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1. Analyse du Psychisme Humain
Samaël Aun Weor
Conférence intitulée "ANÁLISIS
DEL PSIQUISMO HUMANO (Estudio Psíquico del Hombre)"
C'est
avec le plus grand plaisir que je m'adresse à vous
tous, ce soir, afin que nous discutions un peu de questions
psychologiques. Nous allons parler de Psychologie Révolutionnaire...
Avant
tout, nous devons savoir qui nous sommes, d'où nous
venons, où nous allons, quel est le but de notre
existence, pourquoi nous existons, pour quelle raison nous
existons...
Travailler
pour manger est, assurément, nécessaire, mais
ce n'est pas tout. Dans quel but devons-nous manger ? Nous
avons besoin de manger pour vivre, mais pourquoi devons-nous
vivre ? Dans quel but ?
Vivre
pour vivre, sans savoir pourquoi nous devons vivre, s'avère
assez absurde. Nous avons besoin de connaître le motif
de notre existence, pourquoi nous sommes dans ce monde,
pour quoi faire nous sommes dans ce monde.
Si
nous observons une personne, cela ne veut pas dire que nous
la connaissons. Nous avons besoin de la connaître...
Le
corps physique est composé d'organes, les organes
de cellules, les cellules de molécules, les molécules
d'atomes. Si nous décomposons un atome, nous libérons
de l'énergie ; c'est évident.
De
sorte qu'en dernière synthèse, le corps physique
se résume à différents types et sous-types
d'énergie. Qu'y a-t-il au-delà du corps physique
? Existe-t-il quelque chose ou sommes-nous seulement un
tas de chair, de sang et d'os ? Impossible, nous sommes
quelque chose de différent, ou nous avons quelque
chose de distinct, mais quoi ? C'est ce que nous allons
étudier ce soir...
Évidemment,
les scientifiques connaissent la mécanique des cellules
vivantes, mais ils ne savent rien sur le Fond Vital. Jusqu'à
présent, ILS N'ONT PAS PU CRÉER LA VIE.
Si
nous mettons sur la table d'un laboratoire les substances
chimiques nécessaires pour créer un ovule
et un spermatozoïde, c'est-à-dire une paire
de gamètes masculin et féminin, nous ne doutons
pas qu'ils puissent les créer.
Mais
si on unit ce spermatozoïde (créé par
eux, par les scientifiques) et cet ovule, nous sommes absolument
sûrs que jamais de tels gamètes ne pourraient
donner la vie. Nous ne connaissons réellement aucun
Frankenstein, excepté dans les films.
On
a fait des avions puissants qui volent d'un lieu à
un autre de la Terre, mais on n'a pas pu créer une
simple semence végétale capable de germer.
Une
fois, un matérialiste athée discutait avec
un homme religieux ; il s'avéra que le matérialiste
athée était très intellectuel. Le problème
était très simple ; le premier dit :
-
« Lequel des deux fut le premier, l'oeuf ou la poule
? Si c'est la poule, alors de quel oeuf est-elle sortie
? Si c'est l'oeuf, qui l'a pondu, si ce n'est pas la poule
? »...
Bref,
c'est un cercle vicieux qui n'a jamais de fin. Aussitôt,
le religieux s'adressa au scientifique et lui dit :
-
« Pourriez-vous créer un oeuf ? ». Le
scientifique répondit :
-
« Oui, oui, je peux ; je peux le faire »...
-
« Alors, faites-le ! »
Étant
donné que ce matérialiste athée était
chimiste, il fit un oeuf. Un oeuf parfait, artificiel, plus
qu'admirable. Une fois qu'il l'eut fait, le religieux lui
dit (pas l'autre) :
-
« Mettons-le maintenant dans un incubateur pour voir
s'il en sort un poussin ». Et ils le mirent dans un
incubateur, mais aucun poussin n'en sortit. Vous voyez,
la science n'a pas pu créer la vie... Soudain, apparut
un savant disant : « Eurêka, Eurêka, nous
sommes en train de créer une vie, nous avons réussi
à créer une vie »... Le public répondit
par un grand éclat de rire. Réellement, ce
qu'ils ont fait, c'est de partir d'une pauvre amibe, de
l'unir à un autre morceau d'organisme et de le maintenir
pendant quelques heures ; et pour ça, que de bruit
!
Tant
de bruit pour un morceau d'amibe associé à
un autre morceau d'une autre créature ! Mais, créer
la vie ? Voyons si c'est vrai qu'ils créent ; donnons-leur
les substances chimiques pour qu'ils nous montrent s'ils
peuvent le faire. Jouer avec ce que la Nature a fait n'a
aucune valeur. Ce qui est intéressant, ce serait
de créer la vie et jusqu'à présent
ils ne l'ont pas créée. Alors, ce que connaît
la Science, c'est uniquement la mécanique de la cellule
vivante, mais elle ne sait pas manipuler la vie ; LE FOND
VITAL ORGANIQUE, c'est le fondement de la vie...
Les
scientifiques peuvent faire sur nous des transplantations,
mais ils ne peuvent pas créer le Fond Vital. Dans
ce domaine, ils jouent avec ce qui est déjà
fait, mais ils ne sont pas capables de faire.
Ils
pourraient, par exemple, effectuer l'insémination
artificielle et, par exemple, insérer une paire de
gamètes à une femme stérile pour que
se forme un enfant dans sa matrice ; mais, ils ne sont pas
capables de faire les gamètes ; ils attendent que
la Nature les leur fasse ; ils jouent avec ce qui est déjà
fait.
Ils
font, par exemple, des greffes végétales et
ensuite, il en sort de gros fruits, merveilleux, mais avec
des principes vitaux adultérés ; mais ils
ne sont pas capables de faire, par exemple, une branche
végétale artificielle pour l'insérer
dans une branche vivante et, par ce procédé,
effectuer un changement dans toute la plante ; cela, ils
ne le font pas...
Alors,
sur quelle autorité se basent-ils pour nier la Divinité
? Avec quelles preuves veulent-ils que tout le monde croit
fermement à la Dialectique Matérialiste ?
Ils ne peuvent pas le démontrer ; mais le religieux,
lui, peut le démontrer : il dit que « Dieu
est le fondement de tout ce qui existe » et il le
démontre. La Nature entière sert de preuve
au religieux : de partout apparaissent des créatures,
la végétation surgit, tout cela par l'oeuvre
du Divin.
Les
scientifiques matérialistes pourraient-ils, par hasard,
réfuter cela face au religieux ? En aucune manière
ils ne pourraient le réfuter. Ils sont incapables
de faire ne serait-ce qu'une simple semence végétale
qui ait la possibilité de germer.
Mais,
s'ils ne font même pas une semence végétale
qui ait la possibilité de germer, alors sur quoi
fondent-ils leurs dogmes matérialistes ? Sur quelles
bases osent-ils nier le DIVIN ?
Évidemment,
ils n'ont pas de bases. Et la Science actuelle [...] et
les religieux ont gagné la bataille ; c'est évident,
parce que les religieux, eux, peuvent démontrer,
mais les scientifiques matérialistes ne démontrent
rien, ils n'ont pas pu remplacer la Divinité.
Mais,
allons un peu plus loin, après cette brève
digression. Le Fond Vital Organique s'avère intéressant...
Il y a peu de temps, en Russie, les scientifiques ont inventé
une lentille qui leur permet de voir le Fond Vital ; maintenant,
ils l'appellent « CORPS BIOPLASTIQUE ». Les
photographies du Corps Bioplastique, qui est étudié
par rapport à l'organisme et qui est étudié
à part de l'organisme, sont intéressantes...
Il
est évident que la découverte du Corps Bioplastique
a anéanti la Dialectique Matérialiste. Actuellement,
en Russie, on commence à expérimenter la PARAPSYCHOLOGIE
de façon intensive. Il n'y a pas de doute que la
plus grande production de matériel didactique parapsychologique
nous vient de la Russie ; c'est l'information que donnent
les statistiques. Alors, cela signifie que la Russie est
en train de sortir de ce Matérialisme et d'entrer
dans une ère religieuse. Il est clair que cela tracasse
le nouveau régime de la Chine communiste ; et celle-ci
a déjà appelé la Russie ou a donné
aux Soviétiques le qualificatif de « religionisable
».
