|
104. Le Mystère Gnostique de la Belle Hélène
(La Belle Hélène)
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "EL MISTERIO GNÓSTICO
DE LA BELLA HELENA (Bella Helena)"
Nous
allons parler un peu de la Belle Hélène...
Homère dit qu'elle était l'épouse de
Ménélas ; et il affirme qu'elle partit avec
Paris et que ce grand guerrier l'amena à Troie...
Ce
qui est certain, c'est qu'il y eut une grande guerre qui
dura 20 ans. « L'Iliade » dit beaucoup de choses
sur cette guerre : Troie fut assiégée par
les Grecs, « les Achéens chevelus, aux belles
jambières et à la face obscure », comme
disait Homère, etc.
Rappelez-vous
dans « L'Iliade », Agamemnon, « celui
qui commande de loin » ; Ulysse, le guerrier astucieux,
destructeur des citadelles ; Hector, le troyen ; le vieil
Énée, Priam, et un grand nombre de personnages
qui, dans le fond, s'avèrent plus Atlantes que Grecs
ou Troyens.
Homère,
à l'évidence, fut un grand Initié.
On affirme qu'il « était aveugle » et
« qu'il vivait alors de l'aumône publique, chantant
ses vers de village en village, sur tout le territoire hellénique
». Évidemment, la « cécité
» d'Homère est purement symbolique. En réalité,
il n'était atteint d'aucune cécité
; il avait une très bonne vue ; il avait de très
bons yeux. Avec cette histoire de « cécité
», on voulait uniquement affirmer qu'il voyait non
seulement les choses du Monde Physique mais aussi les choses
des Mondes Internes. C'est-à-dire que c'était
un grand initié, un grand clairvoyant. Et cela vaut
donc la peine de réfléchir un peu à
cette « Iliade » et à cette « Odyssée
»...
À
l'époque d'Homère, il ne restait déjà
plus rien de Troie, sauf des ruines. Et cet homme écrivit
ses oeuvres merveilleuses en se basant uniquement sur les
traditions et sur sa puissante clairvoyance... Quant à
la Belle Hélène, je ne veux pas nier son existence
physique, mais elle correspond à tout un drame symbolique,
extraordinaire.
Il
y a quelque temps, un allemand parvint à découvrir
les ruines de la vieille Troie. Troie n'était pas
située en Grèce, comme on le supposait auparavant
; il la découvrit en Turquie. Le plus curieux dans
cette affaire fut qu'on découvrit sept « Troie
» dans le sous-sol, ce qui indique que la citadelle
fut détruite sept fois... Dès qu'elle était
rasée, elle était reconstruite au même
endroit ; c'est pourquoi, on a pu cataloguer clairement
sept « Troie ». La preuve fondamentale que la
Belle Hélène a bien existé se trouve
dans le trésor de Priam le Vieux. On dit que parmi
les richesses trouvées, se trouve la couronne de
la Belle Hélène, ainsi que sa vaisselle d'or
et d'argent et des pierres précieuses. De sorte que
la Belle Hélène est une réalité.
On
ne sait pas où l'archéologue, qui fit une
si grande découverte, emmena un tel trésor.
Le Gouvernement turc voulut s'opposer à ce que ces
richesses sortent de Turquie, mais l'archéologue
réussit alors à négocier avec ce Gouvernement.
J'ai entendu dire que ces richesses furent emmenées
dans un musée important, peut-être à
Londres, peut-être à Paris, au Louvre. Je ne
sais pas exactement. Ce que je sais, par contre, c'est que
le trésor du vieux Priam fut donc découvert,
et cela, en soi, est assez intéressant...
Tout
ce récit qu'Énée, le troyen, fait de
sa sortie furtive de cette citadelle se révèle
enchanteur : comment il sortit ses DIEUX PÉNATES
; comment il sauva son vieux père ; comment il fit
sortir toute sa famille de la fumée et des flammes
de cette citadelle qui brûlait ; son voyage ensuite,
vers l'antique Hespérie... Il n'y a pas de doute
que tout cela est un enchantement.
Donc,
celui qui a lu « l'Énéide » ne
peut que ressentir un grand plaisir en savourant ces instants.
Il est évident que la richesse même du langage
de l'Énéide captive. Et Virgile, qui est l'auteur
de « l'Énéide », se manifeste
donc là, alors, comme un très grand poète.
Le
poète Virgile utilise aussi un langage très
riche. Un fragment de cette oeuvre me revient en mémoire
; voici ce qu'il dit: « Toi aussi [...] tu as donné,
à notre littoral, une réputation éternelle.
