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10. Prodiges de la Conscience Eveillée
Samaël
Aun Weor
Conférence intitulée "PORTENTOS DE LA
CONCIENCIA DESPIERTA (El Embotellamiento de la Esencia)"
[...]
de l'Autoréalisation Intime de l'Être. Pourquoi
sommes-nous réunis dans cette enceinte, pour quelle
raison ? Nous avons évidemment des inquiétudes,
c'est clair ; nous aspirons à quelque chose ; nous
ne sommes pas heureux de la manière dont nous vivons.
Parce que, indubitablement, il y a quelque chose qui nous
pousse au niveau interne, quelque chose d'intime, sinon,
nous ne serions pas ici, dans ce lieu. Nous devons distinguer
l'INTIME de l'ESSENCE ; pour parler en synthèse,
nous pourrions dire que l'Essence en soi est, pour ainsi
dire, une fraction de l'Intime en nous.
Malheureusement,
l'Essence se trouve embouteillée dans les agrégats
psychiques. Ces agrégats personnifient nos erreurs
de type psychologique. Indiscutablement, tout défaut,
bien qu'il soit invisible pour les sens externes, est dûment
personnifié.
Dans
un passé très ancien, l'Essence n'était
pas embouteillée, elle était libre ; elle
se manifestait pleinement à travers notre vie quotidienne,
à travers nos sens. Alors l'HUMANITÉ ÉTAIT
INNOCENTE, sublime, belle ; on ne connaissait ni le bien,
ni le mal ; tout était à tous et chacun pouvait
manger de l'arbre du voisin sans aucune crainte.
En
ce temps-là, les gens étaient EN CONTACT AVEC
LES CRÉATURES DES MONDES SUPÉRIEURS. À
cette époque, les Élémentaux du Feu,
de l'Air, de l'Eau, de la Terre étaient visibles
et tangibles pour tout être humain...
On
parlait la DIVINE LANGUE qui s'élevait, très
pure, coulant comme une rivière d'or sous l'épaisse
forêt du Soleil. Il existait un Langage Cosmique,
ineffable, avec lequel parlent les Élohim, avec lequel
parlent tous les Élémentaux de la Création...
C'était la Langue Primordiale...
Sa
grammaire est parfaite ; c'est évident. Par exemple,
si je voulais vous dire en Langue Sacrée «
que je resterai un peu plus de temps ici pour donner l'Enseignement,
pour accomplir mon devoir, je vous dirais : « Samaël
Aun Weor, MASLEIM URIM SEIDUA ». Mais si je voulais
dire que je lutte, même si cela me coûte beaucoup
de sacrifices, je vous dirais : « LUTENER AEODON »...
Dans
cette phrase qui est apparue sur la petite fenêtre
d'un mur, dans le célèbre banquet de Balthazar,
et que Daniel interpréta, nous trouvons la pure Langue
Sacrée : « MENE, MENE, PHARES UPHARSIN ».
On pourrait aussi dire : « Om Mene Tekel Phares Upharsin
», c'est-à-dire : « Ton royaume sera
livré ce soir aux Mèdes et aux Perses »
; et nous savons bien que la Babylonie tomba, cette nuit-là,
aux mains des Mèdes et des Perses...
Ainsi
donc, on parlait autrefois ce langage précieux. L'humanité
était innocente ; chaque créature humaine,
aux temps de l'Âge d'Or, en pleine Lémurie,
pouvait percevoir clairement la moitié d'un HOLTAPAMNAS.
Un Holtapamnas a environ cinq millions et demi de tonalités
de couleur et il était perceptible par chaque être
humain.
Les
Initiés, ceux qui avaient été instruits
au niveau ésotérique, pouvaient percevoir
clairement tout un Holtapamnas, sauf une tonalité
que peut seulement percevoir l'Infinitude qui soutient tout,
l'Omni-miséricordieux, l'Omniscient et Omnipénétrant
Père Éternel Cosmique Commun.
On
utilisait normalement, dans la Lémurie, quelques
300 consonnes et 51 voyelles. Avec le temps, les yeux s'atrophièrent
et la capacité d'élocution diminua aussi.
L'ODORAT diminua fortement, il dégénéra
et, après la submersion de l'Atlantide, la race humaine
se précipita définitivement sur le chemin
de la dégénérescence.
Maintenant,
on perçoit à peine les sept couleurs de base
du Spectre Solaire et quelques rares tonalités ;
c'est la crue réalité des faits.
Un
chien a un odorat meilleur que celui que nous pouvons avoir
; avec l'odorat, il peut suivre les traces de son maître.
L'aigle peut percevoir un lézard à des milliers
de mètres d'altitude et se précipiter de cette
hauteur pour l'attraper. IL Y A DES CRÉATURES ANIMALES
dont les réussites spirituelles, DONT LES SUCCÈS
DE L'ÊTRE SONT MEILLEURS QUE LES NÔTRES ; c'est
la crue réalité des faits.
Ainsi
donc, il est bon de savoir qu'à l'heure actuelle,
nous marchons sur le Chemin de l'Involution, de la dégénérescence.
Quand l'Essence était libre, elle était éveillée
; alors tout était Lumière en nous ; on disait
que nous étions dans l'Eden. Mais quand l'Ego surgit
en nous, l'Essence se trouva embouteillée dans ce
même Ego.
Quand
l'Essence était libre, il EXISTAIT LA FOI véritable,
produit du véritable Savoir ; mais quand l'Ego surgit
et que l'Essence se trouva embouteillée dans le Moi-même,
indubitablement, la Foi se perdit ; aujourd'hui le scepticisme
règne en souverain sur la face de la Terre.
Il
est bon de savoir que depuis le XVIIIe siècle jusqu'à
présent, le SCEPTICISME s'est beaucoup renforcé
dans toute l'humanité et qu'il a EMPOISONNÉ
LE MENTAL humain. Avant le XVIIIe siècle, les gens
voyaient clairement, en Espagne, face à ses côtes
merveilleuses, la célèbre ÎLE NONTRABADA
ou Île Secrète ; île à propos
de laquelle existent beaucoup de légendes. C'est
une île de la Quatrième Verticale, une île
qui se trouve en État de Jinas ou Yinas.
Mais
depuis que le scepticisme a, disons, pourri le mental humain,
depuis le XVIIIe siècle jusqu'à présent,
l'Île Nontrabada est devenue invisible, plus personne
ne la voit ; elle existe, mais personne ne la voit.
Il
était aussi naturel de parler d'ÉLÉMENTAUX
ou de LUTINS aux habitants primitifs de l'Irlande, à
l'époque des Hyperboréens, que pour nous de
parler aujourd'hui de piment ou d'oignon ou de pommes de
terre. Les gens cohabitaient avec les Élémentaux
; aujourd'hui les fripons de l'Intellect rient de toutes
ces choses. « Des contes pour petits enfants ! »
disent-ils...
Nos
générations passées étaient
encore un peu différentes. On offrait aux enfants
des contes de fées pour qu'ils se distraient et,
sans aucun doute, ces contes préparaient leur mental
à la PERCEPTION DES ÉLÉMENTAUX.