Je
veux que vous sachiez que si on extrayait le CORPS VITAL
d'une personne, elle mourrait ; c'est évident. Toutefois,
le Corps Vital n'est pas le Moi, c'est seulement le siège
de la vie organique ; si nous photographions le Corps Vital,
nous découvririons que c'est le siège de la
vie, une espèce de double organisme, parce que chaque
atome du Corps Vital ressemble totalement à chaque
atome du Corps Physique, mais ce Corps Vital ou Corps Bioplastique
(comme l'appellent les Russes) n'est pas le Moi.
Quand
quelqu'un frappe à une porte on lui demande :
-
« Qui est-ce ? ». Il répond :
-
« C'est moi ! ». Bien, mais qu'est-ce que le
Moi, mes chers amis ?
Certaines
écoles supposent qu'il y a deux MOIS : l'un, elles
l'appellent « SUPÉRIEUR » ; elles en
font l'éloge, elles l'adorent et lui rendent un culte,
etc. L'autre est qualifié d' « INFÉRIEUR
» ; de telles Écoles pensent que le Moi Inférieur
doit évoluer jusqu'à ce qu'il réintègre
le Moi Supérieur...
On
a beaucoup parlé aussi du Moi Subliminal de la peur
; toutefois, nous devons dire que le Moi Supérieur
et le Moi Inférieur ne sont que la section supérieure
et la section inférieure d'une même chose.
Prenons une table quelconque ; elle a deux sections : l'inférieure
et la supérieure ; ainsi est le Moi.
Évidemment,
tant de divisions entre supérieur et inférieur
s'avèrent, au fond, complètement absurdes,
parce que le Moi est le Moi et c'est tout.
Bien,
nous sommes ici présents et chacun de nous a son
« Cher Moi ». Il est nécessaire que nous
sachions ce qu'est ce Moi. Serait-ce de la Matière
? Serait-ce de l'Esprit ? Qu'est-ce que ça peut bien
être ? Ou bien serait-ce Matière et Esprit
à la fois ? C'est ce que nous devons connaître.
Quelques
philosophes nous ont parlé de l'ALTER EGO ; rappelons-nous
de l'Alter Ego de Cicéron...
Chacun
est libre de penser ce qu'il veut par rapport au Moi : les
Matérialistes penseront que le Moi est simplement
de la Matière...
Il
me semble que cette position a déjà été
écartée par la nouvelle pensée russe
qui est différente : en Russie, on donne maintenant
une préférence spéciale, comme je l'ai
déjà dit, à la Parapsychologie. La
Dialectique Marxiste Matérialiste appartient déjà
au passé, elle est devenue obsolète, elle
est passée de mode. On a besoin d'une nouvelle façon
de penser dialectique. Maintenant, dans la Nouvelle Ère,
nous entrons probablement dans le domaine de l'Énergétisme.
En
tout cas, le Moi est énergie et cela la Physique
elle-même peut le démontrer : quand on décompose
un atome, on libère de l'énergie, évidemment
; si nous fractionnons un atome d'amidon, de fer, d'aluminium
ou de tout organisme quel qu'il soit, y compris de l'homme,
nous libérons de l'énergie. De sorte que l'organisme
se résume, en dernière synthèse, à
différents types et sous-types d'énergie.
Par
ce chemin, indiqué par Aristote sous le nom «
d'ENTELEQUIA », nous arrivons indubitablement à
l'Énergie Organique et aux valeurs [...] Le Moi,
indubitablement, est cela : une énergie ; une énergie
déterminée et déterminative d'anciennes
et de nouvelles modalités ; une énergie déterminée
et déterminative de nouvelles ondulations vibratoires
et cela est démontré par tout appareil susceptible
de capter les vibrations du terrible Ego.
L'énergie
est l'énergie ; qui pourrait nier l'énergie
? Le corps humain pourrait aussi redevenir poussière
(et, en fait, il redevient poussière), mais sommes-nous
sûrs de pouvoir détruire l'énergie ?
Et y aurait-il quelqu'un qui ait découvert un certain
système pour pouvoir annihiler l'énergie ?
Cette personne ne serait-elle pas présente ici, dans
cet auditoire, car j'aimerais la connaître ; si c'est
le cas, que celui qui est parvenu à mettre fin à
l'ENERGIE UNIVERSELLE ait la bonté de se lever ;
on voudrait connaître ce colosse, ce titan ; mais
je vois qu'il n'apparaît nulle part.
La
mort de l'individu ne résout pas non plus le problème.
« La mort n'est qu'une soustraction de fractions »
: si nous faisons l'opération, qu'est-ce qui devrait
continuer ? Les VALEURS n'est-ce pas ? (Et cela, tout mathématicien
le sait). Les valeurs continuent donc et elles sont énergétiques
; ces valeurs continuent dans l'Espace Psychologique ; ces
mêmes valeurs constituent l'Ego, le Moi, le moi-même,
le soi-même.
Un
Organisme Physique peut être détruit (peu importe
la race à laquelle il appartient), mais ce que nous
ne pourrions pas détruire seraient les Valeurs Énergétiques
: ce qui continue au-delà de la mort, ce sont ces
valeurs.
En
regardant les choses sous un autre angle, nous pourrions
dire que nous sommes des POINTS MATHÉMATIQUES dans
l'espace, que nous pouvons servir de véhicule à
des sommes déterminées de valeurs ; de sorte
que « la mort n'est rien qu'une soustraction de fractions
»...
Chacun
de nous, ici présent, je le répète,
est un Point Mathématique qui sert de véhicule
à des sommes déterminées de Valeurs
Énergétiques et l'énergie est démontrée
; donc l'Ego est une énergie - c'est évident
- déterminée et déterminative ; c'est
indiscutable.
Mais
nous devons approfondir un peu plus la question des valeurs
: la colère, par exemple, serait une valeur, l'avidité
une autre valeur, la luxure une autre, l'envie une autre,
l'orgueil une autre, la paresse une autre, la gourmandise
une autre ; ces différents types de valeurs pourraient
être analysés plus profondément et c'est
ce que nous voulons faire.
En
Orient, on donne un nom aux différents types et sous-types
de valeurs : on les appelle « AGRÉGATS PSYCHIQUES
». Ces agrégats peuvent être visibles
et tangibles au moyen de techniques ou de lentilles spéciales.
Par exemple, au Brésil, il y a actuellement des plaques
photographiques très spéciales avec lesquelles
on a étudié différentes formes d'Énergie
qui s'échappent de l'organisme humain : on a pu,
par exemple, photographier une pensée, on a déjà
pu photographier l'Aura humaine (il n'y a pas de doute qu'autour
du corps humain existe l'Aura, c'est indubitable).
Dans
le futur, les appareils seront encore plus perfectionnés
et on pourra photographier les Valeurs Énergétiques
de n'importe quel organisme ; on pourra mesurer ses vibrations,
etc.
Nous
avançons dans le domaine de l'Énergétisme
: on invente tous les jours des lentilles de plus en plus
puissantes ; nous sommes arrivés à photographier
le MESON K ; nous avons découvert que le Méson
K ne se comporte pas en accord avec la Loi de la Parité.
Nous avons compris que l'activité d'un Univers Parallèle,
situé dans une QUATRIEME VERTICALE, interfère
directement dans les zones du Méson K. Donc, on avance
dans le domaine de l'Optique et n'ayez pas de doute que
très bientôt les Valeurs Énergétiques
seront photographiées.
Les
Égyptiens, pendant leurs diverses dynasties, ont
connu à fond les Valeurs Énergétiques
; ils ont appelé ces valeurs « les DÉMONS
ROUGES de SETH » ; c'est ainsi qu'ils les qualifiaient
(chacun est libre de penser comme il veut). Les Tibétains
appellent ces valeurs « AGRÉGATS PSYCHIQUES
» (que chacun pense ce qu'il veut). En tout cas, cela
nous laisse..., il nous laisse plutôt pensifs ce passage
de l'Évangile Christique, dans lequel on dit que
Jésus de Nazareth a réussi à expulser
du corps de Marie Madeleine SEPT DÉMONS : colère,
convoitise, luxure, envie, orgueil, paresse, gourmandise,
etc.
