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105. Le Mystère de l'Intégration de l'Être
(L'Auto-Connaissance de l'Être)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "EL MISTERIO DE
LA INTEGRACIÓN DEL SER (El Autoconocimiento del Ser)"
Nous
allons parler un peu de sujets ésotériques.
Nous travaillerons dans la science de la la méditation...
À cette réunion ne peuvent participer que
des personnes de Troisième Chambre, car naturellement,
les personnes qui ne sont pas de Troisième Chambre
ne comprennent pas ceci ; ils posent des questions d'Antichambre,
de Première Chambre, etc., ce qui n'est pas correct.
Si bien que, s'il y a un frère qui n'est pas de Troisième
Chambre, nous le prions d'avoir la bonté de se retirer.
-
Le Gardien du Temple est-il sûr que tous les frères
présents soient de Troisième Chambre ?
-
C'est ainsi ! (répond la personne en question).
Nous
allons commencer par parler aujourd'hui, naturellement...
Avant
tout, il est nécessaire d'arriver à connaître
son propre ÊTRE, mais il faut le connaître d'un
point de vue exclusivement objectif. Il serait impossible
de connaître notre propre Être Interne d'un
point de vue subjectif, c'est évident.
En
psychologie officielle, on considère que le «
subjectif » est ce qui positif, ce qui est clair,
ce qui est réel, et que « l'objectif »
est ce qui est secondaire. Les psychologues se trompent,
parce qu'en psychologie réelle, révolutionnaire,
on entend par OBJECTIF, le Spirituel, le Réel, le
Vrai, et par SUBJECTIF, ce qui est incohérent, imprécis,
vague, matériel. Nous devons donc tenir compte de
ces facteurs.
Quand
je dis que « nous avons besoin de connaître
l'Être de façon totalement objective »,
j'affirme une grande vérité et il faut comprendre
ce que je suis en train d'affirmer.
Notre
Être, dans le monde des 12 lois, est conditionné
par celles-ci et il est représenté par le
Soleil (qui est le monde des 12 lois). Il est aussi conditionné
par le monde des 24 lois (qui est le monde planétaire,
le système solaire). Ou il est conditionné
par un monde de 48 lois (le monde physique) et, sous la
forme la plus dense, il est conditionné par le monde
des 96 lois. De sorte qu'il nous faut connaître l'Être,
non seulement dans le monde des 12 lois ou des 24, mais
dans tous les mondes, et cela requiert beaucoup d'efforts
; non pas des efforts indirects, mais des efforts directs,
centraux. Nous avons vraiment besoin de nous auto-connaître
: « Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras
l'Univers et les Dieux », car c'est seulement en nous
connaissant nous-mêmes que nous pouvons travailler
directement sur nous-mêmes. Si nous ne nous connaissons
pas, comment pourrons-nous travailler sur nous-mêmes
? Impossible ! N'est-ce pas ? Car ce que nous sommes en
train de chercher, c'est un changement, une transformation
radicale, et ceci n'est possible qu'en nous AUTO-EXPLORANT,
car ainsi, nous pourrons travailler directement sur nous-mêmes.
Quand
je parle de « travailler sur nous-mêmes »,
on doit savoir le comprendre. Nous pouvons nous convertir
en imitateurs de quelqu'un, mais dans ce cas, nous ne travaillons
pas de manière centrale ; ce ne sont pas des EFFORTS
CENTRAUX que nous faisons, mais des efforts unilatéraux.
Nous pouvons imiter le chef de famille ou la maîtresse
de maison ou un instructeur, mais ce n'est pas un effort
central, direct.
Krishnamurti
dit, par exemple : « Je ne veux pas d'acolytes ni
de personnes qui me suivent, mais simplement des imitateurs
de mon exemple ». Cela me paraît assez égoïste,
car si quelqu'un devient un imitateur de Krishnamurti, il
n'est pas en train de faire un effort central, non, c'est
un travail d'imitation. Mais le travail d'imitation, ce
n'est pas travailler directement en soi-même, sur
soi-même, Non ! Il le fait sous un certain angle ;
il le fait de façon unilatérale ; ce n'est
pas un travail central, ce n'est pas un effort central.
Moi,
je ne vous demande pas de m'imiter, parce qu'ainsi vous
ne ferez pas d'effort central ; je vous demande de faire
un effort central, une série de SUPER-EFFORTS CENTRAUX,
de travailler directement sur vous-mêmes. C'est ainsi
seulement qu'il est possible de produire un changement en
nous-mêmes.
Mais
évidemment, quand on travaille sur soi-même
de façon objective, quand on fait des efforts centraux,
directs pour produire un changement, il arrive que nous
subissions alors, de façon intensive, des attaques
contre le CENTRE ÉMOTIONNEL INFÉRIEUR. Et
on peut dire que le Centre Émotionnel Inférieur
est catastrophique, ténébreux, horrible.
Quand
surgissent des attaques contre le Centre Émotionnel
Inférieur, la souffrance est totale : des gens apparaissent
sur notre sentier, sur notre chemin, et ils nous blessent,
ils plantent un poignard dans notre Centre Émotionnel
Inférieur ; nous sentons qu'ils nous torturent le
coeur. Évidemment, nous avons toujours tendance à
réagir contre ceux qui nous blessent d'une façon
ou d'une autre ; nous avons cette tendance très marquée
à la réaction, et si nous réagissons,
le Centre Emotionnel Inférieur devient plus fort
et c'est très grave.
