouvernée par 96 Lois.
Dans
ce monde de notre propre Lune Psychologique, chacun porte
ses démons : ceux qu'on voit à première
vue, qui sont palpables, et ceux qu'on ne voit pas, qui
sont cachés et qui se trouvent dans la face cachée
de notre Lune Psychologique. Dans la Troisième Purification,
on doit détruire les Démons de la Lune Noire,
les briser ; et ceci n'est possible qu'avec la force électrique
sexuelle, en travaillant dans la Forge des Cyclopes ; ainsi
seulement est-il possible de détruire - avec la lance
de Longin -, de mettre en morceaux tous ces éléments
inhumains, indésirables, que nous portons dans la
partie occulte de la Lune qu'on ne voit pas. La partie occulte
est appelée « L'INITIATION DE JUDAS »
; alors l'Initié, la veille de la Résurrection,
se voit trahi, se voit critiqué, se voit haï,
incompris de tout le monde ; personne ne le comprend ; tout
le monde le traite de mauvais, de pervers.
LA
PASSION PAR LE SEIGNEUR est la signification profonde de
l'Initiation de Judas. C'est par là que je suis en
train de passer, à la veille de la Résurrection
; la Résurrection, je l'obtiendrai en 1978 ; alors,
le Seigneur se lèvera de son Sépulcre de verre
et il parlera, il se manifestera à travers la forme
dense, pour le bien de l'humanité. De sorte qu'alors,
le Maître n'est jamais compris, il est discrédité
par les vertueux, détesté par les grands,
persécuté, poursuivi par les gens d'expérience,
abhorré par les intellectuels de son époque,
récriminé par les prêtres, par les religieux
; voilà le Surhomme, voilà le Christ Intime.
LE
CHRIST RESSUSCITÉ, vivant à l'intérieur
du corps d'un Homme, fait de cet Homme un Surhomme. Ce qui
compte, c'est le Christ Rouge, pas le Christ des bigots,
ce Christ efféminé, sot, qu'on nous met dans
les églises, non, mais bien le CHRIST-HOMME, le Christ
qui a sa Prêtresse, son épouse, le Christ qui
voyage en Méditerranée, le Christ qui va au
Tibet, le Christ qui va en Inde, le Christ qui travaille
en Perse et en Chaldée, qui arrive ensuite en Terre
Sainte pour parler aux multitudes, le Christ qui écrit
des oeuvres pour l'Initié et qui a pouvoir sur les
Éléments, sur le Feu, sur l'Air, sur l'Eau,
sur la Terre ; le Christ-Homme, mais Homme Véritable,
pas le Christ castré, non, pas le Christ mutilé,
pas le Christ eunuque, non, mais le Christ-Homme, viril
à cent pour cent et très viril ( je vous parle
crûment).
Ainsi
donc, il est nécessaire de travailler, mais de travailler
vraiment à l'intérieur de soi-même,
ici et maintenant, pour pouvoir obtenir ce qu'on doit obtenir,
sinon, on n'obtient rien. On doit rompre avec les préjugés
de son époque, travailler comme il faut ; c'est ainsi
seulement qu'on peut avancer.
D.
Je pense, Maître, je crois que [...] qu'on doit être
informé auparavant, précisément pour
ne pas tomber [...]
M.
Le Christ Intime A SON CERCLE ÉSOTÉRIQUE et
jamais il ne pourrait enseigner la Doctrine du Surhomme,
parce que les gens, les multitudes, ne comprennent pas la
Doctrine du Surhomme.
D.
Car si l'on demande quelque chose et qu'on nous envoie aux
Enfers parce qu'on est en train de le demander ; et parce
qu'on croit que c'est mal et qu'on nous dit ce qu'on doit
faire et qu'on nous envoie aux Enfers, alors [...] complètement
rejeté [...]
M.
C'est pourquoi le Christ ne publie jamais ses Enseignements
ésotériques ; s'il les publiait, les gens
ne les comprendraient pas et ils se détruiraient
les uns les autres.
Le
Christ Secret, le Christ Vivant, le Christ Rouge, le Christ
Rebelle doit écrire sa doctrine d'une manière
très différente ; ce qui est public est pour
le public, mais la partie secrète, il l'enseigne
seulement à ceux qu'il instruit en secret, c'est
tout ; car dans le cas contraire, il ne serait pas compris.
Il est donc nécessaire de comprendre de plus en plus
ce qu'est le Christ Intime. Les gens pensent tous au Christ
historique, au Grand Kabire Jésus, à ce Surhomme
qui enseigna à l'Humanité la Doctrine Secrète
du Christ Intime. À nous, il nous appartient de suivre
la Doctrine du Christ Intime, de connaître les Mystères
du Christ Rouge ; ce qui compte, c'est le Christ Intime
; ce Christ Intime doit naître dans le coeur de l'Homme,
car à quoi servirait-il que le Christ soit né
à Bethléem, s'il ne naît pas également
dans notre coeur ? À quoi servirait-il qu'il soit
mort et ressuscité, s'il ne meurt, ni ne ressuscite
en nous également ? Il est donc nécessaire
que le Christ naisse dans le coeur de l'Homme ; mais pour
cela, on doit avant tout devenir un Homme ; on doit travailler
sur soi-même. Et, une fois qu'on a travaillé
sur soi-même, qu'on est devenu Homme, un Homme Véritable,
on a alors la joie de pouvoir incarner le Christ ou de recevoir
le Christ. Voilà l'événement de Bethléem.