Aujourd'hui,
on offre aux enfants des aventures de différents
types : des choses qui parlent de guerre, des choses qui
parlent de pistolets, de crimes, de vols, etc. Bref, on
prépare les enfants depuis l'enfance à être
homicides, voleurs et cinquante mille autres choses.
Ainsi,
à mesure que le temps passe, l'Ego prend de plus
en plus de force et l'Essence, la Conscience, est de plus
en plus emprisonnée dans l'Ego.
Aujourd'hui,
quand on naît, il est évident que l'Essence
réussit à s'exprimer un peu. Nous savons bien
que toute personne normale, commune et ordinaire, possède
97% de SUBCONSCIENCE et 3% de CONSCIENCE ou Essence libre.
En
venant au monde, en retournant, en revenant, en nous réincorporant,
ces 3% d'Essence libre imprègnent l'oeuf fécondé
et ils se manifestent dans le corps du nouveau-né.
Les 97% d'Essence subconsciente sont embouteillés
dans les Mois, les agrégats psychiques ; ils n'ont
pas l'opportunité de s'exprimer.
Par
conséquent, ce qui S'EXPRIME CHEZ L'ENFANT, c'est
l'ESSENCE LIBRE, le petit pourcentage d'Essence libre ;
cela lui donne l'AUTO-CONSCIENCE, l'Objectivité Consciente.
Un
enfant nouveau-né est Auto-conscient, mais l'adulte
croit que le nouveau-né est Inconscient, qu'il ne
se rend compte de rien, et il se trompe. Le nouveau-né,
précisément, est différent : Il voit
l'état lamentable dans lequel se trouvent les adultes
; il n'ignore pas que les adultes sont endormis, il les
voit comme ils sont ; il est éveillé.
Les
Mois ou agrégats psychiques (ou quelle que soit la
manière dont nous les appelons), personnifiant les
erreurs, tournent tout autour du berceau de cet enfant,
vont et viennent ; ils voudraient entrer dans ce corps,
mais ils n'en ont pas l'opportunité. Comment feraient-ils
? Il s'avère intéressant de voir que seule
l'Essence pure, libre, auto-consciente, réussit à
s'exprimer à travers l'enfant ; c'est pourquoi l'enfant
est éveillé.
Parfois
les nourrissons rient ; avec qui rient-ils ? Avec leurs
propres Mois qui vont et viennent. D'autres fois, ils sont
effrayés quand ils voient leurs Mois très
laids. Ils ont aussi l'habitude de voir les familles de
leurs existences passées, ils se rappellent leurs
vies antérieures ; ils n'ignorent rien et cela est
merveilleux.
Au
temps où l'Ego n'était pas encore apparu dans
l'espèce humaine, nous étions tous comme des
enfants ; nous pouvions VOIR LES ANGES, les Dieux, les Êtres
Ineffables et DISCUTER AVEC EUX face à face.
Quand
l'Ego se développa, cette félicité
se perdit. Il en est de même quand naît l'enfant
: au début, son Essence se manifeste, mais, plus
tard, les choses changent : les Mois commencent à
s'exprimer à travers sa Personnalité et, à
la fin, l'Essence reste dans les profondeurs, oubliée.
Malheureusement,
avec l'éducation que nous recevons de nos instructeurs,
avec l'exemple de nos familles, la PERSONNALITÉ se
développe. Indiscutablement, cette Personnalité
va constituer quelque chose comme une sorte de double Conscience
ou, en d'autres termes, une FAUSSE CONSCIENCE.
Dans
la Personnalité, se trouvent les coutumes que l'on
nous a inculquées, les habitudes que nous avons prises,
les doctrines avec lesquelles on nous a éduqués,
les concepts que nous avons élaborés, l'éducation
reçue, etc. C'est pour cette raison que la Personnalité
en vient à supplanter la véritable Conscience
; la Conscience finit par rester au fond de l'oubli, sans
opportunité de se manifester. L'unique chose qui
vient s'exprimer à travers nous est la Fausse Conscience,
la Fausse Personnalité.
Par
conséquent, la Fausse Personnalité agit de
manière mécanique. À chaque question
elle a toujours une réponse mécanique ; elle
vit en accord avec ses habitudes, avec ses concepts, avec
ses opinions, avec ses émotions inférieures,
avec ses instincts, avec ses impulsions animales, etc.
Les
activités de notre Personnalité humaine sont
inconscientes, mécaniques. Notre Personnalité
ne sait rien sur ce qu'est la Conscience véritable
; nous l'ignorons.
Notre
vie est complètement mécanique ; elle fonctionne,
oui, mais mécaniquement, à cause de la LOI
DES ASSOCIATIONS. C'est quelque chose de semblable au maniement
d'une automobile : on conduit son véhicule dans les
rues de la ville et tous les mouvements de la machine s'effectuent
automatiquement. On décide de bouger tel ou tel levier
et l'appareil fonctionne ; il se déplace ; et nous
voyageons sur des milliers de kilomètres, sans même
nous rendre compte de la manière dont fonctionnent
les différentes pièces de la machine.
Celui
qui s'assoit pour jouer du piano et qui est inspiré
fait vibrer délicieusement les notes ; il se laisse
aller à l'extase, mais que sait-il du mécanisme
du piano ? Comment agit la mécanique de ses doigts
quand ils se déplacent sur le clavier ? Comment marche
tout son fonctionnement biomécanique ? Cela, il l'ignore.
Il se trouve en extase à faire vibrer ses mélodies
et c'est tout.
De
la même manière, la Conscience aussi vibre,
au fond, avec tout le Cosmos ; mais que sait la Personnalité
de cela ? NOTRE VIE SE DÉROULE DANS UNE MÉCANIQUE
TOTALEMENT SUBJECTIVE. Nous ne savons rien du Réel
; nous n'avons pas conscience des Mystères de la
Vie et de la Mort ; nous ne savons pas pourquoi nous agissons,
pourquoi nous vivons, pourquoi nous travaillons, quel est
le but de notre existence. Nous sommes soumis à la
plus crasse des ignorances.
La
Fausse Conscience a supplanté la véritable
Conscience. Cette Fausse Conscience de pacotille a même
parfois l'habitude d'être, pour ainsi dire, surprenante
; mais elle fonctionne, évidemment, de manière
mécanique. NOUS SOMMES DES POUPÉES MÉCANIQUES
pour parler plus clairement, de simples ROBOTS PROGRAMMÉS
pour telle ou telle profession, pour tel ou tel art, pour
tel ou tel travail ou fonction.
On
nous programme : on nous met à la Maternelle en fonction
d'un programme déterminé ; on passe ensuite
au Primaire en fonction du programme ; au Collège,
au Lycée et, si on a beaucoup de chance et que notre
cervelle nous aide un peu, on va à l'Université,
programmé. À la fin, on reçoit un diplôme,
c'est évident ; là on s'en sert « pour
gagner des radis », comme on dit ici. Mais, en fin
de compte, on n'est rien de plus qu'un robot programmé
et c'est tout. La Conscience n'est intervenue en rien dans
tout ce programme.