Cependant,
chaque lutte contre les Émotions Inférieures
a certains avantages. L'un d'eux, précisément
le plus important, est que surgit (comme résultat
de ce conflit contre les émotions produites par les
paroles qui nous blessent) notre ÊTRE INDIVIDUEL,
produit de la lutte, de l'effort. Cet Être individuel
surgit en se manifestant (vigoureux, direct) et il est évident
qu'il unifie toutes nos fonctions. Nos centres qui, auparavant,
fonctionnaient en ordre dispersé, les uns contre
les autres, s'intègrent merveilleusement. C'est au
moyen de cette lutte contre les émotions inférieures,
c'est au moyen de ces super-efforts objectifs et centraux
(et non indirects, ni unilatéraux), qu'on obtient
vraiment l'INDIVIDUALITÉ PUISSANTE et l'INTÉGRATION
DE L'ÊTRE.
En
énonçant cette locution, « INTÉGRATION
DE L'ÊTRE », produit des Efforts Centraux sur
soi, nous devons réfléchir un peu : réellement,
notre Être Réel Intérieur Profond, n'est
pas intégré ; il se compose de beaucoup de
parties autonomes et auto-conscientes.
Dans
les Saintes Écritures, on parle par exemple des DOUZE
APÔTRES. Quand les gens lisent la Bible, ils prennent
les douze Apôtres « au pied de la lettre ».
On dit qu'ils étaient des « pêcheurs
», qu'ils « suivaient Jésus de Nazareth,
le Christ ». Mais l'Initié qui est en train
de travailler sur lui-même de manière directe,
sur son propre Être, arrive à découvrir
ces douze Apôtres, ces douze « pêcheurs
». Et il arrive véritablement à les
découvrir non pas hors de lui-même, mais à
l'intérieur de lui. Il arrive à se rendre
compte, avec stupéfaction, que ces douze Apôtres
sont douze parties de son propre Être ; alors il oublie
un peu la question purement historique et tient mieux compte
de l'Évangile au-dedans de lui-même.
Il
s'agit des DOUZE PUISSANCES, qui, avec l'INITIATION VÉNUSTE,
pénètrent dans le ventre de la DIVINE MÈRE
KUNDALINI, pour venir un peu plus tard à l'existence
physique, et ceci est très important.
Quand
on parle des 24 ANCIENS de l'Apocalypse de saint Jean qui
« jettent leurs couronnes aux pieds de l'Agneau »,
il faut savoir le comprendre. Ce ne sont pas non plus des
personnages étrangers à nous-mêmes :
ce sont 24 parties autonomes et auto-conscientes de notre
propre Être. Et quand on parle des QUATRE SAINTS,
il faut savoir que ce sont QUATRE DEVARAJAS qui ne sont
pas seulement là-bas, aux quatre points cardinaux
de la Terre, mais qui sont en nous-mêmes et qui ont
pouvoir sur les QUATRE ÉLÉMENTS. Et quand
on parle de L'AGNEAU IMMOLÉ, celui qui « efface
les péchés du monde », ne pensons pas
au personnage historique d'il y a 1977 ans. Je ne nie pas
l'existence du Grand Kabire Jeshua Ben Pandira, ce serait
absurde de le nier, car il est l'auteur de la PISTIS SOPHIA
(ceci est historique), mais pensons plutôt à
ce Jeshua Intérieur (celui auquel fait si souvent
allusion Paul de Tarse), au Jésus-Christ INTIME,
au LOGOS HUMANISÉ, à ce RAYON LOGOÏQUE
que chacun de nous possède et qui pénètre
dans le ventre maternel de la Divine Mère Kundalini
Shakti, pour venir plus tard se manifester par l'INITIATION
VÉNUSTE.
Nous
devons nous souvenir que le Logos n'est ni un individu humain,
ni un individu divin. Ceux qui pensent ainsi se trompent
; le LOGOS est une UNITÉ MULTIPLE PARFAITE. Chacun
de nous a son RAYON LOGOÏQUE (pour ainsi dire), son
Christ Intime qui, quand il s'humanise dans le ventre maternel,
se convertit en Jésus-Christ Intime. JÉSUS
signifie « SAUVEUR ». Et CHRIST ou CHRISTUS
ou VISHNOU ou OSIRIS, c'est notre Rayon Logoïque.
Paul
de Tarse qui parle tant de Jésus-Christ ne se réfère
pas à lui en tant que personnage historique, mais
au Jésus-Christ intérieur de chacun de nous.
C'est à lui aussi que faisait toujours sagement référence
cet homme merveilleux et saint qui a laissé par écrit
son « Guide Spirituel », ce fameux frère
Fray Diego de Molinos. Évidemment, cet homme mourut
en martyr dans une prison de l'Inquisition. Il écrivit
une « Imitation de Jésus-Christ », qui
a une saveur plus nirvanique que dogmatique.
Ainsi,
mes frères, celui qui compte, c'est ce Jésus-Christ
Intime. Si un illuminé invoque véritablement,
dans les mondes de la Conscience Cosmique, Jeshua Ben Pandira,
ce dernier, en montrant son coeur, lui fera cette salutation
: « Cherche-moi là, à l'intérieur
; cherche le Christ à l'intérieur ».
Parce que Jeshua Ben Pandira est venu apporter la doctrine
du Christ Intime, de la même façon que Gautama
Shakyamuni (le Bouddha) a apporté la doctrine du
Bouddha intérieur.
Ainsi,
mes chers frères, je veux que vous réfléchissiez
sur ce que signifie tout cela...