Si ton honneur accorde cet [...] à la grande terre
; l'ancien Énée, après avoir ouvert
le coin du « Tubulo », le vent lutte contre
les voiles lisses sous la lumière de la pleine lune
» ; et en décrivant ce passage, cette lutte
de la rame contre l'eau, alors toute sa poésie s'avère
enchanteresse, il dit : « La rame lutte contre le
marbre lisse »... Et nous arrivons ainsi à
la terre de Calixte, où la cruelle Déesse
Circé a transformé, grâce à ses
herbes, les hommes en bêtes, en fauves...
Pour
ne pas aller trop loin, car dans tout ce domaine de la Littérature,
la nuit n'y suffirait pas, si nous nous mettions à
parler de la littérature de Virgile et d'Homère...
nous nous cantonnerons donc au problème de la Belle
Hélène.
Je
dis que, bien sûr, elle a existé en tant que
femme en chair et en os, mais que au niveau ésotérique,
elle est symbolique. Et bien sûr, tout cela mérite
une explication.
FAUST,
par exemple, fit apparaître un jour la Belle Hélène.
Quelques jeunes gens de cette époque, très
curieux, exprimèrent le désir de connaître
la Belle Hélène ; ils en eurent envie, d'un
coup, ils voulaient la voir, la voir physiquement. Rendez-vous
compte : ils voulaient la voir, alors qu'elle était
morte depuis si longtemps ! Bon, Faust était un Grand
Mage et il n'eut aucune difficulté à invoquer
la Belle Hélène.
On
raconte qu'il sortit de la pièce et que lorsqu'il
fut de retour, les jeunes qui attendaient furent surpris
de le voir au bras de la Belle Hélène de Troie.
Elle était là, matérialisée
physiquement ; elle avait l'apparence d'une femme en chair
et en os. Ils la décrivirent d'une beauté
ineffable, inconcevable. On affirme que la Belle Hélène
apparut devant les jeunes gens (et qu'elle fut invoquée
par le Dr. Faust) ; elle était tout à fait
ravissante : elle avait une chevelure blonde qui tombait
jusqu'à ses pieds telle une cascade d'or, un front
ample, le nez droit, des lèvres fines et délicates,
des yeux bleus qui semblaient contempler l'infini, le teint
rosé comme l'aurore ; elle avait une allure svelte
et délicate et sa taille était moyenne.
Elle
regarda les jeunes et, bien sûr, ceux-ci sentirent
leur petit coeur « fondre » ; ils auraient bien
voulu qu'elle soit réellement en chair et en os.
Le
Dr. Faust la présenta aux jeunes gens et, ensuite,
il sortit de nouveau de la salle avec elle à son
bras. Bien sûr, ils demandèrent au Dr. Faust
(étant donné qu'il n'y avait pas d'appareils
photographiques à cette époque) de la laisser
peindre par certains qui savaient peindre. Le Dr. Faust
le leur refusa, mais il leur promit que plus tard ils en
auraient une « photographie ». Et, bien sûr,
il tint parole.
Le
Dr. Faust était donc un Grand Ésotériste.
Quelque temps auparavant, il avait réalisé
un autre prodige semblable : devant rien moins que Charles
Quint, il avait invoqué l'Empereur Charlemagne et
son épouse, et tous deux étaient apparus physiquement,
visibles et tangibles. Faust était donc, de toute
évidence, un Grand Théurge, il possédait
des pouvoirs extraordinaires.
Ainsi,
comme je l'ai dit, le symbolisme de la Belle Hélène
revêt les versions les plus diverses. Car nous avons
le cas de SIMON le MAGICIEN. Celui-ci, malgré qu'il
fut Gnostique et que beaucoup le considéraient comme
le « Père des Gnostiques », ce qui n'est
pas vrai, dévia sur le chemin de la Magie Noire.
Simon le Magicien affirmait qu'il était marié
avec la Belle Hélène ; mais bien sûr,
la compagne de Simon le Magicien n'était pas la Belle
Hélène : c'était une prostituée
très belle et d'apparence majestueuse qu'il avait
rencontrée par-là ; elle s'appelait Hélène
et le Mage affirmait que c'était la Belle Hélène...
Vous
voyez tous ces symbolismes à son propos. Les Grecs
disaient que la Belle Hélène était
la fille de Zeus Tempétueux (« celui qui amoncelle
les nuages ») et de Léda, la beauté
grecque. Nous ne pouvons pas nier cela... En examinant alors
ce sujet à la lumière de la Mythologie grecque,
nous découvrons que ZEUS Tempétueux («
celui qui amoncelle les nuages ») n'est autre que
notre PÈRE qui est en secret, et que LÉDA,
la beauté grecque, n'est autre que notre DIVINE MÈRE
KUNDALINI. Quant à la BELLE HÉLÈNE,
elle est assurément l'ÂME SPIRITUELLE de tout
homme qui vient au monde.