Dans
tout ce programme, la Personnalité, qui est le véritable
robot, fonctionne ; elle n'est pas programmée pour
les sujets ésotériques, elle n'a pas été
programmée pour étudier les Mystères
de la Vie et de la Mort ; ce robot humain n'a pas été
non plus programmé pour étudier, par exemple,
ce qui est en relation avec les Forces Subtiles de la Nature.
Si on ajoute à cela que l'Essence est enfermée,
embouteillée à l'intérieur de l'Ego,
alors, il n'y a pas de Foi. D'où va sortir la Foi
si l'Ego n'a pas de Foi ?
Conclusion
: Un robot sans Foi, chargé de beaucoup de doctrines,
qui ne sait rien sur lui-même, ni sur les autres ;
c'est la crue réalité des faits, et c'est
vraiment lamentable.
L'heure
est venue de nous préoccuper un petit peu plus de
nous-mêmes ; le moment est venu d'essayer de nous
AUTO-EXPLORER pour NOUS AUTO-CONNAÎTRE ; en vérité,
c'est seulement ainsi que nous pourrons obtenir l'Éveil
de la Conscience.
Il
est bon de savoir qu'aujourd'hui notre CENTRE de GRAVITÉ
est établi exclusivement... c'est-à-dire que
notre Centre Magnétique se trouve complètement
établi dans la Personnalité. Il est nécessaire
que ce Centre Magnétique change de lieu : il faut
le sortir de la Personnalité et L'ÉTABLIR
DANS la CONSCIENCE ; c'est évident.
Au
fur et à mesure que nous nous mettrons à désintégrer
les éléments indésirables que nous
avons à l'intérieur de nous, la Personnalité
redeviendra plus passive et l'Essence ou la Conscience plus
active.
Quand
la totalité des éléments indésirables
que nous portons à l'intérieur de nous sera
réduite en poussière cosmique, la Conscience
sera active à cent pour cent et la Personnalité
totalement en paix ; elle se convertira alors en véhicule
de la Conscience : quand cela arrivera, nous POSSÉDERONS
NOTRE ÂME.
Vous
pourrez maintenant comprendre la signification profonde
de cette phrase de l'Évangile qui dit : « En
patience vous posséderez votre Âme »...
Aujourd'hui,
nous ne pouvons pas dire que nous possédons notre
Âme. Au contraire, c'est l'Âme qui nous possède
; nous sommes un pesant fardeau pour notre Âme ; nous
sommes comme une tumeur cancéreuse pour notre Âme.
Mais
lorsque nous détruirons complètement l'Ego,
alors la Conscience libérée, l'Essence pure
se manifestera au travers de notre personne humaine avec
toute la majesté des temps anciens ; on parlera de
nouveau le Langage très Pur de la Langue Divine qui,
« comme une rivière d'or, court sous l'épaisse
forêt du Soleil » ; on verra de nouveau les
Dieux du Feu, de l'Air, de l'Eau, de la Terre ; les Princes
des Élémentaux nous ouvriront les portes de
leurs Paradis. NOUS SERONS REVENUS À L'ÉTAT
PARADISIAQUE.
C'est
alors que nous posséderons réellement notre
Âme, que vraiment nous serons entièrement une
Âme ; même notre propre corps humain redeviendra
une Âme et nous serons à cent pour cent une
ÂME.
Comparons
cet état avec celui dans lequel nous nous trouvons
à l'heure actuelle, avec cette personnalité
artificielle, mécanique, éduquée selon
certaines coutumes, programmée comme n'importe quel
robot. Que pouvons-nous savoir sur la Vérité,
sur le Réel, sur ce qui est au-delà du corps,
des affections et du mental ? Cependant, nombreux sont ceux
qui pensent connaître la Vérité.
Rappelons-nous
les paroles du Christ : « Connaissez la VÉRITÉ
et elle vous rendra libres »... La Vérité
n'est pas une question de théories, ni de concepts,
ni d'opinions, ni d'idées. L'idée que quelqu'un
a sur la Vérité n'est pas la Vérité
; le concept que quelqu'un a pu élaborer sur la Vérité
n'est pas la Vérité. Une opinion en relation
avec la Vérité, aussi respectable soit-elle,
n'est jamais la Vérité.
La
Vérité est l'inconnu d'instant en instant,
de moment en moment ; la Vérité est une question
d'EXPÉRIENCE DIRECTE, comme quand on met le doigt
dans le feu et qu'on se brûle, ou comme lorsqu'on
avale de l'eau et qu'on se noie.
Quand
on demanda à Jésus-Christ : « Qu'est-ce
que la Vérité ? », il garda le silence
; et quand on posa la même question au Bouddha Gautama
Sakyamuni, il tourna le dos et se retira. C'est que la Vérité
n'est pas une question de paroles, mais d'expérience
vécue.
Vous
pourriez ressentir de l'extase devant un beau coucher de
Soleil, mais comment feriez-vous pour qu'un autre ressente
cette même extase ? Croyez-vous peut-être qu'en
la lui relatant, il la ressentirait ? Il doit ressentir
cela par lui-même et de manière directe...
L'heure
est donc venue de faire un inventaire de ce que nous sommes,
de ce que nous avons en trop et de ce qui nous manque, pour
travailler vraiment sur nous-mêmes, ici et maintenant.
Évidemment,
il existe TROIS MENTALS (et c'est quelque chose sur lequel
j'ai beaucoup parlé dans mes dernières conférences).
Le premier, nous pourrions l'appeler le Mental Sensoriel.
Celui-ci élabore ses concepts exclusivement avec
les données apportées par les sens externes,
c'est-à-dire au moyen des Perceptions Sensorielles
Externes. Le deuxième est le Mental Intermédiaire,
dans lequel sont déposées les croyances religieuses.
Et le troisième est le Mental Intérieur.
Que
peut savoir le MENTAL SENSORIEL sur le Réel, sur
les Mystères de la Vie et de la Mort, sur l'Âme,
sur l'Esprit, sur l'Éternité ? Absolument
rien !
Évidemment,
il élabore le contenu de ses concepts exclusivement
avec les données apportées par les sens. Son
véhicule est trop étroit et il ne peut sortir
des limites du Monde Physique Sensoriel.
Le
second Mental, l'INTERMÉDIAIRE, aussi brillant soit-il,
détient seulement des croyances religieuses, mais
il ne peut rien savoir sur la Vérité.
Quant
au troisième, l'INTÉRIEUR, il est fermé.
C'est le seul qui ait accès à la Réalité.
Jésus-Christ avertit ses disciples : « Prenez
garde au levain des Saducéens et des Pharisiens »...
Qu'est-ce
que le LEVAIN DES SADUCÉENS ? La Doctrine des CINQ
SENS, les DOCTRINES MATÉRIALISTES.
Et
qu'est-ce que le LEVAIN DES PHARISIENS ? Les DOCTRINES du
MENTAL INTERMÉDIAIRE. Nous autres, nous savons bien
que les Pharisiens accourent à leurs Temples pour
que les autres les voient ; ils assistent à leurs
rites pour accomplir un devoir, mais ils ne travaillent
jamais sur eux-mêmes ; ils occupent toujours les premiers
postes dans les Synagogues et sur les places publiques,
mais « au-dedans ils sont remplis de toutes sortes
de pourritures, d'ossements et de mort »...