Quand
on parle aussi de ce grand mystique appelé SAINT
JACQUES, l'Apôtre, on doit comprendre que c'est Le
MERCURE DE LA PHILOSOPHIE SECRÈTE ; c'est le représentant
même du Mercure qui est une des DOUZE PUISSANCES les
plus importantes que nous ayons à l'intérieur
de nous. Lui, c'est Saint Jacques le Majeur, c'est le béni
patron du Grand Oeuvre, c'est celui qui nous enseigne la
science merveilleuse du Grand Oeuvre.
Le
« PÈRE DE TOUTES LES LUMIÈRES »,
c'est l'ANCIEN DES JOURS et, entre parenthèses, chacun
de nous a son ANCIEN. Grâce à saint Jacques
le Majeur, il nous enseigne la science bénie du Grand
Oeuvre. Vous voyez comme saint Jacques est important !
Et
quand on parle de PHILIPPE, il ne faut pas penser seulement
à l'Apôtre Philippe, celui qui baptisa l'eunuque
au bord d'un ruisseau ou d'une source ; ce merveilleux personnage
qui apparaissait et disparaissait comme par enchantement,
qui voyageait dans les airs et qui, donc, étonnait
les peuples. C'est le chemin de notre PHILIPPE INTÉRIEUR
(que chacun porte en soi). Il est certain que si nous l'invoquons
d'un coeur pur, si nous le prions de nous sortir du corps
physique et de nous emmener dans les Régions Suprasensibles
de l'Éternel Espace, il nous assistera. Ainsi, ces
DOUZE PUISSANCES sont en nous-mêmes et non pas en
dehors de nous.
Et
nous n'en resterons pas là : il existe le GARDIEN
DU SEUIL DU MONDE ASTRAL, le GARDIEN DU SEUIL DU MONDE MENTAL,
le GARDIEN DU SEUIL DU MONDE CAUSAL (il y a trois Gardiens).
Et
que dire de la Divine Mère Kundalini Shakti ? Elle
a cinq aspects : celui de l'IMMANIFESTÉE (qui est
le plus occulte et le plus terrible de tous), NEPHTIS. Au
nom de la vérité, moi-même, je n'ai
pu entrer (du moins dans cette réincarnation) dans
le Temple de Nephtis, dans le Temple de l'Immanifestée
: la porte est très étroite, bien qu'elle
soit cristalline... Évidemment, je pense y entrer
un jour, car les Dieux souffrent aussi beaucoup pour pouvoir
réussir à entrer dans le Temple de Nephtis.
Ensuite
vient l'aspect de la MANIFESTÉE, appelons-la ISIS,
appelons-la ADONIA, INSOBERTE, RHÉA, TONANTZIN, CYBÈLE,
DIANE, MARIE ou MARAH. Peu importe le nom qu'on lui donne
; elle est plus proche de nous, autrement dit avec nous.
Sagesse, Amour et Pouvoir. Elle est aussi une partie de
notre Être, mais dérivée.
Et
parlons aussi du troisième aspect de la Mère
Cosmique, en tant que terreur de l'Amour et de la Loi, qui
châtie les Initiés quand ils méritent
le châtiment. C'est la REINE DES ENFERS ET DE LA MORT,
peu importe que nous l'appelions PROSERPINE ou COATLICUE
ou HÉCATE... La terrible Hécate... En tous
cas, elle nous châtie pour notre propre bien, et c'est
aussi une partie de notre propre Être.
Et
que dire de la MÈRE NATURE, le quatrième aspect
de notre Être-Mère ? Isis unit parfaitement
l'ovule au spermatozoïde. C'est elle qui dessine de
façon mathématique le corps physique, elle
qui dispose exactement les 48 chromosomes dans la cellule
germinale primitive. Évidemment, notre Divine Mère
Nature est sage, par nature.
En
dernier lieu, nous avons le cinquième aspect, celui
de MAGICIENNE ÉLÉMENTALE, la Dame qui nous
donne les impulsions instinctives, la Reine des Élémentaux.
Comme Magicienne Élémentale, elle est (je
le répète) merveilleuse.
Ainsi
donc, le Bouddha Gautama nous parle « d'être
le conducteur de la Vache Sacrée ». Un jour
ou l'autre (ne vous étonnez pas) chacun de nous doit
se convertir en conducteur des cinq aspects merveilleux
de la VACHE À CINQ PATTES, de la VACHE SACRÉE.
Assurément, Madame Blavatsky a vu en Inde une de
ces merveilles de la nature : une vache blanche avec cinq
pattes (elle portait la cinquième patte sur sa bosse
et, avec celle-ci, elle chassait les mouches) ; elle était
conduite par un jeune homme de la secte Sadhu qui se nourrissait
de son lait. De temps en temps, apparaissent aussi, et ont
apparu en Amérique, des cas comme celui-là,
qui sont la vivante représentation des cinq corps
de la Divine Mère Kundalini, des cinq aspects de
la Kundalini-Shakti.
Vous
voyez peu à peu les différents aspects de
notre Être. Il est aussi le DIEU LION, le LION DE
LA LOI ; il est le POLICIER DU KARMA que nous portons en
nous, celui qui surgit de ces régions quand nous
avons commis une erreur (le KAOM). Nous avons notre propre
ANUBIS PARTICULIER qui nous applique aussi la Loi.
Nous
avons un MÉTRATON (en relation avec l'épaule
droite) et un SANDALFON (en relation avec l'épaule
gauche). De même, nous avons le SEIGNEUR DU TEMPS,
qui peut nous ramener la mémoire de nos anciennes
existences, nos souvenirs... Tout cela, nous l'avons à
l'intérieur de nous.