Mais,
en ce qui concerne les POLARITÉS, c'est une terrible
réalité. La Bouddhi, par rapport à
nous, est donc polarisée sous la forme de la Belle
Hélène. Mais en ce qui concerne les femmes,
les choses changent : pour elles, c'est le BIEN-AIMÉ.
En tous cas, la BOUDDHI est l'ÂME SPIRITUELLE, c'est
évident. La Belle Hélène de Troie symbolise
donc l'ÂME ESPRIT et il nous faut lutter pour conquérir
cette Âme Esprit, cette Bouddhi théosophique,
cette ÂME IMMORTELLE, cette WALKYRIE.
On
est étonné, dans les Mondes Internes, de trouver
non pas une seule Belle Hélène, mais bon nombre
de « Belle Hélène » dans les temples
; ce sont les Walkyries. On sait bien que chacune de ces
Walkyries correspond à un Maître. Chaque Maître
est donc double : car s'il a son ÂME HUMAINE qui est
masculine, il a aussi son ÂME SPIRITUELLE qui est
féminine, sa Walkyrie. C'est la Belle Hélène.
Le
Dr. Faust lui-même était donc marié
avec la Belle Hélène. Les gens ont pris cela
« à la lettre ». Mais du point de vue
ésotérique, cela veut dire que le Dr. Faust
était donc parvenu à épouser sa Walkyrie.
Par contre, nous voyons chez Simon le Magicien une profanation
de la Belle Hélène. Il avait trouvé
une prostituée à Ninive et il disait d'elle
que « c'était la Belle Hélène
». Avec cela, nous voyons parfaitement, chez Simon
le Magicien, la profanation, la Magie Noire ; car la Belle
Hélène, en elle-même, n'est autre que
la fille de Zeus Tempétueux (« celui qui amoncelle
les nuages »), et de Léda, la beauté
grecque.
Zoroastre
épousa la Belle Hélène, le jour de
la Résurrection. NIETZSCHE, dans son oeuvre intitulée
« Ainsi Parlait Zarathoustra », le mentionne.
Et Zarathoustra ou Zoroastre, c'est la même chose.
Je me rappelle comment Nietzsche commençait cette
oeuvre en parlant de Zarathoustra, il disait : « Aux
abords de la ville se trouve la Vache Multicolore »,
et ainsi commence le récit de Zarathoustra disant
: « Je viens vous parler du Surhomme »... et
ce fut l'erreur de Nietzsche : croire que l'Âge du
Surhomme était déjà arrivé alors
que l'on n'a pas encore atteint l'état humain, l'état
d'Homme Véritable ; c'est ce qui est grave.
Nietzsche
nous parle de la caverne où Zarathoustra méditait.
Il dit que Zarathoustra vivait dans une grotte d'ermite
et qu'un matin, regardant le Soleil levant, il dit : «
Ô ! Astre Roi grandiose, voilà dix ans que
tu montes quotidiennement à ma caverne. Si ce n'était
pour toi, pour mon Aigle et pour mon Serpent, je serais
déjà las de vivre dans ce lieu » ! Et
Zarathoustra descendit ensuite de la montagne et il rencontra
un saint qui lui dit :
-
Où vas-tu, Zarathoustra ?
-
Je vais en ville.
-
Et pourquoi vas-tu là-bas ?
-
Par amour pour l'Humanité... Alors le Saint lui répond
:
-
N'est-ce pas, par hasard, par amour pour l'Humanité
que je suis ici, dans ce lieu ? Je chante des cantiques,
et je les chante pour louer Dieu, qui est mon Dieu... Zarathoustra
dit :
-
Je m'en vais, je ne veux rien vous prendre. Et le saint
en question enveloppa alors un fouet et l'offrit à
Zarathoustra.
-
Prends, dit-il, je te donne ce petit conseil : si tu vas
chez la femme, n'oublie pas le fouet...
Bien
des gens prirent ceci « au pied de la lettre »,
comme ils l'avaient entendu. Mais la crue réalité
des faits est différente. Il faut avoir un peu de
Force de Volonté lorsqu'on veut travailler dans la
FORGE DES CYCLOPES. Mais, ceux qui ne comprennent rien à
l'Ésotérisme l'interprètent «
à la lettre ».
Ce
qui est certain, c'est que Zarathoustra arriva alors en
ville et dit : « Je viens vous parler du Surhomme.