En
regardant les choses de ce point de vue, je crois que les
Égyptiens ont raison de qualifier les agrégats
psychiques de « Démons Rouges de Seth ».
Si
nous approfondissons un peu plus ceci, en pensant à
ces agrégats ou Démons Rouges de Seth ou valeurs
(ou comme on veut appeler les diverses parties du Moi, de
l'Ego), nous arrivons à la conclusion que l'Ego,
en lui-même, n'est pas complètement individuel.
Je
veux dire simplement qu'il n'existe pas un Moi permanent
dans l'organisme humain. Indubitablement, l'existence de
ces valeurs, que nous les appelions « Démons
Rouges de Seth » (comme les anciens Égyptiens)
ou simplement « agrégats psychiques »
ou « démons » (comme dit l'Évangile
Christique), nous fait découvrir véritablement
qu'en réalité nous n'avons pas qu'un seul
Moi, mais toute une multiplicité de Moi. Dans ce
cas, chacun de nos défauts psychologiques serait
un Moi.
Je
me rappelle en ce moment que Virgile, le poète de
Mantoue, a dit, bien clairement, ce qui suit :
«
Même si nous avions mille langues pour parler et un
palais d'acier, nous n'arriverions pas à énumérer
complètement tous nos défauts psychologiques
»...
Alors,
il existe en nous une multiplicité de Moi, c'est
évident. Quand Jésus de Nazareth interroge
le possédé de l'Évangile Biblique et
qu'il lui demande son nom, il répond : « Mon
nom est Légion ». Le nom de chacun de nous
serait-il alors Légion ? Si nous avons de multiples
Mois, vives personnifications de nos défauts, nous
sommes au fond, en regardant bien les choses, comme des
possédés. Serait-ce possible que nous soyons
des possédés ?...
C'est
ce que nous devons analyser. Nous avons un groupe de personnes
très cultivées qui sont réunies ici,
des hommes, des femmes, qui ont le désir ardent de
savoir, qui essayent de découvrir ce qui existe en
eux-mêmes, etc., et il me semble qu'il vaut la peine
que nous tous, ici réunis, nous essayions de comprendre
; c'est fondamental...
Que
cherchons-nous ? Qu'est-ce que le Moi, le moi-même,
le soi-même ? Qu'avons-nous à l'intérieur
de nous, dans notre chair, dans notre sang, dans nos os
?
Nous
ne sommes pas Matérialistes et nous devons investiguer.
Plus encore, les Matérialistes d'aujourd'hui ne sont
plus comme ils étaient auparavant, c'est pourquoi
je comprends qu'ils se soient convertis en dévots
de la PARAPSYCHOLOGIE et de la PSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE.
Ces époques où le Matérialisme Dialectique
s'était transformé en un dogme inébranlable
sont révolues ; nous sommes entrés, maintenant,
dans une Ère Nouvelle, que nous poumons appeler «
Ère de l'Énergétisme ».
Nous
sommes ici, assurément, dans une conférence
de type psychologique, mais ce n'est pas une Psychologie
réactionnaire, ce n'est pas une Psychologie simplement
conservatrice ou retardataire ; nous parlons de PSYCHOLOGIE
RÉVOLUTIONNAIRE, rebelle, et nous avons besoin d'être
révolutionnaires si nous voulons réellement
nous connaître nous-mêmes.
Et
cette question du Moi est très grave ; au fond, nous
avons beaucoup de Moi ; comme conséquence ou corollaire,
ceux-ci font de l'organisme humain une espèce de
marionnette manipulée par différents Moi (il
est évident que le corps humain est l'instrument
de différents Moi) ; ceux-ci se combattent mutuellement
entre eux pour la suprématie ; chacun d'eux veut
être le maître, le seigneur : quand un Moi arrive
à contrôler la totalité de la machine
organique, il se sent unique, mais il est bien vite remplacé
par un autre et la lutte, au fond, continue...
Avez-vous
vu une personne colérique, courroucée [...]
?Je crois que oui : les yeux lui sortent de la tête,
son visage devient rougeâtre ou plutôt rouge,
elle serre les poings, ses cheveux se dressent [...] c'est
à dire qu'elle est dans un état de frénésie
délirante, épouvantable. Une personne dans
cet état devrait être emmenée dans une
clinique, n'est-ce pas ? Elle est malade et un malade est
digne de considération...
Avez-vous
vu un jaloux ? Dans ce cas, le Moi de la jalousie a contrôlé
totalement les centres principaux de la machine organique.
Le pauvre souffre terriblement. Chaque regard de sa bien-aimée
est pour lui quelque chose d'effrayant : il lui semble que
lorsqu'elle regarde une autre personne, il croit que cette
autre personne va la lui enlever, il a peur de la perdre,
etc. Si elle s'approche d'une fenêtre et [...] il
sort immédiatement dans la rue avec un pistolet ;
il croit qu'elle va sortir par la fenêtre ; il est
fou, terriblement fou.
Avez-vous
vu un glouton ? Comme c'est terrible ! Je connais un tas
de gens vraiment obèses. Il y a peu de temps, je
me suis trouvé dans un restaurant très élégant
et là j'ai vu un glouton. Je peux vous dire que son
ventre était terriblement gros, rebondi et il exhibait
sa « courbe du bonheur »...
Et
bien, quand je suis entré, le pauvre homme était
en train de manger et, quand je suis sorti, il continuait
à manger. Combien d'heures a-t-il encore continué
à manger ? Je ne sais pas...
Pour
moi, simplement, cet homme me paraissait trop gros ; tellement
gros que déjà l'une de ses jambes flanchait
(la pauvre jambe... devoir résister au poids écrasant
d'un corps si énorme !).
Je
l'ai observé attentivement : il mangeait et mangeait
et mangeait à chaque instant, à chaque seconde,
à chaque moment. « Pauvre homme ! - me suis-je
dit - ne lui est-il jamais arrivé de se regarder
dans un miroir ? Quelle laideur ! ». Le glouton est
ainsi...
Avez-vous
vu un envieux ? Comme il souffre ! Il est digne de pitié
! S'il possède une petite voiture quelconque, une
humble « carriole » et que soudain, apparaît
un ami de jeunesse qui passe par là dans une voiture
flambant neuve, dernier modèle, il la regarde et
le malheureux pleure presque et dit : « Un jour, moi
aussi, j'aurai une autre voiture comme celle-là ;
ce n'est pas juste que je continue avec cette « carriole
», et il pleure terriblement... Plus tard, que se
passe-t-il ? Il ouvre le radiateur et l'eau monte comme
un jet jusqu'aux nuages et le pauvre souffre et se rend
la vie terriblement amère...
Une
femme envieuse, l'avez-vous vue ? Comme elle pleure ! Si
elle en voit une autre qui passe par là dans la rue,
exhibant une belle robe, un collier de perles, des bagues
ravissantes, elle la regarde des pieds à la tête
et de la tête aux pieds ; elle se voit elle-même
avec une humble robe et dit : « J'ai tant travaillé
et pourtant, voyez quelle sorte de vêtements je porte,
je ne sais pas pourquoi je suis si malheureuse ! Pauvre
de moi ! Aïe, Aïe, Aïe !... » La pauvre
souffre, se torturant toute seule dans la vie ; personne
ne lui provoque ça, c'est elle qui se tourmente...
Avez-vous
vu, mes chers amis, un avare ? Comme il souffre et souffre
le malheureux ! il y a peu de temps, dans une grande ville,
existaient trois frères très avares ; ils
tenaient un commerce sur la voie publique. [...] Les pauvres
économisaient l'argent, ils ne le dépensaient
même pas pour s'empoisonner. Eh bien, un jour comme
tant d'autres, ils ont été assassinés.
Qui les a tués ? On ne sait pas.