Nous
avons une MINERVE, non seulement là, dans le Macrocosmos,
mais elle est une partie de notre Être qui a de la
sagesse et qui peut réaliser en nous des opérations
extraordinaires... Notre Être-Mère...
Notre
Être a beaucoup de parties autonomes, auto-conscientes,
indépendantes. La partie supérieure de notre
Être est le VIEUX DES SIÈCLES.
Et
nous ne pourrons pas perfectionner les différentes
parties de l'Être, si nous n'éliminons pas
(de nous-mêmes) les éléments inhumains
que nous portons toujours, tous ces agrégats psychiques
qui sont la vive personnification de nos erreurs.
Ainsi,
mes chers frères, « Ce qui est en haut est
comme ce qui est en bas ». Si, dans la partie la plus
élevée de notre Être il y a une multiplicité,
dans notre partie inférieure se trouve aussi la multiplicité
de l'Ego (par opposition). Je répète : nous
ne pourrons pas purifier ou perfectionner [...] les parties
les plus élevées de l'Être sont en nous
; ce qui est difficile, c'est de perfectionner la partie
la plus élevée de l'Être sans avoir
détruit jusqu'au dernier des agrégats psychiques.
Celui qui arrive à développer la partie la
plus élevée de l'Être, celui qui arrive
à la purifier, reçoit le degré d'ISHMESCH.
Les
degrés, on les reconnaît aux CORNES. Le LUCIFER
INTÉRIEUR de chacun de nous, qui est un reflet du
LOGOS en nous-mêmes, a des cornes. Au nombre de cornes,
on reconnaît le degré de développement
spirituel et de perfection de la raison objective que nous
avons. Ceux qui possèdent les SIX TRIDENTS sur les
cornes ont réalisé le Grand Oeuvre ; ceux-ci
sont arrivés à s'établir dans l'ANKLAD
SACRÉ ; mais ceux qui possèdent les NEUF TRIDENTS
sur leurs cornes s'intègrent avec l'Éternel
Père Cosmique Commun.
Maintenant,
par opposition, nous avons aussi une multiplicité
dans l'Ego ; par opposition, nous devons désintégrer
cela.
Il
y a deux types d'intégration, mes chers frères.
Nous pouvons intégrer l'Être, et ceci est une
INTÉGRATION COSMIQUE, UNE CRISTALLISATION POSITIVE.
Et il existe une autre intégration, mes chers frères
: L'INTÉGRATION NÉGATIVE.
Ceux
qui intègrent l'Ego se convertissent en démons
terriblement pervers. Il y en a ! Il y a des Mages Noirs
qui se sont cristallisés, des Mages Noirs qui rendent
un culte à toutes les parties de l'Ego, qui les ont
réunies en eux, qui s'y sont intégrés
totalement (c'est une intégration négative,
l'intégration de l'Ego).
Il
y a des écoles qui rendent un culte à l'Ego,
qui ne veulent pas désintégrer l'Ego, qui
le vénèrent, qui l'adorent, qui considèrent
les différents agrégats psychiques comme des
« valeurs positives », merveilleuses, et qui
en prennent bien soin. Ces personnes fourvoyées intègrent
l'Ego, ils se convertissent en ténébreux extrêmement
forts, en MAGES DES TÉNÈBRES. Il y en a (par
opposition) dans le SOLEIL NOIR qui est l'antithèse
du Soleil qui nous illumine. Il y en a dans les entrailles
du SOUS-MONDE, il y en a dans LILITH, la LUNE NOIRE ; ce
sont des cristallisations erronées, des intégrations
négatives. Nous devons prendre conscience de tout
cela.
C'est
donc dans la lutte contre les émotions négatives
que surgit l'Être, que commence peu à peu le
processus de l'intégration de l'Être. Et par
opposition, la désintégration de l'Ego s'intensifie
jusqu'à son annihilation totale.
Sur
le chemin de l'investigation, nous ne devons pas oublier
qu'il est nécessaire d'étudier l'Être,
non seulement, je le répète, dans le monde
des 12 lois, mais aussi dans celui des 24 lois, dans celui
des 48 et même dans celui des 96, parce que l'Être
est conditionné par les différents agrégats
psychiques que nous portons à l'intérieur
de nous, c'est évident.
Une
fois que nous avons compris ceci, nous comprenons aussi
la nécessité de comprendre les autres. Nous
ne pourrons pas comprendre les autres si nous ne nous sommes
pas compris nous-mêmes. Pour pouvoir comprendre les
autres et être dans la fraternité réelle
et véritable, il est nécessaire d'être
en accord avec eux. Si quelqu'un dit : « Je comprends
bien untel mais je ne suis pas d'accord avec lui »,
c'est absurde. S'il le comprenait, il serait d'accord avec
lui. C'est justement parce que nous ne le comprenons pas,
que nous ne sommes pas d'accord avec lui, c'est évident.
Comment peut-on comprendre quelqu'un sans être d'accord
avec lui ? C'est une question strictement mathématique.
Si nous ajoutons 20+20, combien ceci nous donne-t-il ? 40,
n'est-ce pas ? Si nous divisons 40 par 2, quel est le résultat
? 20, c'est certain. Bien, alors que sera le nombre 20 ?