L'homme n'est qu'un pont sur le chemin, il est dangereux
de regarder en arrière ; tout cela est dangereux
; l'heure du Surhomme est arrivée »... Voilà
donc la grande erreur de Nietzsche : nous parler du Surhomme,
alors qu'il n'y a même pas d'hommes sur la face de
la Terre ; car ce qu'il y a, ce sont des « humanoïdes
», c'est-à-dire des « mammifères
intellectuels », mais pas des Hommes, au sens complet
du terme.
En
tous cas, Zarathoustra accomplit une très belle mission
dans l'antique Perse. Quand il ressuscita, il fusionna,
il s'intégra complètement avec sa Walkyrie,
son Âme-Esprit. Pourquoi ? Parce que cette Bouddhi,
ou Âme-Esprit, comme dit Blavatsky dans « La
Voix du Silence », « c'est un vase d'albâtre,
fin et transparent, dans lequel brûle la Flamme de
Prajna ». Cette Bouddhi est donc la Walkyrie et, évidemment,
le LOGOÏ INTÉRIEUR se revêt de la Bouddhi,
il est contenu dans la Bouddhi, dans l'Âme-Esprit.
Donc,
comme l'Âme Humaine de Zarathoustra s'intégrait
avec sa Bouddhi, son Âme-Esprit, c'est-à-dire,
comme il fusionnait avec sa Belle Hélène,
dans laquelle était pleinement manifesté le
LOGOÏ DIVIN, il ressuscita, regardant à travers
les yeux de cette dernière, parlant avec ses mots
: intégré, unitotal...
Que
devint Zarathoustra ? Personne ne le sait ; il disparut
de cette caverne. C'est un Maître Immortel...
Ainsi
donc, il est bon que vous compreniez ce que signifie la
Belle Hélène du point de vue rigoureusement
ésotérique. Quand on obtient l'Intégration
avec son Âme-Esprit dans laquelle, comme dans un vase
d'albâtre, est contenu le Logoï Divin, alors
la PIERRE PHILOSOPHALE est constituée en soi-même
et cela est plutôt intéressant.
Il
est nécessaire de savoir réellement quelle
est cette PIERRE BÉNIE. On dit que cette Pierre est
dotée de magnifiques pouvoirs et c'est la vérité.
Les plus grands Alchimistes la présentent ou l'expliquent
comme « une poire » ou « une pomme d'or
», « un fruit », « une grenade »,
quelque chose de précieux. On dit qu'une moitié
est dotée d'une couleur rouge pourpre, L'ESCARBOUCLE,
et que l'autre moitié est de couleur ambrée,
dorée... On la décrit plutôt comme une
« LUNE POTABLE ».
Quelques
Alchimistes décrivent de manière poétique
les merveilles, les pouvoirs de cette PIERRE BÉNIE,
de cette ESCARBOUCLE PRÉCIEUSE, de cet ABSOLU, de
ce SOLEIL du Microcosme-Homme, de cette ÉTOILE de
SAGESSE. Il y avait un poète qui l'avait dépeinte
comme « un arbre énorme, gigantesque ».
Il disait que « même les Cèdres les plus
grands s'avéraient de simples herbes devant un arbre
semblable » et ce poète affirmait que «
le tronc était d'or pur » et que « les
branches de l'arbre étaient d'argent ».
Tout
cela est symbolique ; la réalité est que cette
Pierre Bénie [...] POTABLE, dirons-nous, est double
dans ses manifestations psychiques, c'est-à-dire
dans ses pouvoirs. Car s'il est bien certain que par rapport
à la MÉDECINE UNIVERSELLE, elle s'avère
être le fameux ÉLIXIR, un Élixir extraordinaire,
l'Élixir magnifique de la Lune Potable, il n'est
pas moins certain que par rapport à la transmutation
même des MÉTAUX VILS EN OR PUR, elle est plutôt
en relation avec les pouvoirs de l'ESCARBOUCLE ou GEMME
ROUGE.
Si
nous la regardons du point de vue de l'Élixir, du
fameux Élixir, il y a indiscutablement beaucoup de
Traditions Ésotériques et Alchimiques sur
ce point. Les plus grands sages affirment que cet Élixir
« a des pouvoirs extraordinaires » ; que cet
Élixir « peut soigner les lépreux, guérir
les aveugles, les muets » ; que cet Élixir
« peut guérir les paralytiques », etc.