Que
peuvent savoir les Pharisiens sur le Réel ? Si on
veut connaître quelque chose sur le Réel, il
faut ouvrir le Mental Intérieur. Celui-ci fonctionne,
quant à lui, avec les données de la Conscience
Superlative de l'Être. Le ressort qui le met en mouvement
est tout autre : c'est Celui des données de la Conscience.
Par
conséquent, CELUI QUI OUVRE LE TROISIÈME MENTAL
CONNAÎT LE RÉEL ; il a accès directement
aux Mystères de la Vie et de la Mort ; il peut se
rappeler ses vies antérieures ; il peut étudier
les Livres de la Loi, où se trouvent son propre Avoir
et son Dû ; il peut entrer directement en contact
avec les Dieux de l'Aurore du Maha-Manvantara ; il peut
s'entretenir avec eux face à face.
Seul
celui qui a ouvert le troisième Mental a LA FOI.
La Foi n'a rien à voir avec les croyances. La Foi
est une chose et les croyances en sont une autre. La Foi
est réellement Sagesse, Connaissance Directe, vécue,
du Réel, la Compréhension authentique de la
Science Universelle, la Connaissance Pure, au-delà
de la pourriture des théories.
Ceux
qui pensent que la Foi est quelque chose de semblable aux
croyances religieuses confondent le troisième Mental
avec le deuxième. En réalité, celui
qui pense ainsi, ne connaît pas vraiment à
fond la Psychologie Révolutionnaire...
Il
est nécessaire d'ouvrir le troisième Mental,
coûte que coûte. Et cela n'est possible qu'EN
ANNIHILANT LES AGRÉGATS PSYCHIQUES. C'est le chemin
évident à suivre.
Mais
en plus de l'annihilation des éléments indésirables
que nous portons à l'intérieur de nous, il
doit exister une Didactique de fond et une Dialectique vivante
: LA DIALECTIQUE DE LA CONSCIENCE.
On
a beaucoup parlé à propos de la Dialectique,
mais, en vérité, l'important est la Dialectique
de la Conscience, les événements vécus
de la Conscience Superlative de l'Être.
Il
faut vraiment, je le répète, commencer à
nous AUTO-OBSERVER psychologiquement si nous aspirons vraiment,
un jour, à libérer notre Essence pour retrouver
l'État Paradisiaque Originel.
L'Auto-observation
Psychologique est fondamentale ; c'est ostensible. C'est
sur le terrain de la vie pratique que nous pouvons nous
AUTO-DÉCOUVRIR ; c'est évident. C'est sur
le terrain de la VIE PRATIQUE que se trouve le GYMNASE PSYCHOLOGIQUE
de notre propre existence.
Sans
ce Gymnase Psychologique, l'Auto-découverte s'avère
impossible. C'est dans le Gymnase Psychologique de la vie
que nous pouvons nous Auto-découvrir.
L'interrelation
est formidable : c'est indubitablement en relation avec
les membres de notre famille, avec nos compagnons de travail,
avec nos amis de la rue, de l'école, etc., que les
défauts qui sont cachés affleurent spontanément
; et si nous nous trouvons en ÉTAT d'ALERTE PERCEPTION,
d'ALERTE NOUVEAUTÉ, nous les voyons alors tels qu'ils
sont.
Le
défaut découvert doit être JUGÉ
analytiquement et par la suite ÉLIMINÉ [...]
chez les Maîtres Gurdjieff, Ouspensky, Nicoll, etc.,
nous avons découvert, avec une profonde douleur,
une GRAVE ERREUR : il se trouve que GURDJIEFF S'EST PRONONCÉ
CONTRE LE SERPENT IGNÉ de nos pouvoirs magiques et
qu'il a laissé ses disciples sans armes.
L'
« Institut pour le Développement Harmonieux
de l'Homme » à Paris a, de ce fait, échoué.
Gurdjieff a fait connaître la DOCTRINE DES MULTIPLES
MOIS (il l'a rapportée du Tibet ; elle ne lui est
pas propre ; la Doctrine des Multiples vient du Tibet et
ceux qui ont approfondi le Bouddhisme Tantrique le savent)
; en plus, il a commis une erreur ! : Il s'est prononcé
contre la Kundalini...
Il
est bon que vous sachiez qu'il y a DEUX SERPENTS : celui
qui monte par la moelle épinière jusqu'au
cerveau et celui qui se précipite depuis le coccyx
jusqu'aux Enfers Atomiques de l'homme. On appelle le premier
: « LA KUNDALINI » et le second : « L'ABOMINABLE
ORGANE KUNDARTIGATEUR ».
Celui
qui monte, c'est le Serpent de Bronze qui guérissait
les Israélites dans le désert et le Serpent
qui s'enroulait sur le bâton d'Esculape, le Dieu de
la Médecine.
Celui
qui descend, c'est le Serpent Tentateur de l'Eden, c'est
l'horrible Serpent Python à sept têtes qui
se traînait dans la boue de la terre et qu'Apollon,
irrité, blessa de ses dards. C'est ce serpent qui
maintient l'humanité hypnotisée.
Les
divers agrégats psychiques que nous portons à
l'intérieur de nous et dans lesquels est embouteillée
la Conscience, sont le résultat néfaste du
pouvoir hypnotique de l'abominable Organe Kundartigateur,
le Serpent descendant.
Maintenant
vous comprendrez pour quelle raison cet horrible Python
maintient hypnotisée massivement toute l'humanité.
Mais,
attribuer au Serpent d'Airain qui guérissait les
Israélites dans le désert le pouvoir hypnotique
fatal de l'horrible Python qui se traînait dans la
boue de la terre s'avère, en fait, absurde à
cent pour cent.
Si
on n'enseigne pas à l'humanité cette histoire
du Serpent ascendant, nul doute qu'elle ne pourra pas désintégrer
les éléments indésirables qu'elle porte
dans son intérieur.
C'est
pour ce motif que le très respectable et très
vénérable Maître Gurdjieff a commis
une très grave erreur : il enseigna la Doctrine des
Multiples telle que les Lamas l'enseignent dans les terres
de Tsongkhapa ; cependant, il ne donna pas « l'armement
» aux pauvres disciples. S'ils ignorent les armes,
avec quoi vont-ils détruire les agrégats psychiques,
les Mois ? Le Mental ne peut pas le faire. Même Krishnamurti
le reconnaît ; et alors ?
CE
N'EST QU'AU MOYEN DU SERPENT IGNÉ de nos pouvoirs
magiques qu'il est POSSIBLE DE DÉSINTÉGRER
LES AGRÉGATS PSYCHIQUES inhumains que nous portons
à l'intérieur de nous. Je suis en train de
vous parler à la lumière de l'expérience
vécue ; et je vais répéter cette fois,
une histoire que j'ai racontée beaucoup de fois ;
mais il convient parfois de faire ces répétitions,
pour le bien des étudiants eux-mêmes...