Ce sera ce que nous pouvons appeler « LA MOYENNE MATHÉMATIQUE
EXACTE » entre deux quantités : 20 et 40. Mais
cette quantité moyenne mathématique, entre
deux quantités, nous donne évidemment l'équilibre
entre l'Être et le Savoir, c'est clair. Il doit y
avoir un parfait équilibre entre l'Être et
le Savoir ; s'il n'y a pas d'équilibre parfait entre
l'Être et le Savoir, alors c'est simple, il n'y a
pas de compréhension. Mais si nous comprenons quelqu'un,
nous devons le comprendre, et si nous ne le comprenons pas,
alors nous ne le comprenons pas et c'est tout.
Il
se pourrait que quelqu'un (que nous croyons avoir compris)
ait des idées différentes des nôtres
et que nous disions : « Oui, je l'ai compris, mais
je ne suis pas d'accord avec lui ». Dans ce cas, nous
ne l'avons pas compris ; sinon, nous serions d'accord avec
lui. Ce que je suis en train de vous dire est difficile
à comprendre, mais c'est réel.
Si
untel est « protestant » et que nous sommes
gnostiques et, si nous avons compris que lui est protestant
dans sa façon de considérer la religion, mais
que nous disons : « Je le comprends, mais je ne suis
pas d'accord avec son Église protestante, avec ses
idées protestantes », alors simplement nous
ne l'avons pas compris. Mais si nous l'avons réellement
compris, alors nous savons qu'il répète certaines
paraboles bibliques et qu'il le fait de manière dogmatique.
S'il les répète dogmatiquement, alors que
se passe-t-il ? Nous comprenons alors qu'il les répète
de manière dogmatique. Si nous comprenons qu'il s'agit
d'un homme numéro 3, un homme simplement intellectuel,
alors nous disons : « Cet homme répète
ce qu'il a étudié dans la Bible, ce que d'autres
personnes lui ont appris ou lui avaient appris ; c'est un
homme du troisième niveau, simplement intellectuel,
je le comprends. Je n'en discute pas, je peux le comprendre,
parce que c'est un homme numéro 3, et que moi je
suis un homme numéro 4 ou numéro 5, etc. ;
par conséquent, il est dans sa vérité
; je le comprends et je suis son ami ». Voilà
ce qui s'appelle réellement « COMPRENDRE »
et « Être d'accord ».
Pour
comprendre quelqu'un, il faut être d'accord avec celui-ci.
Si ce quelqu'un, par exemple, parlait anglais, et que nous
parlions espagnol, comment pourrions-nous le comprendre
? Nous devons être d'accord sur quelque chose : sur
la langue ou sur les symboles qui nous permettent de nous
comprendre. Dans le cas contraire, comment pourrions-nous
nous comprendre ? Il n'y aurait aucune compréhension.
C'est ainsi : nous avons besoin de nous entendre.
Si
nous considérons ces choses, mes chers frères,
la compréhension est réellement un sujet qu'il
faut étudier à fond. Ici, dans nos études,
nous apprenons à comprendre ; en comprenant les enseignements,
nous avançons sur la voie de la compréhension.
Et il est indispensable de comprendre.
Nous
devons comprendre la Gnose, mais il faut équilibrer
l'Être et le Savoir, car si le Savoir est plus important
que l'Être, il n'y a pas d'équilibre ; si l'Être
est plus important que le Savoir, il n'y a pas non plus
d'équilibre. L'Être et le Savoir doivent s'équilibrer
; c'est ainsi seulement que surgit la compréhension.
Il
est vital de comprendre et, à mesure que nous avançons
(en auto-explorant toutes les parties de notre Être),
la compréhension surgit de plus en plus en nous,
c'est évident. La compréhension nous emmène
très loin dans nos études.
En
tous cas, nous luttons pour l'Intégration de l'Être,
nous voulons la désintégration de l'Ego. Par
conséquent, il est urgent de travailler profondément
sur nous-mêmes.
Pour
pouvoir désintégrer l'Ego, il faut comprendre
chaque agrégat psychologique que nous allons désintégrer.
Par exemple, la VENGEANCE (ne pas confondre la justice avec
la vengeance ; la justice est une chose et la vengeance
en est une autre). Il y en a beaucoup qui disent : «
La vengeance est douce », et c'est une absurdité
: c'est absurde de faire justice par soi-même (c'est
une vengeance). C'est la Grande Loi qui se charge de faire
régler les comptes dans chaque cas ; nous ne devons
pas prendre la place de la Grande Loi. Si nous découvrons
que nous sommes vindicatifs, nous devons comprendre le pourquoi
de la vengeance. Pour comprendre le processus de la vengeance,
la MÉDITATION et la RÉFLEXION sont nécessaires
; on confond (très facilement) le processus de la
vengeance avec le processus de la justice et nous avons
toujours une tendance très marquée à
faire justice par nous-mêmes (c'est une vengeance,
nous sommes vindicatifs). Si quelqu'un nous blesse par la
parole, nous réagissons violemment (c'est de la vengeance)
; nous ne sommes pas capables de rester silencieux devant
quelqu'un qui nous insulte, qui nous offense ; nous avons
toujours cette tendance très marquée à
réagir à n'importe quelle petite parole qu'on
nous dit, et nous nous sentons toujours visés, et
même si nous sommes sur le Chemin, nous répondons
une fois ou l'autre en réagissant.