Ce
qui compte, c'est le Christ Incarné dans le coeur
de l'Homme. Mais ce Christ Intime doit vivre tout le DRAME
COSMIQUE, comme le stipulent les Quatre Livres, les Quatre
Évangiles ; il doit les vivre à l'intérieur
de nous, ici et maintenant ; il doit vivre les Quatre Évangiles
intensément ; et après être passé
par tous ces processus des Quatre Évangiles, il doit
alors être jugé : les TROIS TRAÎTRES
le condamnent ; les multitudes, c'est-à-dire les
Mois, crient : « Qu'on le crucifie ! Qu'on le crucifie
! Qu'on le crucifie ! ». Les Trois Traîtres
le condamnent : JUDAS, le Démon du Désir,
ce méchant, le vend pour trente pièces d'argent,
c'est-à-dire pour tous les plaisirs de la terre.
PILATE, ce terrible Pilate qui justifie toujours ses pires
perversités, cherche des échappatoires, des
excuses, il ne fait pas face à ses erreurs. Quant
à CAÏPHE, le Grand Prêtre, il trahit misérablement
le Christ Intime, il vend les Sacrements, etc.
Ainsi
donc, en vérité, les Trois Traîtres
le trahissent définitivement, et ceci est très
grave. Finalement, le Seigneur est crucifié, après
avoir été flagellé et ceint de la couronne
d'épines à l'intérieur de l'Âme.
Plus tard, après la crucifixion, le Christ Intime
est déposé dans le Saint Sépulcre ;
lorsque ceci arrive, vient la Troisième Purification
: le travail le plus terrible, pour que le Christ Intime
puisse ressusciter dans le coeur de l'Homme ; et il ressuscite,
évidemment, il ressuscite, mais il faut travailler
très durement pour qu'il puisse ressusciter dans
le coeur de l'Homme. Une fois qu'il a ressuscité,
il est alors le Surhomme qui est au-delà du bien
et du mal ; il s'écarte du bien et il s'éloigne
du mal, car il n'a rien à voir, ni avec ce qui est
bon, ni avec ce qui est mauvais ; c'est le Surhomme : il
est au-delà des vertus et des défauts ; il
domine le feu, il a pouvoir sur l'eau et sur l'air, c'est
cela le Surhomme. Mais, pour pouvoir nous transformer en
Surhomme, il est nécessaire que le Christ Intime
ressuscite en nous. Personne ne pourrait arriver à
la hauteur du Surhomme, sans le CALICE ni la LANCE, c'est
pourquoi ces deux joyaux figurent dans tous les Mystères
antiques. Longin blesse le Christ avec la lance ; Amphortas
est guéri par la Lance, par le seul fait qu'on la
lui applique sur le côté. Quant au Saint Calice,
l'Urne Sacrée des Grands Mystères, le Saint
Graal, il ne manque jamais dans les Temples de Mystères.
Je
ne puis concevoir le Temple d'un Mahatma, d'un Hiérophante,
où il n'y aurait pas le Saint Calice ; il est toujours
sur l'Autel ; dans ce Saint Calice se trouve la Boisson
des Dieux, le NECTAR DE L'IMMORTALITÉ dont s'alimentent
les Dieux. Pourquoi ? Car, si les glandes sexuelles ne tirent
pas profit de la transmutation, elles dégénèrent
et c'est la décrépitude ; et si ces glandes
entrent en décrépitude, si elles dégénèrent,
dégénèrent également l'épiphyse,
l'hypophyse et toutes les glandes à sécrétion
interne : toutes dégénèrent. Et les
zones du cerveau dégénèrent ; le processus
de la vieillesse et de la mort commence et arrive la mort.
Il est impossible que le Surhomme se laisse dégénérer
; le Surhomme boit du Calice de l'Immortalité, du
Nectar des Dieux, de l'Élixir de Longue Vie. Ainsi
donc, le Calice (le Saint Graal) ne manque jamais sur l'Autel
des Temples de Mystères ; et si on regarde avec beaucoup
d'attention d'un côté ou de l'autre de l'Autel,
on trouve la Lance ; ce sont là les joyaux sacrés
; c'est pourquoi le SEXE EST SACRÉ ! Et il faut utiliser
la POTENTIALITÉ DU SEXE pour pouvoir réussir
l'Auto-réalisation INTIME DE L'ÊTRE ; c'est
évident... le Sexe est Sacré. Malheur à
ceux qui abusent du Sexe ! Malheur à ceux qui l'utilisent
comme instrument de plaisir animal ! Malheur à ceux
qui le regardent avec morbidité ! Car il est sacré
et ne doit être utilisé que pour la RÉGÉNÉRATION
et uniquement pour la régénération.
Mais, faire du Sexe un tabou, un péché, un
objet de honte ou le dissimuler, est une absurdité.
Ainsi donc, le Prêtre sublime le Feu dans le Saint
Calice et c'est ainsi que se réalise le Grand Oeuvre.
D.
Maître, dans les Mondes Internes, peut-on être
trompé ?
M.
Dans les Mondes Internes, on peut avoir des perceptions
merveilleuses et mal les interpréter avec le mental.
D.
Par exemple, si dans les Mondes Internes, on dit à
une épouse qu'elle ne doit pas reconnaître
son époux, que doit-elle faire ?
M.
Elle doit le regarder avec respect et vénération.