La
police se rendit dans la vieille bicoque où ils vivaient
et, sous le matelas, ils ont trouvé rien moins que
l'« insignifiante » somme de trois millions
de pesos [...] ils avaient un aspect horrible ! : ils se
déguisaient de multiples manières, mettaient
des tenues bizarres, s'asseyaient devant les portes des
temples, déambulaient dans les rues en se faisant
passer pour des aveugles, tout sales, déguenillés,
ils étaient horribles à voir ! C'était
des gens anormaux, c'est évident !
Et
que dire d'un paresseux ? Vous en avez vu de nombreuses
fois : un individu fainéant, qui ne fait rien (ici,
on l'appelle comme vous savez ; je ne le dis pas parce que
cela me fait de la peine) et indubitablement il est anormal,
c'est un parasite : il veut avoir une épouse et ne
travaille pas [...] la femme, elle, travaille et alors il
vit confortablement « au crochet » de sa femme,
en se grattant la panse ; croyez-vous que ce soit normal
? Il est ainsi, le pauvre !...
Évidemment,
les défauts psychologiques nous convertissent en
personnes anormales, c'est-à-dire que les gens ont
une PSYCHÉ ANORMALE, ils sont fous, terriblement
fous, mais ils ne se rendent pas compte de cela ; comment
se trouve leur propre Conscience ? Elle est embouteillée
dans tous ces agrégats psychiques qui, dans leur
ensemble, constituent l'Ego, le soi-même, le moi-même.
Ces gens pensent qu'ils sont éveillés, mais
ils se trompent, ils dorment profondément : ils conduisent
des voitures avec la Conscience endormie, ils travaillent
en étant endormis, marchent dans les rues en étant
endormis, vivent en étant endormis, mais ils croient
qu'ils sont éveillés.
Avez-vous
vu parfois, dans la vie, une session d'hypnotisme ? L'hypnotiseur,
s'adressant à celui qui est hypnotisé, lui
dit : « Déshabillez-vous, car nous sommes devant
une rivière et vous devez la traverser » ;
celui qui est hypnotisé se déshabille et,
si c'est une pauvre petite femme à qui l'hypnotiseur
ordonne de se déshabiller, elle y réfléchira
à deux fois, se réveillera probablement et
peut-être ne se déshabillera pas. Quand on
dira à l'hypnotisé « qu'il est ivre
», il parlera donc comme un ivrogne ; si on lui dit
« qu'un verre rempli d'eau est un verre de vin et
qu'il doit le boire, mais qu'il va s'enivrer ! »,
il croira vraiment que c'est un verre de vin et s'enivrera
; de sorte que celui qui est hypnotisé croit ce qu'on
lui dit ; il est fou, terriblement fou, mais personne ne
lui dit qu'il est fou ; franchement, comment pourrait-on
le lui dire ? Quand, plus tard, on le réveille, il
a joué un rôle assez ridicule.
Toutefois,
je vais vous dire, à vous, quelque chose qui est
terriblement vrai : tous les êtres humains, sans exception
de race, de credo, de caste ou de couleur, sont HYPNOTISÉS
; ils ont la CONSCIENCE ENDORMIE, totalement embouteillée
à l'intérieur du Moi.
Maintenant,
vous vous expliquerez le pourquoi de l'inconscience humaine.
Si les gens avaient 10% de CONSCIENCE EVEILLÉE, il
n'y aurait plus de guerres dans le monde. Malheureusement,
l'humanité n'a que 3% de Conscience éveillée
; cela signifie qu'un pourcentage de 97% de la Conscience
dort profondément.
Pourquoi
l'humanité ne peut-elle connaître par elle-même,
de manière directe, les Mystères de la Vie
et de la Mort ? Pourquoi les gens ne savent-ils pas d'où
ils viennent, ni où ils vont ; pourquoi ne connaissent-ils
pas le but de leur existence ? Simplement parce qu'ils dorment
profondément, mais ils ignorent qu'ils dorment.
Vous
croyez que vous connaissez le monde ? L'avez-vous vu une
fois tel qu'il est ? Vous vous trompez.
Le
jour où vous éveillerez votre Conscience,
vous verrez que le monde n'est pas comme vous le croyez.
Ce monde a un certain [...] que vous, vous n'avez pas vu
[...] et vous êtes parfaitement fanatisés par
le Dogme Tridimensionnel d'Euclide. Celui qui éveille
sa Conscience voit le monde comme il est en réalité
et non comme il est en apparence.
Il
y a des méthodes qui nous permettent d'éveiller
notre Conscience et c'est fondamental. Avant tout, celui
qui veut s'éveiller doit développer, en lui-même,
le SENS de l'AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE : nous devons
vivre, alertes et vigilants, comme la vigie en temps de
guerre ; nous devons comprendre que dans la vie en commun
existe la possibilité de l'AUTO-DÉCOUVERTE
; il est très probable que si nous apprenions à
nous auto-observer de moment en moment, d'instant en instant,
nous découvririons nos erreurs psychologiques.
Jusqu'à
présent, nous ne nous connaissons pas nous-mêmes
; nous avons un concept totalement erroné sur nous-mêmes.
Les autres, probablement, nous voient de manière
différente, mais nous, nous croyons nous voir tels
que nous sommes, alors qu'en réalité nous
ne nous connaissons pas vraiment.
Il
est nécessaire de nous auto-découvrir au contact
des personnes qui nous entourent : que ce soit à
la maison, dans la rue, à la campagne, au temple
ou à l'école, etc. ; les défauts cachés
affleurent spontanément, ils remontent à la
surface et, si nous sommes en train de nous auto-observer,
alors nous les voyons.
Un
défaut découvert doit être étudié
par nous-mêmes. Nous devons l'ouvrir avec le bistouri
de l'AUTO-CRITIQUE ; nous avons besoin d'ouvrir de telles
valeurs pour savoir ce qu'elles valent vraiment.
Une
fois que nous avons compris complètement un défaut,
il est évident que nous sommes prêts et préparés
pour l'élimination. Cependant, nous devons d'abord
l'avoir compris et c'est possible à partir d'une
analyse rigoureuse.
Le
Mental, par lui-même, ne peut jamais comprendre entièrement
un défaut ; on a besoin de l'AUTO-RÉFLEXION
plus profonde, afin que la Lumière de l'Esprit nous
permette DE LE COMPRENDRE ; une fois que nous l'avons compris,
alors nous devons l'ÉLIMINER. L'élimination
est possible, en effet, quand nous faisons appel aux pouvoirs
les plus Divins qui existent dans notre intimité.
Tous
les peuples anciens ont adoré DIEU-MERE : on lui
a parfois donné le nom de « Nut » en
Egypte ; « Rhéa » ou « Cybèle
» sous d'autres latitudes de la Terre ; « Adonia
» chez les Hébreux ; « Diane »
chez les Grecs ; « Mara » ou « Marie »
chez les Hébreux ; « Tonantzin » dans
notre patrie mexicaine...
En
vérité, peu importe réellement le nom
qu'on lui donne, cette Tonantzin si étrange pour
[...] qui sont venus d'Europe, est une partie de notre propre
Être, mais dérivée. Cela signifie que
si nous nous concentrons sur notre Tonantzin Intime (ce
Pouvoir Flammigère qui existe dans notre psyché)
et la prions de désintégrer [...] et même
plus, pour travailler sur notre psyché et provoquer
de manière extraordinaire l'Eveil de la Conscience.
Toutes
les Religions du monde parlent de l'ILLUMINATION INTÉRIEURE
PROFONDE. Par exemple, les Bouddhistes, en Asie, ont la
nostalgie de l'Illumination ; ils veulent l'Illumination
; toutefois, ce n'est pas possible tant que l'on n'a pas
obtenu l'EVEIL de la CONSCIENCE ; une Conscience éveillée
est une Conscience illuminée, une Conscience révolutionnaire,
rebelle, tendre, sublime, terriblement divine.
Mes
amis, il est urgent de comprendre que tous les êtres
humains sont hypnotisés ; il y a une Force Hypnotique
dans toute la nature qui plonge l'humanité dans l'hypnotisme.
L'Eveil est urgent ! Et pour cela, il est nécessaire
de nous auto-observer profondément. C'est seulement
sur cette base qu'est possible l'élimination de l'Ego,
du Moi, du moi-même, du soi-même.