De
vieilles légendes affirment que « si on mélange
trois gouttes de cet Élixir avec un peu d'alcool,
on peut rendre la beauté à une vieille femme,
la rajeunir ; d'abord, elle devra donc se baigner avec des
herbes aromatiques et ensuite traiter son corps avec ces
gouttes du fameux Élixir, dans l'alcool ; elle ne
devra pas se sécher, sauf devant une flamme, elle
devra laisser sécher son corps »...
On
a affirmé beaucoup de choses sur cet ÉLIXIR
DE LONGUE VIE, sur cette Médecine Universelle qui
guérit toutes les maladies : « Si on le mélange
avec l'eau de pluie des deux, ainsi, les arbres, les plantes,
se reproduisent », et même des plantes qui sont
faites pour d'autres climats peuvent reprendre vie...
Quant
à la GEMME, en elle-même, c'est-à-dire
l'Escarboucle Rouge, on affirme qu'avec elle, on peut réaliser
la transmutation des métaux, des métaux vils
en or pur. En tous cas, nous ne devons jamais oublier que
la Pierre Philosophale, en elle-même, vient donner
le complément du mariage qui devra se réaliser
avec l'Âme Spirituelle, que dans les livres classiques,
on appelait autrefois « la Belle Hélène
».
Pour
nous, les hommes, la Belle Hélène revêt
donc l'attrait du pôle opposé. Les soeurs qui
écoutent, diront : « Bon, c'est une femme et
nous en sommes aussi ; alors quel attrait cela peut-il avoir
pour nous ? ». Je dirai à ces soeurs que la
Belle Hélène prend l'aspect du BIEN-AIMÉ,
cela change complètement : c'est le Prince de leurs
rêves, « Le PRINCE BLEU des Mille et Une Nuits
». De sorte que l'Âme Spirituelle, pour les
femmes, se polarise sous forme masculine, et pour nous les
hommes, elle prend la forme de la Walkyrie. De cette manière,
l'Âme Spirituelle est toujours désirable. De
plus, si l'on tient compte qu'il y a dans l'Âme Spirituelle,
le Logos Intérieur, l'Âme Spirituelle ressemble,
comme l'a dit Helena Petrovna Blavatsky dans « La
Voix du Silence », à « un vase d'albâtre
(dit-elle), fin et transparent, dans lequel brûle
la Flamme de Prajna », c'est-à-dire la Flamme
du Logoï Intérieur.
Donc,
dans mon oeuvre intitulée « Les Trois Montagnes
», il y a quelque chose que j'ai écrit et que
les frères n'ont pas compris. J'ai dit que «
dans la Lémurie, après que Litelantes ait
désincarné, j'ai pris une nouvelle épouse,
une géante, pour continuer d'avancer sur le Chemin
», et c'est intéressant. Mais le problème,
c'est que tout le monde a cru que c'était une femme
en chair et en os que j'ai prise. Elle n'est pas en chair
et en os, mais c'est la Belle Hélène. Celui
qui atteint la Résurrection épouse la Belle
Hélène. Et si c'est une femme qui atteint
la Résurrection, elle épouse le bien-aimé.
En tous cas, c'est l'Âme-Esprit.
Observez
la position : de ce côté de la rivière,
se trouve l'Âme Humaine avec ses véhicules
; de l'autre côté de la rivière, se
trouve l'Âme-Esprit. Il est évident que le
DIEU INTERNE, dans sa descente, doit se revêtir de
l'Âme-Esprit. Il est évident que lorsque la
Résurrection se réalise, l'Âme Humaine
et l'Âme-Esprit doivent fusionner, s'intégrer
complètement. Alors, on a la Pierre Philosophale.
Quand
Simon le Magicien disait « qu'il avait rencontré
la Belle Hélène dans un faubourg de Ninive
» (alors que c'était une prostituée
et qu'il était réellement avec cette Hélène,
qui était une prostituée, très imposante,
mais prostituée), on entrevoit clairement que Simon
le Magicien était un Mage Noir ; c'est évident.
Quelle
était différente la Belle Hélène
avec laquelle se maria Zarathoustra ! Le jour de sa Résurrection,
il se trouva face à face avec la Belle Hélène
; elle lui présenta un calice, une coupe, elle s'approcha
de lui et ensuite tous deux fusionnèrent alors pour
former un seul Être, intégral, unitotal ; il
vit alors avec les yeux de celle-ci, en venant au monde
; il ressuscita, car à l'intérieur d'elle
se trouvait le Logos. Après cela, les disciples,
qui allèrent chercher le saint, ne le trouvèrent
pas dans sa caverne. Que s'était-il passé
? Personne ne sut où était allé Zarathoustra
!
Quant
à Hélène de Troie, celle pour laquelle
combattirent tant d'hommes illustres, celle qui motiva un
conflit si terrible, elle est sans aucun doute symbolique.