Il
y a de nombreuses années de cela, je luttais contre
un égo de luxure ; me trouvant hors de la forme dense,
on me soumettait à de multiples épreuves de
chasteté et alors j'échouais. Dans le Monde
Physique, je sortais toujours victorieux.
J'avais
une conduite ascétique : le contrôle total
des sens et du Mental. Mais à l'extérieur
du corps, les choses changeaient ; quand on me soumettait
à l'épreuve, quelque chose surgissait dans
mon Mental : un Moi très ancien de lascivité
et je tombais alors lamentablement.
J'en
appelai aux systèmes de Krishnamurti et de Gurdjieff
: COMPRÉHENSION DE FOND profonde à travers
la Méditation Intérieure. Essayer, au moyen
de la Méditation, de comprendre le processus de la
lascivité, de la luxure.
Indiscutablement,
à force d'approfondir, le Pouvoir du Discernement
devenait extrêmement pénétrant ; c'était
comme le bistouri du chirurgien essayant de sortir la racine
d'une tumeur cancéreuse ; mais tout s'avérait
inutile...
Une
fois, je me trouvais en profonde Méditation, essayant
de discerner le processus de la luxure, essayant de comprendre
ce qu'est ce Moi (selon les systèmes de Gurdjieff,
de Nicoll, de Krishnamurti et de beaucoup d'autres), quand,
pour mon malheur, il m'arriva un phénomène
insolite : étant donné que la Concentration
était très pénétrante, j'abandonnai
le corps physique, et j'entrai alors dans ce monde que nous
appellerons « Astral ».
Alors,
je me suis retrouvé dans une luxueuse demeure, en
train de caresser une dame, de l'aimer, d'être amoureux
d'elle, etc., exactement le contraire de ce que j'étais
en train de faire, l'antithèse, comme si, par une
opposition obstinée, ce Moi néfaste voulait
détruire totalement mon travail...
En
retournant une nouvelle fois au corps physique, une fois
l'Extase passée, je me sentis déçu.
Je compris que le système de Krishnamurti (à
base de pure Compréhension) et celui de Gurdjieff,
d'Ouspensky, de Collins, de Nicoll et de cinquante mille
autres auteurs ne servaient pas ; dans la pratique, j'avais
échoué...
Indiscutablement,
je passai par un moment de terrible désorientation,
un chaos se forma dans mon Mental ; je me vis engagé
dans une voie sans issue. Mais, heureusement, je fus aidé
: étant donné que je me souciais d'aider les
autres, d'amener l'Enseignement aux autres, alors, je méritais
d'être aidé.
Comment
pourrait-on recevoir de l'aide si on n'est pas capable d'aider
les autres ? Mais je m'étais soucié de donner
l'Enseignement aux autres, alors, je méritais d'être
aidé.
Et,
un jour parmi tant d'autres, je fus aidé. En pénétrant
dans le Temple, j'y trouvai, sur le seuil, un des GARDIENS
du Sphinx d'Égypte (je connaissais cet Adepte, j'avais
été son ami au cours de nombreux siècles)
; me regardant fixement, il me dit :
-
Parmi un groupe de frères qui ont travaillé
dans la Neuvième Sphère et qui, après
avoir travaillé, se sont présentés
à ce Temple, tu es le plus avancé ; mais maintenant,
me dit-il, tu es à la traîne, tu t'enlises.
Ma question évidente fut :
-
Pourquoi ? Réponse :
-
Parce qu'il te manque l'amour.
-
Comment cela, l'amour ? Si j'aide l'humanité et que
je partage ce que je sais avec mes frères, avec mon
prochain, pourquoi me manquerait-il l'amour ?
-
Parce que tu as oublié ta Mère ; tu es un
fils ingrat.
-
Comment ? ai-je dit, mais si elle est désincarnée
depuis un moment, où vais-je la chercher ? Il a dit
: Ne sais-tu pas où est ta Mère ? J'ai dit
:
-
Je ne sais pas.
-
C'est impossible que tu ne saches pas où est ta Mère
! Écoute bien : ce que je te dis est pour ton bien
; écoute-moi ! Ainsi me parla le gardien ; je pris
congé de lui...
Quelques
jours passèrent, et je continuai à réfléchir,
essayant donc d'approfondir toute cette question. Finalement,
comme dit le proverbe : « on éclaira ma chandelle
».
Un
jour parmi d'autres, je me souvins de DEVI KUNDALINI-SHAKTI,
le Serpent igné de nos pouvoirs magiques, la Mère
Cosmique Particulière de chacun de nous.
Et
moi qui avais lu tant de livres, qui avais lu tant d'auteurs
! En vérité ils parlaient tous de MAHA-KUNDALINI,
la Mère Cosmique Universelle, mais il n'y en avait
aucun qui parlait de notre Mère Cosmique Particulière,
Individuelle. Elle existe, elle est une variante de notre
propre Être, mais dérivée !
Notre
Être est composé de beaucoup de parties et
une des parties les plus importantes de notre Être
est notre Mère Cosmique Particulière, Individuelle.
« Devi Kundalini », comme disent les hindous
; « Isis ! », s'exclament les Égyptiens
; « Diane ! », crient les Grecs ; « Tonantzin
! », disent nos ancêtres d'Anahuac...
Je
me concentrai profondément sur elle et je fus assisté.
Alors, elle m'emmena devant l'un des TRIBUNAUX de la LOI
du KARMA. Le Juge s'assit. Et comme disent les Écritures
Sacrées : « Les livres s'ouvrirent »...
J'avançai de quelques pas ; ils me firent de vieux
contes médiévaux (des erreurs d'anciennes
vies).
Après
cela, je pus voir manifestement comment était apparu
ce Moi ; je voyais les excès commis au Moyen Âge.
On donna des ordres au BOURREAU COSMIQUE et il avança
avec l'épée décidée...
Quand
je le vis venir, je me sentis terriblement déçu
: « Tant de luttes là-bas dans le Monde Physique
- dis-je - pour aider l'humanité, pour lui donner
l'Enseignement, et voilà le résultat ! À
quoi ça m'a servi - dis-je - d'avoir donné
l'Enseignement là-bas dans le Monde Physique ? ».
Mais,
alors que l'épée s'approchait de ma poitrine,
je sentis un mouvement étrange à l'intérieur
de mes Corps Existentiels Supérieurs de l'Être
et quelque chose sortit de moi ; j'observai et je vis bien
cet agrégat psychique inhumain...
L'épée
qui était dirigée contre moi dévia
et se dirigea ensuite contre cet agrégat. À
la fin, celui-là se précipita dans les entrailles
du monde et je fus libéré. Depuis lors, j'ai
pu sortir victorieux de toutes les épreuves en rapport
avec la Chasteté...
Une
telle leçon fut pour moi extraordinaire, merveilleuse
et, aujourd'hui, je la partage ici, avec vous tous, car
ce que l'on sait, on doit le partager avec ses semblables
; cela s'appelle l' « Amour »...