Le
corps humain est une machine et nous ressemblons tous à
des machines. Qu'est-ce que la guerre ? À quoi servent
les guerres ? Très souvent, dans le Cosmos, il y
a une catastrophe : un monde en heurte un autre, ou il tombe
un [...] dans un Soleil, etc., c'est-à-dire qu'un
quelconque phénomène cosmique est suffisant
pour que certains types de vibrations parviennent à
la planète Terre ; les machines humaines captent
ces vibrations et alors des millions de machines endormies
se lancent dans la guerre contre d'autres millions de machines
endormies, sur les champs de bataille.
Sur
les bannières brillent des devises admirables ; chacun
justifie la guerre à sa façon, sans que ces
pauvres machines humaines ne se rendent compte qu'elles
ont été victimes de la vibration provenant
d'une planète de l'espace, que ce soit un choc de
masses ou tout autre événement cosmique ;
des millions d'êtres humains endormis, inconscients,
vivant dans un monde douloureux, se tourmentent les uns
les autres misérablement, réagissent sans
cesse et souffrent amèrement...
Mes
amis, l'heure est venue de s'éveiller ; il est nécessaire
de vous éveiller pour connaître réellement
cette planète sur laquelle vous vivez. Rappelez-vous
qu'il existe autour de vous beaucoup de PHÉNOMÈNES
PHYSIQUES que vous ne connaissez pas vraiment : de tous
les phénomènes physiques qui se passent autour
de vous, vous n'en percevez que le millionième. Cela
veut dire que vous ne connaissez pas la plupart des phénomènes
physiques qui se passent autour de vous. Vous êtes
terriblement endormis !...
Le
corps humain est une marionnette manipulée par des
fils invisibles. Ceux qui la manipulent sont tous ces agrégats
psychiques que nous portons à l'intérieur
de nous. Il y a une lutte entre ces agrégats ; il
n'existe pas de corrélation harmonieuse entre eux
; ils se battent pour la suprématie ; ils veulent
tous contrôler les principaux centres de la machine
organique. C'est pourquoi, comme dirait le possédé
de l'Évangile Christique : « Nous sommes légions
! ».
Le
moment est arrivé pour nous de lutter pour acquérir
une véritable INDIVIDUALITÉ CONSCIENTE. Ceux
qui enseignent que nous sommes déjà des individus
se trompent ; souvent, un Moi, par exemple, s'enthousiasme
pour une femme qu'il aime ; il est prêt à conquérir
le ciel pour le mettre à ses pieds et lui fait de
multiples promesses ; mais, aussitôt, un autre Moi
contrôle la machine organique et dit : « Au
diable cette femme ! » ; et l'individu s'en va tranquillement,
en laissant la pauvrette déçue, terriblement
déçue...
Le
Moi qui, aujourd'hui, fait un serment d'amour pour une grande
cause, est remplacé plus tard par un autre Moi complètement
différent et alors l'individu se retire. Combien
de fois, par exemple, une personne entre dans une école,
une religion, une secte (quelle qu'elle soit) ; l'enthousiasme
dure jusqu'à ce qu'arrive un autre Moi qui dit :
« Cela ne m'intéresse pas ! » ; il contrôle
notre machine organique et on s'en va...
Il
n'y a donc pas, en nous, mes chers amis, une authentique
Individualité ; les différents Moi que nous
avons se battent pour la suprématie. Je veux que
vous compreniez que ce « pauvre animal intellectuel
» erronément appelé « Homme »
est une marionnette manipulée par différents
Moi.
Si
nous parvenons à désintégrer tous ces
agrégats psychiques, il restera en nous l'authentique
Individualité Consciente ; nous nous convertirons
réellement en INDIVIDUS SACRÉS.
Un
Individu Sacré connaît vraiment les Mystères
de la Vie et de la Mort ; un Individu Sacré peut
expérimenter Cela qui est la Vérité.
La Vérité n'est pas une question de théories,
ni de concepts ; les théories que nous pouvons nous
forger concernant la Vérité ne sont pas la
Vérité ; l'idée que nous avons concernant
la Vérité n'est pas la Vérité
; une opinion, aussi sérieuse soit-elle, concernant
la Vérité, n'est pas la Vérité
; nous avons besoin d'EXPÉRIMENTER LA VÉRITÉ
directement, comme lorsqu'on met le doigt sur le feu et
qu'on se brûle. Ainsi, mes amis, en désintégrant
le Moi, en en finissant avec les Démons Rouges de
Seth, avec nos agrégats psychiques, avec ces Valeurs
Énergétiques dont nous avons parlé
ce soir, nous pourrons expérimenter Cela qui ne relève
pas du temps, Cela qui est au-delà du corps, des
affections et du mental, Cela qui est la Vérité...
Voilà
l'état dans lequel nous nous trouvons : en chaque
personne vivent beaucoup de personnes psychologiques ; on
peut appeler l'une « colère », l'autre
« convoitise », l'autre, plus loin, «
envie », etc. Chacune de ces Personnes Psychologiques
a ses Trois Cerveaux : l'Intellectuel, l'Emotionnel et le
Moteur-Instinctif-Sexuel ; chacune de ces personnes a ses
propres idées et ses caprices.
[...]
parlent beaucoup du Mental ; différentes Écoles
veulent nous enseigner à manipuler le Mental, mais
à quel mental se réfèrent les partisans
de ces organisations les plus diverses ? En nous, il y a
des milliers de Mentals : on doit tenir compte du fait que
chacun de nos agrégats psychiques a son propre mental,
ses propres idées, ses propres mystères, ses
propres pensées.
On
a écrit beaucoup de livres de Psychologie sur le
Pouvoir de la Volonté ; mais à quelle volonté
veut-on se référer ? Nous ne devons pas oublier
qu'en nous-mêmes il y a des milliers de volontés,
que chacun des Démons Rouges de Seth a sa propre
volonté ; et alors ?
Les
volontés se heurtent aux volontés, à
l'intérieur de nous-mêmes, et les nombreux
mentals se heurtent aux mentals ; nous vivons en nous-mêmes
un éternel conflit ; nous sommes remplis de terribles
contradictions ; si nous pouvions nous voir de la tête
aux pieds devant un miroir, tels que nous sommes, nous fuirions
affolés.
Nous
sommes REMPLIS de TERRIBLES CONTRADICTIONS : le Moi, par
exemple, du Centre Intellectuel dit, à un moment
donné : « Je vais étudier un livre »...
Soudain, intervient le Moi du Centre du Mouvement qui s'exclame
: « Non, ouvrir des livres à cette heure ?
Non, il vaut mieux que j'aille faire une promenade, quelque
part, en bicyclette !... » Le Moi [...] alors que
l'individu est prêt à prendre sa bicyclette,
surgit un autre Moi (celui de l'estomac) qui dit : «
Non, non, non, je vais manger ; manger d'abord, ensuite
viendra tout le reste »...
C'est-à-dire
que nous sommes remplis de terribles contradictions : soudain,
nous disons à la femme que nous aimons : «
Je t'adore ma chérie et j'irais jusqu'à donner
ma vie pour toi, mon amour... » et ensuite, plus tard,
nous disons la même chose à une autre dame
; alors, que décidons-nous ? La dame se [...] quelques
heures plus tard, peut-être qu'elle est en train de
sourire aussi à un prétendant, alors quoi
? Que de terribles contradictions ! Parfois, nous donnons
notre parole dans une affaire et brusquement nous nous ravisons
: « Non, ma maman a dit qu'il ne vaut mieux pas »...
Nous
n'avons pas de CONTINUITÉ de PROPOS, mes chers amis
: à un moment donné, nous pensons à
une chose et, à un autre instant, à autre
chose. Nous regardons le journal pour savoir quel film on
va passer et nous nous préparons même pour
aller au cinéma et au théâtre, mais
il se trouve que quelqu'un nous dit [...] c'est mieux, alors
nous n'allons pas où nous devions aller, mais nous
prenons notre petite voiture et nous allons ailleurs. Un
patient arrive chez un médecin et dit :
-
« Docteur, j'ai une douleur ici, du côté
du coeur, mais c'est comme s'il ne me faisait pas mal ;
c'est le foie qui me fait mal et c'est comme s'il ne me
faisait pas mal ; je sens une douleur ici, mais parfois
je la sens par là »...