Mais si elle ne peut pas avoir de relation sexuelle, elle
doit continuer à le regarder avec respect, avec révérence,
comme un prêtre. Mais si une femme, parce qu'elle
ne peut pas avoir de relation sexuelle avec son époux,
fuit cet homme, ELLE COMMET UN DÉLIT TRÈS
GRAVE ; ou si un homme ne peut pas avoir de relation sexuelle
et fuit sa femme, il agit mal. Il faut savoir manier la
vie avec équilibre. Mais, dans la vie des profanes,
des « humanoïdes intellectuels », quand
l'homme ne peut pas avoir de relation sexuelle avec son
épouse, il l'abandonne, il la jette à la rue
à coups de pieds, il l'insulte, il la piétine
; voilà comment procèdent les « bêtes
intellectuelles ». Mais dans le domaine ésotérique,
le Surhomme procède différemment ; il est
distinct. Il faut faire la distinction entre l'animal intellectuel
et le Surhomme. Le Surhomme pense autrement ; le Surhomme
sait accomplir ses devoirs envers tous les êtres humains,
sans distinction de race, de sexe, de caste ou de couleur.
D.
Vénérable Maître, vous nous parlez des
Runes ; comment pouvons-nous localiser les Runes Internes
?
M.
Alors ça ! Les localiser ! Voilà bien une
vétille ! Ce que tu dois faire, c'est travailler
sur toi-même et éliminer tes défauts
; pour le reste, nous verrons plus tard ; « c'est
en chemin qu'on met le fardeau en place » dit le bouvier
!
D.
Merci, Vénérable Maître...
M.
En même temps...
D.
Peut-on arriver à connaître la Lune Noire ?
M.
Ça, c'est QUAND ON EN A FINI AVEC LA LUNE BLANCHE,
quand on n'a pas laissé le moindre élément
indésirable dans sa nature psychologique. Alors,
apparaissent les ténèbres, la Lune Noire ;
vient alors le travail avec la Lance, travail terrible pour
désintégrer les éléments inhumains
de la Lune Noire.
D.
Vénérable Maître, au cas où un
Initié ne pourrait pas travailler dans la Forge Incandescente
de Vulcain pour détruire les défauts, s'il
vous plaît, je voudrais que vous nous indiquiez les
différentes Asanas qu'on peut utiliser pour mettre
l'Ego à mort.
M.
Disons qu'il y a des enseignements supérieurs et
des enseignements pour ceux qui commencent, pour ceux du
jardin d'enfants. En ce moment, je suis en train de vous
donner un Enseignement Supérieur, celui qui est important,
celui qui compte. En tous cas, ceux qui commencent (les
« fils à papa ») doivent forcément
travailler avec ce qu'ils peuvent ; ceux qui commencent
doivent travailler sur la base de la méditation,
comprendre les défauts et ensuite supplier la Mère
Divine Kundalini qu'elle les élimine ; ça
c'est quand on commence. Dans le travail avancé,
on travaille comme les Hommes, en bas, dans les ténèbres,
dans la supra-obscurité et le silence auguste des
Sages. Pour ce qui est du début, il est bon pour
commencer, de découvrir un défaut et de le
comprendre, puis de demander à la Mère Divine
qu'elle l'élimine ; ça, c'est très
bien. Dans le travail avancé, on travaille tout en
bas, dans la Neuvième Sphère, dans les Enfers,
en compagnie de Lucifer.
D.
Si l'homme a une femme qui est vieille et qu'il ne peut
plus travailler avec elle, mais qu'il ne veut pas travailler
avec une autre, peut-il rester avec cette femme ?
M.
Bon. Qui a interdit à l'homme d'aimer sa femme ?
Mais, par contre, s'il ne peut pas travailler avec elle,
si ce n'est pas possible, si elle a perdu ses fonctions
sexuelles, il a le droit de travailler avec une autre prêtresse,
à condition que ce soit LE PÈRE QUI L'ORDONNE.
D.
Et sinon, il ne peut rien faire ?
M.
Il n'en a pas le droit ; c'est le Père qui ordonne
; on doit SE SOUMETTRE À LA VOLONTÉ DU PÈRE.
S'il donne la permission, on peut ; sinon, on ne peut pas.
D.
Vénérable Maître, une femme peut-elle
rétablir sa sexualité normale, quel que soit
son âge, au moyen d'exercices et de pratiques ?
M.
Bon. Il y a des cas où on peut reconquérir
sa sexualité normale, mais en général,
à partir d'un certain âge, la sexualité
commence à faiblir, c'est difficile.
D.
Et si c'est l'époux qui faiblit le premier ?
M.
Alors, il faut savoir pourquoi il faiblit, car bien des
fois, l'homme ne s'affaiblit pas à cause de lui,
mais à cause de la femme ; la femme ne lui est pas
favorable, il n'a pas d'affinité sexuelle avec elle.
D.
Et quand la raison est qu'il a travaillé avec des
produits toxiques et que c'est pour cela qu'il commence
à faiblir ?
M.
Il doit se désintoxiquer, aller à la mer,
prendre beaucoup de bains, changer de climat, vivre dans
un autre lieu.
D.
Et il peut recommencer ?
M.
Il peut recommencer, mais c'est la femme qui a le rôle
principal, car si la femme ne l'aide pas à allumer
le feu, l'homme est amolli ; LA FEMME A UNE PARFAITE MAÎTRISE
DE LA PHYSIOLOGIE DE L'HOMME ; si la femme ne l'aide pas,
alors l'homme reste mou pour le restant de ses jours. La
seule qui ait ce pouvoir sur la physiologie de l'homme,
c'est la femme ; c'est pourquoi la femme peut faire de l'homme
ce qu'elle veut ; mais, si elle ne l'aide pas, il continue
à rester mou.