Je ne veux pas dire qu'elle n'ait pas existé physiquement
; si, elle a existé physiquement.
En
tous cas, une question se pose : cette Belle Hélène
que Faust invoqua devant les jeunes qui lui en firent la
demande et qui apparut, visible et tangible, aux yeux de
tous, était-elle oui ou non Hélène
de Troie ? Moi, j'ose simplement affirmer que ce n'était
pas celle de Troie, mais bien la Belle Hélène
de Faust en personne. Si elle est, comme on l'affirme, GUENIÈVRE,
la REINE des DJINNS, elle a indiscutablement le pouvoir
de se rendre visible et tangible dans le Monde physique
et, par conséquent, il n'est donc pas étonnant
que le Dr. Faust ait pu réussir à la rendre
visible et tangible devant ces jeunes gens. Voilà
mon opinion...
Mais
pour aller plus avant dans ces études, l'Alchimiste
doit s'efforcer, avant tout, d'éveiller sa Conscience,
pour pouvoir vérifier par lui-même, s'enquérir
par lui-même de toutes ces grandes vérités
concernant la Pierre Philosophale.
On
nous a dit qu'on ne peut comprendre la SCIENCE du Grand
Oeuvre que lorsqu'on reçoit le DONUM DEI, c'est-à-dire
le DON de DIEU pour pouvoir la comprendre. Mais il y a un
proverbe très juste qui dit : « Aide-toi, le
ciel t'aidera ». Donc, si on veut arriver à
se convertir en chercheur de la vie dans les Mondes Supérieurs,
si on veut arriver à obtenir le Donum Dei qui permet
de comprendre les Mystères du Grand Oeuvre, indiscutablement,
il faut faire quelque chose pour éveiller la Conscience.
Il est évident qu'en détruisant l'Ego, on
parvient à ÉVEILLER la CONSCIENCE ; mais il
convient également d'utiliser certains co-adjuvants
pour nous aider dans ce processus de l'éveil.
Il
y a, en Orient, un ordre très ésotérique
qui s'appelle « EPOPTAE » (E-P-O-P-T-A-E). Cet
Ordre est extraordinaire. Il n'a pas de représentations
dans le monde physique ; mais si quelqu'un se concentre
sur cet Ordre (qui est en fait Tibétain), il peut
obtenir qu'on le sorte du corps consciemment et qu'on lui
enseigne à voyager consciemment dans les Régions
ASTRALE et MENTALE. Les Instructeurs de cet Ordre n'épargnent
pas leurs efforts en ce sens : leur pouvoir conscient se
transfère dans le mental de ceux qui pensent à
eux, les Epoptae. Ils peuvent venir initier quelqu'un en
JINAS, le sortir de son corps et lui enseigner à
voyager consciemment dans ces Régions. Et c'est intéressant
: c'est un Ordre Saint qui n'a pas de temples visibles dans
le Monde Physique, ni rien de ce genre. Il est entièrement
situé dans les Mondes Supérieurs.
La
première démarche de cet Ordre sera d'éveiller
les étudiants, de leur enseigner à voyager
consciemment et positivement dans les Régions Astrale
et Mentale. La démarche suivante sera de conduire
les hommes qui n'ont pas de Prêtresse jusqu'à
l'Auto-réalisation intime de l'Être - ou les
femmes qui n'ont pas de « Prêtre », de
Sacerdote, d'époux.
Je
vous ai dit que, par exemple, dans cet Ordre il y a des
éléments, des Maîtres, qui arrivent
à personnifier complètement SHIVA, le TROISIÈME
LOGOS, et il y en a aussi d'autres qui sont polarisés
sous forme féminine et qui représentent totalement
SHAKTI, ISIS ou, pour être plus clair, L'ÉTERNEL
PRINCIPE FÉMININ.
Il
est évident qu'un homme, par exemple, qui n'a pas
de Prêtresse, peut avoir été éveillé
par l'Ordre Epoptae, par les membres de cet Ordre, et il
peut donc recevoir comme compagne, une DAKINI, parce qu'elle
est totalement polarisée avec la Shakti ou Éternel
Principe Féminin. En faisant un travail de type ésotérique
avec elle, il obtient la création des CORPS EXISTENTIELS
SUPÉRIEURS de l'ÊTRE, s'il n'a pas encore ces
véhicules, ou il peut RESTAURER LE FEU dans ces véhicules,
s'il les a déjà. Et, à son tour, une
femme qui n'a pas de compagnon peut recevoir un DEVA pour
accomplir un travail de type ésotérique.