Alors
le docteur lui répond :
-
« Prenez ce remède et faites comme si vous
ne le preniez pas ».
C'est
ainsi que nous sommes tous, mes chers amis, remplis de contradictions
épouvantables ; nous n'avons pas de continuité
de propos : nous commençons à étudier
à l'Université pour devenir ingénieur
; très heureux, nous allons aux premiers cours avec
un livre sous le bras, avec les étudiants d'Ingénierie
[...] et alors, à un moment donné, nous disons
: « Finalement, non, je préfère être
médecin »..., nous nous inscrivons alors à
la Faculté de Médecine et nous commençons
à étudier très sagement la Médecine
; un jour parmi tant d'autres, en nous rendant chez nous,
nous disons à notre père et à notre
mère : « Non, je ne suis pas fait pour être
médecin ! Faire une autopsie sur des cadavres n'a
vraiment rien d'agréable et le pire est que j'ai
dû manger sur la panse d'un mort »...
Conclusion,
mes chers amis : nous ne serons pas médecin non plus
; et ainsi, nous finirons par être employé
de bureau (si nous avons de la chance), ou derrière
le comptoir d'une humble boutique.
Quelles
terribles contradictions nous avons, mes chers amis ! Tout
ça par manque de continuité de propos. Mais,
à quoi sont dues ces terribles contradictions ? Simplement
à la MULTIPLICITÉ DES MOIS que nous avons
en nous. En nous, il y a des Mois médecins, des Mois
ingénieurs, des Mois licenciés, des Mois négociants
et jusqu'à des Egos d'apprentis. Quelles sortes de
Moi demeurent en nous ? Nous avons une espèce de
jardin zoologique ambulant. Ce n'est pas du tout agréable
ce que je suis en train de vous dire, n'est-ce-pas ? Mais
c'est ainsi !...
Il
est urgent, mes chers amis, de nous auto-explorer et de
commencer le travail de DISSOLUTION DU MOI. Quand nous y
arriverons, vous verrez comme nous serons différents
: Une Conscience Éveillée nous convertira
en véritables Individus Sacrés, en Individus
Conscients.
Mais,
à présent, nous sommes vraiment [...] à
commencer par mon insignifiante personne qui ne vaut rien.
On dirait que nous avons tous été taillés
avec les mêmes ciseaux : certains ont leurs défauts
qui vont dans une direction et d'autres en ont qui vont
dans une autre direction. « Ils vont là où
abondent les noix de coco », comme on dit ici.
L'heure
est venue de comprendre que nous devons passer par une transformation
radicale ; c'est urgent, inéluctable, impératif...
Mes
amis, la vie en elle-même est vraiment comme un film
et si nous ne travaillons pas notre propre vie, croyez-moi,
nous perdons notre temps misérablement. Quand se
termine notre vie, quand elle arrive à sa fin, nous
sommes simplement revenus au point de départ originel
; alors nous enroulons notre film et retournons avec lui
dans l'Éternité, dans la Dimension Inconnue,
car, comme je l'ai déjà dit, l'Ego continue
dans l'ESPACE PSYCHOLOGIQUE.
Ensuite,
plus tard dans le temps (en accord avec une autre Loi qui
existe ici-bas et qu'on appelle la « LOI de l'ETERNEL
RETOUR de TOUTES CHOSES »), les valeurs retournent,
reviennent, se réincorporent dans un nouvel organisme.
Comme
je vous l'ai déjà dit, chacun de nous est
un Point Mathématique dans l'espace qui vient servir
de véhicule à une somme déterminée
de valeurs. Avant que les valeurs ne se réincorporent,
indubitablement, elles continuent dans l'Espace Psychologique
; ce sont des Valeurs Energétiques qui s'attirent
et se repoussent en accord avec la LOI du MAGNÉTISME
UNIVERSEL.
Actuellement,
on invente des appareils très intéressants.
J'ai entendu parler ici d'un prêtre catholique qui
est arrivé à fabriquer un appareil fascinant
; cet homme s'est mis en tête de capter les ONDES
SONORES des temps anciens et il est arrivé à
faire cette invention.
Ces
ondes (je me réfère indubitablement aux Ondes
Sonores) se décomposent en ONDES de LUMIÈRE
et, au moyen de ces appareils, les Ondes de Lumière
arrivent alors à devenir visibles sur certains écrans.
Les
expériences que ce bon prêtre a effectuées
me semblent magnifiques : il est arrivé, dit-on,
à « objectiver », à présenter
sur un écran l'image de Jésus de Nazareth
; on dit qu'il a recueilli cette Onde Sonore et l'a décomposée
en Onde de Lumière ; cette Onde de Lumière
est devenue visible sur l'écran et alors il a photographié
le visage de Jésus au moment de sa mort...
Il
n'y a pas de doute qu'avec de telles expériences
on pourrait, par exemple, photographier des personnalités
d'un passé lointain. Il ne serait pas étrange,
par exemple, qu'on puisse décomposer les paroles
de nos Personnalités passées (car chacun de
nous a une Personnalité passée) et les décomposer
en Ondes de Lumière ; alors, nous les rendrions visible
sur l'écran la Personnalité que nous avons
eue dans une existence précédente ; cela est
possible, nous allons dans cette direction !
Il
n'y a pas de doute que ce prêtre est en train d'effectuer
des expériences vraiment remarquables. Malheureusement,
il n'a pas voulu livrer l'appareil aux scientifiques, parce
qu'il dit que « les gens ne sont pas prêts et
ils l'utiliseraient pour le mal ». Nous espérons
que ce bon prêtre aura un peu de compassion pour nous
et nous livrera l'appareil ; ça pourrait faire beaucoup
de bien ; il est possible de mal l'utiliser, nous ne le
nions pas, mais je crois qu'en l'utilisant bien, ça
vaudrait la peine de l'avoir ; c'est ce qu'il me semble
et je crois que vous partagez vous aussi mon avis...
En
tout cas, je vous dis, en effet, que les valeurs qu'on a
eues (ou que le mort a eues, ou que la personne a eues dans
sa vie et qui, ensuite, est morte) continuent dans l'Espace
Psychologique et se réincorporent plus tard dans
un nouvel organisme. Elles alimentent de nouvelles cellules
avec leurs perceptions et leurs sensations.
Ainsi,
nous qui sommes ici, nous avons vécu, indubitablement,
dans un passé ; si nous sommes maintenant vivants,
c'est que dans un lointain passé, probablement dans
un siècle précédent, nous avons aussi
été vivants. Ce [...] à vous, c'est
que personne ne peut se souvenir de ses existences passées,
si, auparavant, on n'a pas éveillé la Conscience
; en éveillant la Conscience, nous arrivons à
constater le fait concret que ce n'est pas la première
fois que nous existons, que nous existions déjà
dans le passé et à des époques passées
et aussi dans des temps anciens.
Quand
on retourne, quand on revient dans le monde, on oublie naturellement
l'EXISTENCE PASSÉE, mais cela ne signifie pas que
nous n'ayons pas eu une existence passée.
Quand
nous retournons, quand nous revenons, une autre Loi, que
l'on appelle « RÉCURRENCE », entre en
action c'est-à-dire que nous répétons
à nouveau notre propre vie, telle qu'elle advint,
avec notre ancienne Personnalité. Nous rapportons
le même film de notre existence passée et nous
le projetons de nouveau sur l'écran de ce monde.
La
même Récurrence fait que nous devons répéter
les mêmes comédies, les mêmes drames,
les mêmes tragédies du passé.
Il
est urgent, mes chers amis, de dissoudre les acteurs de
ces drames, de ces comédies et de ces tragédies
; c'est possible au moyen de l’AUTO-OBSERVATION PSYCHOLOGIQUE
et de la COMPRÉHENSION INTÉGRALE DE FOND ;
si on n'élimine pas les acteurs de ces comédies,
de ces drames et de ces tragédies, nous répéterons
exactement la même chose que dans l'existence précédente.