D.
Et dans le cas où une jeune femme entre dans le Mouvement
et qu'elle souffre de frigidité sexuelle, mais qu'elle
collabore cependant dans l'Alchimie ?
M.
Souffrir de frigidité sexuelle est une chose horrible.
UNE PERSONNE DANS CE CAS NE PROGRESSE PAS ; ce dont on a
besoin pour le Grand Oeuvre, c'est de Feu.
D.
Vénérable Maître, en relation précisément
avec la question posée par notre soeur, cela nous
en rappelle une autre faite précisément pendant
une consultation, en ce sens que les frères [...]
« Il y a beaucoup de petits frères qui se plaignent
de la frigidité de leur épouse. Les petits
frères doivent savoir que ceci obéit aux Lois
Karmiques ».
M.
Eh bien, oui, sans aucun doute, je ne peux le nier. Beaucoup
de femmes naissent sous la Constellation de la Balance,
par exemple, et elles sont plus froides qu'un mort et celui
qui est embêté, c'est l'homme, naturellement,
c'est lui le « dindon de la farce », comme toujours.
(Rires).
D.
Vous voyez, Maître, c'est ce que nous disons aussi,
nous les femmes : « nous payons toujours ».
(Rires).
M.
En sorte que la femme doit nécessairement y mettre
du sien, même si elle est née sous la Constellation
de la Balance.
D.
Bien sûr !
M.
Elle ne doit pas seulement penser à elle, mais penser
également à son mari, surtout quand on est
en train de travailler dans le Grand Oeuvre ; il faut qu'elle
y mette un peu de coeur ou qu'elle y porte au moins un peu
d'intérêt, si ce n'est pas par amour pour son
mari, que ce soit par amour du travail, qu'elle laisse au
moins cette froideur cadavérique, qu'elle fasse quelque
chose...
D.
Les femmes qui sont incapables de se dénuder devant
leur mari et qui se couvrent à chaque instant de
peur que leur mari ne les voie, comment pouvons-nous analyser
cela ?
M.
C'est une question de tempérament. Il y a QUATRE
SORTES DE TEMPÉRAMENTS : le tempérament flegmatique,
c'est-à-dire le tempérament terrien ; le tempérament
nerveux, aérien [...] aquatique ou froid et le tempérament
ardent. On a besoin d'un tempérament sec, pourrait-on
dire, complètement bilieux, car pour le moins, il
accomplit le travail. Mais chacun d'eux est suffisamment
bon pour l'Oeuvre ésotérique. Un tempérament...
D.
Pardon ! Et quand on en finit avec l'Ego, ce qu'on peut
appeler [...] n'est-ce pas ?
M.
[...] Et d'autre part, le tempérament aqueux est
également un peu froid ; le nerveux, est le tempérament
des nerfs, des gens très nerveux ; et il existe le
meilleur de tous, qui est le tempérament ardent,
igné ; celui-là est merveilleux pour le travail
; mais si un homme au tempérament ardent se retrouve
avec une femme bilieuse...
D.
[...] seulement dans certaines parties [...] avec son épouse
[...] doit-elle vivre avec toute sa famille à lui
?
M.
Monsieur, la famille est un point à part. Il est
évident que mari et femme doivent vivre...
D.
Alors, ce n'est pas correct ? L'épouse doit dormir
avec son époux dans la même chambre ?...
M.
[...] A chacun ce qui est à chacun. Voyons, y a-t-il
une autre question dans la salle ?
D.
[...] Les hommes ne sont pas tous prêts à être
[...]
M.
C'est ainsi ; il y a des degrés et des degrés
dans la Conscience...
D.
Le peuple qui n'est pas prêt doit essayer, par tous
les moyens, d'assimiler l'Enseignement et de le pratiquer,
même s'il n'a pas reçu [...] qu'il acquière
de la maturité, comme dans le cas des enfants [...]
chez un homme de 25 [...] pour travailler, pour acquérir,
je crois [...] beaucoup d'hommes le font [...] mais n'y
arrivent pas. Mais ils sont en train de le faire [...] Le
peuple gnostique qui se prépare est emmené
dans un certain lieu qui est prévu, comme dans une
île. Quand on dit que ceux qui éliminent 50
% de l'Ego seront emmenés, comment détermine-t-on
ce 50 %, de quelle façon ? Alors on me demande comment
je pourrais expliquer, moi, par exemple quel est ce 50%...
M.
Seuls les INITIÉS ÉVEILLÉS peuvent
savoir qui a atteint les 50 % [...] Ceux qui ont eu la capacité
suffisante d'éliminer ces éléments
indésirables ont, évidemment, la capacité
suffisante pour pouvoir éliminer le reste des 50
% d'inconscience psychologique. Par exemple, à l'heure
venue, au moment suprême où il faudra s'occuper
de former l'armée qui doit parvenir à l'Île
sacrée, ceux qui vont faire ce travail, ce sont les
Frères Éveillés ; ils pourront savoir,
de façon définitive, qui a éliminé
au moins la moitié, les 50 %, des éléments
indésirables ; ainsi, ce sont eux qui choisiront
ou sélectionneront ceux qui ont fait ce travail.
D.
[...]
M.