Et
je continuai à travailler avec Devi Kundalini. Et
ainsi, je parvins à éliminer tous les agrégats
psychiques inhumains que je portais à l'intérieur
de moi.
Si
je n'avais pas reçu l'instruction du Gardien du Sphinx
du désert, je serais resté désarmé
; avec quoi aurais-je éliminé ces Mois ? L'expérience
m'enseigna que sur la base de la Compréhension exclusive
ou du Discernement, ce n'est pas possible. Je ne nie pas
que la Compréhension soit fondamentale, mais ce n'est
pas tout ; l'Élimination est aussi nécessaire.
COMPRÉHENSION
et ÉLIMINATION SONT LA BASE. C'est ainsi que l'on
peut avancer sur le chemin de la désintégration
des éléments indésirables que nous
portons à l'intérieur de nous ; ainsi et seulement
ainsi...
Aujourd'hui,
nous sommes dans l'ignorance ; l'homme de la rue ne sait
rien. Ce n'est pas possible de savoir quelque chose tant
que l'Essence n'est pas désembouteillée ;
ce n'est pas possible de savoir quelque chose tant que la
Conscience n'est pas éveillée ; ce n'est pas
possible de se réveiller ou de se désembouteiller
si on ne détruit pas l'Ego, le Moi, le moi-même,
le soi-même.
Mais,
il doit y avoir de l'ordre dans le Travail. Nous avons tous
le SENS de l'AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE. Malheureusement,
ce sens se trouve atrophié dans la race humaine.
Il est nécessaire que ce sens se mette à nouveau
en activité.
Quand
on commence à s'auto-observer, c'est que ce sens
commence déjà à entrer en activité.
Au début, on ne voit pas les Mois. Plus tard, à
mesure que ce sens se développe, on va les voir tels
qu'ils sont et on va connaître, par expérience
vécue, directe, le résultat de son travail.
Bien
que les Mois soient multiples, bien que ceux-ci n'aient
aucune concordance, bien que ceux-ci n'aient aucune espèce
d'ordre, notre Être Intérieur, profond (ou,
pour être plus clair, notre Divine Mère Cosmique)
va établir un ORDRE DANS LE TRAVAIL.
Je
le dis en me basant sur la pratique. En ce qui me concerne,
j'ai dû, avant tout, travailler très dur avec
les Mois Infrahumains des Infradimensions naturelles ; ensuite,
avec les MOIS du MONDE ASTRAL ; après, avec les Mois
du MENTAL et, plus tard, avec les MOIS CAUSES ; et, en dernier,
avec les MOIS de la CONSCIENCE même de l'ÊTRE...
Ce
dernier point pourra vous paraître étrange.
Je veux que vous sachiez que, avant qu'apparaissent les
causes qui engendrèrent des Mois, les causes erronées,
certains atomes de la Conscience de l'Être furent
altérés. Et ces atomes altérés
se convertirent en Mois tentateurs. Il faut les annihiler
pour que la Conscience, souveraine, se retrouve libre.
Ainsi
donc, j'ai pu arriver à comprendre que s'établissait
un ordre dans le Travail. C'est-à-dire que les parties
supérieures de l'Être telles que : Devi Kundalini
et le Père qui est en secret, ou le Shiva particulier,
individuel, ou, en d'autres termes, le Brahmâ particulier,
individuel, qui est bien au-delà de Shiva, avaient
donc établi un ordre merveilleux.
À
mesure qu'on avance dans l'Auto-observation de soi-même,
se succèdent des événements qui surprennent
: Un jour parmi tant d'autres, nous pouvons nous trouver,
par exemple, dans le Monde Astral ; notre corps physique
est étendu, endormi dans le lit. Nous découvrons
alors, avec étonnement, un vil et nouveau Moi. Soit
un Moi de jalousie que nous croyions ne plus avoir, soit
un Moi de colère que nous croyions ne plus posséder,
soit un Moi d'envie que nous croyions n'avoir jamais eu.
Un
tel événement me [...] à moi pour travailler.
Et, depuis cet instant, nous nous consacrons à travailler,
premièrement pour comprendre et deuxièmement
pour annihiler ce nouveau Moi.
Un
autre jour, peu importe lequel, surgit un autre défaut
que nous étions loin de soupçonner. Celui-là,
nous devons le travailler jusqu'à l'annihiler.
Dans
une réunion d'amis, nous nous retrouvons tout à
coup à nous disputer, comme ça, car notre
amour-propre a peut-être été blessé.
Raison plus que suffisante pour travailler contre le Moi
de l'amour-propre.
Au
fur et à mesure que nous allons structurer notre
Travail, nous verrons qu'il a un ordre. Alors, se forme
en nous ce que nous pourrions appeler la MÉMOIRE
TRAVAIL.
Chaque
Moi que nous avons vu nous donne une photographie psychologique
et, beaucoup plus tard, si nous réunissons un groupe
de tous ces Mois que nous avons vus à travers différents
événements psychiques, nous aurons un aspect
de nous-mêmes, de ce que nous étions. Si nous
confrontons cet aspect de ce que nous étions avec
celui que nous avons maintenant, nous remarquerons le changement
et plus jamais nous ne voudrons redevenir ce que nous étions.
Tout cela est le résultat de la Mémoire Travail.
À
l'intérieur de nous-mêmes existent des TÉNÈBRES
impénétrables, profondes, abyssales. Et à
mesure que ces Mois vont se désintégrer, la
Conscience, qui est LUMIÈRE, ouvrira un passage dans
ces Ténèbres ; mais les Ténèbres
les plus profondes ne la comprennent pas...
Rappelons-nous
cette phrase de l'Évangile qui dit : « La Lumière
est venue aux Ténèbres, mais les Ténèbres
ne l'ont pas comprise »...
Et
la Lumière ouvre un passage dans les profondeurs
abyssales de notre propre intérieur. Et, pour finir,
la Lumière vainc les Ténèbres. «
La Lumière est Conscience ; la Conscience est Lumière
». Mais les gens ne comprennent pas cela : l'intime
relation qui existe entre LUMIÈRE et CONSCIENCE,
entre Conscience et Lumière...
Un
jour viendra où, à l'intérieur de nous,
la Lumière aura triomphé et nous serons alors
ILLUMINÉS. Les Ténèbres sont Inconscience
; la Lumière est Conscience Éveillée.
Quand la Lumière triomphera sur les Ténèbres,
nous brillerons dans l'espace infini. Nous serons arrivés
véritablement à nous convertir en Maîtres
du Samadhi, en véritables Maîtres Illuminés,
en véritables Maîtres Resplendissants...
L'état
dans lequel nous nous trouvons actuellement est un état
de profondes Ténèbres. Nous sommes, comme
je l'ai déjà dit, de misérables robots,
malheureusement programmés...
L'heure
est venue de comprendre ces choses ; il faut commencer par
nous OBSERVER PSYCHOLOGIQUEMENT. Avant tout, nous devons
admettre que nous avons une Psychologie Particulière.
Les gens acceptent facilement qu'ils ont un corps physique
car ils peuvent le toucher ; mais la majorité n'accepte
pas qu'elle a une Psychologie Particulière, car elle
ne peut pas la voir. Le Mental Sensoriel ne peut pas voir
la Psychologie Intime.