Ainsi
donc, cet Ordre Epoptae n'a pas de représentations
dans le Monde Physique, mais il est entièrement Suprasensible,
et cela vaut la peine de se mettre en contact avec les membres
de cet Ordre pour s'entraîner au maniement des pouvoirs
astral et mental.
Mais
il convient toujours de nous coucher la tête au Nord.
Si vous observez soigneusement l'aiguille d'une boussole,
vous verrez qu'elle s'oriente toujours vers le Nord ; il
y a un courant magnétique qui circule du Sud au Nord.
Si on profite de ce courant, en se couchant la tête
vers le Nord, ce sera merveilleux. Et si, en plus, on se
concentre sur les Epoptae, on pourra être assisté
et alors on accélérera son éveil.
Donc,
au fur et à mesure qu'on avance dans ces études
en relation avec le Grand Oeuvre, on comprend la nécessité
du Donum Dei, d'être conscient dans les Mondes Supérieurs,
pour savoir où on va. Il est lamentable de devoir
marcher à l'aveuglette sur un chemin qu'on ne connaît
pas. Mais si on réussit à s'éveiller
dans ces régions, tout changera.
Mes
chers frères, on reçoit le Donum Dei, mais
il est bon aussi de faire des efforts pour pouvoir le recevoir.
C'est clair !
Dans
les textes tibétains, on parle beaucoup du PHOWA,
c'est-à-dire P-H-O-W-A, PHOWA, qui se prononce «
FOVU » : LE TRANSFERT DE LA CONSCIENCE. Il nous faut
apprendre à transférer la Conscience vers
d'autres régions, vers d'autres mondes du Cosmos,
etc. Est-ce possible de transférer la Conscience
? Oui, c'est possible ! Mais, dans ce cas, par où
s'échappe la Conscience ? Quelle est sa porte de
sortie ? Le BRAHMARANDRA. Qu'est ce que le BRAHMARANDRA
?
-
La fontanelle...
Exact
! La fontanelle frontale des nouveaux-nés ; c'est
ici, à cet endroit que l'on appelle « la petite
cervelle » chez les enfants ; vous savez bien que
les os du pariétal sont les derniers à se
refermer. Eh bien, il y a là une porte par où
on doit apprendre à faire sortir sa Conscience...
Ce
« Transfert de la Conscience », ce « Phowa
» ou « Fovu » s'avère très
intéressant. La Conscience, libre de l'Ego, peut
fonctionner en étant réellement éveillée
dans les Mondes Internes. Mais, pour que la Conscience puisse
sortir de l'Ego, s'échapper du corps sans l'Ego,
sans ce petit problème de l'Ego, on a besoin du Fovu,
du Phowa.
On
doit se placer dans un état de Méditation
profonde, tout en priant la Conscience elle-même de
s'échapper par la fontanelle frontale des nouveaux-nés,
c'est-à-dire par Brahmarandra, comme on le dit ésotériquement
; s'oublier ou ne plus s'identifier, être capable
de suspendre toutes ces chaînes d'associations mécaniques
du mental et du désir, SE RAPPELER À SOI-MÊME...
et même demander de l'aide à la Divine Mère
Kundalini, pour que ce soit elle qui sorte la Conscience
par Brahmarandra. Avec la Méditation bien avancée,
très profonde... Je suis sûr que la Mère
Divine nous donnera de l'aide ; elle pourra sortir la Conscience
par Brahmarandra.
Quand
la Conscience sort par Brahmarandra, l'éveil est
magnifique, car l'Ego ne peut pas sortir par Brahmarandra.
Alors, ce qui s'échappe, c'est la Conscience, et
elle s'échappe, totalement libre, pour fonctionner
dans les Mondes Supérieurs...
Mais,
il est nécessaire DE TRAVAILLER, mes chers frères
; car si vous vous bornez à écouter la parole
sans la mettre en pratique, comme dit l'Apôtre saint
Jacques, vous serez comme l'homme qui se regarde dans le
miroir et ensuite tourne le dos et s'en va. Il est nécessaire
que ce que vous écoutez, vous le fassiez, que vous
mettiez en pratique le Fovu, que vous appreniez la SCIENCE
DU TRANSFERT DE LA CONSCIENCE. Les Tibétains y parviennent,
mais au prix de sacrifices et d'efforts.
La
Conscience libre peut connaître les Mystères
de la Vie et de la Mort ; en Orient, par exemple, la Conscience
libre guide beaucoup de défunts qui ont décidé
de suivre le SENTIER BREF. Je crois que vous avez parfois
entendu parler du SENTIER BREF et de la CLAIRE LUMIÈRE.