Il faut DÉVELOPPER LE SENS DE L'AUTO-OBSERVATION
PSYCHOLOGIQUE. Lorsque quelqu'un reconnaît qu'il a
une psychologie, il commence à s'auto-observer et,
en conséquence, il se transforme en une personne
différente, distincte.
D.
[...]
M.
Bon, mais je n'ai pas encore terminé la première
et nous devons avoir de l'ordre dans la dialectique et dans
la didactique. Indiscutablement, la première chose
à faire, c'est de nous observer nous-mêmes,
NOUS AUTO-OBSERVER. Quand on s'auto-observe, on découvre
ses propres erreurs dans le cadre de la vie pratique, en
relation avec nos enfants, avec nos frères et avec
toutes sortes de gens. On doit s'auto-observer ; quand on
découvre qu'on fait une erreur, qu'on a un défaut,
on doit être sincère envers soi-même
et donc commencer immédiatement à le comprendre,
La COMPRÉHENSION n'est possible qu'à travers
la MÉDITATION, qu'en méditant pour essayer
de comprendre une erreur. Quand on a compris cette erreur,
on est en mesure de faire le troisième pas, qui est
la DÉSINTÉGRATION DU DÉFAUT EN QUESTION.
Pendant la guerre, premièrement, on observe les espions,
on les découvre, deuxièmement, on les juge,
et troisièmement, on les amène au peloton
d'exécution ; c'est ainsi qu'on doit procéder
avec les Mois : premièrement, on doit les observer,
deuxièmement, les comprendre, troisièmement,
les désintégrer.
La
désintégration n'est possible que grâce
à un pouvoir supérieur au mental, car le mental,
par lui-même, ne peut altérer fondamentalement
aucun défaut ; il peut l'étiqueter sous différents
noms, le cacher à lui-même ou aux autres, il
peut le faire passer d'un département à un
autre, le justifier, le condamner, mais jamais il ne pourrait
réellement l'altérer radicalement. Pour pouvoir
altérer fondamentalement un défaut, il faut
faire appel à un pouvoir qui soit supérieur
à celui du mental ; heureusement, ce pouvoir existe
; je veux faire expressément allusion au pouvoir
de Devi Kundalini Shakti, la DIVINE MÈRE KUNDALINI.
Si nous faisons appel à ce pouvoir, à l'instant
précis où nous nous trouvons plongés
en profonde Méditation et que nous la supplions de
nous aider, Devi Kundalini nous aidera et elle désintégrera
ou pulvérisera le défaut que nous avons compris
auparavant ; c'est la technique dont on a besoin pour pouvoir
arriver à désintégrer n'importe quel
défaut ; et, par ce chemin, on peut arriver à
éliminer la totalité des défauts ;
en d'autres termes, on peut désintégrer ou
pulvériser totalement le Moi, le Moi de la psychologie
ou les Mois, pour être plus clair.
D.
[...] parler spécifiquement de la Parole Perdue [...]
M.
Cette histoire de Parole Perdue n'a rien de farfelu, tu
sais ! C'est grave : la Parole Perdue est quelque chose
de capital [...] la Parole Perdue à l'intérieur
de nous, c'est le Verbe, la Monade de Leibniz. Cette Monade,
ce Verbe, c'est la Parole Perdue. Quand cette Monade est
incarnée en l'Homme, alors il parle dans le langage
extrêmement pur de la Langue Divine qui, tel un fleuve
d'or, coule sous l'épaisse forêt du Soleil.
Le Verbe, la Parole, le Logos Intime qui résonne
en nous-mêmes, dans nos propres profondeurs intimes,
pour parler, c'est donc intéressant, c'est fondamental
; elle a sa grammaire qui n'est même pas connue des
dévots des Runes ; ses lettres sont simples comme
le Langage Divin. Le Verbe d'Or, le Verbe Purissime, c'est
la Parole Perdue, le Logos...
D.
[...]
M.
La Parole Perdue est un langage, c'est une grammaire ; sa
phonétique est antérieure à toutes
les langues du monde. Si je veux vous dire, par exemple
: « Moi, Samael Aun Weor, je resterai encore un peu
de temps ici, au Mexique, pour accomplir mon devoir »,
je dirai : « Samael Aun Weor, Lutener Masleim Aeodon
»... C'est-à-dire, je resterai encore quelques
temps ici pour travailler et accomplir mon devoir, faire
ma mission [...] C'est un langage perdu, mais supérieur.
Lorsque Daniel vit les paroles qui étaient écrites
sur l'écran du mur : « Mene Tekel Upharsin
», alors il sut l'interpréter : « Babylone
sera détruite ; passée cette nuit, elle sera
livrée aux Mèdes et aux Perses »...
On peut aussi l'écrire ainsi : « Om Mene Tekel
Phares Upharsin ». De toutes manières [...]
« Masleim Urim Seidad ». Ainsi donc, apprenez
à le parler ; pour pouvoir vous saluer, vous parler,
vous dire bonjour, je vous dis : « Aibu... Aibu »
; ce n'est pas un langage sec comme l'espagnol ou comme
l'anglais ; il faut le chanter.
D.
Vénérable Maître, pour revenir aux 50
% de l'Ego, est-ce que ces 50 % d'Ego éliminés
équivalent à 50% de Conscience éveillée
?
M.
Bien sûr ; une élimination de 50 % donne 50
% de Conscience éveillée, c'est une question
de mathématiques.
D.