Mais,
quand quelqu'un accepte véritablement qu'il a une
Psychologie, il commence à s'observer lui-même.
Celui qui commence à s'observer donne alors un espoir
; en fait, il devient différent comparé aux
autres.
Il
est indiscutable que quelqu'un qui s'observe peut arriver
à changer si tel est son vouloir. Mais tant qu'il
ne commence pas à se voir lui-même, il continuera
avec la Conscience Endormie, dans de profondes Ténèbres
; et c'est lamentable...
La
vie pratique est merveilleuse : nous pouvons observer nos
attitudes ; quelles sont-elles ? Une intime relation existe
entre les ATTITUDES et les ÉVÉNEMENTS. Un
événement, aussi grave soit-il, peut s'avérer
merveilleux si nous adoptons une bonne attitude. Une circonstance,
aussi magnifique soit-elle, peut devenir négative
et préjudiciable, si nous adoptons une attitude erronée.
L'attitude
que nous assumons à chaque instant est définitive.
Comment nous comportons-nous, par exemple, devant l'employé
d'un magasin, d'une droguerie, d'une mercerie ? De quelle
manière ?
Parfois,
nous nous fichons car il ne nous apporte pas exactement
la marchandise que nous lui demandons, parce qu'il est maladroit
; parce qu'il ne nous comprend pas, nous le regardons avec
colère et même, nous le réprimandons.
Nous voudrions le changer, alors que c'est vraiment nous
qui devons changer, c'est nous qui sommes insolents. Nous
sommes probablement remplis d'orgueil ; c'est pourquoi nous
regardons de cette manière l'épicier ou l'employé
d'un magasin.
L'ORGUEIL
a tant de facettes ; C'EST LE PIRE ENNEMI DE LA DISSOLUTION
DE L'EGO ! Si quelqu'un s'enorgueillit de la vertu de la
Chasteté, de ce fait, il la perd.
Celui
qui dit : « Moi, je suis chaste, je suis en train
de travailler dans la Neuvième Sphère, je
suis gnostique à cent pour cent ! » s'avère
au fond indiscutablement un fornicateur pervers.
Celui
qui dit : « Moi, je suis déjà arrivé
à l'humilité, je n'ai d'orgueil envers personne
; je me conduis bien avec tout le monde, même le plus
malheureux je le tiens en estime, je l'apprécie ;
dans ma maison, je reçois tout le monde »...
Eh
bien, celui qui s'enorgueillit ainsi de la Vertu de l'Humilité
ressemble indubitablement à ARISTIPPE, ce philosophe
Grec qui, revêtant une tunique avec d'énormes
trous (pour démontrer à tout le monde son
Humilité), saisit le bâton de la Philosophie
et s'en fut par les rues d'Athènes ; et, arrivant
devant SOCRATE, celui-ci s'exclama : « Oh Aristippe
! On voit ta vanité à travers les trous de
ton vêtement »...
On
raconte que DIOGÈNE LAERCE, en pénétrant
dans la maison de Socrate, avec une démarche brutale,
dit :
-
Je piétine ton orgueil Socrate, je piétine
ton orgueil ! Alors Socrate répondit :
-
Oui, Diogène, avec ton orgueil, tu piétines
mon orgueil !
Donc,
ne nous remplissons pas de suffisance, parce que ce défaut
est le pire ennemi de la dissolution des agrégats
psychiques.
Il
existe des VERTUS VÉRITABLES et des FAUSSES VERTUS.
Les Vertus sont comme les pierres précieuses : Il
y en a de vraies et d'autres fausses ; une Vertu imitée
est une Fausse Vertu. Par exemple, si on se propose d'être
serein, d'avoir le coeur tranquille, de ne pas avoir de
colère ; si on se propose d'imiter la Vertu de la
Mansuétude, on paraîtra avoir réellement
cette Vertu...
J'ai
connu des cas d'individus qui disaient : « Je n'ai
de colère contre rien ! ». Et quand quelqu'un
les insultait, ils le bénissaient et souriaient ;
mais, en regardant leur sourire, je pouvais voir que celui-ci
s'achevait par une grimace de douleur. Bref : ils essayaient
d'imiter une Vertu mais ne l'avaient pas ; ils imitaient
la Vertu de la Mansuétude, mais, réellement,
ils ne la possédaient pas.
Pour
pouvoir obtenir la Vertu de la Mansuétude, il faut
éliminer les Mois de la colère qui sont légion.
Et c'est un travail long et dur.
Pour
obtenir la Vertu de la Chasteté, il faut éliminer
les Mois de la luxure et c'est un travail grave, plus amer
que le fiel, qui dure toute la vie et même plusieurs
vies.
Pour
obtenir la vertu de la tolérance, on doit éliminer
le Moi de l'intolérance et c'est un travail coûteux,
terrible.
Les
vertus imitées sont de fausses pierres ; elles ne
sont pas réelles. Seules les vertus véritables
sont des pierres authentiques, légitimes, véritables...
Par
conséquent, il faut annihiler les Mois pour que restent
en nous les vertus. Et il faut beaucoup se battre pour arriver
à obtenir chaque vertu ; c'est une gemme précieuse
que nous devons tirer du fond de l'Abîme à
la pointe de l'Épée.
La
vertu n'est pas une question de poses pieuses ; la vertu
n'est pas une question de feintes mansuétudes, ni
de puritanismes de mauvais goût, non. Les vertus,
il faut les acquérir à travers d'énormes
luttes, en combattant avec le fil de l'Épée
contre les troupes ténébreuses que nous avons
à l'intérieur de nous.
«
Vertu », vient de la racine « vir », de
« virilité », de ce qui est « viril
». C'est seulement avec virilité, c'est seulement
à travers la lutte qu'on peut obtenir la gemme précieuse
qui correspond à une certaine Vertu. Vous voyez que
le travail que nous devons effectuer est long, dur, coûteux...
IL
FAUT CHANGER. Nous ne pourrons pas changer si nous n'éliminons
pas les éléments indésirables que nous
portons à l'intérieur de nous. Nous avons
besoin de passer à un NIVEAU D'ÊTRE SUPÉRIEUR
; plus encore, nous avons besoin de monter de niveau en
niveau, pour arriver à la partie la plus élevée
de tous les Niveaux de l'Être. Et ce n'est possible
qu'en mourant en soi-même d'instant en instant, de
moment en moment. « Ce n'est qu'avec la mort qu'advient
le nouveau ; si le germe ne meurt, la plante ne naît
pas »...
S'ÉVEILLER,
oui, c'est merveilleux !... Vous voudriez tous voir, entendre,
toucher et palper les grandes réalités des
Mondes Supérieurs, mais vous dormez. Comment pourrait-on
arriver à l'expérience du Réel si on
a la Conscience endormie ? Mais si on détruit l'Ego,
la Conscience s'éveille et on connaît alors
le Réel.
Malheureusement,
la Conscience des êtres humains se trouve, pour ainsi
dire, dans un horrible cachot, dans une prison immonde qui
est l'Ego. Mais ils se croient tous libres, ils se sentent
tous libres et ils pensent tous qu'ils sont libres. Voilà
l'erreur !