Observez
tous les petits frères du Mouvement Gnostique en
général : y a-t-il quelqu'un, par hasard,
qui ne réagisse pas d'une façon ou d'une autre,
que ce soit en formulant sa réaction ou en la gardant
en secret ? Tout le monde a cette tendance très marquée
à répondre face à la parole qui offense,
au sourire qui blesse, face aux regards qui tuent (ils ont
tous cette tendance très marquée à
réagir). Il y en a qui utilisent, par exemple, l'Autel
(ce qu'il y a de plus sacré : l'Autel) pour s'adresser
aux frères en les offensant, en les blessant, en
se vengeant des uns, en se vengeant des autres, etc. Ceci
ne s'est pas produit ici, dans notre Siège Patriarcal,
mais par contre, dans d'autres endroits d'Amérique,
il y a des Sacerdotes qui revêtent leur tunique sacrée
pour utiliser la tribune de l'éloquence, pour s'adresser
au public, et ils le font avec des arrière-pensées
pour blesser untel et untel, se venger d'un tel, etc. Vous
croyez que ces personnes avancent bien, en réagissant
toujours ? C'est qu'il y a toujours une forte tendance à
confondre la justice avec la vengeance.
Quand
on comprend donc son processus, on peut s'offrir le luxe
de désintégrer l'agrégat psychique
de la vengeance ; mais seulement en le comprenant à
fond. Sinon, comment pourrait-on le désintégrer
?
Que
dire, par exemple, de la JALOUSIE ? Il y a toutes de sortes
de jalousies, pas seulement des jalousies passionnelles
ou amoureuses, non ! Mais il y a la jalousie politique,
la jalousie religieuse, la jalousie d'amitié, etc.
(Les jalousies sont multiples). Et qu'est-ce qu'on appelle
« jalousie » ? LA PEUR DE PERDRE CE QU'ON AIME
LE PLUS. Alors, il en résulte le Moi de l'attachement.
Un homme craint de perdre sa femme et il la surveille d'une
façon horrible ; une fiancée a peur de perdre
son fiancé et elle le surveille de façon épouvantable
; et de là s'ensuivent de terribles conflits, des
morts, des vengeances, des haines et cinquante mille choses
de ce style.
Comment
pourrait-on désintégrer ce Moi de la jalousie,
si on ne sait pas que c'est le produit de la peur, de la
peur de perdre ce qu'on aime le plus ? Comment pourrions-nous
essayer d'éliminer ce Moi de la jalousie, si nous
ignorons qu'il est le résultat de l'attachement,
en croyant (erronément) qu'il est le produit de l'amour
? Comment l'amour pourrait-il avoir de la jalousie si l'amour
est parfait, si l'amour est Divin ? La jalousie ne peut
pas provenir de l'amour, parce que l'amour donne tout, il
ne veut rien pour lui, mais tout pour l'être qu'il
aime ; il ne désire que la félicité
de l'être qu'il adore ; il sait se sacrifier pour
le bien de celui qu'il aime. Alors la jalousie ne provient
pas de l'amour, elle provient de l'Ego. Mais si on ignore
cela, si on la justifie, comment pourra-t-on l'éliminer,
de quelle manière ? Impossible !
Si
bien qu'il est nécessaire, avant tout, de découvrir
le défaut que nous devons désintégrer,
et ensuite, de le comprendre à travers la RÉFLEXION
ÉVIDENTE DE L'ÊTRE, à travers la MÉDITATION
PROFONDE, et une fois que nous l'avons compris, il est prêt
à être éliminé.
Ainsi,
mes chers frères, il est nécessaire que vous
réfléchissiez à tout cela. Tant qu'on
n'aura pas désintégré l'Ego, on sera
exposé à de très graves erreurs comme
: juger, haïr, sentir des désirs de vengeance,
se venger etc.
Comprendre
les autres, Oui c'est indispensable ! Mais, comment pourrions-nous
les comprendre, si nous ne nous comprenons pas nous-mêmes
?
Il
y a SEPT NIVEAUX D'HOMMES, nous ne pouvons pas le nier.
Premièrement, il y a le niveau simplement INSTINCTIF
; le second est le niveau exclusivement ÉMOTIONNEL,
et le troisième est le niveau INTELLECTUEL. Au-delà
de ces trois niveaux, se trouve le quatrième niveau,
celui de l'HOMME ÉQUILIBRÉ, celui de l'homme
qui a équilibré les centres de sa machine
organique. Mais ensuite vient le cinquième niveau,
celui de ceux qui ont fabriqué un CORPS ASTRAL, ceux
qui peuvent vivre consciemment dans le Monde Astral. Le
sixième niveau appartient à ceux qui peuvent
vivre consciemment dans le Monde Mental, parce qu'ils ont
fabriqué leur CORPS MENTAL. Et le septième
appartient à ceux qui se sont établis dans
le Monde Causal avec un corps causal, comme des HOMMES CAUSALS.
Évidemment,
les hommes 1, 2 et 3 sont les plus nuisibles : ils ne se
comprennent pas entre eux. Les hommes numéro 1, 2
et 3 vivent dans le cercle de la « Tour de Babel »
; là existe la « confusion des langues »
; là personne ne comprend personne. Ce sont eux qui
ont provoqué la Première et la Deuxième
Guerre Mondiale ; ce sont eux qui maintiennent le monde
dans les tribulations. Les hommes numéro 4, 5, 6
ou 7 ne feraient pas ce que font les hommes numéro
1, 2 et 3. Les hommes 4, 5, 6 et 7 ne provoquent pas de
guerres, ils ne mettent pas le monde en état de conflit.
Ce sont les hommes 1, 2 et 3 qui ont causé tant d'amertume
à la surface de la terre.