Vénérable Maître, on a dit à
beaucoup d'entre nous que, puisque nous sommes dans les
temps de la fin, il n'est pas nécessaire de méditer,
ni de pratiquer les Runes et que nous devons seulement éliminer
simplement l'Ego, alors que vous, vous nous dites que la
Méditation est extrêmement importante, mais
ailleurs on nous dit que nous ne devons pas méditer.
Alors, que faire ?
M.
Qui vous a dit pareilles stupidités ?
J.M.V.
Je les ai sur mon magnétophone ; c'est J. A. qui
dit : il y a deux choses dont on n'a pas besoin : la méditation
et le jeûne.
D.
Le Carême non plus...
M.
Ce qui est sûr, c'est que sans Méditation on
n'avance pas d'un pas dans ces études...
J.M.V.
Alors pardonnez que je prenne... je veux poser ces questions,
pour contrecarrer une action qui part du temple de la Sierra
Nevada où il dit : « Moi, sans jamais méditer,
je me suis éveillé, de sorte qu'on n'a pas
besoin de cela ; ce qu'il nous faut, c'est du courage »...
Pour
le jeûne, c'est pareil. À Noël, il s'est
prononcé contre le jeûne alors que j'ai vu
que vous aviez recommandé à 9 personnes du
Venezuela de jeûner, je me suis tû, mais je
me suis dit : « Cela va provoquer une explosion si
lui, de son côté, dit qu'il n'y a pas besoin
de jeûner, alors que le Maître le recommande
à 9 personnes ». Alors, dans ce même
groupe, ils veulent éclater, mais ils n'osent pas
le faire, car il y a une main de fer qui ne le leur permet
pas ; et à moi, ils me posent des questions et je
leur dis : « Méditez et jeûnez ; faites
des jeûnes, car le jeûne, nous l'avons tous
éprouvé et pratiqué ».
Moi-même,
j'ai médité dans la Sierra Nevada ; quand
je suis venu vous raconter ce que je voyais, alors vous
ne m'avez pas laissé le faire et vous m'avez dit
: « C'est pour toi, n'en parle pas ». Et je
n'en ai pas parlé. Et à tous ceux qui voulaient
me raconter les merveilles qu'ils ressentaient et qu'ils
voyaient, je ne leur ai pas permis de le faire. Il a dit
également que, de tous les livres gnostiques, il
n'y en a que quatre qui sont utiles et que les autres ne
servent à rien. J'amène une quantité
de choses ; j'amène ici des notes. De toute manière,
je crois que le seul qui puisse corriger ces choses, c'est
vous, Maître [...] et une quantité de choses
qui m'atterrent.
M.
En tous cas, je tiens à vous dire que la Méditation
est fondamentale ; on ne peut pas avancer d'un pouce dans
ces études sans la Méditation.
D.
Dans le livre « Les Trois Montagnes », on dit
que quand le printemps commence, c'est-à-dire pendant
les 40 jours après le Carême [...] on ne doit
manger aucune sorte de viande et on doit observer l'abstinence
sexuelle ou demeurer dans la chasteté ; cette année
et il y a deux ans, on nous a dit qu'on devait pratiquer
la chasteté et manger de la viande. Alors faut-il
en manger ou ne pas en manger, pratiquer ou ne pas pratiquer,
car comme on est respectueux, on écoute simplement
tous les Maîtres [...] obéissance suprême
[...] alors ils ont dit qu'ils ne savaient pas quel chemin
prendre... Autre chose : beaucoup de jeunes ont cessé
d'étudier, ont cessé de faire beaucoup de
choses, ont renoncé à beaucoup de choses parce
qu'on leur a dit que bientôt, en 82, tout serait terminé,
et alors pourquoi vont-ils étudier, pourquoi vont-ils
avoir un Temple, pourquoi vont-ils avoir une chose ou l'autre
si on m'a plus besoin de cela ? Que nous dit le Maître
à ce sujet ?
M.
Bon. Je dis que la Méditation est indispensable,
car la Méditation est le système, la méthode
pour pouvoir recevoir des informations ; à travers
la Méditation, on peut également comprendre
ses défauts ; quand on médite sur tel ou tel
défaut, quand on médite sur telle ou telle
erreur psychologique, on est évidemment en train
de s'efforcer de les comprendre, et c'est à travers
la méditation profonde qu'on arrive à les
comprendre. Le défaut découvert, une fois
compris, doit être éliminé. Mais, avant
d'éliminer un défaut, il faut d'abord le comprendre
à travers la Méditation profonde, et c'est
ainsi seulement qu'on pourra l'éliminer. Il n'est
pas possible d'éliminer un défaut s'il n'a
pas été compris au préalable ; et ce
n'est pas possible de le comprendre au préalable
si on n'a pas médité profondément sur
lui ; la Méditation profonde nous permet de comprendre
tel ou tel défaut. Ainsi donc, la Méditation
est le pain du Sage ; par la Méditation, on peut
apprendre beaucoup de choses, on peut s'auto-découvrir
; la Méditation est la méthode de l'auto-découverte.
Et nous savons que dans l'auto-découverte, il y a
aussi l'auto-révélation ; et il serait absurde
de se prononcer contre la Méditation. La Méditation
quotidienne, je le répète, c'est le pain des
Sages.
D.
[...]
M.
Bien sûr que oui ! Il faut la pratiquer, si on veut
arriver à avancer ; sinon, on restera bloqué,
pétrifié.
D.
Vénérable Maître, à propos de
la question qu'a posée G. sur le Carême, pouvez-vous
nous dire quelque chose par rapport à l'alimentation
carnée et au travail dans l'Arcane A.Z.F. ?