Pensez,
mes chers amis, à votre vie actuelle, rappelez-vous
quand vous êtes nés, votre vie pendant votre
enfance, votre vie pendant votre jeunesse, votre vie pendant
votre adolescence, votre vieillesse, etc., croyez-vous que
ce soit très agréable de la répéter
de nouveau exactement de la même façon ? Je
crois que non, ce n'est pas agréable ; et, cependant,
nous devons la répéter en accord avec la Loi
de Récurrence.
Tout
ce que nous faisons maintenant, nous l'avons déjà
fait dans notre existence passée et tout ce que nous
avons fait dans l'existence passée, nous l'avons
fait aussi dans celle d'avant. On assigne 108 EXISTENCES
à chacun de nous ; et il est évident que dans
chacune d'elles nous continuons à répéter
les mêmes erreurs du passé, les mêmes
drames, les mêmes comédies et les mêmes
tragédies.
Il
est urgent, mes chers amis, d'en finir avec les acteurs
de ces comédies, de ces drames et de ces tragédies
; comment s'appellent-ils ? Ce sont tous les Egos : la colère,
la convoitise, la luxure, l'envie, l'orgueil, la paresse,
la gourmandise, etc. Ces Mois qui personnifient nos erreurs
sont les auteurs de ces drames, comédies et tragédies.
Nous avons besoin de les désintégrer, nous
avons besoin de les convertir en poussière cosmique.
Si nous y arrivons, si nous brisons tous ces agrégats
psychiques, notre Conscience sera éveillée,
individualisée, nous aurons alors fait de notre vie
une oeuvre maîtresse.
Mais
continuer ainsi à vivre sans travailler notre propre
vie (ce qui est la chose la plus importante) signifie, en
réalité et en vérité, perdre
notre temps misérablement.
Regardez,
par exemple, ce qu'est votre vie. Nous devrons faire de
notre vie une oeuvre maîtresse.
Mes
amis, nous avons longuement parlé, ce soir, au sujet
de l'Ego, du Moi, du moi-même, du soi-même.
Je veux terminer cette conférence avec des questions
et des réponses et donner l'opportunité, à
tous ceux qui sont ici, de poser des questions, à
la seule condition de ne pas sortir du sujet.
Disciple.
[...] vous nous avez dit [...] alors de quelle manière
casser ces Récurrences ?
Maître.
La question faite par ce jeune homme me semble merveilleuse
et je m'empresse d'y répondre : il est certain que
nous répétons actuellement, en accord avec
la Loi de Récurrence, notre vie précédente.
Ce
jeune homme me demande comment faire pour changer cela,
car ce n'est pas du tout agréable de répéter
toujours la même chose, et je lui dis ceci : dans
une scène de jalousie, par exemple, intervient toujours
un triangle : un jaloux, la personne qui fait l'objet de
la jalousie et un concurrent, n'est-ce pas ?
Il
est certain qu'il n'est pas du tout agréable d'avoir
un concurrent dans ce domaine de l'amour et de l'affection
; mais ce problème, ce n'est pas la première
fois qu'il apparaît ; dans une ancienne existence,
la même scène s'est aussi produite. Que faut-il
faire pour changer cela ?
Simplement,
nous devons désintégrer le Moi de la jalousie
; quand on le désintègre, la scène
se termine ; pourquoi ? Parce qu'au cas où la femme
que nous aimons serait demandée par un autre homme,
alors nous n'oserions plus mettre de pistolet à la
ceinture et sortir chercher ce type, etc., et j'en passe.
Nous dirions ceci : « Si ce « gars » lui
a plu, alors qu'elle aille avec son « gars »
et moi je trouverai bien quelqu'un qui m'aimera... »
Mais,
on ne va pas prendre cette sorte de résolution si
on n'en a pas fini avec le Moi de la jalousie. Entre-temps,
tant qu'on n'en a pas fini avec le Moi de la jalousie, on
doit souffrir épouvantablement.
Maintenant,
prenons une scène, non pas de jalousie mais de colère
: dans une existence précédente, par exemple
dans un bar, supposons que nous ayons eu une querelle avec
un autre homme ; dans la nouvelle existence, le Moi de la
colère ou de la dispute est au fond même de
notre psyché depuis que nous sommes nés, attendant
qu'on arrive à l'âge de la querelle ; et lorsqu'on
arrive à cet âge-là, on va alors au
bar, on trouve là une personne avec laquelle on s'est
querellé dans le passé et on répète
la bagarre telle qu'elle s'est déjà produite.
Mais
si nous nous consacrons à travailler sur le Moi de
la colère, à le comprendre profondément,
si nous l'analysons, si nous l'ouvrons pour voir ce qu'il
contient vraiment et ensuite faisons appel à Dieu-Mère,
Tonantzin ou Isis (ou comme on veut l'appeler), pour qu'elle
réduise en poussière cosmique un tel Moi,
l'événement ne pourra plus se produire, parce
que l'auteur de la scène se sera simplement désintégré.
Supposons
que dans une existence passée, nous ayons eu un procès
pour des questions de biens et que ce procès ait
eu lieu lorsque nous avions 40 ans ; il est évident
qu'à notre naissance ce Moi sera au fond de nous-mêmes,
attendant que nous ayons 40 ans ; et quand nous arriverons
à cet âge-là, il affleurera, il remontera
à la surface et cherchera l'individu avec lequel
on a eu le procès pour le répéter à
nouveau.
Mais
si, auparavant, nous avons désintégré
ce Moi du procès, quel est celui qui ira chercher
cette personne ? Celui-ci n'existant plus, alors la scène
n'existera pas.
Tenez
compte, mes chers amis, de ceci : quand un enfant naît,
il se passe la chose suivante : il a réellement 3%
de Conscience Éveillée ; ces 3% prennent en
charge l'organisme de l'enfant. Les 97% qui sont formés
par des agrégats psychiques vont tourner autour du
berceau, en essayant de pénétrer dans l'organisme
humain, mais ils ne le peuvent pas ; pour que les agrégats
psychiques puissent entrer dans l'organisme humain, il est
nécessaire de créer une nouvelle Personnalité.
Cette
Personnalité se crée pendant les sept premières
années de l'enfance et elle se renforce avec le temps
et les expériences. Les trois ou quatre premières
années de l'enfant sont très belles : seule
l'Essence, la Conscience, s'exprime à travers l'enfant
et c'est pourquoi il est auto-conscient, éveillé.
Les
adultes croient que l'enfant est endormi et ils se trompent
lamentablement ; ce sont les adultes qui sont endormis.
N'avez-vous pas vu comme les enfants sourient tout à
coup avec ravissement ? N'avez-vous pas vu comme les enfants
sont tout à coup terrorisés, effrayés
quand ils sont seuls ?
Ils
sourient avec ravissement quand ils contemplent, dans l'espace
psychologique, les [...] des Mondes Supérieurs. Ils
crient et sont effrayés en contemplant leurs propres
agrégats psychiques qui luttent pour pénétrer
à l'intérieur d'eux, mais qui ne le peuvent
pas.
C'est
seulement lorsque la personnalité a été
formée que les agrégats psychiques commencent
à pénétrer lentement dans l'organisme
de l'enfant. Et ces agrégats psychiques qui ont été
la cause de tant de disputes, d'actes de luxure, de jalousies,
de haines, etc., dans des vies précédentes,
restent là en attendant l'instant, l'âge approprié,
le moment pour entrer en action.
C'est
ainsi que chacun naît avec un DESTIN et ce destin
est formé par la Loi de Récurrence. Dire que
la Loi de Récurrence se fonde précisément
sur la Loi du Retour est un fait : nous revenons tous pour
répéter nos actes passés ; le destin
est la répétition même de nos actes
passés. La répétition de nos actes
passés constitue la mécanique de notre propre
destin.
C'est
pourquoi je dis : nous devons désintégrer
les acteurs de chaque comédie, de chaque drame et
de chaque tragédie ; ils sont en nous-mêmes
; et si nous les désintégrons, il ne reste
en nous que la Conscience Eveillée, l'Individu Sacré,
Illuminé, avec une entière connaissance des
Mystères de la Vie et de la Mort.
Quand
l'Ego est réduit en poussière cosmique, il
reste alors à l'intérieur de nous la joie,
la félicité, la beauté intime de l'Être...