Parmi
les hommes numéro 1, 2 et 3, il y a différents
niveaux de compréhension, c'est évident. Parmi
les hommes numéro 1, 2 et 3, il y a toutes sortes
de gens. Ainsi donc, voyez vous-mêmes ce que signifie
la compréhension. Nous devons tout comprendre ; nous
rendre conscients, nous auto-explorer profondément,
pour nous connaître. Je vous disais déjà,
dans de précédentes réunions, qu'il
y avait deux aspects capitaux, deux facteurs décisifs
dans nos études : l'un est le souvenir de soi-même,
et l'autre la relaxation du corps. Se souvenir de soi-même,
de son propre Être Intérieur Profond, et se
relaxer en profonde méditation. C'est ainsi qu'en
nous advient le nouveau, ainsi que, peu à peu, nous
nous auto-explorons, et c'est fondamental.
Maintenant,
pour terminer cette conférence, cette thèse,
je donne l'opportunité aux frères ici présents,
de me poser des questions sur ce qu'ils n'ont pas compris.
Je donne la parole aux frères...
Disciple.
Vénérable Maître, en rapport avec votre
précédente conférence sur la relaxation
et le souvenir de soi, qu'est-ce qui donne le souvenir de
soi ? Est-ce l'équilibre des trois cylindres de la
machine humaine ou est-ce le souvenir de soi qui équilibre
les cylindres de la machine organique ?
Maître.
C'est le souvenir de notre propre Être Intérieur
Profond qui coopère, qui produit ou aide l'Être
Individuel à surgir en soi. À l'évidence,
quand l'Être surgit en soi, il équilibre alors
les cinq centres de la machine organique, c'est-à-dire
: le centre intellectuel, le centre émotionnel, le
centre moteur, le centre instinctif et le centre sexuel.
En vérité, il se produit (alors) l'équilibre
des cinq centres de la machine.
D.
Alors, le souvenir de soi ne peut surgir spontanément,
si ce n'est par un travail sur la Fausse Personnalité
?
M.
Il est évident que cela implique un travail de devoir
toujours respecter le SOUVENIR DE SOI-MÊME : la personnalité
se relaxe pour rester dans un état passif. Alors,
les messages qui proviennent de l'Être, à travers
les Centres Supérieurs, parviennent donc au Mental
qui, à son tour, instaure en nous l'ordre et l'harmonie.
D.
Vénérable Maître, vous avez dit que
grâce à l'Être, nous réussissons
à équilibrer les centres. Mais, au milieu
de ça, entre en jeu la Personnalité et le
Mental en conflit. De quelle manière pourrait-on
conjurer ce conflit du Mental pour obtenir [...] l'expression
véritable de l'Être et de l'équilibre
en nous ?
M.
Quand on parle de « relaxation », il faut comprendre
ceci intégralement, parce que si nous allons relaxer
exclusivement les muscles (qui sont toujours en tension),
nous n'avons pas compris intégralement le processus
de la relaxation. Il s'agit de relaxer, non seulement les
muscles ou les nerfs du corps, mais aussi le mental. Quand
le mental est tranquille, quand le mental est en silence,
quand il ne projette plus rien, quand il est en état
réceptif, intégral, alors survient le nouveau.
Mais le nouveau ne survient jamais tant qu'existent un mental
qui projette et un corps en tension. De sorte que pour que
le mental puisse ne pas avoir de conflit, ne serait-ce que
durant quelques instants, il faut qu'il y ait une RELAXATION
PHYSIQUE ET MENTALE. Alors ces conflits disparaissent pour
un instant et, pendant cet instant, l'Être surgit
en nous. C'est un moment de vide dont l'Être profite
pour le remplir, et alors advient le nouveau. Peu à
peu, l'Être se met (lentement) à réaliser
l'union de tous les centres de la machine organique ; et
les conflits entre les trois cerveaux, Intellectuel, Émotionnel
et Moteur, vont disparaître. Pendant quelques secondes,
quelques minutes, nous pouvons recevoir des messages des
Mondes Supérieurs. Mais, il faut de la CONSTANCE
DANS LE TRAVAIL ; c'est le chemin à suivre.
D.
Vénérable Maître, vous nous avez parlé
des différentes parties autonomes et auto-conscientes
de l'Être et vous nous en avez donné quelques
exemples, en nous parlant des Apôtres qui sont en
chacun de nous. Quelle est la partie autonome et auto-consciente
de l'Être qui est en relation intime avec l'annihilation
du Moi ?
M.
C'est JUDAS ISCARIOTE ! Mais ne pensons pas seulement au
Judas d'il y a 1977 ans, pensons au JUDAS INTÉRIEUR...
Cet Apôtre intérieur qui est une des Douze
Puissances que nous avons en nous, une des douze parties
de l'Être. Lui est vivement intéressé
par l'ANNIHILATION BOUDDHISTE : en ceci, il est extraordinaire...
Je ne nie pas non plus l'existence de cet Apôtre d'il
y a 1977 ans qui a réellement représenté
notre Judas Intime. Il est une réalité. Il
existe. Il est l'un des plus Grands, le Maître le
plus éminent, l'adepte le plus exalté qui
fut aux côtés de Jésus de Nazareth ;
mais à l'intérieur de nous, il y a le Judas
Intérieur, en dehors de ce Judas qui a réellement
existé, en dehors des TROIS TRAÎTRES qui sont
ici, dans nos centres, il y a quelqu'un qui personnifie
Iscariote, qui est réellement intéressé
par la destruction de l'Ego [...] de chacun de nous. Judas
Iscariote nous enseigne très clairement LA DOCTRINE
DE LA DÉSINTÉGRATION DE L'EGO. JUDAS ISCARIOTE
n'est pas, comme beaucoup le pensent, un homme qui a trahi
son Maître. Non, il a exécuté un rôle
enseigné par son Maître et c'est tout. C'est
Jésus de Nazareth lui-même qui lui prépara
le rôle, et Judas l'apprit par coeur et le joua consciencieusement
en public. La Doctrine de Judas indique comment arriver
à éliminer tous les agrégats psychiques,
c'est-à-dire LA MORT DE L'EGO. C'est pour cette raison
que Judas s'est pendu, pour indiquer que l'Ego doit être
réduit en cendres. Judas joua son rôle et c'est
tout ; il se prépara consciencieusement. Pour ne
contredire en rien les Saintes Écritures, il répéta
plusieurs fois son rôle, avant de le jouer en public,
comme un acteur joue son rôle, et c'est tout. Judas
était, et est toujours, le disciple le plus exalté
de Jésus le Christ : il a atteint la Christification.