M.
Bon. En cela, rien n'est obligatoire ; tout doit être
volontaire. Si quelqu'un veut observer les 40 jours de Carême
et ne manger absolument aucune viande pendant ce temps-là,
il peut le faire, mais ceci n'est pas une obligation ; on
ne va pas non plus, par ce procédé, obtenir
de purification ; car manger ou ne pas manger de la viande
ne va pas faire de nous un Auto-réalisé. Quant
au fait d'observer la Pause Magnétique Créatrice,
il est toujours nécessaire d'observer cette pause
; on peut travailler intensément dans la Forge des
Cyclopes, mais on doit aussi ménager des intervalles,
du repos pour les organes créateurs qui doivent bénéficier
de la Pause Magnétique. Si on n'observe pas cette
Pause Magnétique, alors à la longue, l'organisme
se fatigue. La pause est nécessaire. Les hommes ont
l'occasion d'observer cette Pause Magnétique quand
leur épouse est en période menstruelle ; ils
peuvent donc profiter de cette période pour observer
cette Pause Magnétique.
D.
Maître, il y a une chose qui arrive chez la femme,
parce qu'on dirait qu'elle a des « saisons »,
car elle n'est pas toujours disposée. Il y en a qui
disent que c'est une question de frigidité. Mais,
à certaines époques, elle travaille normalement
dans la forge. Alors, du fait qu'elle ne travaille pas tous
les jours, ils disent qu'elle souffre de frigidité
sexuelle. Moi, je pense que la femme a comme des espèces
d'époques (les quatre saisons). Par exemple, à
certaines époques, elle ne ressent rien, mais à
d'autres, par contre, elle ressent, et ainsi de suite...
M.
Il existe des époques d'activité sexuelle
et des « Pralayas », des époques de repos
; de sorte que ce type d'activité survient toujours
en alternance avec des époques de repos ; c'est réel.
D.
Vénérable Maître, à ce sujet,
on dit que la pratique du Maïthuna doit se faire tous
les 8 ou 15 jours ; que pouvez-vous me dire à ce
propos ?
M.
Cela dépend de l'organisme de chacun ; il est évident
que le Maïthuna doit se faire chaque jour, si on peut
le faire chaque jour ; mais si l'organisme se fatigue, alors
il faut lui donner des périodes de repos, il faut
se reposer dans la Pause Magnétique si indispensable.
Le Carême est une Pause Magnétique.
D.
[...]
M.
La Pause Magnétique...
D.
Maître, et l'homme qui peut pratiquer tous les jours
[...]
M.
Alors dans ce cas, l'homme se plie aux exigences de la femme
ou la femme devra se plier aux exigences de l'homme [...]
ronfle (rires).
D.
Vénérable Maître, puisque nous parlons
de choses générales, je voudrais profiter
de l'occasion pour vous poser une question par rapport à
la nouvelle organisation qui s'opère dans le Mouvement,
spécialement en Colombie. On est en train de changer
le drapeau de l'amour, contre celui de la cruauté,
la menace, l'imposition, la peur, la crainte, la terreur.
Je crois qu'aujourd'hui la plupart des gens sont enfermés
dans certaines normes, non par conscience, par compréhension,
par désir de se dépasser, mais par peur d'être
expulsés ou sanctionnés, et tout cela se fait
malheureusement au nom de l'Avatar. Lorsque ce fut mon tour,
j'ai dit que je crois, et j'en suis absolument convaincu,
que vous êtes loin de tous ces procédés
parce que vous avez écrit dans vos livres la Doctrine
de l'Amour et que nous savons que dans votre vie pratique
vous l'avez aussi enseignée. Que pouvez-vous nous
dire à ce sujet, Vénérable Maître
?
M.
Bon. Incontestablement, dans tout Mouvement, il y a des
époques où on doit le mener avec sévérité
et il y a des époques de douceur. Ici, par exemple,
dans notre Mouvement Gnostique, il a fallu en cette année
1976, le mener très sévèrement pour
qu'il arrive à passer par une transformation, car
au nom de la vérité, nous devons dire qu'il
y avait beaucoup d'anomalies dans le Mouvement ; il y avait
beaucoup de désordre dans différentes sections,
par exemple en Colombie et en différents lieux d'Amérique
; alors on profita du fait que 1976 est l'année de
la Loi, l'année de la Rigueur, de Geburah, pour faire
entrer le Mouvement Gnostique sur le chemin de l'ordre et,
certes, en ce moment, on est en train de le traiter avec
une grande sévérité. Je ne veux pas
dire qu'il s'agira toujours de le traiter de cette manière,
non, mais que cette année, en 1976, il faut le traiter
sévèrement pour le faire avancer là
où il doit aller, avec ordre, selon la Loi, sinon
les désordres et les dégénérescences
continueraient.
D.
Maître [...] ou je suis dans l'erreur ?
D.
Pardon ! Je voudrais surenchérir par rapport à
l'opinion du frère [...] En réalité,
la rigueur, comme vous dites, Vénérable Maître,
peut être indispensable à certains moments,
pour ajuster la situation, selon les nécessités
du Mouvement et de ses principes mêmes ; mais quand
certains personnages saisissent cette opportunité
pour l'utiliser en vue de leurs intérêts propres,
de leur haine, de leurs rancoeurs et de beaucoup de cas,
je crois qu'ils peuvent en arriver à commettre des
injustices ; quel recours ont les sacrifiés dans
ce cas, Vénérable Maître ?