On
a beaucoup combattu pour la liberté ; chaque nation
a ses héros légendaires qui ont donné
leur sang pour la liberté sur les champs de bataille.
Mais nous continuons à nous sentir esclaves de nous-mêmes,
nous continuons à être prisonniers à
l'intérieur de l'Ego.
Malheureusement,
les gens sont auto-enfermés dans l'atmosphère
pestilentielle de leur propre Mental, adorant le «
cher Ego », lui rendant un culte. La seule chose qui
manque, c'est de le mettre sur un autel avec une paire de
bougies et de s'agenouiller devant lui.
«
Moi, je suis fort », disait quelqu'un d'ici qui enseignait
la Magie Noire à ses disciples. « Moi, je suis
puissant, je suis grand », etc. C'est ainsi qu'ils
sont ; ainsi va l'humanité.
Libérer
la Conscience est quelque chose de grandiose ! On arrive
seulement à savoir ce qu'est la LIBERTÉ, quand
la Conscience brise donc le cachot où elle se trouve
et qu'elle sort à la lumière de la vie, libre
dans son mouvement.
Et
on arrive à connaître la Vérité
seulement quand la Conscience s'émancipe. On arrive
à connaître la félicité seulement
quand la Conscience sort de la prison où elle est
enfermée. Avant, on ne connaît pas la félicité
; on confond le plaisir avec la félicité,
mais on ne connaît pas la félicité.
Par
conséquent, je vous invite à réfléchir
à ces paroles ; il est nécessaire que vous
compreniez... Je vais maintenant donner à ceux qui
veulent poser des questions, l'opportunité de le
faire ; c'est avec le plus grand intérêt que
je répondrai aux questions...
Disciple.
[...] Une identification avec moi-même, je ne croyais
pas que je pouvais me mettre dans la discussion [...] je
me suis projeté avec moi-même, avec la même
discussion et je commençais à comprendre [...]
ou soit, avant je suis venu à un raisonnement avec
une logique [...] et tout de suite, j'ai commencé
comme à glisser sans problème, à m'identifier
avec la conférence [...].
Maître.
Il n'y a pas de doute que pendant un moment, l'Essence a
réussi à s'émanciper, même si
ce n'était que momentanément, en dehors de
l'Ego, pour expérimenter la réalité
de ce que nous étions en train de dire. Une autre
question, mes frères ? Voyons, parle...
D.
Est-ce qu'il est nécessaire de savoir, de connaître
le moment où a débuté l'Ego dans nos
vies passées pour pouvoir le détruire ?
M.
Il est évident que si nous attendions d'abord de
nous souvenir de nos vies passées pour commencer
ensuite à détruire l'Ego, alors, NOUS ARRIVERIONS
À UNE VOIE SANS ISSUE. Car il n'est pas possible,
en vérité, de se rappeler la totalité
des expériences de nos vies passées si on
n'a pas détruit l'Ego.
Commençons
par l'Auto-observation Psychologique immédiate, directe
; commençons par vivre en État d'Alerte Perception
et d'Alerte Nouveauté, pour aller à la découverte
de nos défauts, ici et maintenant. Travaillons d'instant
en instant et ainsi, nous dissoudrons totalement l'Ego.
Un jour, QUAND NOUS SERONS ÉVEILLÉS, NOUS
POURRONS NOUS RAPPELER NOS INNOMBRABLES NAISSANCES ; voilà
tout.
D.
Qu'est-ce qu'on est en premier, conscient ou mystique ?
M.
Bon, la MYSTIQUE est une FONCTION TRÈS NATURELLE
de l'ESSENCE, de l'ÊTRE. Un individu peut être
mystique sans avoir encore éveillé sa Conscience.
De plus, la Mystique est nécessaire, c'est une fonction
très naturelle de la Conscience. Celui qui est Mystique
donne un certain espoir... C'est tout. Quelqu'un d'autre
?
D.
Maître, en quoi consiste le scepticisme ?
M.
Eh bien, le SCEPTICISME A POUR FONDEMENT L'IGNORANCE. Etant
donné que l'humanité n'a pas ouvert le Mental
Intérieur, étant donné que l'humanité
est uniquement prise par le Mental Sensoriel (qui élabore
ses concepts exclusivement avec les données apportées
par les Cinq Sens), indiscutablement, personne ne peut rien
savoir sur le Réel.
Comment
le Mental Sensoriel pourrait-il connaître le Réel,
s'il n'est pas programmé pour le Réel ? Il
est programmé pour le Monde Mystique Sensoriel, externe,
mais pas pour les Perceptions Extrasensorielles, pas pour
l'évidence de l'Être.
Le
scepticisme est une caractéristique particulière
de l'Ego et du Mental Sensoriel, un fonctionnement de base
du Mental Sensoriel et de l'Ego. Quand on ouvre le Mental
Intérieur, le scepticisme s'arrête.
Mais
pour ouvrir le Mental Intérieur, il faut apprendre
à PENSER PSYCHOLOGIQUEMENT. Celui qui sait Penser
Psychologiquement désintègre l'Ego et alors
le Mental Intérieur reste ouvert.
Le
Mental Intérieur fonctionne strictement avec les
données de la Conscience, avec les données
des Centres Supérieurs de l'Être. C'est pourquoi
il a directement accès au Réel, à la
Vérité. Mais le Mental Sensoriel, il est impossible
qu'il puisse avoir accès au Réel.
Nous
devons nous protéger de la Doctrine des Saducéens
(le Mental Sensoriel) et de la Doctrine des Pharisiens qui
se rendent à leurs rites, à leurs cultes,
etc., mais n'ont jamais l'intention de travailler sur eux-mêmes.
Si
on s'écarte de la Doctrine des Saducéens et
de la Doctrine des Pharisiens et qu'on apprend à
penser Psychologiquement, on dissout l'Ego et ensuite on
finit par ouvrir le Mental Intérieur. Et celui-ci
nous donne une évidence du Réel ; celui-ci
nous fournit les données du Savoir de l'Être
; il nous permet d'expérimenter tout ce qui est,
ce qui a été et ce qui sera ; alors surgit
la FOI, qui n'est rien d'autre que la SAGESSE VÉRITABLE,
authentique.
D.
Vous nous disiez à l'instant, Maître, que lorsqu'on
éveille la Conscience et qu'on élimine les
égos, on peut alors voir les Anges, tous les Êtres
Supérieurs. Alors, ayant fait cela, par exemple,
pourrait-on parler avec Jésus de Nazareth, par exemple
?
M.
Jésus de Nazareth est un Maître qui a pu parvenir
à la Résurrection. Près de lui, il
y a beaucoup d'autres Maîtres Ressuscités ;
Et TOUTE PERSONNE QUI EST ÉVEILLÉE PEUT ENTRER
EN CONTACT AVEC CES MAÎTRES qui forment le Cercle
Ésotérique de l'Humanité Divine. Mais,
il faut être éveillé pour entrer en
contact de façon consciente...
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