Il y a des défunts qui décident de se retirer
de la scène de ce monde, certains définitivement,
et d'autres pendant que passe l'Âge de Fer. Alors,
ils travaillent le plus qu'ils peuvent sur la dissolution
de l'Ego pendant qu'ils sont incarnés et, après
la mort, ils continuent leur travail dans les Mondes Supérieurs,
jusqu'à ce qu'ils le désintègrent et
qu'ils s'absorbent finalement dans le GRAND OCÉAN.
Mais bien sûr, c'est très difficile de ne pas
revenir. Il faut apprendre à FERMER la MATRICE pour
ne pas revenir, car les matrices veulent nous attraper et
on doit être suffisamment fort pour apprendre à
les fermer et à s'échapper ; il faut résister
aux HURLEMENTS de l'OURAGAN... Beaucoup de défunts,
par exemple, s'enfuient, épouvantés ; ils
vont se cacher dans une caverne, et quand ils se réfugient
dans cette caverne pour fuir la tourmente et l'ouragan,
le CORDON D'ARGENT se trouve attaché à cette
caverne. Cette « CAVERNE », qu'est ce que c'est
? Une Matrice !
D'autres
reviennent, terrorisés par les Hurlements de l'Ouragan
Infernal, d'autres par les terribles VISIONS DÉMONIAQUES,
d'autres par les épreuves du Père-Mère.
Ils ne résistent pas et reviennent ; ils vont échouer
dans n'importe quelle matrice. Mais, si on sait rester serein
et si également on est aidé, si on se souvient
de l'OMNIMISÉRICORDIEUX ou du SEIGNEUR DE TOUTE COMPASSION,
etc., alors on parvient finalement à entrer dans
un Royaume Moléculaire Supérieur où
on peut être instruit par les Devas. Notre Mère
Divine nous aidera à dissoudre les « éléments
inhumains » qui sont restés en nous, jusqu'à
ce qu'on se retire finalement de la Scène Cosmique,
converti en un simple ÉLÉMENTAL ou BOUDDHA
ÉLÉMENTAL. Dans ces régions de félicité,
on peut rester pour toujours ou simplement pendant que passe
cet Âge de Fer ; une fois qu'il est passé,
on revient dans un Âge d'Or, pour entrer dans une
École de Mystères et s'auto-réaliser.
C'est
le Sentier Bref. Au Tibet, ces athlètes du Fovu,
c'est-à-dire de la Science du Transfert de la Conscience,
aident donc ceux qui suivent le Sentier Bref ; ils les aident
en les guidant, en les encourageant, etc. ; il se peut qu'ils
supportent ou qu'ils tombent en chemin. C'est une Science
merveilleuse...
Il
n'y a pas de doute, aussi, que le Fovu, en dernière
instance, nous confère entre autres ce Donum Dei
; il nous permet de connaître la Science du Grand
Oeuvre. Je vous ai expliqué ici ce qu'est le Grand
Oeuvre ; mais vous avez besoin du Donum Dei pour le comprendre,
et il est donc important que vous suiviez les pratiques
que nous sommes en train de vous enseigner.
Pendant
la Méditation, on doit choisir la position la plus
confortable. Il semblera meilleur, à certains, de
méditer à la mode orientale, d'autres préféreront
s'asseoir dans une position occidentale. Peu importe ; mais
il est important que la Méditation soit parfaite,
que l'on soit capable d'arrêter la chaîne des
associations mentales et celle du désir, et de se
concentrer, au niveau interne, sur sa Divine Mère
Kundalini, en la priant de sortir la Conscience par Brahmarandra.
Ceci est particulièrement intéressant.
De
sorte que le Transfert de la Conscience, en dernière
instance, nous amène à comprendre, par son
intermédiaire, ce qu'est le Grand Oeuvre.
Il
y a des études ultérieures plus terribles.
Il y a, par exemple, cette Science qui s'appelle le «
THUONJUG » tibétain. T-H-U-O-N-J-U-G. Il est
clair que les tibétains du Thuonjug sont capables,
non seulement de réussir le Transfert de la Conscience
jusqu'aux Mondes Supérieurs, mais aussi de s'emparer
d'un autre corps. Souvent, ils s'emparent d'un corps que
quelqu'un a abandonné, d'une personne qui est morte
noyée. Si ce corps est encore jeune, capable de résister,
ils se mettent dans ce corps et se l'approprient pour leur
usage personnel, etc. Ces tibétains du Thuonjug,
s'ils n'y prennent pas garde, peuvent à la longue
devenir des voleurs de corps ; c'est pourquoi, ça
doit être un peu dangereux...
|