Y a-t-il quelqu'un qui veuille poser une autre question
?
D.
Il y a une question que pose une dame et nous considérons
qu'il est urgent de l'éclaircir ; elle est pour le
Maître Samaël Aun Weor ; et c'est celle-ci :
vous dites qu'il existe Sept Dimensions et que nous n'en
connaissons que trois. Lesquelles connaissons-nous et lesquelles
ne connaissons-nous pas ?
M.
C'est avec le plus grand plaisir que je vais répondre
à la dame distinguée qui ma posé cette
question. L'humanité est embouteillée dans
le Dogme Tridimensionnel d'Euclide : longueur, largeur et
hauteur. Vous voyez cette table ? Il y a, ici, la longueur,
la largeur et la hauteur ; ce sont les trois dimensions
; mais depuis combien de temps le charpentier a-t-il fabriqué
cette table ? Il y a là une Quatrième Dimension.
Ainsi, mes chers amis, la QUATRIÈME DIMENSION est
un fait ; mais on dit que c'est le Temps.
Au-delà
de la Quatrième Dimension, il existe une CINQUIÈME
VERTICALE (l'Éternité) ; et, bien au-delà
de la Cinquième Verticale, il y a une SIXIÈME
DIMENSION (c'est ce qui est au-delà de l'Éternité
et du Temps) ; et, finalement, il existe une DIMENSION ZÉRO
ou Septième Dimension, inconnue ; je veux me référer
au Monde de l'Esprit Pur.
Au
total, il y a Sept Dimensions ; le monde a Sept Dimensions,
mais l'humanité, étant donné l'état
hypnotique dans lequel elle se trouve, ne perçoit
malheureusement que Trois Dimensions ; et c'est pourquoi
l'humanité est embouteillée dans le dogme
(dont on a déjà suffisamment parlé)
de la Géométrie Tridimensionnelle d'Euclide.
D.
Je [...] mais je me réfère à cela [...]
mais dans les Sept Plans qui existent, dans chaque Récurrence
que nous avons, avons-nous la possibilité de pouvoir
nous élever vers chacun de ces plans et de parvenir
à une Conscience Universelle ?
M.
Je vais répondre à ce que ce jeune intellectuel
lui-même a demandé. Au nom de la vérité,
je dois vous dire ce qui suit : les agrégats psychiques
sont traités sur sept niveaux, cela est évident.
Étant donné que nous allons travailler sur
nous-mêmes pour désintégrer les agrégats
psychiques, il est évident que nous allons passer
à des niveaux d'Etre de plus en plus élevés.
Nous
ne pouvons pas nier que les niveaux les plus élevés
de l'Etre sont les Niveaux Six et Sept ; ils sont très
difficiles ; toutefois, sur la base de TRAVAUX CONSCIENTS
et de SOUFFRANCES VOLONTAIRES, il est possible de désintégrer
les agrégats psychiques que nous avons dans les Sixième
et Septième Niveaux. Celui qui y arrivera, parviendra,
en fait, à l'Illumination absolue, totale, à
l'Eveil le plus complet de la Conscience.
Il
n'est pas superflu d'éclaircir ce qui suit : il existe
le MÉCANISME de la RELATIVITÉ, dans lequel
nous vivons tous. Il est évident que c'est très
douloureux. On peut se rendre compte que dans la Relativité
existe la LOI de CAUSE et d'EFFET. Telle cause engendre
tel effet ; il ne peut exister d'effet sans cause, ni de
cause sans effet. Les Orientaux appellent cette loi «
KARMA » ; ils disent que « toute action a sa
conséquence : une bonne action aura une bonne conséquence
et une mauvaise action, disent les Orientaux, aura une mauvaise
conséquence ». Bref, nous vivons dans un monde
de causes et d'effets, d'actions et de conséquences.
Si
nous arrivions (comme a dit le jeune homme qui a posé
la question) à éliminer tous les agrégats
psychiques dans les Sept Niveaux de l'Être, nous obtiendrions
alors l'Illumination Parfaite. Un homme comme cela serait
[...] pour tomber immédiatement dans le VIDE ILLUMINATEUR.
Il
y a, donc, deux aspects grandioses dans l'Univers : l'un
est le Monde de la Relativité, l'autre le Vide Illuminateur.
Evidemment, le Vide Illuminateur est au-delà du corps,
des affections et du mental ; c'est une Félicité
inépuisable, une Joie inconcevable. Toutefois, au-delà
du Mécanisme épouvantable de la Relativité
(dans lequel nous nous trouvons tous) et bien au-delà
du Vide Illuminateur, se trouve la GRANDE REALITÉ,
la « Talidad », la Vérité, Cela
qui ne relève pas du Temps.
Celui
qui souhaite vraiment arriver à la LIBÉRATION
FINALE devra désintégrer tous les agrégats
psychiques qui existent dans les Sept Niveaux de l'Être.
Ainsi [...] qui nous permet de nous immerger au sein de
la Grande Réalité, au sein de la Vie Libre
dans son mouvement, au sein du Bonheur le plus grand de
tout l'Univers... Une autre question ? Voyons, d'abord [...]
demandez ici, le [...]
D.
Qu'y a-t-il au-delà des Niveaux de l'Être ?
Je veux dire de ces Sept Niveaux, parce que, d'après
les mathématiques, il y a un nombre infini de Dimensions,
n'est-ce pas ? Un, deux, trois, quatre, jusqu'à l'infini,
au-delà du nombre sept qui est mentionné.
M.
Je vais répondre avec beaucoup de plaisir. Nous avons
parlé des Sept Dimensions fondamentales ; si nous
nous proposions, ce soir, de parler des multiples Dimensions
de l'Univers, nous devrions simplement rester tous ici ;
demain matin, on nous apporterait le petit déjeuner
et on nous le mettrait là, derrière la porte,
et dans 20 ans nous n'aurions pas terminé. Parce
qu'il est vrai que l'Univers est toute une succession de
sommes et de soustractions, de multiplications et de divisions
de Dimensions, cela nous ne pouvons pas le nier.
Limitons-nous
[...] Heptaparaparshinock ; à notre époque,
on parle en synthèse, c'est ce qui convient devant
un vaste public. Mais, au-delà des Sept Dimensions
fondamentales, il n'y a pas de doute qu'existe le Vide Illuminateur.
Le Vide Illuminateur contient tout ce qui est, tout ce qui
a été, tout ce qui sera.
La
Relativité existe par le Vide Illuminateur. Si le
Vide Illuminateur n'existait pas, les corps de la Relativité,
les formes de la Relativité (tout ce qui est conditionné)
n'existeraient pas.
Cependant,
en regardant les choses du point de vue d'une Philosophie
Védantine, on arrive à la conclusion que l'Univers
est illusoire, parce qu'en dernière synthèse
il doit se dissoudre et la seule chose qui devra rester,
c'est ce qui a toujours été et ce qui sera
toujours, c'est-à-dire le Vide Illuminateur.
Toutefois,
je le répète, au-delà du Vide Illuminateur,
il y a la « Talidad », c'est-à-dire la
Grande Réalité et ce qui nous intéresse,
nous autres, c'est précisément la Libération
Finale, la Vérité ; je conclus donc ainsi,
vous comprenez ? Et si quelqu'un d'autre veut poser une
question qu'il le fasse avec la plus entière liberté.
Je vois là une dame [...]
D.
[...]
M.
Je vais répondre à ce monsieur avec le plus
grand plaisir. Nous n'avons jamais nié la PSYCHOPHYSIOLOGIE.
Je comprends que les processus psychologiques sont accompagnés,
en parallèle, par des processus physiologiques, c'est
évident ; le nier, c'est rejeter la Psychophysiologie
et il y a beaucoup de recherches en ce qui concerne la question
de la Psychophysiologie.
Mais
au sujet des agrégats psychiques, pour parler en
synthèse, nous dirons que l'ANALYSE est fondamentale
; il est nécessaire d'utiliser le bistouri de l'AUTO-CRITIQUE
pour ouvrir les valeurs, afin de savoir ce qu'elles contiennent
vraiment.
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