D.
Maître, comment devons-nous comprendre le travail
de Thomas en nous ?
M.
Nous savons bien que THOMAS représente un peu le
scepticisme, le doute, et tout cela. Mais au fond, ce Thomas
mystique que nous avons en nous est évidemment en
relation avec le DISCERNEMENT. Il est nécessaire
d'avoir du discernement. Il est urgent de découvrir
l'AUTO-CRITIQUE pour ouvrir nos valeurs, savoir ce qu'elles
contiennent vraiment ; c'est ainsi qu'il faut comprendre
Thomas, le Thomas intérieur. Chacun de nous a la
responsabilité des Douze Puissances dans son propre
Être. Et, dans la Pistis Sophia, toutes ces parties
autonomes et auto-conscientes de l'Être sont appelées
les « RECTEURS DES AEONS, DU DESTIN ET DE LA SPHÈRE
». Ils se déplacent donc, ils font leur oeuvre,
le Grand Oeuvre, avec l'équerre, le triangle, les
octogones ; et tout ceci, il faut savoir le comprendre.
D.
Laquelle des Douze Puissances est chargée de l'Alchimie
?
M.
Indiscutablement, il y a quelqu'un qui est chargé
de l'Alchimie ; en Alchimie, on l'appelle l'ANTIMOINE, mais
l'Antimoine n'est pas une des Douze Puissances... (Un étudiant
l'interrompt par une question).
D.
Mais, et une partie de notre Être ?
M.
Ce qu'il y a, en effet, c'est un Maître, un spécialiste
en Alchimie qui est précisément SAINT JACQUES
LE MAJEUR (le Béni Patron du Grand Oeuvre) et je
suis sûr que l'Antimoine lui obéit. Compris
? C'est lui le responsable transcendantal de l'Alchimie,
du Grand Oeuvre.
D.
Maître, de quelle manière saint Pierre agirait-il
pour amener le Christ en nous ?
M.
Il faut faire TROIS PURIFICATIONS par le fer et par le feu.
Celui qui ne fait pas les Trois Purifications ne peut pas
atteindre la CHRISTIFICATION.
Pierre,
avec la tête en bas (ce qui indique qu'il est crucifié
la tête en bas), signifie qu'il faut descendre à
la NEUVIÈME SPHÈRE pour travailler avec le
Feu et l'Eau qui sont l'origine des mondes, bêtes,
hommes et dieux. Toute authentique Initiation Blanche commence
par là. Et c'est ce que Pierre nous dit par sa crucifixion.
Or, il y a Trois Purifications qui sont les Trois Reniements
de Pierre. Première Purification : PREMIÈRE
MONTAGNE, celle de l'INITIATION. Seconde Purification :
LA SECONDE MONTAGNE, celle de la RÉSURRECTION. Troisième
Purification : elle appartient à l'ÉTOILE
À HUIT POINTES et au LIVRE DE JOB, au sommet de la
Seconde Montagne.
On
ne peut obtenir la Résurrection du Christ Intime
en nous sans être passé, au préalable,
par les Trois Purifications à base de Fer et de Feu.
Le coq a chanté trois fois. C'est-à-dire le
Mercure de la Philosophie Secrète. Parce que le coq
représente le GA-I-O ou I.A.O. : « Et avant
que le coq ne chante une troisième fois, tu m'auras
renié trois fois ». Parce que c'est par trois
fois que l'Initié doit descendre dans les Mondes
Infernaux pour travailler avec le Feu et l'Eau.
Il
y a les Trois Purifications à base de Fer et de Feu.
C'est pourquoi il y a Trois Clous sur la Croix. Et c'est
pourquoi il y a l'INRI sur la Croix : « IGNIS NATURA
RENOVATUR INTEGRA » (« Le Feu renouvelle sans
cesse la Nature »). Pour que le Pierre Intime de chacun
de nous réalise ce travail, il doit renier le Christ
trois fois. Non pas qu'il le renie, en le reniant, mais
il doit simplement descendre travailler dans la FORGE DES
CYCLOPES, dans la Neuvième Sphère, avant de
parvenir à la RÉSURRECTION ; il doit vivre
pendant trois périodes avec les démons, avant
de pouvoir ressusciter d'entre les morts. La Résurrection
a lieu pendant la vie, ici et maintenant !
D.
Maître, le démon de la jalousie passionnelle,
est-ce une racine de la luxure ?
M.
Eh bien, oui. La jalousie n'existerait pas s'il n'y avait
pas de luxure.
D.
Maître, que représente Jean, le disciple bien-aimé
?
M.
JEAN est le VERBE, la PAROLE. C'est Lui, évidemment,
qui parlera en nous avec le Verbe de la Lumière.
Il est la Parole, il est le Verbe ; c'est ainsi que nous
devons le comprendre...
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