M.
Attendre que l'année passe, cette année tellement
tragique, tellement horrible qu'est 1976. En 1977, les choses
iront mieux ; il faut laisser passer cette rafale.
D.
Vénérable Maître, si le V.M. Samael,
par exemple, m'envoie une lettre privée, que je prends
cette lettre, et que j'en fais des circulaires que j'envoie
à tout un pays, je commets un délit n'est-ce
pas ? Parce qu'on me l'a envoyée à moi (une
lettre dans laquelle vous disiez quelque chose sur une autre
personne, par confiance ou quoi que ce soit). Donc, si je
prends cette lettre et que je la fais connaître, surtout
cette lettre assez délicate, et que je la publie
pour tout le pays contre cette personne, comment considéreriez-vous
cela ?
M.
Bon, j'entends que les lettres secrètes sont secrètes
; j'entends que les lettres publiques sont publiques et
que les lettres secrètes, on ne les livre pas au
public ; c'est tout.
J.M.V.
À ce propos, je vais montrer une lettre privée
provenant de lui, pour moi, quand [...]
D.
Alors [...] j'ai dit que s'il n'y avait pas eu d'ordre du
V.M. Samael Aun Weor pour publier cette lettre, étant
entendu que c'était une lettre privée, il
n'y avait pas de raison de la publier de partout, non seulement
en Colombie, mais au Venezuela, car tous les frères
adeptes ou autres ont communiqué cela à cette
personne, et cette personne est partie immédiatement...
J.M.V.
Dis le nom, dis le nom !...
D.J.A.
Il est parti contre ce S., et il lui avait enlevé
le titre de S.
J.M.F.
J'apporte ici la lettre qu'on a passée à J.
C., parce qu'il s'est opposé à ce que cette
lettre soit lue [...] C'était des lettres privées,
pourquoi lire cela...
D.
À Cali, non seulement cette lettre est arrivée
mais aussi toutes les lettres privées, tant celles
du Maître Samael au Maître G.K. que celles du
Maître R., toutes se trouvent dans les différents
Lumisials et elles ont même été affichées
pour être vues du public et pas seulement des membres
de Seconde Chambre ; je crois que le frère Ch. l'a
constaté, parce que là, dans le Lumisial,
on les a lues plusieurs fois.
J.M.V.
Voyez : il y a un ordre pour toutes les distribuer. Même
celles du Venezuela, de Caracas et de partout, tirées
en photocopies, et on me les a passées. De ces iniquités,
je peux en rassembler deux cents.
D.
Maître, par exemple, il y a plusieurs rumeurs (qui
circulent) : que le maître G.K. est un homme qui a
chuté, car dans les Mondes Internes on le voit avec
une tunique toute déchirée, toute défaite
; c'est un voleur, dont... autrement dit, Maître,
il y a tant de choses que cela nous rend tristes, non pas
qu'on soit contre personne, mais parce qu'on doit aimer
et respecter profondément tous nos guides, parce
que c'est grâce à eux que beaucoup de personnes
sont ici. Mais on fait beaucoup de mal à la personne,
pas à nous, non, parce qu'on est déjà
un petit peu forts dans cette Science, mais il y a des personnes
qui ne sont pas en condition. Et s'ils entendent parler
de ceci, d'un Maître, comme le Maître G.K.,
que d'autre part, ils ne connaissent pas, et qu'ensuite
sortent des lettres qui disent que c'est un Magicien Noir,
un traître, un traître du Mouvement (certains
disent que c'est un traître parce qu'il a trahi le
Patriarche).
J.M.V
Et moi, j'écris des lettres [...]
D.
[...]
M.
Parce qu'ils dépendent de la maison d'une famille...
D.
[...]
M.
Oui, complètement absurde ! parce qu'il s'ensuit
que si le Lumisial est dans la maison d'une famille et qu'un
jour celle-ci ne veut pas suivre la Gnose, il n'y a plus
de Lumisial. Nous avons besoin d'une grande quantité
de Centres, d'avoir nos propres Centres de réunion,
de ne pas être dépendants de maisons de famille.
Quant au sujet des lettres, cela n'est pas un problème,
je vais écrire à qui je dois écrire
pour qu'on en finisse avec ce problème de lettres.
Et il n'y aura plus aucune espèce de problème.
D.
[...] Ce sera comme de rendre honneur au V.M. G.K. qui a
été éclaboussé [...] que ceux
qui sont tout en bas se battent, mais entre Maîtres,
ce n'est pas [...]
D.
Je disais à H., ces jours-ci, que dans toute organisation
du monde, un homme qui rend service pendant un certain nombre
d'années, on reconnaît donc ses mérites,
avec adoration. Et nous sentons donc qu'en ce moment le
Maître G.K. est le tapis où tous ceux qui veulent
rester dans le Mouvement doivent s'essuyer les pieds, je
ne sais pas si cette position est correcte, Vénérable
Maître ?
M.
Il n'y a pas de doute que le Maître G.K. accomplit
une mission en diffusant l'Enseignement, c'est évident.
Et ce que je voudrais, en effet, c'est un grand rapprochement
entre le Maître G.K. et ses amis de confiance qui
l'aiment, ainsi que le Summum Supremum Sanctuarium ; qu'il
n'y ait pas cette discorde avec le Summum, parce que le
Summum a une renommée internationale ; quand on parle
du Summum dans nos discours, dans les différents
pays, dans le Mouvement...
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